Perry, Anne «Meurtre en écho» (2017)

23ème enquête de William Monk

Sorti le 17 aout 2017

Résumé : Le commandant Monk a déjà vu la mort. Trop souvent de près. Mais le meurtre de ce Hongrois, retrouvé dans un entrepôt du bord de la Tamise, s’avère aussi cruel qu’atypique. Doigts disloqués, lèvres découpées, cadavre transpercé d’une baïonnette et entouré de dix-sept bougies éteintes dans le sang… Tout évoque un rituel glaçant qui place d’emblée ce crime loin des mobiles habituels. Tandis que sa femme Hester essaie d’aider un homme surgi de son passé qui se trouve mêlé à l’affaire, Monk tente de pénétrer la petite communauté hongroise londonienne, repliée sur elle-même. Et alors que le premier meurtre rituel se mue en une série terrifiante, il va lui falloir combattre la défiance, l’hostilité et les menaces de ceux qu’il est censé protéger.

Mon avis : Un des plus réussis. Comme chaque fois, je ne résiste pas. Cette fois les héros sont Esther, Monk et leur « Fils adoptif » Scuff qui assiste le Docteur des pauvres, Crow dans son dispensaire. Surgit un fantôme du passé d’Esther, un chirurgien qui était avec elle en Crimée… Plongeon dans un passé enfoui, tant pour Esther que pour les proches. La problématique principale qui lie tous les principaux protagonistes… des faits refoulés, oubliés, des cauchemars relatifs à des pans du passé. Ajouté à ces problématiques un assassin décime la communauté hongroise… crime raciste ? crime rituel ? crime religieux ? règlement de compte personnel ? Difficile d’enquêter au milieu d’une population qui parle principalement le hongrois……

Extraits :

Cet homme était correct, mais c’était un étranger quand même.

Mais… plus on tient à quelque chose, plus on risque de souffrir.

Si vous rêviez d’un métier prévisible et sans histoire, vous auriez dû devenir comptable. Ou marchand de légumes.

La douleur, la peur et même le simple embarras réduisaient bien des gens au silence.

Le violet symbolise le pouvoir, le pouvoir qu’on a sur autrui, un pouvoir ténébreux.

Il détestait les sociétés secrètes sous toutes leurs formes. Elles conféraient à leurs membres un pouvoir dont ils abusaient presque toujours.

Un lien naturel unissait ceux qui partageaient des racines et des souvenirs similaires, et surtout l’espoir complexe de construire une vie nouvelle dans un autre pays.

ils portaient le deuil de leurs certitudes, d’un passé et de lieux familiers, en oubliant parfois que ceux-ci étaient associés à des moments douloureux.

Certains parlent du passé comme s’il était toujours avec eux, comme un vêtement invisible. D’autres semblent vouloir s’en défaire, ne jamais regarder en arrière.

« Personne ne peut changer le passé, disait-il. L’avenir, si. Tout ce qu’on fait le façonne d’une manière ou d’une autre. »

Vivre le présent signifiait enterrer tout cela au fond de soi et sceller la porte, comme pour une cave où on ne voudrait plus jamais pénétrer. L’entrée cachée à dessein par un meuble placé devant.

En général, la magie associée aux bougies est bénéfique, censée apporter la paix, la santé, la guérison, ce genre de choses. Pas un fichu meurtre !
— Néanmoins, vous dites que le violet représente le pouvoir ?
— Oui. Ou la capacité d’agir, l’efficacité.

Une demi-vérité est le pire des mensonges, parfois.

Les malades veulent votre aide, pas votre pitié, disait-elle. Par conséquent, vous devez être aussi fort que possible, et aussi plein d’énergie et de bon sens que possible !

Être chrétien, ça dépend de ce qu’on fait, pas d’où on vient

Le soutien émotionnel était une chose délicate, insaisissable. Un mot maladroit, une fausse note d’encouragement pouvait soudain ressembler à une marque de condescendance, ou trahir un manque de compréhension de sa part, et effacer tout ce qu’elle avait pu dire de positif avant.

Le tétanos peut s’attraper par des plaies, même petites, expliqua-t-elle. Si tu dois soigner une blessure qui a été causée par un morceau de ferraille, assure-toi qu’elle saigne avant de recoudre. Assez pour évacuer le sang qui a été en contact avec le métal.

vous devez vous tourner vers le passé et examiner les souvenirs qui vous font peur. Quand vous les verrez, ils perdront le pouvoir qu’ils exercent sur vous.

Les vieilles plaies peuvent rester à vif. Se remettre à saigner si on arrache les bandages.

Article : La série des enquêtes de William Monk

Perry, Anne : « Un traître à Kensington Palace » (2017)

32 ème enquête de Thomas Pitt

Résumé : Londres, 1899. Tandis que son règne touche à sa fin, la reine Victoria veut s’assurer que son héritier, le prince de Galles, mène une existence irréprochable. Elle charge son confident John Halbert d’enquêter sur l’entourage du Prince, en particulier le riche Alan Kendrick, flambeur et séducteur impénitent. Mais lorsque le corps de John est retrouvé flottant dans une barque sur la Serpentine, la Reine n’a d’autre choix que de convoquer Thomas Pitt à Buckingham Palace pour lui confier une mission secrète : enquêter sur les circonstances douteuses de cette mort que tout le monde croit accidentelle.

Obligé d’élucider seul la plus épineuse de ses affaires, Thomas Pitt se retrouve impliqué dans une machination qui ne menace pas seulement la réputation d’un homme, mais aussi la sécurité de l’Empire.

Mon avis : Ah celui là je l’ai beaucoup aimé. Non seulement l’intrigue et le contexte politique sont passionnants mais surtout j’ai retrouvé la complicité des deux sœurs qui enquêtent en coulisses ! Le coté questionnement psychologique de Thomas se posant des questions sur l’impact moral de telles ou telles actions est aussi très intéressant et donne encore plus d’épaisseur à ce personnage qui devient de plus en plus attachant au fur et à mesure. Il a beau ne pas avoir confiance en lui car il se sent inférieur socialement à ses interlocuteurs, il compense largement par son intelligence et ses qualités. Et puis il y a son entourage qui est bien présent pour lui donner le petit coup de pouce quand il en a besoin….

 

Extraits :

Cela dit, bien sûr, si les gens savent que vous savez, vous n’avez aucun besoin de vous en servir. Le fait de savoir suffit.

Il n’a pas bougé, mais tout en lui s’est altéré. Il est devenu comme un oiseau de proie qui a repéré sa cible. Sans même élever la voix, en quelques mots, il a démoli cet homme. Puis, tout aussi rapidement, il est redevenu la gentillesse incarnée.

Il était aussi brillant et insaisissable que le mercure. Au moment où on pensait l’avoir compris, il vous échappait de nouveau.

Le pouvoir était une arme à double tranchant, car rares étaient les hommes capables de résister à la tentation de s’en servir.

il avait appris à ne pas offrir d’explications lorsqu’on n’en demandait pas.

Il semblait très ouvert, mais en réalité il était plutôt comme un de ces tombeaux égyptiens dont l’entrée est cachée derrière un mur bien lisse.
— Dans ce cas, qu’est-ce qui peut vous inciter à penser qu’il y a quelque chose derrière ? s’enquit Pitt innocemment.
— Quand on cherche des tombeaux secrets ?
Whyte arqua les sourcils et continua :
— Les mesures. Les espaces inexpliqués. L’intérieur et l’extérieur qui ne correspondent pas.
Pitt croisa son regard très bleu, se demandant combien de niveaux de lecture avait cette conversation. Whyte savait-il pertinemment qui il était ?
— Et vous croyez qu’Halberd avait en lui des espaces inexpliqués ? demanda-t-il avec curiosité.
— Et comment ! C’est en partie ce que j’aimais chez lui.
— Et les autres parties ?

L’important, ce n’est pas ce qui est dit. C’est le ton de la voix, ce que l’on tait. L’as-tu déjà oublié ?

Comme il était facile de tirer des conclusions irréfléchies alors qu’on ne savait rien du tout !

Bien entendu, nous avons parfois tendance à embellir nos souvenirs. Ils deviennent un peu plus tendres, un peu plus agréables chaque fois que nous les évoquons. Sans doute est-ce un réconfort dans les moments difficiles.

Avoir du pouvoir et être capable de ne pas s’en servir constituait à ses yeux une force admirable.

Il savait que, lorsque les gens racontent une histoire, ils se remémorent parfois non pas les faits, mais les termes dont ils se sont servis pour les relater.

Il déchiffrait les gens comme d’autres lisent un journal.

En dépit de l’éducation qu’il avait reçue, il ne possédait pas l’aisance d’un gentleman, la grâce et les manières que confère la naissance. Et il n’aurait jamais l’arrogance naturelle de qui se sait né pour diriger.

Était-elle devenue prévisible, tel un meuble favori dont on avait fini par supposer qu’il serait toujours là, dans la pièce qu’on préférait ? À quel moment s’apercevait-on subitement qu’il faisait bien triste mine ?

Pour survivre, il faut gagner plus d’argent qu’il n’en coûte de vivre. L’idéalisme peut venir après, une fois que la survie est assurée.

Comme le temps était insaisissable, aussi trompeur qu’un rai de lumière !

L’information était la matière brute de sa profession. La compréhension de la nature humaine, outre qu’elle était un sujet intéressant, intrigant, dérangeant, constituait un élément essentiel de son travail. Il aurait été beaucoup plus facile de s’autoriser à croire ce qu’on voulait et de garder ses rêves intacts.

