{"id":10034,"date":"2019-12-22T12:36:30","date_gmt":"2019-12-22T11:36:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10034"},"modified":"2022-04-23T17:55:09","modified_gmt":"2022-04-23T15:55:09","slug":"loubry-jerome-les-refuges-rl2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10034","title":{"rendered":"Loubry, J\u00e9r\u00f4me  \u00abLes refuges\u00bb (RL2019)"},"content":{"rendered":"\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: J\u00e9r\u00f4me Loubry est n\u00e9 en 1976 \u00e0 Saint-Amand-Montrond. Il a d\u2019abord travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger et voyag\u00e9 tout en \u00e9crivant des nouvelles. D\u00e9sormais install\u00e9 en Provence, il a publi\u00e9 en 2017 chez Calmann-L\u00e9vy son premier roman, \u00ab\u00a0<em>Les Chiens de D\u00e9troit<\/em>\u00a0\u00bb, laur\u00e9at du Prix Plume libre d\u2019Argent 2018. En 2018, il publie \u00ab\u00a0<em>Le douzi\u00e8me chapitre<\/em>\u00a0\u00bb suivi de \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10034\">Les refuges<\/a><\/span>\u00a0<\/em>\u00bb en 2019, \u00ab<cite class=\"italique\">De Soleil et de Sang\u00bb <\/cite>en<cite class=\"italique\"> 2020, \u00ab<i>En fauteuil \u00e0 deux\u00bb <\/i><\/cite>en 2021<cite class=\"italique\"><i>, \u00abLes S\u0153urs de Montmort\u00bb <\/i><\/cite>en 2021<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Calmann-L\u00e9vy noir \u2013 04.09.2019 &#8211; 390 pages &#8211; Prix polar Cognac 2019 &#8211; Meilleur roman francophone<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Install\u00e9e en Normandie depuis peu, Sandrine est pri\u00e9e d&rsquo;aller vider la maison de sa grand-m\u00e8re, une originale qui vivait seule sur une \u00eele minuscule, pas tr\u00e8s loin de la c\u00f4te. Lorsqu&rsquo;elle d\u00e9barque sur cette \u00eele grise et froide, Sandrine d\u00e9couvre une poign\u00e9e d&rsquo;habitants \u00e2g\u00e9s organis\u00e9s en quasi autarcie.<br \/>Tous d\u00e9crivent sa grand-m\u00e8re comme une personne charmante, loin de l&rsquo;image que Sandrine en a. Pourtant, l&rsquo;atmosph\u00e8re est \u00e9trange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu&rsquo;un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d&rsquo;entre eux ne quitte-t-il jamais l&rsquo;\u00eele ? Qu&rsquo;est-il arriv\u00e9 aux enfants du camp de vacances pr\u00e9cipitamment ferm\u00e9 en 1949 ? Qui \u00e9tait vraiment sa grand-m\u00e8re ? Sandrine sera retrouv\u00e9e quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses v\u00eatements couverts d&rsquo;un sang qui n&rsquo;est pas le sien&#8230;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mon avis\u00a0:<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un magnifique roman \/thriller psycho-psychiatrique. La d\u00e9couverte d\u2019un auteur (je vais m\u2019empresser de lire les deux premiers) . Il est difficile de vous en parler par crainte de d\u00e9voiler des indices. Sachez simplement que c\u2019est men\u00e9 de main de ma\u00eetre, que l\u2019auteur distille des indices (qui m\u2019ont totalement \u00e9chapp\u00e9) que c\u2019est un livre bouleversant par moments. Un livre qui dose l\u2019angoisse et l\u2019empathie, qui devrait plaire \u00e0 celles et ceux qui aiment le psychologique. Un livre qui alterne pass\u00e9 et pr\u00e9sent, couleurs vives et teintes grises\u2026 Le moins qu\u2019on puisse dire c\u2019est que les m\u00e9andres du cerveau sont aussi tortueux que les petits chemins de traverse que l\u2019auteur emploie pour nous mener jusqu\u2019au bout du suspense. Alors je vous engage vivement \u00e0 mener l\u2019enqu\u00eate avec la journaliste qui d\u00e9barque \u00e0 contre-c\u0153ur sur l\u2019\u00eele pour vider la maison de sa grand-m\u00e8re, avec le policier d\u00e9sabus\u00e9, avec la psy\u2026 Suivez la trace des enfants, \u00e9coutez la voix de Goethe, et l\u2019esprit de l\u2019eau\u2026 \u00a0Un soup\u00e7on d\u2019histoire, de litt\u00e9rature, de mythologie, sur une musique des ann\u00e9es 30, et c\u2019est parti pour un voyage inqui\u00e9tant aux confins de la folie\u2026 laissez-vous porter, manipuler&#8230; Si vous devinez\u2026 vous \u00eates tr\u00e8s tr\u00e8s forts\u00a0! Sans conteste un de mes coups de c\u0153urs polar de cette ann\u00e9e 2019.