Bannalec, Jean-Luc «L’Inconnu de Port Bélon» (2017)

Auteur : Jean-Luc Bannalec est le pseudonyme d’un écrivain allemand (Jörg Bong) qui a trouvé sa seconde patrie dans le Finistère sud. Après Un été à Pont-Aven (2014), il écrit la suite des aventures du commissaire Dupin dans Étrange printemps aux Glénan (2015), Les Marais sanglants de Guérande (2016) puis dans L’Inconnu de Port Bélon (2017). Tous ses romans ont paru aux Presses de la Cité.

Les aventures du commissaire Dupin – tome 4

Résumé : Un nouvel hymne à la Bretagne signé Jean-Luc Bannalec !
Port Bélon, perle de Bretagne, célèbre dans le monde entier pour ses huîtres… Et théâtre de
nouveaux mystères pour le commissaire Dupin appelé à la rescousse après la découverte d’un
corps, inerte, ensanglanté. Aussitôt signalé, celui-ci a disparu. Volatilisé ? Dans les monts
d’Arrée, on trouve un second cadavre Il s’agirait d’un Ecossais, modeste pêcheur et saisonnier
dans les parcs à huîtres. Sur son bras gauche était gravé le Tribann, symbole d’une association
druidique…
De l’Ecosse aux monts d’Arrée jusqu’à Port Bélon, y a-t-il un lien entre les deux affaires ?
Pour le découvrir, Dupin plonge en eaux troubles au cœur du milieu, très concurrentiel,
des ostréiculteurs…

Mon avis : Sur la lancée, le tome 4 … Je découvre le monde des ostréiculteurs et je visite la région, ; cela me donne envie de déguster des huîtres ! On y croise aussi des manchots royaux et papous, des requins… Coté huitres, plongée dans l’ ostréiculture, mais aussi dans la dégustation… Plongée dans la culture et la musique celtique, dans les contes et légendes, dans le monde des druides. Et la culture celte ne se limitant pas à l’Armorique, on traverse la mer, direction l’Ecosse.

Deux enquêtes passionnantes qui se croisent et se séparent… Des personnages extrêmement bien décrits, une équipe d’enquêteurs que j’ai de plus en plus de plaisir à suivre. Certains personnages sympathiques et d’autres totalement imbuvables (dont le préfet). Et suspense garanti jusqu’au dénouement. Belle découverte que ce Commissaire Dupin, originaire… du Jura qui découvre la Bretagne après avoir été muté depuis Paris.

Extraits :

 

« La Bretagne compte deux saisons : la brève saison des averses continues et la longue saison des courtes pluies. »

Autour de l’estuaire de Port-Bélon, les petites routes n’avaient pas de nom – une particularité fréquente dans la région – et son GPS ne lui servirait à rien.

Le paysage était presque irréel. Hostile, étrange, sauvage comme dans un conte de fées sinistre. L’endroit parfait pour laisser son esprit vagabonder dans des sphères imaginaires et fantastiques comme les récits et légendes qui hantaient ces lieux. C’était l’habitat des druides, des magiciens, des fées, des nains et autres êtres fabuleux. Un lieu intimidant, inhospitalier pour de simples humains. Un décor rêvé pour des films de fantasy – les personnages de Frodon, Gandalf et leurs acolytes auraient fort bien pu évoluer dans de tels paysages.

C’est à la tombée de la nuit que les Kannerezed, les blanchisseuses de la nuit, des femmes au corps osseux et à la peau pâle, commencent à laver les linceuls des morts dans la lande.

Ce n’était pas parce qu’on faisait partie des vivants actuels qu’on était plus important que ceux d’hier ! Quel orgueil, quelle arrogance de la modernité !

La vérité des rêves ne faisait aucun doute en Bretagne.

Vous connaissez bien le dicton breton : rien n’est plus réel que ce qu’on ne voit pas ! Le monde est une forêt enchantée. Toute chose cache un sens. Les rêves sont un excellent indicateur.

L’Ecosse, l’Irlande, le pays de Galles, la Cornouailles, l’île de Man et la Bretagne – les « six nations celtiques », selon leur propre appellation.

L’écrit était considéré comme d’importance moindre, car le savoir devenait statique et immuable, ce qui était sa négation même. Ainsi le récit constituait-il la plus haute instance de la connaissance.

Etre druide entraînait une chose, plus que toute autre : être capable de raconter, de transmettre.

les druides. Tout comme chez les francs-maçons, il existe trois grades : les ovates, qui portent l’habit vert, les bardes, qui sont en bleu, et les druides, en robe blanche. Peut-être était-il vraiment druide.

Le fait qu’Aphrodite, la plus belle des femmes et déesse de l’amour, soit née dans une huître ajoutait beaucoup à son charme. Sans compter que ce mets s’accompagnait des meilleurs vins.

Les huîtres accumulent en elles le goût de l’eau dans laquelle elles vivent. Elles sont en quelque sorte un « pur concentré de mer ». Même chose que pour le vin avec le sol et le climat qui leur donnent leur saveur unique. Pour l’huître, c’est l’eau. Pour le vin, le terroir ; pour nous, le merroir.

Il est important de choisir un vin de même qualité – en fonction du goût, de la provenance et du type d’huître. Tous les vins blancs ne conviennent pas. Le muscadet s’accorde merveilleusement aux Bélon ! Le chablis n’est pas mal non plus, et pourquoi pas un pouilly-fuissé ou un puligny-montrachet – une véritable merveille !

L’Ankou, sombre créature armée d’une faux, était omniprésent dans l’imaginaire breton, sans pour autant inviter au fatalisme, à la résignation ou même au désir de mourir. La mort n’était pas écartée de la vie, c’était tout. Elle en faisait partie.

De temps à autre, une ondée s’ajoutait aux rafales qui fouettaient le sol. C’était un temps à réveiller un mort.

Quand il s’agissait de phénomènes naturels, en général, les Bretons étaient plutôt détendus. Ils savaient que la nature était la plus forte, qu’elle aurait le dernier mot, quoi qu’ils fassent. Cela ne voulait pas dire qu’ils acceptaient leur destinée sans broncher. Ils faisaient ce qui était en leur pouvoir pour se défendre, sans perdre leur sang-froid, sans céder à la panique.

L’Atlantique lui-même s’était mis sur son trente et un dans son costume bleu nuit. Il s’étendait à perte de vue, paisible, presque solennel. On le devinait bien ici, ce bout du monde.

La silhouette des Glénan se dessinait à l’horizon. Ce soir-là, l’archipel mythique semblait flotter au-dessus de la mer, majestueux et secret.

Lire l’article du Télérama : http://www.telerama.fr/livre/jean-luc-bannalec-l-ecrivain-allemand-qui-passe-la-bretagne-au-peigne-fin-avec-un-succes-fou,156568.php

 

 

May, Peter «Les disparus du phare» (2016)

Résumé : Rejeté par les vagues, un homme reprend connaissance sur une plage. Tétanisé par le froid, le cœur au bord des lèvres, frôlant dangereusement le collapsus. Il ignore où il se trouve et surtout qui il est ; seul affleure à sa conscience un sentiment d’horreur, insaisissable, obscur, terrifiant. Mais si les raisons de sa présence sur cette île sauvage des Hébrides balayée par les vents lui échappent, d’autres les connaissent fort bien. Alors qu’il s’accroche à toutes les informations qui lui permettraient de percer le mystère de sa propre identité, qu’il s’interroge sur l’absence d’objets personnels dans une maison qu’il semble avoir habitée depuis plus d’un an, la certitude d’une menace diffuse ne cesse de l’oppresser. Muni, pour seuls indices, d’une carte de la route du Cercueil qu’empruntaient jadis les insulaires pour enterrer leurs morts, et d’un livre sur les îles Flannan, une petite chaîne d’îlots perdus dans l’océan marquée par la disparition jamais élucidée, un siècle plus tôt, de trois gardiens de phare, il se lance dans une quête aveugle avec un sentiment d’urgence vitale. Revenant à l’île de Lewis où il a situé sa trilogie écossaise, Peter May nous emporte dans la vertigineuse recherche d’identité d’un homme sans nom et sans passé, que sa mémoire perdue conduit droit vers l’abîme.

Mon avis : Ahhh ! j’ai retrouvé l’ambiance Peter May de la « Trilogie Ecossaise ». Si vous aimez les iles sauvages, la nature. Alors foncez… Les retrouvailles avec les Hébrides, les paysages sauvages… et l’aventure passionnante et angoissante de cet homme qui recherche son passé et sa mémoire… J’ai pris le livre et je ne l’ai pas lâché. Un gros coup de cœur. Je ne vous en dis pas plus et ne vous retiens pas plus longtemps… et surtout je ne dévoile rien…

Extraits :

L’un de ces moments où la réalité de votre propre mortalité devient, peut-être pour la première fois de votre vie, quelque chose de plus que cette idée que l’on préfère ignorer pour s’en préoccuper dans un futur lointain. C’est ici et maintenant, et la mort n’est qu’à un souffle de distance.

La journée est passée dans un brouillard et le jour commence à baisser. Le mauvais temps est revenu et la pluie tambourine aux fenêtres, glissant sur les vitres comme des larmes.

Au bout du compte, le seul moyen qu’elle avait trouvé pour vivre avec avait été de se construire une carapace épaisse, résistante, qui ne laisserait plus rien passer de ce qui risquerait de la blesser à nouveau.