Allait-il perdre son humanité à force de connaître des désillusions ?

… s’évanouirait comme la neige sous la pluie.
— Tu ne veux pas dire : « comme neige au soleil », plutôt ?
— Non. Le soleil ne fait pas toujours fondre la neige, tandis que la pluie, si. Tu devrais venir à la campagne plus souvent.

Les vérités déplaisantes ne disparaissent pas parce qu’on choisit de les ignorer.

Mais être veuve est toujours solitaire, car les gens ont peur de vous. Outre le fait qu’on leur rappelle que la mort peut frapper à tout moment, sans crier gare, et nous dépouiller de toutes nos certitudes, ils ne savent ni quoi dire ni comment aider, et ils font tout sauf se conduire normalement.

Au cours des siècles écoulés, ces liaisons avaient donné naissance à un certain nombre d’enfants illégitimes auxquels on donnait le nom de Fitzroy, du français « fils du roi ».

Se taire pour laisser triompher quelqu’un d’autre était un accomplissement plus important que de donner soi-même la bonne réponse.

Garder les mains propres ne valait pas une vie humaine. Ceux qui observent sans intervenir sont complices de ce qu’ils auraient pu arrêter et qu’ils ont choisi de laisser faire.

Apprendre à accepter la défaite sans en porter les marques faisait partie de la vie, même pour les enfants. Les adultes oubliaient parfois cela.

 

Perry Anne  – Série « Charlotte et Thomas Pitt : Toute la serie des « Charlotte et Thomas Pitt »

Perry, Anne «Un Noël à New York» (2016)

Histoires de Noël 12

Résumé : La fille de Thomas Pitt, Jemima, est l’héroïne de ce nouveau mystère de Noël dans le New York de 1904.

Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse.

De Hell’s Kitchen à Central Park, Jemina devra trouver son chemin à travers les rues enneigées de New York, sans se douter qu’un danger mortel la menace.

Mon avis : Comme à chaque fin d’année, Anne Perry nous invite à explorer la vie d’un personnage … et c’est toujours un petit moment de bonheur que de faire connaissance des personnages secondaires. Et là, on verra que Jemina est bien la fille de Charlotte et Thomas ! Pour une fois nous allons quitter Londres et suivre les aventures de Jemina aux Etat-Unis. Jemina est aussi aventurière que sa mère et raisonne comme son père…

Extraits :

« Je deviens cynique, se dit-elle. À vingt-trois ans, voilà que je raisonne comme un policier ! Tu serais fier de moi, papa… et horrifié ! »

Le tact est une vertu précieuse… qui peut compenser grand nombre d’infortunes, tu ne crois pas ?

Cependant, rien de tout cela n’était censé avoir de l’importance dans ce nouveau monde où tous les hommes étaient égaux, et où la seule chose qui comptait était l’avenir, pas le passé.

Je sais que c’est stupide de dire cela d’un arbre qui a perdu ses feuilles, mais j’adore les branches nues ! ajouta-t-elle, histoire de meubler ce qui lui sembla un moment d’étrange et intense émotion. C’est alors comme si l’arbre se révélait dans sa pleine vérité

Elle craignait que la vie de certaines personnes ne se résume qu’à cela : de simples mots glissant à la surface de la réalité tels des oiseaux au-dessus des vagues, sans jamais se mouiller.

Nous préférons tous le connu à l’inconnu… C’est à la fois plus facile et plus confortable.

Quand on est loin de chez soi et qu’on a des difficultés, il est naturel de s’en remettre à ce qui nous plaît et nous réconforte. Les chocolats ? Une certaine sorte de thé ? Un endroit où l’on peut être seul ? Une vue qui revêt un sens particulier ? Un parc où se promener… un tableau dans un musée… quelque chose ?

« À vingt ans, on a le visage que la nature nous a donné ; à cinquante, on a celui qu’on mérite. » Le temps forgeait le caractère de telle manière que l’on finissait par deviner celui-ci au premier coup d’œil. Les habitudes se voyaient, pour le meilleur ou pour le pire.

Mais, très souvent, plus on s’élève dans la société, moins on est convenable

Elle sait ce qui est important et ce qui ne l’est pas, répondit-elle en choisissant ses mots avec précaution. Elle se souvient de ce qu’elle reçoit, jamais de ce qu’elle donne. Elle ne garde aucune rancune, et si elle trouve que quelque chose est drôle, elle éclate de rire, que ce soit « ce qui se fait » ou non. Elle adore l’opéra et les tenues somptueuses. Elle est franche quand bien même il est à la mode de ne pas l’être, mais elle n’est jamais méchante sans raison. Et elle se battrait à mort pour une cause en laquelle elle croit.

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Perry, Anne « Le condamné de Noël»(2015)

Les petits crimes de Noël (N° 11)

 

Résumé : Londres, 1868. Alors que la période de Noël commence, Claudine Burroughs ne se sent pas joyeuse à l’idée des bals sans fin, des obligations sociales et des évènements somptueux. Venir en aide aux femmes dans le besoin à la clinique Hester Monk lui a ouvert les yeux sur un autre monde, et le fait que son mari n’approuve pas ce choix la rend malheureuse. Mais les deux univers qu’elle côtoie vont bientôt se rencontrer. Lors d’un gala de Noël, une femme est brutalement battue, et il apparaît rapidement qu’il s’agit d’une prostituée invitée clandestinement par l’un des invités. Le poète Dai Tregarron, accusé d’être l’agresseur, prétend qu’il ne faisait que protéger cette femme contre la violence de trois riches jeunes hommes. Claudine croit en l’histoire de Dai, mais face au rang social qui joue en sa défaveur, comment peut-elle prouver son innocence sans tout risquer ?

 

Mon avis : Décembre est le mois de Noël… alors je commence par ce petit opus que nous offre traditionnellement Anne Perry en cette saison. C’est toujours un plaisir de connaître davantage les personnages secondaires des deux séries victoriennes de cette romancière. Cette fois ci nous allons enquêter en compagnie de ceux qui travaillent dans l’ombre d’Hester, Claudine Burroughs et Squeaky. Une enquête qui m’a bien plu et que révèle une fois de plus que quand on est du côté des nantis et peu scrupuleux, on a toutes les chances de faire condamner les pauvres… A moins que ??? mais je vous laisse le découvrir …

J’ai recherché si le poète Dai Tregarron existe mais je ne crois pas 😉

Extraits :

Le tact élémentaire qu’il fallait pour parler des choses insignifiantes était un talent social que chacun était censé posséder. Or la tromperie lui était difficile parce que c’était avant tout de la malhonnêteté, ce qu’elle méprisait. Les échanges en société étaient comme une toile d’araignée tissée de petites flatteries et de compromis qui les piégeaient tous.

Mais être occupée est un des plaisirs de la vie.

Elle chercha le mot adéquat.
— Extraordinaire, suggéra Claudine.
C’était un mot idéal pour marquer sa désapprobation sans qu’on puisse pour autant vous en vouloir. Le sens qu’on lui attribuait dépendait de l’expression du regard au moment où on le prononçait et de l’intonation qu’on mettait dans la voix.

Avait-elle l’air aussi perdue et bizarre qu’elle se sentait ? L’idée lui vint que c’était peut-être ce qu’ils éprouvaient tous à leur manière, comme si chacun d’eux restait piégé dans sa propre petite bulle en se heurtant aux autres sans jamais en sortir.

— Vous êtes saoul, dit-elle en s’efforçant d’ignorer le bien-fondé de sa remarque.
— Oui, certainement ! Je le suis la plupart du temps. Être sobre me terrifie… Le monde est trop vaste, et je suis trop petit et trop seul. Quand je suis ivre, je ne vois que ce que je choisis de voir. Et je ne marche pas droit, mais à quoi bon suivre une ligne droite ? La nature a horreur des lignes droites ! Vous ne l’avez pas remarqué ?

Elle écrivit quelques cartes de Noël – une coutume récente, mais qu’elle jugeait charmante.

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Perry, Anne «Vengeance en eau froide» (10.2016)

22ème enquête de William Monk

Résumé : Monk est appelé par McNab, chef du service des douanes, lorsqu’un cadavre est repêché dans la Tamise. Il constate rapidement que le noyé a reçu une balle dans le dos. L’homme, un faussaire, s’est évadé alors qu’il était sur le point d’être interrogé par des douaniers. Quelques jours plus tard, une seconde évasion a lieu. Le prisonnier parvient à s’échapper alors que Pettifer, le douanier à sa poursuite, se noie malgré l’aide de Monk.

Mon avis : il est des héros pour lesquels j’ai une affection toute particulière. C’est le cas de William Monk.. J’ai volontairement tronqué le résumé pour vous laisser le suspense… Dans cette intrigue Hester est très peu présente… Mais on y retrouve Sir Oliver.. Le passé de Monk commence à refaire surface et c’est palpitant et angoissant à la fois.. Et il va se retrouver accusé de meurtre, cible de haine.. J’ai adoré.

Extraits :

Les gens mentaient-ils souvent quant à la cause du décès d’un individu en vue ? Ou se contentaient-ils de laisser chacun tirer des conclusions erronées ?

Lorsqu’elles appartenaient au domaine du rêve, les choses étaient beaucoup moins dangereuses.

le viol n’existait pas au sein du mariage. Une épouse vous appartenait, on pouvait faire d’elle ce qu’on désirait. On pouvait assassiner son âme, du moment que son corps respirait. Les blessures qu’il lui avait laissées étaient invisibles.

Néanmoins, un homme capable de compassion lorsqu’il était heureux n’avait guère de mérite. L’exploit aurait été d’être généreux quand peu de choses comptaient à ses yeux.

