Pancol, Katherine «Trois baisers» (RL2017)

Auteur : née le 22 octobre 1954 à Casablanca au Maroc, est une journaliste (Paris Match puis Cosmopolitan) et romancière française.

Résumé : « Trois baisers, trois baisers et l’homme caracole, libre, flamboyant, crachant du feu et des étoiles. Ses sens s’affolent, il voit mille lucioles, des pains d’épices, des incendies… »

Mon avis : Après  Les Yeux jaunes des crocodiles , « La Valse lente des tortues » et Les Ecureuils de Central Park sont tristes le lundi … et Muchachas 1, Muchachas 2 et Muchachas 3 , voici le tome 7 des aventures de la Famille . 864 pages, quand même.. Heureusement que cela se lit vite… j’ai fini .. mais très difficilement.. L’histoire a perdu le coté frais et enjoué depuis que les personnages sombres des 3 muchachas sont entrés dans le scénario.. Alors oui, c’est facile, léger… mais j’aime bien.. Enfin je relativise un peu (beaucoup) maintenant : autant j’avais fondu pour les 3 premiers, autant je freine depuis les trois « Muchachas »… et ce 7ème opus ne déroge pas… Si je l’ai lu, c’est pour suivre Hortense, Gary (et Joséphine) Car les personnages de Muchachas ne me passionnent pas loin de là. Mais comme j’adore Hortense alors je lis le reste pour la suivre au fil des pages… et là… il y en a beaucoup trop qui ne la concernent pas… Mais faut ce qui faut … et il y a toujours des phrases que je trouve si jolies… Mais je regrette tellement le coté solaire et plein d’espoir et de bons sentiments des 3 premiers…..

Extraits :

Et l’alliance, elle sera obligée de la porter tout le temps ou rien qu’à la mairie ?
Baguée comme un poulet de batterie.

Est-ce qu’on change de personnalité quand on change de nom ?

Je me fous de bien des choses, je sais vivre seul et très bien, mais j’ai BESOIN de toi. Quoi qu’il nous arrive, on s’appartient, toi et moi. J’habite en toi.

Elle ne parlait pas, ne souriait pas, lançait des regards furieux, donnait des coups de pied dans une roue, une poutre, un essieu. Un ballet de colère.

On ne connaît jamais la souffrance de l’autre.
On l’imagine avec ses mots à soi. Sa souffrance à soi. Mais ça ne coïncide pas. Et on passe à côté de l’autre.

Et au cours des années, ils ont tissé un lien solide : la complicité des opprimés.

la première fois qu’on essaie de te rabaisser, la première fois qu’on te frappe, qu’on te fait du mal, il faut partir. Tout de suite. Après, c’est trop tard. C’est la première fois qui compte, c’est elle qui décide de toute ta vie.

Le passé marche à côté de lui, le conseille, le met en garde. C’est une personne. La vie est une personne. On lui parle, elle répond. Il faut savoir être patient. Il y a un délai d’attente pour les réponses.

Elle fait de l’élastique avec ses émotions. Un jour en plein ciel, le lendemain fracassée. Elle pleure devant un pigeon écrasé, puis gambade et s’achète une minijupe.
Qu’elle n’ose pas mettre.
Elle rit, elle pleure, elle voit tout en noir, repeint tout en rose. Se laisse tomber sur un banc public, regarde ses pieds, se dit que sa vie est finie.

Personne ne me le prendra. C’est mon homme.
Et si on me le prend ?
Mourir durera toute ma vie.

On ne grandit pas en regardant en arrière. Je prendrai des risques, je toucherai le fond ou pas, mais je regarderai devant.

La vertu est un pendentif pour riches. Les pauvres font des arrangements, s’usent, rusent pour tirer un marron du feu.

Je porte un masque qui colle à mon visage comme du maquillage. Et je ne me démaquille jamais

Que j’aime ces personnes âgées ! Elles portent notre histoire sur leur visage. Leurs rides racontent les conflits, les crises, la mise en vente de la pilule, la fin du service militaire, l’essor de la biscotte industrielle et du collant, le déclin du timbre-poste et de la femme au foyer. Elles donnent envie de les feuilleter.

Dans les campagnes, les paysannes n’avaient pas le droit de semailles car la terre étant femme, seul l’homme pouvait l’ensemencer.

La violence pose un homme. La douceur, jamais. Sauf Gandhi. C’est l’exception qui confirme la règle. Moi, je voudrais que l’homme soit aussi bon en groupe que tout seul.

Le doute est un rongeur redoutable qui transforme la plus belle fille du monde en serpillière dans un seau d’eau sale.

Elle avait des complices. Une bande de copains du nom de Mozart, Bach, Brahms, Beethoven, Schubert, Schumann, Dvořák et beaucoup d’autres encore qui l’accompagnaient, lançaient sur son passage des noires, des blanches, des croches et des soupirs, des andantema non troppo, des allegretto, des fa dièse, des si bémol. Ces notes bruissaient dans la robe de la violoniste et jetaient des charmes à celui qui s’approchait trop près.

Elle avait décidé d’être heureuse, persuadée qu’on pouvait fabriquer du bonheur comme de la dentelle ou du caramel.

La vie… On peut lui faire confiance pour tout foutre en l’air. Vous êtes jeune, mais attendez et vous verrez. Elle détruit tout.

J’ai compris que ce n’était pas en voyageant qu’on réglait ses problèmes.
– On les emporte avec soi ?
– Exact. Alors je suis restée et je rumine.

Cherche l’autre chaussette, ne la trouve pas. C’est le mystère des chaussettes, elles ne restent jamais longtemps en couple.

André Breton disait « écrire, c’est donner rendez-vous ».

Cette phrase lui fait penser à celle de Montaigne, « la vie n’est qu’un passage. Sur ce passage, au moins, semons des fleurs ». C’est une conversation, la lecture. On écoute des gens brillants vous parler de la vie, de l’amour, de l’âme.

Je réfléchis. Quand j’ai le temps et l’envie. La plupart du temps, je réfléchis pas, je répète ce que tout le monde dit, c’est plus reposant.

Elle s’était dit la vie est tellement belle quand on est d’accord avec elle.

Pour se faire un ami, il faut ne pas avoir de montre. Prendre son temps. Être lent. Attentif. Compter le nombre de ses cils quand il baisse les paupières. C’est difficile de prendre son temps.

on prend des chemins de traverse, on s’égare, mais c’est la vie, n’est-ce pas, elle ne va pas toujours tout droit, et vous n’étiez qu’un détour.

C’est fou quand même, on était amoureux pareil au Moyen Âge et aujourd’hui.

On n’est plus personne quand on ment à tout le monde.

C’est la vie, elle avait envie de rigoler ce jour-là. Elle joue avec nous, elle nous fait des clins d’œil. Il faut la suivre, lui emboîter le pas, sinon elle nous largue.

 

 

 

2 thoughts on “Pancol, Katherine «Trois baisers» (RL2017)

  1. Et bien moi je l’ai abandonné après le premier tiers, sans aucun regret.
    Je l’ai trouvé terriblement ennuyeux. Et ce personnage de Junior qui m’horripile a largement contribué à cet abandon.
    Grosse déception.

  2. Déjà freinée lors de la lecture de « Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi »…
    Alors pas prête à entamer la suite… ni les 3 « Muchachas », ni celui-ci 😉
    D’autant que j’ai encore plein d’autres choses sur ma PAL 🙂

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