Utiliser de la pellicule voulait aussi dire que l’on prenait moins de photographies, ce qui les rendait d’autant plus précieuses, et c’était agréable de posséder un album avec lequel on pouvait s’asseoir et que l’on posait sur ses genoux pour le feuilleter. Des images que l’on pouvait toucher, presque comme si on touchait les gens eux-mêmes, une connexion directe avec un passé plus heureux.

elle s’embarquait pour un voyage initiatique, pour affronter les démons qu’elle avait désespérément essayé de dompter pendant ces deux dernières années.

Comme je n’ai aucun passé, je n’ai pas plus de présent. Et sans présent, pas de futur. Cette pensée a fini par insinuer le coin de la dépression au plus profond de ma conscience et je plonge dans un abîme de pur désespoir.

Il n’y a pas de réponses simples.
– Eh bien, donne-moi les compliquées dans ce cas. »

Des halos brumeux étaient suspendus aux lampadaires et elle avait à peine parcouru plus de cinquante mètres quand elle se retourna et constata que sa maison était déjà noyée dans le brouillard. Disparue comme ce passé qu’elle n’avait aucune intention de revisiter.

« On dit que chacun de nous n’est que la somme de ses souvenirs. Ce sont eux qui font de nous ce que nous sommes. Efface-les, et il ne te reste que du vide. Comme un ordinateur sans logiciel. »

Elle savait aussi que, pour des oreilles anglaises, l’accent écossais sonnait de manière menaçante.

Un étrange mélange de sensations s’empare de moi. Peur et tristesse. Non. Plus fort que la tristesse. La dépression. Et cette odeur. Toujours cette odeur. Le désinfectant. Et autre chose, aussi. Âcre et désagréable. Si la mort avait une odeur, c’est sans doute ainsi que je la décrirais.

– Parfois, quand on le revisite, le passé n’est pas à la hauteur de nos souvenirs. »

Bien souvent, une vérité embarrassante est plus facile à écarter qu’un mensonge qui rassure.

Sentir la douceur et la chaleur d’un autre être humain. Se sentir aimé et désiré, et pas seulement par un chien.

 

 

Larsson, Björn – Le cercle celtique (1995)

(1995 – Nouvelle édition 2014)

Auteur suédois mais la destination est l’Ecosse – le thème du livre c’est « découvrir surtout le secret du Cercle celtique, avec ses mystérieux rites ».

Résumé : Un voilier vogue au large de l’Écosse. Bravant les rigueurs de la mer du Nord en plein hiver, ses deux passagers se dirigent vers des périls sans nom. Car plus effrayants que la nature déchaînée sont les dangers dont les hommes les menacent.

Poursuivis sur les mers par des inconnus, volés, espionnés, ils n’en sont pas moins déterminés à découvrir la clef de la malédiction qui pèse sur MacDuff et Mary, amoureux en fuite. À découvrir surtout le secret du Cercle celtique, avec ses mystérieux rites meurtriers.

De pays en pays, de tempête en bourrasque, de surprise en révélation, les deux aventuriers de la mer vont accomplir un étonnant voyage et mettre au jour quelques sinistres vérités…

Mon avis : Alors c’est un roman d’aventure maritime hivernal. C’est principalement une découverte à la voile de cette partie du globe. Un roman aussi d’amitié et d’amour, fondé sur les sentiments qui se tissent entre les personnages. Les personnages principaux ? L’Ecosse, la mer du Nord, le voilier.. et comme il faut un contexte, c’est le cercle celtique qui insuffle de la tension et de la crainte et gonfle les voiles… Bien aimé ce roman qui est un suspense très différent des livres que je lis d’habitude. Une ode aux navigateurs et un hommage aux iles désertique de l’Ecosse… Je vous souhaite une belle navigation ( si vous n’aimez pas la mer et l’Ecosse, n’embarquez pas 😉 )

 

Extraits :

Je n’arrivais jamais à destination, je ne faisais que des aller et retour.

D’après les pêcheurs, il faut attendre le 15 février pour savoir si l’hiver sera sans glace.

Le temps instable a toujours influencé mon état d’esprit, de sorte que je m’attends à tout et à n’importe quoi.

Plus tard, j’ai appris que la grande importance attribuée au patronyme en Écosse et en Irlande était un héritage millénaire des Celtes. Pour eux, ne pas avoir de nom revenait à la mort. Et oublier le nom d’une personne, c’était la tuer.

Il est toujours possible de s’approcher de la limite, la toucher, obliquer et la suivre pour enfin la dépasser à l’endroit où elle se termine.

Je n’ai jamais rencontré un être ayant une telle soif de savoir, mais qui ne ressentait pas pour autant le désir de voir ses connaissances certifiées ou mises en pratique. Des mots comme carrière, ambition, prestige, perspectives d’avenir ou honneur lui étaient totalement étrangers.

Son esprit se concentrait totalement sur la personne avec laquelle il parlait, de sorte qu’on ressentait le fait de s’entretenir avec lui comme un privilège.

À mes yeux, fixer à l’avance le moment du départ a toujours été un signe caractéristique de mauvaises prévisions. L’important n’est pas de décider l’époque, même pas de voyager. Ce qui est important, c’est qu’on puisse voyager lorsque le moment est venu.

Il n’est jamais possible de dire quand l’obscurité disparaît pour laisser place à la lumière. On se doute tout à coup, plus qu’on ne voit, de la présence d’un ton gris dans la nuit, ou dans ce qui, l’instant d’avant, avait été la nuit.

La nuit est un cocon douillet, l’aube, un no man’s land sans ciel ni terre.

les druides, qui étaient tout à la fois prêtres, juges, bibliothécaires et enseignants des Celtes, avaient une grande influence sur le bonheur et le malheur de leur peuple.

Beaucoup prétendent que les Celtes croyaient que ce qui était écrit mourait. Et d’une certaine manière ils avaient raison. Si toutes les connaissances doivent entrer dans la mémoire de l’homme et être transmises oralement, elles doivent être maintenues en vie.

Un port sans bateaux me fait toujours penser à un cimetière, et je n’ai jamais aimé les cimetières.

il n’y avait pas de différence fondamentale entre la fiction et la réalité, et s’il y avait quelque chose de réel, c’était la fiction et les mots.

Mais dans mon moi subconscient, ces petits mots À moins que agissaient de façon insidieuse.

il y avait deux stades dans le mal de mer : le premier, quand on croit qu’on va mourir ; le second, quand on commence à craindre de ne pas mourir.

Je suis sûr que nous éprouvions tous deux la même chose, et que pour cette raison, juste à ce moment-là, nous rompions la solitude qui trop souvent est la seule chose qui unit les hommes.

Ne jamais vivre aux dépens des autres était pratiquement le seul principe moral important auquel j’essayais de me conformer.

Il faut protéger une vie que l’on reçoit en cadeau une deuxième fois. Combien ont cette chance ?

D’après les sagas irlandaises, il y avait un rocher, Lia Fâl, que chaque roi d’Irlande devait gravir pour que son pouvoir soit reconnu. Il paraît que ce rocher a été apporté en Irlande par la famille de la déesse Dana. Les Irlandais emportèrent avec eux Lia Fâl lorsqu’ils émigrèrent en Écosse.

les mots étaient ciselés avec un ciseau à froid très coupant et semblaient les rendre étrangers l’un à l’autre.

Nous en fûmes réduits à jouer le rôle de spectateurs dans un théâtre où les acteurs auraient oublié qu’ils étaient face à un public.

C’était apprendre à vivre dans une perpétuelle mobilité, à ne rien considérer comme acquis, à s’entraîner constamment à toujours plus d’humilité et de respect envers ce qu’on ne maîtrise pas, et à profiter pleinement de chaque instant. C’est en mer que l’on saisissait les vraies dimensions et la juste valeur de l’être humain.

Je vous recommande de commencer avec du Glen Morangie. Il est doux et rond, c’est pour cela qu’il faut le boire en premier.

c’était comme marcher sur la glace au printemps ou dans des marécages. Soudain, il y avait un trou et on commençait à s’enfoncer dans des sables mouvants alors qu’on cherchait fébrilement quelque chose à quoi se raccrocher.

Je mis beaucoup de temps à me rendormir. Lorsque je me réveillai, l’instant avant que le réveil ne sonnât, il me sembla que je venais seulement de m’endormir. J’avais fait des rêves désagréables, mais seul un malaise restait gravé dans ma mémoire.

Je fais partie de ces gens qui ne s’attendent à rien et qui évitent de prendre quoi que ce soit pour acquis, que ce soit noir ou blanc. Un optimiste n’est jamais totalement agréablement surpris. Un pessimiste a déjà tellement anticipé ses malheurs futurs que la joie suffit à peine à regagner le terrain perdu, si son pessimisme se révèle infondé.

Mais un souvenir est toujours moins réel que la réalité elle-même, pour autant que l’on n’a pas définitivement sombré dans la folie.

DESTINATION : ECOSSE

DESTINATION : ECOSSE

Peter May nous accueille sur l’île de Lewis, un morceau de terre situé à trois heures de bateau du nord de l’Ecosse. Une île battue par la pluie et le vent qui est le cadre des romans de la trilogie écossaise  « L’île aux oiseaux », « L’homme de Lewis » et « Le braconnier du lac perdu »  traduite dans le monde entier et qui tient autant du polar que du conte ethnologique. Mais Peter May nous entraine aussi dans par le biais de  thrillers passionnants en Chine ( Meurtres à Pékin, 2005 – Le Quatrième Sacrifice, 2006 – Les Disparues de Shanghai, 2006 – Cadavres chinois à Houston, 2007 – Jeux mortels à Pékin, 2007 – L’Éventreur de Pékin, 2008 ) ; en France avec la série consacrée à Enzo Macleod « le mort aux quatre tombeaux »(2013), »Terreur dans les vignes« (2014), « La trace du sang« (2015),  dans le monde virtuel « Scène de crime virtuelle » (2013). Il nous emmène aussi dans « L’île du serment » (2014) ou sur les traces de sa jeunesse dans « Les fugueurs de Glasgow » (2015) – « Les disparus du phare » nous ramène sur l’île de Lewis  (2016)

Ian Rankin ,  l’un des maîtres écossais du polar vit à Edinbourg  . L’inventeur du personnage de John Rebus reçoit François Busnel chez lui et lui livre quelques-uns de ses secrets d’écrivains.