Ce vent est froid comme le cœur d’une sorcière.

Le deuil n’était pas vraiment un choix. Porter des couleurs sombres qui vous donnent une mine aussi lugubre que vos pensées, errer dans une maison où les miroirs ont été tournés contre le mur sans rien d’autre à faire que contempler sa solitude et rédiger des lettres superflues n’avait rien de réconfortant.

Sa beauté était intérieure, et non extérieure, ce qui signifiait qu’elle ne se fanerait jamais. Au contraire, avec le temps, elle s’accentuerait peut-être encore.

Je dois constamment me répéter que je ne voudrais pas qu’on me mente par gentillesse, pour me protéger des réalités de la vie.

Elle lui adressa un sourire d’une douceur intense, et ce fut comme si quelqu’un avait allumé la lumière

L’art des Indiens était différent de l’art européen, en ce sens qu’il visait davantage à capturer l’essence d’une créature qu’à en montrer l’attrait. À saisir son âme. La figurine était un totem qui n’avait rien à voir avec l’identité de l’artiste. Il n’y avait pas de vanité dans la création ; c’était plutôt un acte de culte. Peut-être était-ce cela qui lui conférait sa véritable beauté.

La sympathie personnelle n’avait rien à voir avec l’innocence ou la culpabilité. Il avait connu des hommes respectables, droits et vertueux, dont la promptitude et la satisfaction à juger autrui, et parfois même l’absence d’humour, lui avaient déplu. Et il y avait eu des malfaiteurs qui l’avaient fait rire et qu’il avait admirés, dont il avait apprécié la joie de vivre.

Mais le charme n’est que superficiel. C’est une pratique, et non une qualité. La gloire, la fortune et l’amitié peuvent être acquises ou perdues à cause du charme.

Le savoir-vivre et la bienséance sont comme un émail sur la surface du pouvoir. L’élégance même, mais il suffit d’une fissure pour entrevoir l’acier brut dessous.

Nous endurons toutes sortes de choses dans l’espoir que la situation va s’améliorer, qu’elles ne se reproduiront pas ou que nous trouverons le moyen d’y remédier.

Nous nous refusons tous parfois à voir ce que nous ne pouvons supporter.

À force de souffrir et d’être humilié, on finit par croire qu’on mérite ce qui nous arrive et que c’est inévitable.

L’ignorance est trop dangereuse… quelle que soit la vérité.

Les gens font toujours ça quand il est trop tard : ils se remémorent l’enfant qu’ils ont été.

Peut-être allait-il droit dans un guet-apens. Mais il sentait déjà l’étau se refermer sur lui. Il songea aux pièges à mâchoires des braconniers, qui déchiraient la chair et même les os.

Il sera doux comme un agneau jusqu’au moment où vous vous opposerez à lui, et quand vous deviendrez une menace – ou qu’il croira que vous le menacez –, ce sera comme si vous aviez avalé une guêpe.

Elle commençait à percevoir l’immensité du vide qui les entourait, comme s’ils étaient perdus en mer sans savoir de quel côté se trouvait la terre.

L’espoir pointait, aussi fragile qu’un soleil d’avril, certes, mais bien réel.

Sa fatigue le quitta comme un vêtement qui tombe.

 

Morton, Kate «Les brumes de Riverton» (2007)

Auteur : née en 1976, romancière australienne. Elle est connue pour ses romans gothiques. Elle a une maîtrise de littérature victorienne et un doctorat sur le gothique dans la littérature contemporaine.

Un étonnant premier roman d’une jeune Australienne, devenu un best-seller dans son pays, qui marque le retour de la grande saga à l’anglaise.

Résumé :  » Au mois de novembre dernier, j’ai fait un cauchemar. On était en 1924 et je me retrouvais à Riverton « . Eté 1924 : au cours d’une grande soirée donnée au château de Riverton, le poète Robert Hunter se suicide sous les yeux des sœurs Hartfort. Les deux femmes ne se reparleront plus jamais après le drame. Hiver 1999 : une jeune cinéaste prépare un film sur ce scandale des années 20. Il ne reste plus qu’un seul témoin vivant de l’époque, Grace Bradley, alors domestique au château. Mais Grace a changé de vie, tiré un trait sur Riverton et ses secrets, ou du moins le croit-elle. Car le passé lentement se réveille…

Mon avis : La pure saga romantique, le roman « féminin » mais pas dans le sens péjoratif… à la Daphné du Maurier… à la Downton Abbey… (Ce qui me fait penser que j‘ai toujours en attente le livre de Tatiana de Rosnay «Manderley for ever»)… Et bien mon côté midinette a bien aimé. Une saga romantique, au début du XXème siècle… avec des femmes de chambre, des amours illicites, la noblesse victorienne… Au moment où elle est sollicitée pour donner des informations pour aider à la véracité d’une reconstruction historique sur un tournage de film, Grace se replonge dans les souvenirs. Ils remontent à la surface, et la vue de certaines photos la fait replonger dans son passé. Il y aura les bons et les mauvais moments : la trame de sa vie va nous faire traverser un siècle. Moi j’aime ce genre de romans et l’ambiance Angleterre victorienne.

Extraits :

Les souvenirs consignés depuis une éternité dans les coins les plus reculés de ma tête ont commencé à s’insinuer par les fissures de ma mémoire.

Alors que les mites ont dévoré des pans entiers de mes souvenirs récents, je découvre que le passé lointain, lui, est clair et net. Ils ont tendance à revenir souvent me rendre visite, ces spectres du passé, et je constate avec étonnement qu’ils ne me dérangent pas outre mesure.

J’avais oublié, je crois, qu’il y avait des souvenirs lumineux au milieu de toute cette noirceur.

j’entends toujours aussi bien. C’est juste qu’avec l’âge j’ai appris à n’écouter que ce que j’ai envie d’entendre.

la société changeait à un rythme trop rapide, trop implacable pour lui, et l’ère nouvelle qui menaçait de le rattraper lui donnait le vertige. Il cherchait à se raccrocher aux coutumes et certitudes de l’ancien temps.

Le sang s’efface, comme l’esprit du temps ; il ne reste bientôt plus que des noms et des dates.

Sauf qu’évidemment ceux qui vivent dans les souvenirs des autres ne meurent jamais vraiment.

J’avais l’impression d’avoir soulevé la couverture d’un beau livre au papier brillant, de m’être laissé enchanter par l’histoire… et d’avoir dû reposer le volume trop tôt à mon goût

Dans sa vie une dame ne devrait voir son nom dans les journaux qu’en deux occasions : l’annonce de son mariage et son faire-part de décès.

la cuisine émettait fumées et sifflements, telles les nouvelles automobiles qu’on voyait traverser le village en brillant de mille feux.

Alors que dans ma jeunesse j’ai multiplié les efforts pour me conformer à l’idéal de la mode – bras squelettiques, seins inexistants, teint cadavérique –, c’est exactement mon allure d’aujourd’hui. Malheureusement, ça me va moins bien qu’à Coco Chanel…

Ce beau visage si familier, sculpté comme tous les visages par les mains efficaces de l’Histoire. Marqué par des ancêtres et un passé dont il ne sait pas grand-chose.

ces souvenirs qui deviennent tout à coup plus réels que ma vie actuelle et dans lesquels je m’évade sans préambule

je commençais à me sentir chez moi dans le passé, alors que, dans le lieu étrange et fade qu’on s’accorde à appeler le présent, je me sens dans la peau d’une visiteuse.

On a beau connaître un lieu par cœur, le simple fait de le regarder d’en haut change tout.

On ne pouvait même plus dire qu’elle versait des larmes ; ses yeux semblaient souffrir d’une fuite permanente.

Comment les étages successifs de la mémoire ont-ils pu se dissoudre et les spectres du passé revenir à la vie, le tout en si peu de temps ?

Un enfant, ça vous prend un bout de votre cœur et ça le traite ou le maltraite comme ça lui chante ; avec les petits-enfants, c’est différent. La culpabilité, la responsabilité qui pèsent sur la relation mère-fils ou mère-fille sont absentes. La voie de l’amour est libre.

Dans la vie, les tournants ne sont pas si évidents. Ils surviennent sans qu’on les remarque, sans qu’on les définisse comme tels. Il y a des occasions manquées, des désastres qu’on fête parce qu’on ne sait pas encore… Les tournants ne sont mis au jour que plus tard, par les historiens.

Pour être heureuse, elle avait besoin de constater l’insatisfaction d’autrui ; sinon, elle n’avait aucun scrupule à fabriquer de toutes pièces le malheur de quelque pauvre âme qui ne voyait rien venir. J’ai vite appris que, pour survivre, je devais rester dans mon coin et surveiller mes arrières.

Art cruel et paradoxal que la photographie, cette façon d’entraîner de force vers l’avenir ce que l’on a capturé sur l’instant, ces moments qu’on aurait dû laisser s’évaporer avec le passé, qui ne devraient survivre que dans les mémoires, les souvenirs ; des moments qu’on devrait entrevoir, sans plus, à travers la brume des événements ultérieurs. Les photos nous obligent à voir les gens tels qu’ils étaient avant que leur avenir pèse sur eux de tout son poids, avant qu’ils sachent comment ils vont finir.

En moi, la tension se relâche. Suivie par la désintégration. Un million de particules infimes chutent dans l’entonnoir du temps.

les êtres qui poussent tout seuls, comme les plantes en pleine nature, retournent tôt ou tard à l’état sauvage.