<br \/>C\u2019est deuxi\u00e8me fois cette ann\u00e9e que j\u2019entends parler du \u00ab\u00a0Lebensborn\u00a0\u00bb \u2026 (la 1\u00e8re fois voir chronique\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9773\">Musso, Valentin \u00ab Les cendres froides \u00bb<\/a>. Je replonge aussi dans l\u2019univers des troubles post-traumatiques aussi (voir chronique\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9825\">Nicci French \u00abJeux de dupes\u00bb<\/a>), la capacit\u00e9 du cerveau \u00e0 se prot\u00e9ger en cas de stress insurmontable \u2026<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Extraits\u00a0:<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle dort avec moi chaque nuit. Il n\u2019y a pas plus fid\u00e8le compagne que la guerre. Quand vous la rencontrez, c\u2019est pour la vie\u2026<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais soudain, une autre sensation de d\u00e9j\u00e0-vu \u00e9clata dans sa conscience, tel un grain de ma\u00efs \u00e0 pop-corn sous la chaleur d\u2019une huile fr\u00e9missante.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certaines civilisations affirmaient que lorsqu\u2019un anc\u00eatre mourait, ses descendants perdaient une partie d\u2019eux-m\u00eames. Pas seulement d\u2019un point de vue g\u00e9n\u00e9alogique ou m\u00e9moriel, mais \u00e9galement physique. Que les atomes provenant de nos parents et pr\u00e9sents dans notre constitution cessaient de vivre \u00e0 leur tour et que cela entra\u00eenait une tristesse organique. Elles pr\u00e9tendaient que c\u2019\u00e9tait l\u00e0 la raison de la fatigue ressentie lors d\u2019un deuil.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une fine gr\u00e8ve, que les marins surnomment \u00ab\u00a0cimeti\u00e8re des vagues \u00a0\u00bb, s\u2019\u00e9tirait devant elle. Son sable \u00e9tait gris, tr\u00e8s loin de la couleur claire et accueillante d\u2019une plage du Pacifique. Des guirlandes d\u2019algues hachuraient sa surface, tels les oripeaux marins d\u2019un monstre lovecraftien.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais les ruptures se nourrissent du temps et du silence.<br \/>Elles d\u00e9vorent nos remords et les dig\u00e8rent jusqu\u2019\u00e0 les rendre inaudibles.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les gens se r\u00e9fugient derri\u00e8re le mot <em>folie<\/em> quand ils ne peuvent ou ne veulent envisager une \u00e9trange r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">les peurs ne disparaissent pas en grandissant. Elles deviennent plus subtiles. Elles se font oublier. Elles ferment juste les yeux.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ses mots sembl\u00e8rent h\u00e9siter \u00e0 recouvrer la libert\u00e9, comme lest\u00e9s par le malheur que pourtant personne ne pouvait deviner \u00e0 cet instant.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">[\u2026] la folie se pare bien souvent d\u2019un voile de normalit\u00e9.<br \/>Il se souvint que les sorci\u00e8res du Berry n\u2019\u00e9taient pas forc\u00e9ment de vieilles femmes au nez crochu, mais aussi de belles inconnues au charme trompeur.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u2019ailleurs, de quels troubles psychotiques proviennent les sarcasmes\u00a0? Vous avez suivi une th\u00e9rapie pour le d\u00e9couvrir\u00a0?<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u2014 Oui, cela est d\u00fb \u00e0 une allergie aigu\u00eb aux personnes persuad\u00e9es de d\u00e9tenir toute la v\u00e9rit\u00e9\u2026 Cela vous semble familier\u00a0? s\u2019amusa-t-elle en abandonnant sa lecture.