Les écrivains écossais :  ceux qui n’ont pas fait partie de la ballade…

Karen Campbell née à Paisley en1967  en Écosse, est une romancière écossaise, auteur de romans policiers. elle suit les cours de l’université de Glasgow avant de devenir policière. Elle vient à l’écriture en 2008 avec le roman The Twilight Time, traduit en français sous le titre Trottoirs du crépuscule. Ces quatre premiers écrits appartiennent au genre de la procédure policière. Elle abandonne le genre policier après la parution du roman « This is Where I Am », l’histoire d’un immigré somalien débarquant à Glasgow.

Arthur Conan Doyle, (1859-1930) : Sherlock Holmes…

Iain M. Banks
 
William Boyd ( voir dans la partie Ballade en Angleterre)
 
John Burnside :  John Burnside a reçu le Forward Poetry Prizes 2011, principale récompense déstinée aux poètes en Grande-Bretagne. John Burnside est né le 19 mars 1955 dans le Fife, en Écosse, où il vit actuellement. Il a étudié au collège des Arts et Technologies de Cambridge. Membre honoraire de l’Université de Dundee, il enseigne aujourd’hui la littérature à l’université de Saint Andrews. Poète reconnu, il a reçu en 2000 le prix Whitbread de poésie.
 – The Dumb House (Jonathan Cape, London, 1997)/ La Maison muette (Métailié, 2003)
– The Mercy Boys (Jonathan Cape, London, 1999)
– Burning Elvis (Jonathan Cape, London, 2000)
– The Locust Room (Jonathan Cape, London, 2001)
– Living Nowhere (Jonathan Cape, London, 2003) / Une vie de nulle part (Métailié, 2005)
– The Devil’s Footprints (Jonathan Cape, 2007)/ Les Empreintes du diable (Métailié, 2008)
– Glister (Jonathan Cape, 2008)/ Scintillation (Métailié, 2011)- Prix Lire & Virgin Megatore 20111
– A Summer of Drowning (Jonathan Cape, 2011)/ L’Été des noyés (Métailié, 2014)
– Something Like Happy (Jonathan Cape, 2013)
 
Robert Louis Stevenson, (1850-1894) : L’Île au trésor, L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde
 
Jenni Fagan (née en Écosse en 1977 et vit à Édimbourg. Diplômée de l’Université de Greenwich, elle a publié de la poésie et gagné des prix. Elle travaille comme écrivain en résidence dans des hôpitaux et des prisons) : premier roman : « la sauvage » ( titre original : The Panopticon )
 
Robyn Young (  Romancière britannique d »origine irlandaise et galloise du côté de sa mère, anglaise et écossaise du côté de son père, elle a toujours été fascinée par l’héritage celtique ) : trilogie  « les maitres d’Ecosse »  : tome 1 : Insurrection – Tome 2 : Renégats – Tome 3 : Avénement 
 
Irvine Welsh
Romans:
Trainspotting, L’Olivier, 1996 ((en) Trainspotting, 1993),Stork Nightmares, 1995
Une ordure, L’Olivier, 2000 ((en) Filth, 1998)
Glu, Au Diable Vauvert, 2009 ((en) Glue, 2001),
Porno, Au Diable Vauvert, 2008 ((en) Porno, 2002), trad. Laura Derajinski   – Suite de Trainspotting
Recettes intimes de grands chefs, Au Diable Vauvert, 2008
Crime, Au Diable Vauvert, 2014 ((en) Crime, 2008),  – Suite de Une ordure
Skagboys, Au Diable Vauvert, 2016
Préquelle de Trainspotting et Porno
(en) The Sex Lives of Siamese Twins, 2014
(en) A Decent Ride, 2015
(en) The Blade Artist, 2016
Nouvelles:
(en) Acid House, 1994
Ecstasy. Trois contes d’amour chimique, L’Olivier, 1996
 
Emma Fraser – est une romancière née en Ecosse mais qui a grandi en Afrique du Sud
– Quand soufflera le vent de l’aube
 
Ferris Gordon – Avant de se consacrer à l’écriture, l’Ecossais Gordon Ferris a travaillé au ministère de la Défense. Auteur de plusieurs romans, il partage son temps entre Londres et la Suisse.série de quatre enquêtes de Douglas Brodie:
– « La Cabane des pendus »
– « Les Justiciers de Glasgow »
 
Alasdair Gray (né le 28 décembre 1934 à Glasgow) est un romancier, poète, dramaturge et peintre écossais. Son premier roman, Lanark, qu’il mit plus de 30 ans à rédiger, fut publié en 1981 et connut un immense succès critique. Le critique André Clavel le décrit comme « un illusionniste écossais aussi insaisissable que le monstre du Loch Ness ». Avec l’autodérision qui le caractérise, Gray se définit lui-même ainsi : « un Glaswegien, gros, vieux, et asthmatique, qui gagne son pain grâce à la peinture et à l’écriture. »
– « Lanark » Éditions Métailié
 
Josephine Tey alias Elizabeth Mackintosh (25 juillet 1896 – 13 février 1952), romancière écossaise connue pour ses romans policiers.
Née à Inverness, elle étudie à Birmingham, et devient enseignante. Elle commence à écrire lorsqu’elle est forcée d’abandonner son travail pour s’occuper de son père invalide.
Dans cinq de ses romans policiers publiés sous le nom de Josephine Tey, le héros est l’inspecteur de Scotland Yard Alan Grant. Le plus fameux de tous est La Fille du temps, dans lequel Grant, cloué à l’hôpital, fait rechercher par ses amis des livres et des documents d’époque afin de résoudre un mystère historique : le roi Richard III d’Angleterre a-t-il assassiné ses neveux, les princes Édouard V d’Angleterre et Richard de Shrewsbury ?
 
Meek, James James Meek est né à Londres en 1962 puis a grandi en Ecosse, à Dundee.
Grand reporter, il a vécu en Russie, à Kiev et à Moscou de 1991 à 1999 où il était correspondant. Il vit maintenant à Londres où il collabore au Guardian, à la London Review of Books et à Granta.
Il est l’auteur des ouvrages Un Acte d’amour et Nous commençons notre descente, tous les deux lauréats de prix littéraires et traduits à travers le monde.  Publié chez Métailié
– Thé à l’eau de mer, Édition française (traduction de Fanchita Gonzalez Battle), Autrement, 1997
– Drivetime (Polygon, 1995)
– Last Orders (Polygon, 1992)
– The Museum of Doubt (Rebel Inc, 2000)
– Un acte d’amour, Édition française (traduction de David Fauquemberg), Métaillé, 2007
– Nous commençons notre descente, Édition française (traduction de David Fauquemberg), Métaillé, 2008
– Le Cœur par effraction, Édition française (traduction de David Fauquemberg), Métaillé, 2013
 
Dominic Cooper, né en 1944, est un écrivain écossais, vivant dans la région d’Argyll. 
– Le Cœur de l’hiver, « The Dead of Winter », 1975, Éditions Métailié, coll. « Bibliothèque écossaise », 2006, 185p
– Vers l’aube, « Sunrise », 1977, Éditions Métailié, coll. «Bibliothèque écossaise», 2009, 185p
– Nuage de cendre : Un roman sur l’affaire de Sunnefa Jonsdottir, [« Men at Axlir : A novel concerning the case of Sunnefa Jónsdóttir », 1978, Éditions Métailié, coll. « Bibliothèque écossaise », 2012, 235 p
 
Chris Dolan est né à Glasgow en 1957. Après avoir été consultant international pour l’Unesco, il se consacre entièrement à l’écriture à partir de 1992. Auteur de romans, de nouvelles, d’essais, de pièces de théâtre, il écrit pour les journaux, la télévision et la radio. Il est notamment le scénariste de la série anglaise Taggart. Son œuvre lui a valu de nombreux prix.
– « La Colonie » (Redlegs ») Éditions Métailié, coll. « Bibliothèque écossaise », 14.04. 2016, 320 p
 
Louise Welsh, née le à Londres, est un écrivain britannique, auteur de romans policiers. Elle s’inscrit à l’Université de Glasgow, où elle obtient avec mention une maîtrise ès arts. Pendant huit ans, elle tient ensuite une librairie de livres d’occasion et de livres anciens, mais retourne finalement suivre des cours de création littéraire à l’Université de Glasgow, puis obtient une maîtrise en Lettres de l’Université de Strathclyde. Elle est par la suite chargée de cours en création littéraire à l’Université de Glasgow. Elle amorce sa carrière d’écrivain en 2002. Ses romans sont associés au Tartan noir, une conjonction stylistique entre le roman noir et la culture écossaise. En 2003, elle publie Tamburlaine Must Die, un roman policier historique qui revient sur les circonstances entourant le meurtre du dramaturge de pièces élisabéthaines Christopher Marlowe.
– Tamburlaine Must Die, 2003
– Le Tour maudit 2007
– De vieux os 2011
– La Fille dans l’escalier, 2014
 