Même mes paupières me lâchent. Elles fonctionnent mal. On dirait une paire de stores vénitiens au cordon usé.

— À la place, je suis devenue archéologue. Ce qui n’est pas si différent, quand on y pense.
— Les victimes sont mortes depuis plus longtemps, voilà tout.
— Tout juste. C’est Agatha Christie qui m’en a donné l’idée, au départ. Ou plutôt un de ces personnages. Il dit à un moment à Hercule Poirot : « Vous auriez fait un bon archéologue. Vous êtes doué pour recréer le passé. »

Où s’en vont donc les souvenirs d’enfance ? Il doit y en avoir tant ! Toutes ces choses vécues qui nous apparaissent sur le moment neuves et parées de couleurs vives… Les enfants sont-ils tellement absorbés par l’instant, justement, qu’ils n’ont ni le loisir ni le désir de mémoriser ces images ?

L’évasion, l’aventure, j’aurais pu les vivre à la pointe de ma plume.

Au début, les histoires d’amour ne se préoccupent que du présent. Mais il y a toujours un moment – à la faveur d’un événement, d’un échange, d’un invisible facteur déclenchant – où passé et avenir entrent à nouveau dans le champ de conscience des amants.

— Charles Darwin ? Évidemment. Qu’est-ce que ça a à voir avec… ?
— L’adaptation, tu te souviens ? Celui qui survit est celui qui sait le mieux s’adapter. Eh bien, certains sont mieux armés que d’autres dans ce domaine.
— S’adapter à quoi ?
— À la guerre. À ne plus compter que sur ses propres capacités intellectuelles pour survivre. Aux nouvelles règles du jeu qui nous sont imposées.

 

 

Perry, Anne « les petits crimes de Noël »

Anne Perry a également entrepris une série de nouvelles policières, dont l’action se déroule pendant la période de Noël. Dans chaque nouvelle, un personnage secondaire de ses autres séries policières mène l’enquête. Il s’agit de Lady Vespasia Cumming-Gould dans La Disparue de Noël, Henry Rathbone dans Le Voyageur de Noël, la grand-mère Ellison dans La Détective de Noël, Dominic Corde dans Le secret de Noël,  le commissaire Runcorn dans la promesse de Noël…

 01 La disparue de Noël :

Coupable ! Le jugement est tombé sur l’infortunée Isobel Alvie. La veille, Gwendolen Kilmuir, une jeune veuve, s’est suicidée dans la propriété où Omegus Jones recevait quelques invités. De l’avis de tous, l’attitude cruelle d’Isobel envers la jeune femme la rend responsable de cet acte désespéré. Il ne reste guère que son amie, l’indomptable Lady Vespasia, pour la soutenir. Pour racheter sa faute aux yeux de la gentry, Isobel doit accomplir un voyage expiatoire jusqu’au nord de l’Écosse, afin de prévenir la mère de Gwendolen. En compagnie de Lady Vespasia, elle entreprend un éprouvant pèlerinage, semé d’embûches… Un conte de Noël inédit où la reine Anne Perry en son royaume victorien fait le portrait magistral d’une époque corsetée par les convenances et l’hypocrisie.

Mon avis : C’est le 1er de la série de ces petits crimes de Noël. Ici la vedette est Lady Vespasia, personnage secondaire de la série Charlotte et Pitt.. Ce qui est rigolo est de faire connaissance avec Lady Vespasia jeune, alors que je ne la connais qu’octogénaire…
Coté crime, moyen… Mais coté périple en Ecosse en hiver et découverte psychologique des personnages est passionnante. De fait c’est plus la tradition expiatoire comme cela se pratiquait au Moyen-Age qui est le thème de ce petit livre…. Ne cherchez pas une intrigue.. ce n’est pas le but me semble-t-il. C’est à nouveau une exploration de la société britannique, de son hypocrisie et de ses préjugés… Beaucoup apprécié.

02 Le voyageur de Noël :

En ce Noël 1850, les frères Dreghorn se réunissent chez le plus âgé d’entre eux, Judah, dans son grand domaine de la région des lacs, en Angleterre. Mais l’heure n’est pas à la joie des retrouvailles. Judah vient de mourir dans des circonstances troubles, et sa veuve, Antonia, doit faire face à de terribles accusations portées contre son mari, un juge pourtant respecté. Pour l’épauler dans ces moments difficiles, elle fait appel à un vieil ami de la famille, Henry Rathbone. Avec l’aide de ses frères, Henry va tenter de faire la lumière sur cette affaire. Judah a-t-il été assassiné ? Et ces malheureuses insinuations, qui blessent l’honneur de toute une famille, pourraient-elles être fondées ? Dans ce nouveau conte de Noël inédit signé Anne Perry, Henry aura besoin de tout son sang-froid pour découvrir la vérité… !

Mon avis : je l’ai lu il y a longtemps.. je crois me souvenir que j’avais plus été frappée par l’ambiance et les descriptions que par l’intrigue… Il me semble que c’était une  histoire d’héritage…

03 La détective de Noël :

Pour Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre et austère de Charlotte Pitt, ces fêtes de Noël s’annoncent comme un véritable cauchemar ! Être exilée contre son gré chez son ancienne belle-fille, au bord de la Manche, avait déjà mis ses nerfs à rude épreuve, la voilà maintenant obligée de supporter l’arrivée d’une invitée de dernière minute, Maude Barrington. Cette aventurière a passé sa vie à parcourir le monde et selon Mariah, l’existence même de cette personne est une insulte aux convenances victoriennes. Mais elle ne pourra s’empêcher d’être touchée par sa joie de vivre. Lorsqu’elle découvre un matin son corps sans vie, son sang ne fait qu’un tour. Le médecin conclut à une mort naturelle mais, pour Mariah Ellison, cela ne fait aucun doute, Maude a été empoisonnée. Dans le plus grand secret, elle décide d’enquêter sur le champ et se rend dans la famille de la victime…

Mon avis : Ah Jubilatoire! Je suis ravie d’avoir découvert l’autre facette de cette vieille dame impossible! En lisant cette histoire on lève le voile sur les raisons pour laquelle elle est si désagréable.. Comme souvent, derrière les masques les plus austères, un océan de malheur et de blessures..

Extraits:

Le style moderne qui consistait à réduire le nombre de meubles – laissant beaucoup trop d’espace libre -, à bannir glands et volants et à ne mettre ni gravures, ni abécédaires brodés, ni photographies sur les murs ou la moindre surface disponible, lui paraissait beaucoup trop dépouillé. On avait l’impression que personne ne vivait là – ou que ceux qui y habitaient n’osaient montrer ni famille ni origines

Dehors, le froid semblait mordant: le vent déchirait les nuages qui défilaient en lambeaux sur le bleu délavé du ciel

Sous un climat comme le nôtre, voilà une remarque qui ne demande guère de perspicacité. Il risque de pleuvoir demain n’importe quel jour de l’année!

Et je pourrais continuer ainsi indéfiniment! Je n’imagine pas ce qu’est l’ennui. C’est à coup sûr pire que la mort, comme une maladie terrible qui vous ronge et ne vous laisse ni la joie, ni le désir qu’offre la vie, ni le repos qu’apporte la mort. Même ce délicieux pincement au cœur, que l’on ressent en sachant qu’il est impossible de retenir cette lumière pour l’éternité, vaut mieux que de ne pas l’avoir vue ou aimée du tout

Que répondre à des choses pareilles? Ce devait être envisageable, mais que dire face à tant d’émotion mise à nu? C’était aussi inconvenant que se déshabiller en public. Quel manque de tact

J’avais oublié à quel point j’adore la mer, son immensité, son éclat, ses possibilités infinies… Elle n’est jamais la même deux secondes de suite.

… avec ses récits qui libéraient l’imagination et réveillaient les rêves

Je vous présente tous mes vœux et vous souhaite de vous souvenir des bonnes choses du passé tout en gardant de l’espoir en l’avenir

04 Le secret de Noël :

Lorsque le jeune Dominic Corde et sa femme Clarice arrivent à Cottisham, un charmant village de la campagne anglaise, pour remplacer Mr. Wynter, le pasteur, pendant la période de Noël, ils ont immédiatement le sentiment d’avoir découvert le lieu de leurs rêves. La beauté du paysage, l’accueil chaleureux des habitants, le confort du presbytère, tout les incite à se réjouir de ce séjour… jusqu’à la découverte du cadavre de Mr. Wynter dans la cave de leur maison. Le médecin conclut à une mort accidentelle mais Clarice, alertée par d’étranges indices, n’y croit pas une seconde. Qui a pu tuer un homme aimé de tous ? Obstinée et courageuse, plus soucieuse d’écouter sa conscience que de se plier aux bonnes manières de la société victorienne, Clarice entreprend de percer les secrets les mieux cachés de ses adorables voisins…

Mon avis : Pas été emballée.. Certes j’ai lu les enquêtes de Charlotte et Thomas Pitt mais le Dominic en question ne m’est pas très sympathique et peu familier. Quant à Clarice, elle est totalement inconnue. Pour ce qui est de l’enquête, là encore je n’ai pas croché. Bref pas une réussite..

Extraits:

Elle l’aimait d’autant plus fort de le savoir conscient de ses propres faiblesses, en même temps que du pouvoir de ses rêves.

Les arbres saupoudrés de neige dessinaient des motifs délicats pareils à de la dentelle sur le ciel gris plomb auquel la lumière pâle donnait un éclat surnaturel. Impressionnée par tant de beauté, elle poussa un lent soupir et en oublia un instant de frissonner.