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La v\u00e9ritable folie est insens\u00e9e, d\u00e9structur\u00e9e\u2026<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est ce que j\u2019appelle <em>un refuge<\/em>\u00a0: une m\u00e9moire parall\u00e8le qui se substitue \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 afin que la victime cesse de souffrir, une illusion projet\u00e9e par le cerveau pour que son propri\u00e9taire survive, tout comme le bouclier neurologique dont je vous ai parl\u00e9. En gros, un endroit o\u00f9 se cacher, comme la couverture sous laquelle nous nous sommes tous r\u00e9fugi\u00e9s enfants pour fuir des monstres r\u00e9els ou imaginaires.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ses yeux et son attention s\u2019\u00e9garaient dans la pi\u00e8ce, et ses l\u00e8vres murmuraient des phrases destin\u00e9es \u00e0 des \u00eatres imaginaires.<br \/>Ou \u00e0 des fant\u00f4mes.<br \/>\u00c0 des lambeaux d\u2019elle-m\u00eame.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Chaque victime r\u00e9agit diff\u00e9remment, et le plus difficile dans ce genre de cas, ce n\u2019est pas d\u2019avouer, mais d\u2019accepter<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e9j\u00e0, petite, elle adorait courir sous les d\u00e9luges d\u2019un hiver naissant. Une m\u00e9t\u00e9o pluvieuse la rendait plus vivante que les caresses hypnotiques d\u2019un soleil d\u2019\u00e9t\u00e9, dont les bras chaleureux vous endormaient et vous abandonnaient, apathique et inutile, au bord d\u2019un point d\u2019eau.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il y avait toujours une part d\u2019\u00e9tranget\u00e9 dans les r\u00e9cits de victimes. Un ami imaginaire, une transformation du bourreau en un monstre mythique, comme le Roi des Aulnes, des fant\u00f4mes, des bruits ou des apparitions inexpliqu\u00e9es, des lieux inexistants\u2026 Cette part de fantastique \u00e9tait le symbole m\u00eame d\u2019un d\u00e9sir de fuir la r\u00e9alit\u00e9, des paroles insens\u00e9es pour n\u2019importe quel observateur mais cependant r\u00e9v\u00e9latrices et fond\u00e9es d\u2019un point de vue psychiatrique.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u2014 C\u2019est un tr\u00e8s beau souvenir, remarquai-je en sentant les larmes frapper \u00e0 la porte de mon regard.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019enfant se cache dans le mensonge pour ne pas avoir \u00e0 affronter la justice de ses parents. La col\u00e8re, la joie\u2026 Lire un livre en est un autre. S\u2019\u00e9vader de son quotidien pour vivre des aventures par procuration\u2026 Mais \u00e9crire ce livre en est un \u00e9galement. Derri\u00e8re ce d\u00e9luge de mots, l\u2019auteur projette bien souvent ses craintes les plus profondes et les enferme en esp\u00e9rant s\u2019en d\u00e9barrasser \u00e0 jamais. Il se r\u00e9fugie dans la narration de ses pires d\u00e9mons pour ne plus les croiser dans le reflet de son miroir. La v\u00e9n\u00e9ration d\u2019un groupe de rock, d\u2019un club de foot\u2026 l\u2019agressivit\u00e9 et la violence pour se r\u00e9fugier loin de notre propre faiblesse\u2026 se recouvrir d\u2019une couverture pour ne pas avoir \u00e0 affronter les monstres nocturnes\u2026 jouer avec des figurines ou des amis imaginaires\u2026 la drogue, l\u2019alcool, la religion\u2026 Tous sont des refuges que nous utilisons \u00e0 un moment de notre vie. De mani\u00e8re consciente ou inconsciente, nous sommes les b\u00e2tisseurs de ce qui nous aide \u00e0 traverser les \u00e9preuves de notre existence.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>En savoir plus<\/strong>\u00a0:\u00a0 Le Roi des aulnes (Erlk\u00f6nig en allemand) est un po\u00e8me de Johann Wolfgang von Goethe \u00e9crit en 1782.\u00a0 (<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Le_Roi_des_aulnes_(po\u00e8me)\">lire article Wikip\u00e9dia<\/a>)\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Image\u00a0<\/strong>: \u00ab\u00a0le roi des aulnes\u00a0\u00bb (statue \u00e0 I\u00e9na)<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: J\u00e9r\u00f4me Loubry est n\u00e9 en 1976 \u00e0 Saint-Amand-Montrond. Il a d\u2019abord travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger et voyag\u00e9 tout en \u00e9crivant des nouvelles. 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