Jackie Kay née à Edimbourg, poète, nouvelliste et romancière. Elle enseigne à l’université de Newcastle et vit à Manchester. 
– « Poussière rouge »  Éditions Métailié, coll. « Bibliothèque écossaise », 2013, 264 p
 
James Kelman écrivain écossais né à Glasgow le 9 juin 1946. Au début des années 1970, il fonde avec l’écrivain et peintre Alasdair Gray et le poète Tom Leonard le mouvement littéraire l’École de Glasgow[.Il obtient le prix Booker en 1994 pour « How late it was, how late » (littéralement : Il était tard, si tard) et le Prix James Tait Black Memorial en pour « A Disaffection » (Le Mécontentement). Ses romans traduits en français sont : Le Poinçonneur Hines (1999), Le Mécontentement (2002), Prudence au pays de la liberté (2006) , Si tard, il était si tard (2015)
 
William McIlvanney ( né à Kilmarnock, dans la région de l’ East Ayrshire en Écosse, et mort le 5 décembre 2015 à Glasgow est un poète et un écrivain écossais, auteur de romans policiers.) Il est le père de Liam McIlvanneySérie Inspecteur Jack Laidlaw : – Laidlaw  – Les Papiers de Tony Veitch – Big Man – Étranges LoyautésLiam McIlvanney (Liam Mcllvanney est professeur de littérature à l’université Otargo, en Nouvelle-Zélande et critique littéraire à la London Review of Books. Il est le fils de William McIlvanney qui publie aux Editions Rivages. Les Couleurs de la ville est son premier roman)
Série Gerry Conway
– Tome 1 : les couleurs de la ville
– Tome 2 : là ou vont les morts
 
Val McDermid, née le 4 juin 1955 à Kirkcaldy, en Écosse, est une écrivaine écossaise, auteur principalement de roman policier. Son œuvre, qui développe les thèses féministes et engagées de l’auteur, compte trois séries policières aux héros récurrents distincts : Lindsay Gordon, une journaliste lesbienne apparue dans son tout premier roman, partage plusieurs points communs avec Val McDermid ; Kate Brannigan, une détective privée ; enfin, le Dr Tony Hill, profiler, et l’inspectrice Carol Jordan mènent des enquêtes dans des milieux particulièrement glauques et violents. Les romans de Val McDermid sont d’ailleurs associés au Tartan noir, une conjonction stylistique entre le roman noir et la culture écossaise.(source Wikipédia)
Romans:
Série Lindsay Gordon : Une mort pacifique
Série Kate Brannigan (6): Le Dernier Soupir Retour de manivelleCrack en stockArrêts de jeuGènes toniquesMauvais Signes
Série Tony Hill & Carol Jordan (8): Le Chant des sirènes – La Fureur dans le sang –  La Dernière Tentation – La Souffrance des autres – Sous les mains sanglantes – Fièvre – Châtiments – Une Victime idéale (2016) –
Autres romans : Au lieu d’exécutionLe Tueur des ombresQuatre garçons dans la nuitNoirs Tatouages – Sans laisser de traces – Comme son ombreLigne de fuiteNorthanger Abbey
 
Meaghan Delahunt  
 
 Alasdair Gray  
 
Lewis Grassic Gibbon 
 
Ils ne sont pas écossais, mais nous emmènent en Ecosse:
Larsson, Bjorn (suédois) : Le cercle celtique
Leah Fleming (anglaise) – La carte postale – 2016 –  ( tout commence dans un manoir écossais)
 

Pour la promenade complète avec François Busnel..

Rankin, Ian « Le carnet noir » (2000)

Série John Rébus

Tome 5 : Le Carnet noir The Black Book (1993)

Résumé : John Rebus était en train de lire la Bible dans son salon de massage préféré, lorsque tout a commencé : un type qui croit malin de venir se vider de son sang à la boucherie Sanzaw ; un collègue qui se fait défoncer le crâne à la sortie d’un restau tenu par deux fanas d’Elvis ; et puis cette vieille affaire d’incendie à déterrer – cadavres compris – où se trouve impliqué Aengus le Noir, le fils terrible du roi de la bière local. Le rapport entre tout ça ? Il se trouve sans doute dans ce satané carnet noir. Encore faut-il pouvoir le déchiffrer…

Mon avis : Ahhh ! Plus j’entre dans l’univers de Rebus et plus j’accroche ! Cet homme est attachant, il est sensible et attentionné sous sa carapace ; on fait de mieux en mieux connaissance avec ses proches (famille et collègues). C’est plein d’humour, cela me permet de retrouver cette Ecosse que j’aime beaucoup. Cette fois-ci on est plus dans une enquête qui réveille des fantômes, une vieille histoire qui ressort (un peu) et qu’il en profite pour déterrer complètement car elle le taraude depuis longtemps, alors que sa hiérarchie fait tout pour le dissuader de réveiller ce « cold case ». Quand il a en face de lui des personnes puissantes qui veulent l’empêcher de savoir ce qu’il s’est passé cinq and plus tôt lors d’un incendie et ses chefs… que ses proches sont pris pour cible… Rebus avance, encore et toujours…

Extraits :

Il y avait deux étiquettes dans la vitrine, l’une piquée dans un morceau de corned-beef et l’autre dans un morceau de rumsteck bien rouge.

ASSIETTE ANGLAISE, disait l’une. L’autre énonçait simplement : VIANDE FRAÎCHE. Une large tache de sang frais s’étalait sur le sol lorsqu’ils soulevèrent le cousin du boucher. Assiette anglaise et viande fraîche.

À ce que je constate, il est aussi fermé que le porte-monnaie d’un Aberdonien à la quête.

Les Écossais n’oublient jamais rien. C’est un fardeau et un don.

le cerveau coupe toutes les communications, évalue les dommages, effectue les réparations et puis vous vous réveillez.

Il était tellement en deçà de ces gens sur l’échelle sociale, qu’il se demandait s’ils pouvaient même le voir. Tandis que lui gravissait les échelons, eux les avaient sciés derrière eux.

À l’abri d’une colline escarpée au bout de Dean Bridge, le quartier donnait l’illusion de la tranquillité de la campagne. Et pourtant, il n’était qu’à cinq minutes à pied du West End et de Princes Street.

Bien sûr ils avaient commencé à l’amocher. Les promoteurs avaient passé le nœud coulant autour des parcelles vides et des bâtiments décrépis, et ils avaient serré jusqu’à les avoir tous.

Si quelqu’un m’a changé, c’est bien elle, poursuivait Cafferty. Elle m’a fait lire un tas de livres.
Les nazis aussi lisaient des livres !

Je sais garder un secret, dit-elle avec un nouveau sourire. Souviens-toi, je ne suis pas d’Édimbourg, moi !

Il avait décidé de se mettre au tabac à cinquante-cinq ans, puisque, jusque-là, rien n’avait réussi à l’achever.

Je l’ai surnommé Hamish, confia Curt, parce qu’il vient de ces contrées peu évoluées que sont les îles Hébrides.

— Ce n’est pas parce que c’est dans la Bible, avait-il dit à son père, que tu dois prendre ça pour parole d’Évangile.

On appelait parfois les indicateurs des musiciens et les oreilles de Chick étaient de taille à capter le moindre son.

écoutez mon conseil : on ne peut pas jouer avec la loi comme on bricole une vieille voiture. Alors, réfléchissez bien avant d’entreprendre quoi que ce soit.

La leçon est bien apprise. Mais ça ne sauve que votre beefsteack !
— Peu importe, je suis végétarien, monsieur,

Son cerveau était en train de visualiser les fameuses trente-six chandelles. Chaque battement de cœur infligeait à sa tête une douleur plus intense.

En retraversant le vaste hall, passant devant les tableaux, les candélabres et la rampe d’escalier finement ouvragée, il ressentit à quel point cette demeure était glacée. Ce n’était pas à cause de son âge, ni même du sol dallé ; non, c’était le cœur de la maison qui était gelé.

Et ce que je vois – ce qui m’est montré, pour être précis – c’est moi. La face cachée de ce qui est moi. Enfant, j’allais à l’église, et je croyais aux fantômes. Je continue à croire aux fantômes.

Sobre, il était imprévisible ; ivre, il était dangereux. Voilà pourquoi je l’aimais bien.

Mais ce qui est « effacé » n’est pas toujours gommé.

Il me fait toujours un clin d’œil quand il me croise. À vrai dire, il en fait à tout le monde. Mais quand ça s’adresse à moi, quand son œil se ferme une fraction de seconde, c’est comme s’il me visait, qu’il me prenait pour cible.

Rankin, Ian  : La série des enquêtes le John Rébus (et de Malcolm Fox)

Rankin, Ian : La série des enquêtes de John Rébus (et de Malcolm Fox)

Rankin, Ian : Toute la série des enquêtes de John Rébus (et de Malcolm Fox)

Auteur : Ian Rankin, né le 28 avril 1960 à Cardenden, village de la région de Fife (trentaine de kilomètres au nord d’Édimbourg), est un auteur écossais de romans policiers, de nouvelles, de romans d’espionnage et de critiques littéraires. Il est surtout connu pour sa série policière ayant pour héros l’inspecteur de police John Rebus.