Le monde n’était plus qu’ombres et mouvements perçus à travers la brume

Personne ne se tient jamais sur la défensive à moins de se sentir vulnérable

Mieux valait poursuivre la vérité et se tromper que se réfugier dans un confort aveugle et lui tourner le dos

L’obscurité semblait se répandre en lui tout autant que dans le ciel

Dehors, les couleurs semblaient s’être évanouies

C’est là le sens de Noël: un espoir éternel, un chemin qui mène vers le meilleur de nous-mêmes et vers tout ce que nous sommes capables de devenir

05 La promesse de Noël :

En cette veille de Noël, le superintendant Runcorn de Scotland Yard aspire à un peu de solitude, loin du vacarme de la ville. Malheureusement, sa paisible retraite sur l’île sauvage d’Anglesey sera de courte durée. Olivia Costain, la jeune sœur du pasteur local, est retrouvée assassinée au cœur du cimetière. De l’avis général, ce crime odieux ne peut être l’œuvre d’un insulaire. Mais les preuves semblent indiquer tout le contraire… Pressé par la belle Mélisande Ewart qui lui ouvre les portes de la gentry locale, Runcorn accepte de mener l’enquête.

Mon avis pas encore lu

06 La révélation de Noël :

Pour Emily Radley, la belle-sœur du célèbre policier Thomas Pitt, les fêtes de Noël s’annoncent désastreuses. Elle doit quitter sur le champ Londres, ses enfants, les mondanités et la fête pour passer ce Noël 1895 en Irlande, auprès d’une tante agonisante qui l’a demandée auprès d’elle. Brusquement plongée au cœur du magnifique et sauvage Connemara, dans un petit village perdu au bord de l’océan, Emily ne s’imaginait pas une seconde confrontée à une affaire de meurtre commis sept ans auparavant. Tandis qu’une tempête ramène sur la grève souvenirs et remords du passé, Emily, aussi à l’aise dans les tourbières irlandaises que dans un salon de la gentry, remue les consciences de la petite communauté, en quête d’un secret bien gardé.

Mon avis : Court et très sympa, une ambiance totalement différente, une découverte. Une très belle description du village irlandais et des jours de tempête, de l’ambiance pesante d’un village qui se soupçonne et se meurt, le poids du silence. L’évocation de la question catholicisme-anglicanisme. Anne Perry excelle toujours autant à nous faire découvrir la vie de cette époque et le contexte sociologique est présent. Très sympa. Et j’aime bien cette idée de nous faire découvrir les personnages secondaires…….

Extrait:

Toute sa vie, elle avait vu dans le fait d’être anglaise, une bénédiction, comme d’être beau ou intelligent, une grâce qu’il fallait prendre à la manière d’un honneur sans jamais la remettre en question.

07 Un Noël plein d’espoir :

Dans le dédale miséreux de l’East End londonien, Noël 1883 prépare ses miracles. Comment Gracie Phipps, treize ans, pourrait-elle refuser d’aider une fillette bouleversée à retrouver son âne ? D’un mystère à l’autre, les deux enfants doivent faire la vérité sur la mort d’Oncle Alf, un chiffonnier du quartier, et sortir vivantes de ce cauchemar de Noël…
Par la reine du genre, un trépidant mystère de Noël au coeur du Londres victorien ou plane l’ombre de Dickens.

Mon avis : passé un bon moment avec la petite Gracie. J’aime bien ces petites histoires de Noel, qui permettent de se consacrer un peu à un personnage récurrent des séries et le connaître davantage. Un conte de Noel d’une centaine de pages bien sympa à lire.

08 L’Odyssée de Noël :

En 1864, dix jours avant Noël, le riche James Wentworth décide de recruter son ami, Henry Rathbone, pour retrouver son fils Lucien. Pris d’une passion dévorante pour une belle jeune femme nommée Shadwell, le jeune homme est plongé dans un monde de dépravation et de violence ou les trafiquants de tout poil font loi. Rathbone ne connaît rien à ce milieu interlope et sensuel ou Lucian passe son temps, aussi recrute-t-il à la clinique médicale de Hester Monk deux compagnons qui y naviguent avec aisance : Squeaky Robinson, un maquereau repenti, et Crow, un mystérieux docteur qui ne refuse de soins à personne, même aux pires crapules. A ceux-ci s’ajoute une recrue précieuse : la jeune Bessie, une adolescente qui fait preuve de courage même aux tréfonds des mauvais quartiers. À quatre, ils devront faire face aux pires travers de l’humanité dans une quête qui les mènera des taudis de Londres aux demeures luxueuses des nantis.

Mon avis :

Henry Rathbone en vedette pour la deuxième fois. Un trio improbable, que tout oppose. Et une lumière qui se diffuse sur trois personnages secondaires, qui œuvrent dans l’ombre. Henry Rathbone, père de Sir Oliver, Squeaky, ancien tenancier de bordel et fidèle lieutenant d’Hester et un plus jeune, Crow, qui met ses compétences médicales au service des plus démunis.  Au fil des pages, entre les 3 hommes se développe une sorte d’amitié, un respect mutuel. Et en cette période de Noel, l’espoir est là. Il faut toujours y croire, même quand tout semble perdu, même quand on est au plus bas. Un conte de Noël qui se déroule dans les bas-fonds, ou l’on côtoie la misère et la déchéance mais qui montre que partout ou il y a de la vie il y a du bon. Une ode à l’amitié aussi..

Extraits :

il s’agissait d’un appétit qui se nourrissait de lui-même et qui finirait par tout dévorer

.. avait dérogé à la première règle du mensonge réussi : ne jamais répondre à des questions qu’on ne vous a pas posées !

Toute cette respectabilité lui avait rongé le cerveau. Il n’était même plus capable d’élaborer un mensonge convenable

Dieu et moi, nous ne sommes pas en bons termes [….] Je lui parle, mais il ne me répond même pas

Autant lâcher des chatons au milieu d’un combat de chiens

L’amitié. Être là au fil des années, en sachant quand il est opportun de se montrer curieux ou de garder le silence. Partager des choses parce qu’elles étaient importantes à mes yeux, même si elles ne l’étaient pas pour lui. Il me rapportait des histoires amusantes et intéressantes qu’on lui avait racontées et me parlait ouvertement autant de ses échecs que de ses succès.

Mais voilà, il avait le sentiment d’arriver après la fête. Comme si la musique s’était tue et qu’il en percevait encore l’écho.

La respectabilité, qu’elle vous ramollisse ou non l’esprit, lui sembla soudain d’une douceur incomparable. C’était comme boire de l’eau pure ou respirer de l’air frais.

Il se surprenait à ressentir de l’affection pour plusieurs personnes qui ne lui étaient d’aucune utilité, ni à lui ni à quiconque. Or l’affection était un luxe dont il s’était toujours passé. L’âge l’aurait-il rattrapé ? Ou la lâcheté ? Prudent, il l’avait été tout au long de son existence ; se comporter autrement eût été stupide ! Mais il n’avait jamais été un lâche. Et à présent, toutes ses valeurs s’effilochaient irrémédiablement… Il n’avait plus de contrôle sur rien !

S’extraire de « l’enfer », comme vous dites, n’est en rien un acte physique, c’est une volonté de l’esprit

Quelle plaie de se soucier de l’opinion des autres ! Un tel comportement était contraire à toutes les lois de la survie

Cette vitalité, cette volonté féroce de mordre la vie à pleines dents sont les signes d’une angoisse. J’ai déjà vu cela. On veut tout et

Le temps nous rattrape, et on se rend compte de ce que l’on a échoué à accomplir, des occasions de faire preuve de gentillesse et de courage que l’on a gâchées, en sachant qu’elles ne se représenteront plus. On entrevoit alors ce que l’on aurait pu être et que l’on n’a pas été

À quoi servait d’aimer ? Uniquement à vous attirer des ennuis

En tout cas, je suis en vie, et il est difficile d’être très heureux une fois qu’on est mort

Le pouvoir de la bonne société est quasi sans limites, ma chère. S’en voir exclu équivaut presque à la mort.

 

09 Le Spectacle de Noël :

C’est à Whitby, petit village de pêcheurs ou le comte Dracula aurait fait sa première apparition – selon le roman éponyme de Bram Stoker –, que Joshua Fielding a décidé de produire sa troupe théâtrale. Avec sa femme Caroline, la mère de Charlotte Pitt, il s’apprête à livrer une adaptation inédite du fameux roman. La première est un désastre, mais l’apparition d’un étranger masqué, suivi d’un meurtre inattendu, viennent donner la dimension dramatique qui manquait à la pièce…
Sous les noirs augures du maître des vampires, le bien et le mal s’affrontent dans un conte de Noël aux accents gothiques !

Mon avis : la personnalité de Caroline, la mère de Fielding est à l’honneur cette fois. Si il y a bien un crime, c’est bien la chose la moins importante du petit livre. L’important c’est le bonheur en fait.. Faut il renoncer à son milieu pour faire ce que l’on veut.. Les acteurs sont perçus comme des saltimbanques; que valent-ils dans la société? Vaut-il mieux faire des sacrifices et être heureux ?Faut-il accepter le poids de la famille, quitte à étouffer et se sentir étranger dans sa propre maison ? Faut-il vivre ses passions? On parle théâtre, mise en scène, jalousie, coulisses … Bien aimé.