Série Inspecteur John Rebus

L’inspecteur Rebus, le personnage principal de Rankin, est un détective d’une cinquantaine d’années, dur et quelque peu cynique. Il vieillit au même rythme que la publication des romans. Aux dires de Rankin10, Rebus serait né approximativement en 1947. Comme les inspecteurs de police d’Édimbourg prennent obligatoirement leur retraite à l’âge de 60 ans, on savait depuis de nombreuses années que les enquêtes de l’inspecteur Rebus s’achèveraient en 2007. La fin inéluctable de cette série inquiéta beaucoup ses lecteurs passionnés, à tel point que la MSP11 du Fife, Helen Eadie, fan de Rebus, posa la question au Parlement d’Écosse : « Pouvons-nous changer les lois de façon que les officiers de police judiciaires d’Édimbourg puissent travailler jusqu’à 65 ans ? » La ministre de la justice, Cathy Jamieson, répondit que les inspecteurs retraités pouvaient toujours revenir bénévolement communiquer leur expérience aux jeunes inspecteurs. Rankin doute toutefois que Rebus ait une quelconque expérience profitable à faire partager aux nouveaux.

Divorcé et amateur de whisky, Rebus travaille dans le centre mal famé d’Édimbourg. Il entre souvent en conflit avec sa hiérarchie, alors qu’il partage une certaine empathie avec les criminels qu’il côtoie. Rankin commente : « C’est un personnage du genre de Dr Jekyll et Mr Hyde, dans le sens où il paraît faire tout mal, et il finit par faire tout bien, (…) en cela, il est proche du détective privé américain. Il a la loi avec lui, et pourtant il agit comme quelqu’un d’éloigné de l’enquête. C’est parce qu’il n’aime pas l’autorité et qu’il n’aime pas faire partie d’une équipe. »

Ian Rankin a expliqué l’origine du nom de son héros. Son prénom John a été emprunté à John Shaft, détective privé américain de fiction, héros de l’auteur Ernest Tidyman, et Rebus, tout simplement parce que, dans le premier roman Knots and Crosses, cet inspecteur avait un rébus à résoudre : « Je reconnais maintenant que c’est un nom stupide », plaisante Rankin à la fin de son explication.

La série :

  1. L’Étrangleur d’Édimbourg Knots and Crosses (1987) voir article sur le blog
  2. Le Fond de l’enfer Hide and Seek (1991) voir article sur le blog
  3. Rebus et le Loup-garou de Londres Wolfman /Tooth and Nail (1992) voir article sur le blog
  4. Piège pour un élu Strip Jack (1992) voir article sur le blog
  5. Le Carnet noir The Black Book (1993) voir article sur le blog
  6. Causes mortelles Mortal Causes (1994)
  7. Ainsi saigne-t-il Let it Bleed (1996)
  8. L’Ombre du tueur Black and Blue (1997)
  9. Le Jardin des pendus The Hanging Garden (1998)
  10. La Mort dans l’âme Dead Souls (1999)
  11. Du fond des ténèbres Set in Darkness (2000)
  12. La Colline des chagrins The Falls (2001)
  13. Une dernière chance pour Rebus Resurrection Men (2002)
  14. Cicatrices A Question of Blood (2003)
  15. Fleshmarket Close Fleshmarket Close (2004)
  16. L’Appel des morts The Naming of the Dead (2006)
  17. Exit Music Exit Music (2007)
  18. Debout dans la tombe d’un autre Standing in Another Man’s Grave (2012) – John Rebus est ici à la retraite et Malcolm Fox est également présent dans ce roman qui constitue donc aussi le 3e roman dans la série de ce personnage.
  19. Saints of the Shadow Bible (2013)
  20. Even Dogs in the Wild (2015)

Série Malcolm Fox

  1. Plaintes The Complaints (2009)
  2. Les Guetteurs The Impossible Dead (2010)
  3. Debout dans la tombe d’un autre Standing in Another Man’s Grave (2012) – John Rebus est ici à la retraite et Malcolm Fox est également présent dans ce roman qui constitue donc aussi le 3e roman dans la série de ce personnage.

 

 

** Source principale : Wikipédia…

 

 

 

 

 

Rankin, Ian « Piège pour un élu » (2005)

Série John Rebus –  Tome 04 : Piège pour un élu (2005) Strip Jack (1992)

Résumé
: Lorsque Gregor Jack, jeune et brillant député, se fait surprendre dans un bordel à l’occasion d’une rafle de police, la presse à scandale est prompte à se déchaîner. Si le sémillant politicien peut compter sur le soutien du Clan, un groupe d’amis qui ne se sont jamais perdus de vue depuis les bancs de l’école, en revanche, Liz, son épouse, une riche héritière, brille par son absence.
Ce qui pouvait passer pour une bouderie vire à la tragédie lorsque le cadavre de la jeune femme est retrouvé. Plus aucun doute n’est permis : quelqu’un veut la peau de Jack.
L’inspecteur Rebus se retrouve alors plongé dans un univers de faux-semblants, où les paillettes cachent souvent une réalité des plus glauques. Pris entre une hiérarchie calculatrice et des subordonnés entreprenants, il mène l’enquête dans la campagne écossaise, s’ingéniant à faire tomber les masques les uns après les autres.
Mon avis : pas grand-chose à dire. J’aime toujours plus cet enquêteur, ses doutes et ses intuitions, sa vie privée un peu à la ramasse mais qui semble s’arranger un peu… Et puis cette Ecosse qu’il aime et décrit si bien… et si cela peut vous donner un indice.. je ne vais pas tarder à enchainer sur le tome 5…
Extraits:
Rebus était collectionneur de livres. Enfin, façon de parler. Mettons qu’il achetait plus de livres qu’il n’avait le temps d’en lire, attiré par la couverture, le titre ou les conseils grappillés ici ou là.

Mais les mots ne disaient pas tout. Impérieuse, grincheuse, joyeuse, futée, robuste, ingénieuse, têtue… On aurait dit les sept nains au féminin.

Il se leva tant bien que mal. L’alcool ingurgité la veille en fit de même et se mit à faire des cabrioles dans sa tête. Vin rouge et whisky. Le cru et la cuite. Que disait-on, déjà ? Ne jamais mélanger céréale et raisin. Peu importe, quelques litres de jus d’orange le remettraient d’aplomb.

Il dansait le twist sur ma veste que j’ai sauvée de justesse.
— Le twist ? Tu sais, ses références en matière de danse en disent long sur l’âge d’un homme.

Elle a son regard à vous givrer la banquise.

Tout les sépare, voyez-vous. Le feu et la glace. Le feu, c’est elle. Et lui la glace… en général pour accompagner son verre de scotch.

Il avait les nerfs qui grésillaient comme du bacon dans une poêle à frire.

Inutile que les rumeurs se mettent à voler dans tous les sens comme les arbres à l’occasion du lancer de troncs aux Jeux des Highlands.

Certains journalistes commencent toujours par faire les poubelles. Ce n’est pas par hasard qu’on dit « salir quelqu’un ».

L’Écosse avait ceci d’agréable qu’elle changeait de visage tous les cinquante kilomètres. Un changement de caractère, de paysage, de dialecte.

Le ciel était bas au-dessus des collines. Le beau temps n’avait pas tenu. C’était exactement le souvenir qu’il gardait des Highlands – un endroit couvert et menaçant. D’épouvantables drames s’y étaient déroulés par le passé, massacres et migrations forcées, querelles d’une violence inouïe.

tout dans l’apparence et le superficiel. Était-il si différent que ça d’un acteur ou d’un politicien ? Ou d’un policier, tout compte fait. Tous dissimulaient leurs mobiles profonds à l’aide de quelques astuces.

— J’ai l’impression de couler, inspecteur, répondit-il d’un ton calme. Alors je largue tout le superflu.

— Faire la pute n’est pas la pire forme de prostitution.

Elle aime ses animaux, les soirées à la maison au coin du feu, les dîners aux chandelles.
— Ça m’a l’air génial… Je vous donne trois mois maximum.
— Allez vous faire foutre !

— Bon sang, je sais que ce n’est pas du tout cuit. Je sais qu’il reste des zones d’ombre…
— Des zones d’ombre ? De quoi plonger le stade d’Hampden dans l’obscurité

Où étaient passés la confiance et le charisme ? Le visage qui rassurait les électeurs et la voix claire et honnête ? On aurait dit une sauce comme on les prépare dans les émissions de cuisine à la télé – ça réduisait de plus en plus.

Son unique but était de le faire parler pour qu’il n’ait pas trop le temps de réfléchir. Car moins il réfléchissait et plus on aurait de chance de lui arracher la vérité.

Le problème, ce n’est pas de faire quelque chose de mal, c’est de se faire prendre. Vous n’êtes pas d’accord ?

 

Rankin, Ian  : La série des enquêtes le John Rébus (et de Malcolm Fox)

Rankin, Ian « Rebus et le Loup-garou de Londres » (2005)

rie John Rebus

Tome 03 : Tooth and Nail (1992) (Wolfman) Rebus et le Loup-garou de Londres (2005)

Résumé : Un tueur en série sème la terreur à Londres. Parce que sa première victime a été retrouvée dans Wolf Street (rue du Loup), parce qu’il laisse une morsure sur le ventre des femmes qu’il assassine, la presse l’a baptisé le Loup-Garou. À court de piste, la police londonienne fait appel à l’inspecteur John Rebus en qui elle voit depuis l’affaire de L’Etrangleur d’Edimbourg un expert ès tueurs en série. L’Écossais plonge dans l’univers de la métropole, avec ses métros bondés et ses cités dangereuses. Fidèle à lui-même, Rebus ne se fait pas que des amis dans la police londonienne et manque d’être renvoyé à Édimbourg. Quand une jeune et séduisante psychologue propose de réaliser un profil du tueur, l’occasion est trop belle pour qu’il la refuse. Toujours adepte des méthodes peu orthodoxes, il cherche alors à provoquer l’assassin, néanmoins celui-ci semble garder une longueur d’avance sur la police. Rattrapé par sa folie, le Loup-Garou sombre peu à peu dans une spirale destructrice qui menace d’emporter Rebus et sa jolie, mais pas si innocente, psychologue…

Mon Avis : Troisième opus et je découvre toujours le personnage de Rebus. J’aime bien cette série et là, bien malin qui va séparer le vrai du faux… Rien ne correspond à la réalité, et Rebus va finir par s’en rendre compte. Le pauvre Ecossais parachuté chez les Anglais va leur montrer ce qu’il vaut. Je ne sais pas comment je suis passée à coté de cette série depuis si longtemps.. moi qui aime l’Ecosse et l’humour britannique.( L’avantage c’est que sur une vingtaine de tomes, ils sont presque tous soit en poche soit disponibles sans attendre à la bibliothèque)

Extraits :

Ses gestes et ses paroles avaient quelque chose de retenu, de feutré, comme s’il cherchait à contenir ses émotions, son envie de crier ou de donner des coups de pied.