Extraits:

Rien n’est aussi cruel que voir son enfant essuyer un échec et affronter la douleur qui en résulte. Toutefois, il est impossible de lui épargner de souffrir en l’empêchant d’essayer. Cela reviendrait à lui dire que vous ne croyez ni en ses capacités ni en son courage

N’importe quel dialogue ne peut que rater son effet si on le lit comme un horaire de chemin de fer

Quand on crée quelque chose, on y met tellement de soi-même qu’il très difficile d’accepter la critique

Avec l’aide de Dieu ! Car c’est probablement au-delà des capacités de qui que ce soit d’autre.

Le Christ est représenté devant une porte dont la poignée est à l’intérieur. Si nous ne l’ouvrons pas nous-mêmes, il lui est impossible d’entrer. Peut-être que le choix nous appartient toujours, en fin de compte ?

La plupart du temps, le mal tire son pouvoir du fait que nous sommes impuissants à le reconnaître. Il n’est pas repoussant du tout. Il n’attaque pas, il séduit

…crut voir passer entre eux un éclair de compréhension, si vif qu’il en était presque lumineux

— Les vrais vampires ? Un tel art de la séduction est pourtant bien réel ! Des personnes qui s’entredévorent, qui vivent en se nourrissant des émotions des autres…

la séduction qu’exerce la part d’ombre qui existe en chacun de nous

il existe plus d’une sorte de solitude… On peut passer sa vie entière avec des personnes qui pensent savoir qui vous êtes ou devriez être et qui ne vous autorisent jamais à devenir quelqu’un de différent.

10 Un Noël à Kanpur (2014) :

Inde britannique, 1857. Après qu’une vague de mutinerie a secoué la base militaire de Kanpur, personne n’est d’humeur aux festivités, à seulement deux semaines de Noël. Un soldat en état d’arrestation pour manquement au devoir a tué un garde et s’est échappé, porteur d’informations cruciales. Quelqu’un l’a forcément aidé, et l’infirmier John Tallis était dépourvu d’alibi au moment des faits. Or son procès pourrait lui coûter la vie… Mais pour le jeune lieutenant Victor Narraway, chargé de sa défense, le suspect semble dénué de motif. Un innocent pourrait-il être pendu avant Noël ?

Mon avis : Toujours sympa ces petits récits de Noël qui permettent de faire connaissance avec des personnages récurrents, principaux ou secondaires. Cette fois nous suivons Narraway, de la série Charlotte et Thomas Pitt. Ce petit texte nous permet de comprendre le caractère de celui qui sera le chef de Pitt, , nous éclairera sur son intuition, son acharnement à défendre, sa manière de ne pas lâcher l’affaire, son implication dans la recherche de la vérité, sa clairvoyance.

11: Le condamné de Noël  (2015) :

Londres, 1868. Alors que la période de Noël commence, Claudine Burroughs ne se sent pas joyeuse à l’idée des bals sans fin, des obligations sociales et des évènements somptueux. Venir en aide aux femmes dans le besoin à la clinique Hester Monk lui a ouvert les yeux sur un autre monde, et le fait que son mari n’approuve pas ce choix la rend malheureuse. Mais les deux univers qu’elle côtoie vont bientôt se rencontrer. Lors d’un gala de Noël, une femme est brutalement battue, et il apparaît rapidement qu’il s’agit d’une prostituée invitée clandestinement par l’un des invités. Le poète Dai Tregarron, accusé d’être l’agresseur, prétend qu’il ne faisait que protéger cette femme contre la violence de trois riches jeunes hommes. Claudine croit en l’histoire de Dai, mais face au rang social qui joue en sa défaveur, comment peut-elle prouver son innocence sans tout risquer ?

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12 : Un Noël à New York (2016) :

La fille de Thomas Pitt, Jemima, est l’héroïne de ce nouveau mystère de Noël dans le New York de 1904.
Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse.
De Hell’s Kitchen à Central Park, Jemina devra trouver son chemin à travers les rues enneigées de New York, sans se douter qu’un danger mortel la menace.

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Perry Anne « Série William Monk »

Cette série a pour cadre le Londres des années 1850 et 1860, et met en scène, un trio de détectives : William Monk, ancien policier devenu détective privé et frappé d’amnésie, Hester Latterly, infirmière s’étant dévouée auprès de Florence Nightingale lors de la guerre de Crimée, et Oliver Rathbone, avocat.

1990 Un étranger dans le miroir – The Face of a Stranger

Résumé : Dans le Londres des années 1850 William Monk, inspecteur de police chevronné, se réveille à l’hôpital. Violemment agressé il y a quelques semaines, il a perdu la mémoire. Ce qu’il s’empresse bien de taire à ses supérieurs, qui auraient tôt fait de l’exclure manu militari de la police londonienne. Revenu à la vie professionnelle, il mène parallèlement une enquête sur le meurtre d’un jeune aristocrate, et sur lui-même. Il découvre d’abord qu’il n’était ni très sympathique ni très aimé, et qu’il avait laissé tomber sa famille, d’origine trop modeste, pour mieux réaliser ses ambitions. Il se rend compte aussi qu’il avait été mêlé de très près au meurtre sur lequel son supérieur, qui veut sa peau, le laisse investiguer…
Mon avis :C’est le 1er d’une série avec pour personnage principal, Monk ( pas Adrian .. William ).. J’ai reçu ce livre il y a un an lors de l’achat plusieurs livres de poche 10 – 18 ..
Je suis prise par l’intrigue, le personnage… bref je fais connaissance et je pense que je suis en train de me dire que si je vois les autres je vais me laisser tenter… Encore une série à lire dans l’ordre…
Alors oui : je l’ai dévoré. Du suspense tout au long du livre. Par contre, nettement plus policier qu’historique…il se passe dans le Londres de 1850; quelques références à la vie et à l’époque .. mais sinon… il est valable par l’intrigue, les personnages, l’ambiance un peu étrange dûe au fait que Monk enquête à la fois sur le crime et sur sa vie pour essayer de recouvrer la mémoire… à lire.

1991 Un deuil dangereux –  A Dangerous Mourning

Résumé :
La famille Moidore n’avait encore jamais connu de scandale, bien à l’abri dans sa demeure de Queen Anne Street. Mais la famille va être frappée par un drame atroce : la fille de Sir Basil Moidore est assassinée. L’inspecteur William Monk est sommé de retrouver le coupable au plus vite et d’épargner autant que possible la famille. Peu aidé, tant par l’hostilité de ses supérieurs que par les séquelles de son amnésie, Monk devra lire derrière les silences et les ombres pour parvenir à résoudre cette nouvelle enquête. Heureusement, sa complice Hester Latterly viendra lui prêter main-forte.« En plongeant son héros dans le Londres des années 1850 avec délectation et sadisme, Anne Perry est entrée dans la cour des plus grands. Voici du neuf et du neuf éblouissant. »
Mon avis : :c’est « pilpatant »…. à lire impérativement dans l’ordre! fini . genial jusqu’à la derniere page!
1992 Défense et trahison – Defend and Betray

Résumé :Après une brillante carrière militaire au service de la couronne d’Angleterre en Inde, l’estimé général Thaddeus Carlyon rencontre la mort, non dans l’affrontement d’une bataille, mais au cours d’un élégant dîner londonien. Accident ou homicide ? La belle Alexandra, épouse du général, confesse bientôt son meurtre, passible du gibet. William Monk, Hester Latterly et Oliver Rathbone travaillent d’arrache-pied pour faire tomber le mur de silence élevé par l’accusée et la famille de son mari ; ils cherchent désespérément une réponse à ce sombre et effrayant mystère, afin de sauver la vie d’une femme.
Mon avis : de plus en plus accro! J’adore les personnages, les enquetes, les intrigues, le suspense, le coté social.. tout quoi !
1993 Vocation fatale –  A Sudden, Fearful Death

Résumé :Une nouvelle enquête s’offre au détective William Monk.
En lui demandant son aide, Mrs. Julia Audley Penrose le plonge dans l’embarras, car il s’agit d’un problème difficile : une agression sexuelle dont a été victime sa sœur. Seuls le professionnalisme de Monk et l’aide précieuse d’Hester Latterly – elle-même confrontée à la mort violente d’une patiente, étranglée à l’hôpital de Londres où elle travaille – et de Lady Callandra, sa bienfaitrice, permettront de résoudre cette douloureuse affaire.
Mon avis : J’ai fait une découverte et je les lâche plus! J’adore! Ce quatuor (Détective, infirmière, Lady et Avocat qui finit toujours par fonctionner ensemble et qui est formidable.. en plus de l’enquête, il y a la personnalité des intervenants, et il y a l’enquête, et le souci de sauver les accusés…

1994 Des âmes noires – The Sins of the Wolf

Résumé : Hester Latterly est engagée par une riche famille écossaise pour accompagner une vieille dame à Londres.
Son unique consigne ? Lui faire avaler son remède pour le cœur, qu’elle a fragile. Dans le train, Hester se lie d’amitié avec sa patiente, lui administre le médicament puis s’endort. À son réveil, la vieille dame a rendu l’âme. L’autopsie révèle qu’il s’agit d’un empoisonnement, et Hester, accusée du meurtre, est emprisonnée. Tous les amis de la jeune femme se mobilisent : Monk part pour Edimbourg afin d’y mener enquête avec le soutien de Rathbone, d’Hester et de Callandra.
Ensemble, ils finiront par découvrir la vérité… et bien plus encore. Cette nouvelle enquête de William Monk donne l’occasion à Anne Perry de nous fournir une illustration supplémentaire de l’ingéniosité parfois perverse avec laquelle elle explore les dessous de l’Angleterre du XIXe siècle.