Rébus classait ses collègues de la brigade criminelle en trois catégories vestimentaires. La section jean et blouson de cuir, c’étaient ceux qui voulaient se donner l’air coriace. La clique élégante des costard-cravate convoitaient respect et promotion (pas forcément dans cet ordre). Et les insignifiants étaient ceux qui mettaient chaque matin les premières fringues qui leur tombaient sous la main, et dont la garde-robe était rafraîchie une fois par an en l’espace d’une heure dans un grand magasin.

Ses pensées se résumaient à une idée simple : toi aussi je t’emmerde. Au fil des ans, c’était devenu comme une rengaine. Toi Aussi Je T’emmerde. TAJT.

La morgue était ce lieu où un mort cessait d’être une personne pour devenir un sac de chair, de viscères, d’os et de sang.

Ils s’étaient tous renfermés, refusant de s’impliquer. Agiraient-ils de même au cours d’une bagarre ? En voyant un type baraqué voler le portefeuille d’un touriste ? Oui, sans doute que oui. Ici, le bien et le mal n’existaient pas : c’était le vide moral qui inquiétait Rébus par-dessus tout.

On aurait tant de choses à se dire mais on ne se dit rien. Insupportable. Totalement insupportable.

Coincés sous son bras, les journaux se tortillèrent, désireux de se libérer et de s’éparpiller par terre. Il les remit en ordre et les tint fermement sous son coude.

Glasgow était en pleine mutation. Alors qu’Edimbourg avait tendance à prendre de l’embonpoint depuis quelques années, sa rivale du sud s’employait à retrouver la forme. La ville avait quelque chose de chic et de tonique, un air fringant sans rapport avec l’image d’ivresse titubante qui lui collait à la peau depuis si longtemps.

Il fallait reconnaître que les côtes est et ouest d’Ecosse ne se portaient pas dans le cœur l’une de l’autre. On aurait pu dresser un mur entre les deux régions qui se livraient depuis toujours leur propre guerre froide.

— A votre place, j’irais mollo, lui conseilla le barman en lui tendant sa bière. Elle cogne dur.
— Sauf si c’est moi qui la descends en premier !

— Oui ?
Il étira tellement la syllabe qu’elle manqua se déchirer.

Une voix aussi froide que le carrelage d’une morgue, dépouillée de tout vestige d’humanité.

Il emprunta des rues pavées d’intentions plus ou moins bonnes, comme dans toutes les grandes villes. Des rues anciennes ou modernes, qui respiraient l’envie et l’enthousiasme. Et aussi le mal. Pas tant que ça, juste ce qu’il fallait. Après tout, le mal était une constante.

image : Old Bailey – Londres (une Cour centrale de la Couronne britannique)

Rankin, Ian  : La série des enquêtes le John Rébus (et de Malcolm Fox)

Rankin, Ian « Le Fond de l’enfer » (2004)

Série John Rebus

Tome 2 : Le Fond de l’enfer 2004 / Hide and Seek (1991)

Résumé : Un junkie retrouvé mort dans un squat d’Édimbourg, juste un cadavre dont le corps a été placé sur le sol selon un étrange rituel.
Une jeune fugueuse terrifiée qui pense que son ami a été assassiné. Mais tout le monde s’en moque. Ce sont les déchets de la société, des drogués et des petits délinquants. Mieux vaut s’intéresser aux nouvelles entreprises en plein essor et aux lotissements flambant neufs qui vont apporter la prospérité à une ville qui se vante déjà de sa  » qualité de vie « . Il n’y a guère que l’inspecteur Rébus pour s’en préoccuper, sentir quelque chose de trop malsain, de trop dangereux pour être laissé dans l’ombre…
Quelque chose qui n’est peut-être pas sans lien avec le monde merveilleux que promettent promoteurs et publicistes…

Mon avis  : Il y a donc le décor… et l’envers du décor… Bonne plongée chez les paumés de toutes sortes: les junkies, l’inspecteur Rebus, les fréquentations de l’inspecteur. La corruption dans toute son horreur.. . Moins aimé que le premier mais je vais continuer à visiter le côté glauque de l’Ecosse ! En effet j’ai trouvé que cela se dispersait un peu, et le côté « sorcellerie » ne m’a pas convaincue. Mais par contre le personnage de l’inspecteur me convainc de plus en plus…

Extraits

Après tout, il n’était qu’un être humain, pas un manuel de bonnes manières ambulant !

On aurait dit un tableau du Caravage – un centre lumineux entouré d’une obscurité croissante.

Quelque part, il était persuadé qu’une photo avait le pouvoir de vous voler votre âme

John Rébus considérait son appartement comme une forteresse. Une fois la porte franchie, il relevait le pont-levis et se vidait l’esprit, tenant le monde extérieur à l’écart le plus longtemps possible. Il se servait un verre, mettait une cassette de saxo ténor et bouquinait.

Quelques mois plus tôt, saisi par la fièvre du rangement, il avait installé des étagères dans le salon avec l’intention d’y cantonner sa bibliothèque envahissante. Mais les livres s’étaient débrouillés pour revenir par terre. Ils étaient tellement éparpillés qu’il se déplaçait de l’un à l’autre comme sur des dalles pour gagner sa chambre ou l’entrée.

Il fallait à tout prix se changer les idées, se plonger dans un bouquin qui vous entraîne dans son univers, loin des lieux et des odeurs d’Edimbourg.

Il essaya d’afficher un sourire convivial avant d’ouvrir, mais l’acteur en lui s’était retiré pour la soirée.

Force était de reconnaître qu’elle aurait fait un bon flic. User ses semelles, c’était là tout le secret.

Les phares s’allumèrent, leur faisceau jaillissant comme le projecteur d’un stalag.

La tête pensante, c’est moi. Toi, t’as tes pompes.

Il observa avec délectation le visage du jeune homme qui passait de la couleur thé à celle d’une pâtisserie avant cuisson.

Ce n’était pas une mince affaire que d’avoir un frère. Un concurrent pour la vie, qu’on ne pouvait pas détester sans se détester aussi soi-même.

Son ton était froid et cinglant comme une pluie battante sur un toit d’ardoises

Malgré tout, sans qu’il y pense consciemment, des bribes lui traversaient l’esprit, des petits morceaux d’horreur tranchants

Eh bien… tu nous as fait le coup de l’armée italienne, non ? L’avancée à reculons, quoi !

 

Rankin, Ian  : La série des enquêtes le John Rébus (et de Malcolm Fox)

Rankin, Ian « L’étrangleur d’Edimbourg » (2004)

Série John Rebus

Tome 1 : L’étrangleur d’Edimbourg (2004) / Knots and Crosses (1987)

Résumé : John Rebus parcourait la jungle de la ville, une jungle que les touristes ne voient jamais, trop occupés à mitrailler les temples dorés du passé. Edimbourg était une ville d’apparences ; le crime n’y était pas moins présent, tout juste plus difficile à repérer. Edimbourg était schizophrène, la ville de Jekyll et Hyde, bien entendu, mais aussi celle de Deacon Brodie, des manteaux de fourrure sans petite culotte, comme on disait à Glasgow. Mais c’était aussi une petite ville. Un avantage pour Rebus.

Il traqua sa proie dans les bars à voyous, dans les lotissements où le chômage et l’héroïne tenaient lieu de blason, parce qu’il savait que quelqu’un d’aguerri saurait survivre dans cet anonymat. Jetant un coup d’œil à la ronde, il vit qu’il avait atterri au cœur du désespoir.

Mon avis : J’ai comme qui dirait l’impression que je suis lancée dans la découverte d’Edimbourg sur les traces de Rébus… et comme le tome 19 vient de sortir en français… plus qu’à mettre de bonnes chaussures… Evidemment, un inspecteur qui charrie avec lui sa zone d’ombre. J’aime beaucoup. Moi qui aime l’Ecosse, Rebus me va bien comme guide.. et j’enchaine sur le tome 2.

Extraits :

Il n’aimait pas revenir dans le Fife, où le bon vieux temps avait été tout sauf ça, où les coquilles vides des maisons désertes étaient peuplées de fantômes, où quelques rares boutiques baissaient leur rideau chaque soir.

 

Ils étaient frères, mais sans la moindre fraternité. La fraternité, c’était du passé.

 

Ce qu’il aimait le plus dans son métier, c’était la possibilité de mettre au jour les bas-fonds de cette ville — la criminalité, la corruption, les gangs, la drogue.

Toujours la hiérarchie, même dans la tourmente d’un meurtre. Le mal britannique.

Il avait l’impression d’habiter une contrée de l’Ancien Testament, livrée à la barbarie et la vengeance.

Quelque part, il se retrouvait dans chacun de ces dossiers. Cet autre lui qui se tapissait derrière son moi quotidien. Son Mister Hyde à lui… Robert Louis Stevenson n’était-il pas natif d’Edimbourg ?

Un ordinateur ça manque d’intuition, là-dessus on les bat à plate couture.

Edimbourg somnolait, comme elle somnolait depuis des siècles. On trouvait bien quelques fantômes dans les passages pavés et les cages d’escaliers tortueuses des immeubles d’Old Town. Mais c’étaient là des fantômes des Lumières, éduqués et respectueux. Pas le genre à surgir des ténèbres, une cordelette à la main.

Rien de meilleur qu’un péché véniel.

Les livres destinés à être lus avaient tendance à se retrouver dans la chambre, alignés par terre en rangées comme des patients dans la salle d’attente d’un médecin.

Sur ses épaules décharnées, elle portait un cardigan composé à dix pour cent de laine et à quatre-vingt-dix pour cent de trous.

Un peu défraîchie sur les bords, elle devait avoir environ le même âge que lui.

Les yeux écarquillés, Rébus sentait ses principes moraux s’effriter comme une biscotte.

C’était tout Edimbourg : une miette de culture parmi les fast-foods. Une messe de requiem et un paquet de chips.

Elle avait bien un regard d’inspecteur, qui vous fouillait l’âme, y flairait la culpabilité, la ruse et la motivation, pour chercher là où ça jouait.

Ces touristes passaient tellement de temps à photographier qu’ils ne voyaient rien du tout

Tout au fond de lui, il savait que les choses n’étaient jamais ce qu’elles paraissaient, que rien n’était arbitraire.

Tout le monde a quelque chose à cacher. Mais la plupart du temps ce ne sont que des broutilles, et enfouies sous le poids des ans.

sa vie venait d’être mise en lambeaux comme un vieux vêtement transformé en chiffons !

A cette époque, il avait fermé la porte à son passé comme on claque la porte à un témoin de Jéhovah. Mais ce n’était pas aussi simple. L’indésirable visiteur avait pris son mal en patience, avant de revenir par effraction dans la vie de Rébus. Un pied glissé dans la porte… Les portes de la perception…

lui seul détenait la clé. Malheureusement, celle-ci semblait être enfermée dans un tiroir qu’elle seule pouvait ouvrir. Il avait beau secouer, son passé était verrouillé à l’intérieur.

Il se mit alors à prier, serrant ses yeux comme des poings minuscules.

Si on croit le pire arrivé, c’est qu’il y a pire encore. Le Roi Lear de Shakespeare. Je ne le savais pas à l’époque, mais maintenant si. Et je confirme..

Il s’était laissé abuser par sa mémoire, qui lui avait fait croire que son passé n’était qu’un vaisseau éventré et inutile, vidé de sa substance.

Edimbourg était une ville d’apparences ; le crime n’y était pas moins présent, tout juste plus difficile à repérer. Edimbourg était schizophrène, la ville de Jekyll et Hyde, bien entendu, mais aussi celle de Deacon Brodie, des manteaux de fourrure sans petite culotte, comme on disait à Glasgow.

C’était grâce à cette capacité de ne pas partager la souffrance des autres que la masse des hommes allait de l’avant. Rester concentré sur son «moi», ignorer les mendiants aux bras croisés.

Parfois il était difficile de s’accrocher à la réalité quand celle-ci vous écrasait. On se trouvait un bouclier derrière lequel se protéger. Le bouclier de la dépression, de l’oubli. Le rire et l’oubli.

Si tu le préviens, je remonte et je t’enfonce ton téléphone dans le cul ! Pour le coup, tu pourras vraiment passer des coups de fil en interne. C’est clair ?

L’air d’être au bord du précipice, un précipice de sa propre imagination. D’autant plus terrifiant qu’il n’avait aucun contrôle dessus.

Rankin, Ian  : La série des enquêtes le John Rébus (et de Malcolm Fox)

Fagan, Jenni « La Sauvage » 2013

Auteur :

Née en Ecosse, Jenni Fagan vit à Edinbourg. Grâce à ses éxcellents résultats en « creative writing » à l’Université de Greenwich, elle obtient une bourse d’honneur à la Royal Holloway de Londres. Elle a remporté les prix du Dewar Arts et du Scottish Screen, entre autres pour ses écrits poétiques. Elle a publié de la poésie et gagné des prix décernés par l’Arts Council England, le Dewar Arts, et le Scottish Screen, entre autres. Elle a été nominée à deux reprises pour le Pushcart Prize. Elle puise son inspiration notamment dans sa profession, puisqu’elle travaille comme écrivain dans les hôpitaux et les prisons.

Résumé :

Anaïs s’est violemment débattue pour échapper à la police. Sa jupe est tachée de sang, mais tout ce dont elle se souvient c’est d’un écureuil. Elle est conduite au Panopticon, un centre pour adolescents difficiles, où elle rencontre d’autres gamins tout aussi paumés. Ensemble, ils forment une petite société violente et cruelle, qui résiste à l’institution et cultive l’espoir de s’en sortir. Le quotidien oscille entre fugue et défonce, au milieu de travailleurs sociaux dépassés ou indifférents. Trimbalée de foyers en familles d’accueil depuis sa naissance, Anais, persuadée d’être un sujet de laboratoire, décide de mettre fin à l’expérience et de reprendre sa liberté. Dans un style rageur, brillant, plein de l’énergie de ses personnages, Jenni Fagan nous communique sa tendresse pour cette héroïne touchante et vitale autour de laquelle elle construit son roman.

Mon avis:

Un article sur un blog m’avait donné envie de lire ce livre.  Alors la baffe! Je ne sais pas à quoi je m’attendais , mais pas a un pareil tsunami ! Un livre qui prend aux tripes, qui fait pénétrer dans la tête et l’univers des enfants trimballés de centres d’accueil (ou de détention ?) pour enfants/ado abandonnés ou difficiles. Roman ou témoignage de la descente aux enfers ou de la montée au ciel … Monde de violence, d’échappatoires et de fuite, excursion dans la violence et le monde de la drogue. Description aussi des assistants sociaux, des personnes en charge, des préjugés… Difficile de s’en sortir si personne ne veut croire en vous, et ou le plus simple est d’enfermer les jeunes pour les empêcher de nuire… Une question… Une fois que la vie vous colle l’étiquette de nuisible et d’irrécupérable… peut-on s’en sortir ? Un livre qui remue, qui dérange…

Voir article sur le blog de Marc ( sans la lecture de cet avis, je n’aurais jamais lu cette romancière) :

Extraits :

When liberty comes with hands dabbled in blood it is hard to shake hands with her.  (Quand la liberté arrive avec des mains tachées de sang, il est difficile de lui serrer la main.) Oscar Wilde

Ils m’observent quand je fixe la lune jusqu’à ce qu’elle détourne les yeux

C’est pareil en taule ou à l’asile : notoriété égale respect. Genre, si t’as été dans un foyer avec un vrai psychopathe et qu’il dit que t’étais cool ? Alors tu seras un peu plus en sécurité dans le prochain. Si c’est un vrai barge qui s’est porté garant pour toi, on te fera encore moins chier. J’ai pas de souci à me faire pour ce genre de truc. C’est moi la vraie barge. On s’entraîne seulement pour la vraie prison. Personne en parle, mais c’est statistique. Ça ou le trottoir.

Tu as une préférence religieuse, Anaïs ? – Païenne. Trois quarts sorcière, magie blanche à l’évidence. Enfin, à peu près. – À l’évidence, répond-elle.

Je suis tellement imparfaite que c’en est scandaleux. Naze de chez naze

Ça fait tellement poli – comme s’il y avait eu des vaches sur la route et qu’on avait dû attendre qu’elles se poussent

Je déteste me battre. En fait, je suis pacifiste mais si tu te bats pas, tu te fais massacrer

Le ciel est une vaste étendue noire. Chaque étoile qui brille là-haut est un trou minuscule qui laisse passer une pure lumière blanche. T’imagines qu’il y ait que de la pure lumière blanche de l’autre côté de ce ciel.

Je l’ai prise en photo avec mon appareil imaginaire – et je l’ai collée dans ma galerie (imaginaire).

On dirait que j’ai besoin de nommer les choses que je vois, juste pour être sûre qu’elles sont bien ce qu’elles prétendent être

Je regrette qu’elle soit si vieux jeu mais elle est comme ça, elle est bien trop carrée pour être un cercle. Moi je suis un cercle. Les cercles sont infinis

Ouais, ma puce, tu peux pas raisonner avec des ordures, tu peux pas parler avec des ordures, tu peux pas fréquenter des ordures parce que s’il y a quoi que ce soit de bon, de gentil ou d’honnête en toi, ils le brisent.

Il y a sûrement quelque chose qui va vraiment pas chez moi. Mais les pensées ne sont pas des actes, les pensées veulent rien dire – à moins que si. Là, t’es foutu. Je n’arrive jamais à comprendre. Pourquoi est-ce que j’ai des pensées comme ça, à moins que je sois mauvaise ? Il y a sûrement quelque chose en moi qui va sortir un jour et tout le monde le verra

Quel que soit l’endroit où tu vis, le cuistot n’est pas quelqu’un qu’il faut mettre en colère

Peut-être que si personne d’autre ne s’en souvient, c’est comme si ces choses s’étaient jamais produites. Alors elles existent plus

Elle est tellement morte, c’est pire qu’un point final

Problème d’identité. C’est marrant, ça. Une cinquantaine de déménagements, trois noms différents, née dans une maison de fous d’une moins que rien que personne a jamais revue. Problème d’identité ? J’ai pas de problème d’identité – j’ai pas d’identité du tout, juste des réactions réflexes et un voile qui disparaît entre ce monde-ci et le suivant

On vit, on meurt, on fait des conneries entre-temps, le monde est flingué par le meurtre, la haine, la bêtise ; et pendant tout ce temps, cet univers infini nous entoure, et tout le monde fait comme s’il n’était pas là

Les yeux des visages font la navette entre moi et le policier, comme si on était à Wimbledon, sauf qu’y a pas d’arbitre

on pourrait tenter de recourir à l’habitude archaïque de la conversation.