Mon avis : Palpitant jusqu’au bout.. et Florence Nightingale est même de la partie.. J’adore et je plonge de plus en plus dans l’Angleterre du XIXème… avec la vie des riches, la description des pauvres à la « Dickens » par moments… un régal.. et les personnages récurrents sont attachants.. et les intrigues ne se dénouent qu’au dernier moment…
1995 La Marque de Caïn –  Cain His Brother

Résumé :Angus Stonefield, époux et père modèle et dévoué, homme d’affaires intègre, a disparu depuis trois jours. Le seul point sombre de la vie de cet homme exceptionnel était Caleb, son frère jumeau maléfique, aussi détestable qu’Angus était aimable et aimé. Deux frères jumeaux que tout oppose… sauf la disparition d’Angus qui fait de Caleb un suspect parfait. Quand Monk s’en mêle, les certitudes disparaissent… jusqu’au dénouement! Avec Monk, l’Angleterre victorienne devient un élément romanesque. Ses lieux servent de territoires aux investigations du fringant détective. Au fond, Monk est bel et bien un héros de son temps.

Mon avis : Comme toujours j’ai pas lâché .. mais pour une fois, j’ai deviné… mais j’ai quand même été surprise à la fin… Une belle description des bas-fonds insalubres …….. comme toujours , je me réjouis de lire le suivant..
1996 Scandale et calomnie –  Weighed in the Balance

Résumé :Le prince Friedrich, héritier déchu d’un petit État allemand, meurt des suites d’un accident de cheval dans ~1 a demeure de Lord et Lady Wellborough, dans le Berkshire. La comtesse Zorah Rostova, qui a autrefois eu une liaison avec le prince, accuse son épouse Gisela de l’avoir assassiné. Poursuivie en diffamation, elle demande à Oliver Rathbone d’assurer sa défense. Ce dernier accepte, subjugué par le charme étrange de la comtesse. Pour cette septième aventure de Monk, les amateurs d’Anne Perry retrouveront avec plaisir leurs héros préférés.

Mon avis :au début moins emballée. Sauf coté historique et politique. En effet les 3 héros récurrents, Monk, l’avocat et Esther enquetent mais il font moins « équipe » que d’habitude.. Mais l’histoire est tellement étrange qu’on se passionne une fois de plus. Les personnages sont une fois de plus totalement atypiques… Une fois encore : je me réjouis de lire le prochain…
1997 Un cri étranglé  – The Silent Cry

Résumé :De quoi peuvent bien être coupables un père et un fils de la bonne société londonienne pour mériter la sanglante correction qui leur a été infligée dans un des quartiers les plus sordides de la ville ? Au vu des témoignages, le sergent Evan semble très vite penser que le fils, Rhys Duff, toujours entre la vie et la mort, et incapable de parler ou d’écrire pour raconter les faits, n’est pas aussi innocent qu’il y paraît.
« Si elle cède au pittoresque, sans avoir la prétention de jouer à l’historienne ou à la sociologue, Anne Perry ne mâche pas ses mots pour autant. Lorsqu’elle soulève le voile, rien ne lui échappe: prostitution, inceste, pédophilie, avortements clandestins, corruption – inutile de dire que ceux qui tiennent le haut du pavé ne sont pas les moins compromis. Une enquête de William Monk, c’est le dépaysement assuré. »

Mon avis :une nouvelle réussite. Monk retrouve petit à petit ses souvenirs.. par bribes. Cette fois Sir Oliver est moins présent… et Hester davantage… Une autre virée dans les bas-fonds… mais là j’avais pas mal deviné… avec toutefois des zones d’ombre…

1997 Mariage impossible – Whited Sepulchres [titre britannique]  ou A Breach of Promise

Résumé : Killian Melville, jeune architecte de génie, vient de découvrir que Lambert, son principal client et ami, a décidé de le marier à sa fille unique, Zillah Lambert. Il a même déjà annoncé cette union par voie de presse. Melville refuse, mais expliquer au Tout-Londres que le fiancé rompt son engagement reviendrait à couvrir d’opprobre la jeune promise. Pourtant, rien ni personne ne parvient à convaincre Melville d’accepter ce mariage pour éviter le procès au cours duquel il renonce à fournir la moindre explication. Le lendemain, on le retrouve mort, empoisonné. Les recherches de l’inspecteur Monk vont se révéler vaines ; on conclut au suicide. Un peu vite… À la faveur d’une autre enquête, Monk découvrira (enfin) la clef de l’histoire.

Mon avis : magnifique ! j’adore ces personnages, ces intrigues, l’ambiance de Londres-…  

1999 Passé sous silence –  The Twisted Root

Résumé : La fête donnée en l’honneur du prochain mariage de Miriam Gardiner dans la maison londonienne de son fiancé, Lucius Stourbridge, aurait dû être l’un des plus beaux jours de sa vie. Mais, au cours de la soirée, Miriam disparaît soudainement sans laisser de trace. Soucieux d’éviter le scandale, Lucius charge William Monk de l’enquête, et lui révèle que son cocher, Treadwell, a également disparu. Monk est bouleversé par la détresse de Lucius : son récent mariage avec Hester Latterly l’a rendu sentimental. Et puis, lorsque le corps de Treadwell est découvert, il comprend que cette mort est liée à un terrible secret … Miriam, suspectée du meurtre, est arrêtée. Pour William Monk, la course contre la montre commence…

Mon avis : Un des meilleurs !!!!!!!!!!! Tout le monde est là. tout le monde cherche et s’implique de son coté! le sujet est bon

2000 Esclaves du passé  – Slaves of Obsession

Résumé : William et Hester Monk sont invités à dîner chez les Alberton, des amis de Lady Callandra. Le repas est animé par les vives discussions entre Daniel Alberton, riche marchand d’armes, et sa fille Merrit, jeune idéaliste an iesclavagiste qui prend fait et cause pour un autre convive, Lyman Breeland, officier de l’Union américaine, venu acheter des fusils qu’Alberton a déjà promis à Philo Trace, un gradé de la Confédération sudiste.
Très vite, Daniel Alberton explique à Monk qu’il est victime de chantage et lui demande de l’aider à se sortir de cette mauvaise passe. En effet, le maître chanteur menace de le livrer à un scandale qui ruinerait sa réputation et sa carrière. Alors que Monk commence son enquête, Casbolt, beau-frère et associé de Daniel Alberton et cousin de sa femme Judith, vient réveiller Monk en pleine nuit – Alberton et Merrit ont disparu. Au terme de quelques recherches, leurs craintes se confirment : les caisses de fusils et de munitions ont été volées, et ils découvrent Alberton assassiné, dont Monk retrouve la montre dans la cour de l’entrepôt, preuve apparemment indiscutable de sa culpabilité.

Mon avis : Monk et Hester en Amerique en pleine guerre et l’expérience de la Crimée qui ressurgit; le passé oublié de Monk qui remonte un tantinet… Une course contre la montre pour retrouver les coupables… et le dénouement tout à la fin….. Suspense garanti.
2001 Funérailles en bleu – Funeral in Blue

Résumé : Deux femmes sont retrouvées mortes dans l’atelier d’un peintre londonien. L’une d’elles, Elissa Beck, était une joueuse invétérée, accablée de dettes au point d’avoir ruiné son mari. Ce dernier est immédiatement soupçonné… Afin d’y voir plus clair dans cette affaire un peu trop simple à son goût et qui le touche de près, Monk va devoir s’allier, bien malgré lui, avec son meilleur ennemi, le commissaire Runcorn. L’enquête le mènera jusqu’à Vienne, sur les traces du passé trouble des Beck, héros du soulèvement contre la tyrannie des Habsbourg qui secoua l’Autriche en 1848.

Mon avis : Rathbone manque au casting! On va découvrir un pan de la jeunesse de Monk et Runcorn, l’époque ou ils étaient amis… Kristian Beck, personnage que nous connaissons déjà sera au centre de l’enquête.. encore un personnage qui sort de l’ombre.

2002 Mort d’un étranger – Death of a Stranger

Résumé : Londres, 1862.
Le corps d’un respectable directeur d’une société de chemins de fer, Nolan Baltimore, est découvert dans une maison close du quartier de Coldbath Square, non loin du dispensaire où chaque nuit, Hester, la femme du détective William Monk, apporte soins et réconfort aux prostituées. Celles-ci sont les premières suspectes et le scandale fait bientôt la une des journaux. Alors que Monk enquête sur une fraude risquant de causer une catastrophe ferroviaire, il découvre bientôt d’étranges liens entre cette affaire et le meurtre de Coldbath Square.
Mais le détective, amnésique depuis six ans, va aussi se trouver confronté au cours de cette enquête à hauts risques avec son mystérieux passé… Le temps est-il venu pour lui de lever le voile sur son identité ?

Mon avis :ha-le-tant…. Une enquete qui va replonger Monk dans son passé… il va devoir affronter des personnes qu’il avait connues il y a longtemps. Va-t-il avoir onte de ce qu’il va découvrir? Va-t-il recouvrer un pan de sa mémoire? Est-il quelqu’un de bien? une horrible personne? Comme je sais que d’autres lisent la série je ne vais rien dévoiler… mais c’est un tout bon!!!!

2004 Meurtres sur les docks – The Shifting Tide

Résumé : En 1873, sur les bords de la Tamise, un marin est assassiné et une cargaison d’ivoire dérobée à bord d’un bateau appartenant à l’armateur londonien Clément Louvain. Celui-ci fait appel à William Monk pour récupérer son ivoire au plus vite… Voici le plus ‘smart’ des détectives anglais plongé dans un univers rude et qu’il connaît fort mal : celui des marins et des docks brumeux de la Tamise. Quittant à regret la terre ferme pour le monde de la marine marchande, Monk, avec l’aide précieuse d’Hester, sa femme, et du jeune Scuff, un orphelin cockney qu’il a recruté pour l’occasion, devra pourtant avoir le pied marin pour venir à bout de cette affaire semée d’embûches.