– T’aimes la musique ? – Y a que les gens sans âme qui aiment pas la musique. J’adore la musique

La gentillesse est la qualité la plus sous-estimée de la planète

Je me sens vide, maintenant. Vide à l’endroit où il devrait y avoir un cœur. Comme quand tu sais que quelqu’un t’aime, mais que t’es pas assez bien et que ça se terminera. Et que ça sera ta faute, ce n’est qu’une question de temps

s’ils ont un dossier où il est question de bleus ou de bosses à répétition, et que quand t’y vas ils sont tout barbouillés de chocolat, essuie-les. Regarde ce qu’il y a dessous.

Quelqu’un t’a appris à avoir de la classe ou t’es juste née avec

C’est notre propre esprit qui nous tue. L’arme la plus dangereuse du monde, c’est le cerveau

Mais je trouvais que ça avait l’air cool – de voir des trucs que les autres voyaient pas, on aurait dit une histoire sortie d’un bouquin

C’est vrai, les morts reviennent pas, pas même pour une seconde, pour un mot ou un murmure ou un semblant de contact humain. Ils partent et il fait froid, et le froid persiste et tu peux rien y changer

L’obscurité me paraît plus sûre que le jour. Combien de fois le noir a-t-il été mon refuge ?

Je touche ma main très doucement, sous la table, pour que personne ne voie. Presque comme si je me tenais la main. Est-ce que c’est triste de tenir sa propre main ? Si personne ne regardait, je m’étreindrais toute seule. Les bras autour de moi, je me tiendrais, m’accrocherais

La vérité est quelque chose qui arrive en clapotant avec la marée, et qui revient soir après soir – jusqu’à ce qu’elle t’entraîne au large. C’est la lune qui l’apporte. C’est la marée qui la porte. Quand elle descend, la marée vole un bout de la grève. Elle vole des grains de sable, des coquillages et des galets. Elle vole des falaises, des rochers, des échaliers, des arbres, des champs, des maisons, des villages et des petites allées bucoliques. Et, ensuite, elle entraîne tout ça au fond de la mer

 

May, Peter : la trilogie écossaise

Trilogie écossaise  « L’île aux oiseaux », « L’homme de Lewis » et « Le braconnier du lac perdu »

Passionné par la Chine, membre honoraire de l’Association des Auteurs chinois de romans policiers, Peter May a d’abord été journaliste avant de devenir l’un des plus brillants et prolifiques scénaristes de la télévision écossaise – signant plus de 1000 génériques en 15 ans. Dans les années 90, il produit et tourne, aux îles Hébrides, une grande série en langue gaëlique, ‘Machair’, nominée au Festival du Film celtique. Il y a quelques années, Peter May a décidé de quitter le monde de la télévision pour se consacrer à l’écriture de ses romans.  (une troupe de 70 comédiens et membres d’équipage jusqu’aux ïles Hébrides, pour y tourner, en extérieur, 99 épisodes.  Pendant cinq ans, il y passe cinq mois par an pour le tournage.(source Evene) Peter May est très minutieux dans la fiabilité de ses sources documentaires)   Les paysages et l’atmosphère le marquent profondément, au point de décider de lui consacrer une trilogie romanesque écossaise.

« L’île des chasseurs d’oiseaux » (trilogie écossaise tome 1)

Résumé : Marqué par la perte récente de son fils unique, l’inspecteur Fin Macleod, déjà chargé d’une enquête sur un assassinat commis à Edimburg, est envoyé sur Lewis, son île natale, où il n’est pas revenu depuis dix-huit ans. Un cadavre exécuté selon le même modus operandi vient d’y être découvert. Cependant, dès l’autopsie effectuée par le médecin légiste, Fin ne croit plus à un lien entre les deux affaires.  Sur cette île tempétueuse du nord de l’Ecosse, couverte de landes, où l’on se chauffe à la tourbe, pratique encore le sabbat chrétien et parle la langue gaélique, Fin retrouve les acteurs de son enfance, à commencer par Ange, chef tyrannique de la bande dont il faisait partie. Marsaili, son premier amour, vit aujourd’hui avec Artair. Ce même Artair dont le père a perdu la vie en sauvant celle de Fin lors de l’expédition qui, chaque année, depuis des siècles, conduit une douzaine d’hommes sur An Sgeir, rocher inhospitalier à plusieurs heures de navigation, pour y tuer des oiseaux nicheurs.  Que s’est-il passé il y a dix-huit ans entre ces hommes, quel est le secret qui pèse sur eux et ressurgit aujourd’hui ?  Sur fond de traditions ancestrales d’une cruauté absolue, Peter May nous plonge au coeur de l’histoire personnelle de son enquêteur Fin Macleod. Fausses pistes, dialogues à double sens, scènes glaçantes : l’auteur tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

Mon avis: Magnifique jusqu’à bout… suspense total et angoisse….. et super tremplin pour le suivant.

 

« L’homme de Lewis »  (Trilogie écossaise tome 2)

Résumé : En rupture de ban avec son passé, Fin Macleod retourne sur son île natale de Lewis. La mort tragique de son jeune fils a pulvérisé son mariage. Impuissant et résigné, il a quitté la police. La lande balayée par les vents, la fureur de l’océan qui s’abat sur le rivage, les voix gaéliques des ancêtres qui s’élèvent en un chant tribal : il pense pouvoir retrouver ici un sens à sa vie. Mais, Fin à peine arrivé, on découvre le cadavre d’un jeune homme, miraculeusement préservé par la tourbière. Les analyses ADN relient le corps à Tormod Macdonald, le père de l’amour de jeunesse de Fin, et font de lui le suspect n° 1. C’est une course contre la montre qui s’engage alors : l’inspecteur principal est attendu sur l’île pour mener l’enquête et il n’épargnera pas le vieil homme, atteint de démence sénile. Au rythme des fulgurances qui traversent l’esprit malade de Tormod, le passé ressurgit, douloureux, dramatique, et dévoile le sort que la société écossaise a réservé pendant des décennies aux «homers» : ces enfants orphelins ou abandonnés que l’Église catholique envoyait sur les îles Hébrides. Après L’Île des chasseurs d’oiseaux, on retrouve ici avec bonheur la figure d’un enquêteur indécis à la croisée des chemins, tenté de construire son avenir sur les cendres du passé. L’Écosse mystérieuse, majestueuse et sauvage est un écrin de rêve pour ces vies dans la tourmente, magistralement orchestrées par Peter May

Mon avis : magistral… Cette enquête revient sur des parties de l’histoire d’Ecosse ignorées. L’enquête est passionnante, les paysages donnent envie de retourner en Ecosse, dans cette ambiance si particulière. les personnages sont attachants..

 

« Le braconnier du lac perdu » (trilogie écossaise tome 3)

Résume : Depuis qu’il a quitté la police, Fin Macleod vit sur son île natale des Hébrides, à l’ouest de l’Écosse. Engagé pour pourchasser les braconniers qui pillent les eaux sauvages des domaines de pêche, il retrouve Whistler, son ami de jeunesse. Le plus brillant des enfants de Lewis. Le plus loyal aussi qui, par deux fois, lui a sauvé la vie. Promis au plus bel avenir, il a pourtant refusé de quitter l’île où il vit aujourd’hui comme un vagabond ; sauvage, asocial, privé de la garde de sa fille unique. Et d’entre tous, il est le plus redoutable des braconniers. Quand Fin se voit contraint de le traquer, Whistler, de nouveau, l’arrache à la mort et le conduit jusqu’à un lac qui abrite depuis dix sept années l’épave d’un avion. L’appareil, que tous croyaient abîmé en mer, recèle le corps d’un homme, assassiné. Dans sa quête pour résoudre l’énigme, Fin opère un retour vers le passé qui le confronte aux trois femmes qui ont marqué sa vie : Marsaili qui a hanté toute son existence, Mairead à la voix pure qui a envoûté ses premières années d’homme, Mona dont l’a séparé pour toujours la mort tragique de leur fils. Opus final de la trilogie de Lewis, Le Braconnier du lac perdu en est aussi le plus apocalyptique. Alors que ressurgissent les démons enfouis et que les insulaires affrontent une nature dévastatrice, l’heure des comptes a sonné et les damnés viennent réclamer leur lot de victimes.

Mon avis : Quel dommage qu’il n’y ait que trois livres dans une trilogie ! Toujours la même ambiance , tous les souvenirs de jeunesse remontent… Notre ex-flic toujours enquêteur oscille entre passé et présent, entre boulot de flic et fidélité à l’amitié. Les sentiments sont là mais pas de sentimentalisme ni de mièvrerie. Alors une superbe trilogie « polar » mais avec un tel souffle et une telle aptitude a nous faire nous sentir chez nous dans cette Ecosse magnifique et si particulière que c’est aussi de magnifiques romans… Si vous aimez les endroits sauvages et les caractères en adéquation avec les éléments : la trilogie vous tend les bras..