Mon avis : le résumé est faux… Esther est dans une galère toute autre et elle n’aide pas Monk…… Elle tente de mener à bien un tout autre défi : une clinique pour les filles des rues à Portpool Lane, où elle travaille bénévolement, et ou il se passe bien des choses…. Excellent polar . On est sur les docks, et la reconstitution de la vie dans ce coin là est fascinante…..

 2006 Meurtres souterrains – Dark assassin

Résumé : L’heure est aux mutations dans le Londres victorien ! Et tandis que partout dans la ville des travaux de grande envergure se dessinent, dont celui de la rénovation du système des égouts, William Monk est porté à la tête d’une brigade fluviale. Lors d’une patrouille sur la Tamise, il est témoin d’un drame : un couple chute dans les eaux glacées et trouve la mort dans l’instant… D’abord convaincu par la thèse de l’accident, Monk ne parvient pas à chasser certaines incohérences de son esprit : la soudaine rupture de fiançailles des victimes et la vigueur avec laquelle la jeune femme dénonçait les forages poussent bientôt notre détective à chercher une lueur dans les tréfonds londoniens… Avec une ingéniosité sans cesse renouvelée, Anne Perry poursuit sa brillante exploration du crime…

Mon avis : Et je retrouve Monk pour sa 15ème aventure ! Une fois de plus je me rends compte qu’il est important de suivre cette série dans l’ordre! Un tout bon ! extremement instructif en plus sur les travaux menés à Londres. Monk enquète. avec son meilleur ennemi… Esther enquete de son coté… 2 enquetes s’imbriquent ( une de la police métropolitaine et une de la police fluviale) sur 2 suicides; ceux d’un père et de sa fille… mais ces suicides ne seraient-ils pas des meurtres?

2009 Mémoire coupable – Execution Dock

Résumé : Après une course-poursuite effrénée, William Monk, inspecteur de la police fluviale londonienne, réussit enfin à mettre la main sur Jericho Phillips. Accusé du meurtre d’un garçon de treize ans et soupçonné de prostituer de jeunes mineurs sur son bateau, Phillips ressort pourtant libre du tribunal, grâce à la stratégie de défense employée par le célèbre avocat et ami de Monk, Sir Oliver Rathborne. Jetant le discrédit sur les forces de police, cette affaire devient la bête noire du plus coriace détective de Sa Majesté. Aidé par sa femme Hester, Monk décide de réouvrir l’enquête et découvre que certains gentlemen de la bonne société londonienne n’étaient pas si étrangers à l’odieux commerce de Phillips…
« Une intrigue captivante, des personnages crédibles et le souci du détail historique…ce roman ne fera que renforcer le rang, d’une taille déjà fort appréciable, des admirateurs de Perry. » « Publishers Weekly »

Mon avis :  On plonge dans le sordide, dans la prostitution enfantine… Cette enquete signera-t-elle la fin e l’amitié de Sir Olivier et des Monk ? La loyauté et l’amitié triompheront-ils de l’horreur ? La justice et la police ont elles leurs limites…. L’amour des enfants est-il plus fort que le droit et la justice?? Suspense et passion…

 2010: La fin justifie les moyens – « Acceptable Loss »

Résumé : L’infâme proxénète Jericho Philips est mort. Pourtant, Monk reste persuadé que d’innocentes victimes souffrent encore. Quand son instinct lui souffle d’aller fouiller dans les activités du beau-père de Rathbone, l’inspecteur sait qu’il ne va pas aimer ce qu’il va découvrir… Dans l’univers du chantage, du vice et de la corruption, les vérités déclenchent des ouragans.

Mon avis :   C’est la suite de « Mémoire coupable ».. à lire impérativement à la suite.
Encore une fois on tremble pour nos héros…… Monk, Hester, Oliver vont-ils sortir indemnes de l’aventure ???????????

  2011: Une mer sans soleil  – « A sunless Sea »

Résumé :  Sur la jetée de Limehouse, la brume dérobe au jour de terribles secrets… Peu après le suicide d’un honorable docteur, c’est le corps d’une femme que l’on retrouve mutilé. Trop averti pour croire aux coïncidences, Monk ne tarde pas à pénétrer l’envers trouble du commerce pharmaceutique. Une affaire qui menace de compromettre les plus hautes sphères de la société…

Mon avis : 18ème aventure de Monk. Un meurtre atroce. une femme évicérée, un éminent professeur qui se suicide dans un parc, une enquete dans le monde de l’opium… et voici nos héros qui partent enqueter.. Esther, Sir Oliver, Monk, son ancien patron et « meilleur ennemi ».. tout le monde est de la partie…
Et le suspense va durer.. Enquête de tous les protagonistes, recherche de témoins, le tout sur fond de procès et de scandale politique possible. On pénètre dans le monde des vendeurs d’opium.. Et cette fois on est persuadés qu’il est important d’a les lire dans l’ordre car sinon on perd de nombreuses allusions aux enquêtes passées et au « fil rouge »…

2013 : Une question de justice  Blind Justice  (19ème enquête)

Résumé : Nommé juge depuis peu, Rathbone doit faire face à un dilemme complexe : rendre la justice en violant le secret professionnel ou laisser acquitter un coupable. Mais en livrant une pièce à conviction qui accable le révérend Taft, il n’imagine pas que cette décision menace de compromettre son avenir… Dès le lendemain, le révérend et sa famille sont retrouvés morts. Et il n’en faut pas plus pour que Rathbone soit rendu coupable de la tragédie…
Pris au piège d’une affaire délicate, le détective William Monk va devoir démêler la vérité s’il veut sauver la carrière de son fidèle ami olivier Rathbone.

Mon avis : Enquête très spéciale. Pas de sang, mais plongée dans le monde de la corruption. Une fois encore toute la petite bande est mobilisée pour aide n ami. Et cette fois, une aide inattendue se profile. Une fois encore, il saute aux yeux que cette série doit se lire dans l’ordre car qui n’a pas lu les deux livres précédents va ne pas être dans le coup. Et j’aime toujours autant les aventures de Monk et Cie. Bonne plongée dans le monde de la justice.

2014 : Du sang sur la Tamise (20ème enquête)

Résumé : Londres, 1856. Alors que le canal de Suez sonne l’ère du progrès, William Monk se voit confronté à une affaire sans précédent. Sous ses yeux, un navire explose sur la Tamise et cause la perte de nombreux passagers. Pour la police, le coupable de l’attentat est vite trouvé. Mais ne s’agirait-il pas surtout de couvrir la vérité à l’aide d’un bouc émissaire ? Hanté par les images du drame, Monk est prêt à se dresser contre une autorité corrompue pour que justice soit faite…

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2015 : Le couloir des ténèbres (21ème enquête)

Résumé : Magnus Rand, un médecin rusé, et son frère Hamilton, un chimiste de génie, sont prêts à tout pour remédier à la fatale maladie « du sang blanc ». Dans l’annexe du Royal Naval Hospital de Londres, à Greenwich, alors qu’Hester Monk s’occupe d’un des patients des frères Rand, le richissime Bryson Radnor, elle dcouvre trois jeunes enfants terrifiés et apprend avec stupeur qu’ils ont été emprisonnés par le frères Rand à des fins expérimentales. Mais les frères Rand sont trop près de leur but pour permettre à quiconque de révéler leurs expériences. Hester est enlevée avant d’avoir pu les dénoncer.

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2016 : Vengeance en eau froide  (22ème enquête)

Résumé : Monk est appelé par McNab, chef du service des douanes, lorsqu’un cadavre est repêché dans la Tamise. Il constate rapidement que le noyé a reçu une balle dans le dos. L’homme, un faussaire, s’est évadé alors qu’il était sur le point d’être interrogé par des douaniers. Quelques jours plus tard, une seconde évasion a lieu. Le prisonnier parvient à s’échapper alors que Pettifer, le douanier à sa poursuite, se noie malgré l’aide de Monk. McNab pense que les deux hommes cherchaient à cambrioler l’entrepôt d’un homme d’affaires important, Aaron Clive. Alors que Monk poursuit son enquête, une partie de son passé lui est révélée : il a été marin en Californie. Mais il est soudain arrêté pour le meurtre de Pettifer. Cette arrestation a été commanditée par McNab, qui le hait depuis toujours, sans que Monk ne se souvienne pourquoi à cause de son amnésie. Le soutien et les efforts de ses amis seront-ils suffisant à sortir Monk de ce mauvais pas ?

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2017 : « Meurtre en écho » (23ème enquête)

Résumé : Le commandant Monk a déjà vu la mort. Trop souvent de près. Mais le meurtre de ce Hongrois, retrouvé dans un entrepôt du bord de la Tamise, s’avère aussi cruel qu’atypique. Doigts disloqués, lèvres découpées, cadavre transpercé d’une baïonnette et entouré de dix-sept bougies éteintes dans le sang… Tout évoque un rituel glaçant qui place d’emblée ce crime loin des mobiles habituels. Tandis que sa femme Hester essaie d’aider un homme surgi de son passé qui se trouve mêlé à l’affaire, Monk tente de pénétrer la petite communauté hongroise londonienne, repliée sur elle-même. Et alors que le premier meurtre rituel se mue en une série terriffiante, il va lui falloir combattre la défiance, l’hostilité et les menaces de ceux qu’il est censé protéger

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