{"id":10317,"date":"2020-02-08T17:53:23","date_gmt":"2020-02-08T16:53:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10317"},"modified":"2020-09-07T16:30:14","modified_gmt":"2020-09-07T14:30:14","slug":"whitehead-colson-underground-railroad-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10317","title":{"rendered":"Whitehead, Colson \u00abUnderground railroad\u00bb (2017)"},"content":{"rendered":"\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Auteur:<\/strong> Colson Whitehead (son nom complet est Arch Colson Chipp Whitehead), n\u00e9 le 6 novembre 1969 \u00e0 New York, est un romancier am\u00e9ricain. Colson Whitehead fr\u00e9quente la Trinity School de New York, puis est dipl\u00f4m\u00e9 de l&rsquo;universit\u00e9 Harvard en 1991. Journaliste, ses travaux paraissent dans de nombreuses publications, dont le The New York Times, Salon et The Village Voice. Il est laur\u00e9at du Prix Pulitzer de litt\u00e9rature 2017 pour son roman \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10317\">Underground Railroad<\/a>\u00ab\u00a0, d\u00e9j\u00e0 \u00e9lu meilleur roman de l&rsquo;ann\u00e9e 2016 par la presse am\u00e9ricaine.<br \/>En 2020 il publie \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11628\">Nickel Boys<\/a>\u00ab\u00a0, qui obtient \u00e9galement le Prix Pulitzer de litt\u00e9rature.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Albin Michel \u2013 23.08.2017 \u2013 397 pages \/ Livre de poche \u2013 27.03.2019 \u2013 408 pages &#8211; Prix Pulitzer de litt\u00e9rature 2017 &#8211; National Book Award &#8211; Fiction 2016 &#8211; Traduit de l&rsquo;anglais (Etats-Unis) par Serge Chauvin.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la G\u00e9orgie d&rsquo;avant la guerre de S\u00e9cession. Abandonn\u00e9e par sa m\u00e8re lorsqu&rsquo;elle \u00e9tait enfant, elle survit tant bien que mal \u00e0 la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave r\u00e9cemment arriv\u00e9 de Virginie, lui propose de s&rsquo;enfuir pour gagner avec lui les Etats libres du Nord, elle accepte. De la Caroline du Sud \u00e0 l&rsquo;Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyss\u00e9e.<br \/>Traqu\u00e9e comme une b\u00eate par un impitoyable chasseur d&rsquo;esclaves, elle fera tout pour conqu\u00e9rir sa libert\u00e9. Exploration des fondements et de la m\u00e9canique du racisme, r\u00e9cit saisissant d&rsquo;un combat poignant, Underground Railroad est une oeuvre politique aujourd&rsquo;hui plus que jamais n\u00e9cessaire. Une fiction \u00e9blouissante. Nathalie Crom, T\u00e9l\u00e9rama. Un envo\u00fbtement. Colson Whitehead est entr\u00e9 dans la grande Histoire.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mon avis\u00a0:<\/strong> Le \u00ab\u00a0Underground Rail Road\u00a0\u00bb donne le titre au roman\u00a0: c&rsquo;est un r\u00e9seau clandestin qui permet aux esclaves de rejoindre le Nord des Etats Unis ; ce n&rsquo;est pas un train mais un r\u00e9seau, un ensemble de moyens d\u2019aide \u00e0 la fuite.<br \/>Plong\u00e9e dans l\u2019esclavage aux Am\u00e9riques au XIX\u00e8me si\u00e8cle, (principalement le Sud du pays) avec pour point de d\u00e9part la G\u00e9orgie. Cora, jeune esclave, se retrouve tr\u00e8s jeune seule dans la plantation\u00a0: elle fait partie de la troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration d\u2019esclaves, sa grand-m\u00e8re, Ajarry est celle qui est venue d\u2019Afrique\u00a0; Cora reste seule suite \u00e0 la fuite de sa m\u00e8re, rare esclave \u00e0 s\u2019\u00eatre enfuie et \u00e0 ne pas avoir \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9e et qui, de ce fait, reste dans les m\u00e9moires comme une sorte de \u00ab\u00a0miracle\u00a0\u00bb et de d\u00e9fi \u00e0 abattre pour les chasseurs d&rsquo;esclaves et les propri\u00e9taires d&rsquo;esclaves. Ajarry, puis Mabel poss\u00e9daient un tr\u00e9sor\u00a0:\u00a0 un lopin de terre de 3 m\u00e8tres carr\u00e9s. Cora va se battre bec et ongles pour garder son petit h\u00e9ritage: d\u00e8s son adolescence sa r\u00e9action quand on cherche \u00e0 le lui voler va nous \u00e9clairer sur le caract\u00e8re de la jeune Cora.<br \/>C\u2019est \u00e0 la fois un roman historique sur l\u2019histoire de l\u2019esclavage aux \u00c9tats-Unis, un roman d\u2019aventure, le portrait d\u2019une femme d\u2019exception mais aussi celui de la vie des noirs \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0: \u00a0une qu\u00eate de libert\u00e9, la travers\u00e9e du pays au XIX\u00e8me si\u00e8cle, un magnifique moment, passionnant au niveau historique. \u00a0C\u2019est aussi l\u2019\u00e9vocation de pratiques sordides, chirurgicales ou autres <em>(\u00ab\u00a0La Caroline du Sud, expliqua-t-il, avait lanc\u00e9 un vaste programme de sant\u00e9 publique pour instruire la population d\u2019une nouvelle m\u00e9thode chirurgicale consistant \u00e0 sectionner les trompes d\u2019une femme pour emp\u00eacher la conception d\u2019un b\u00e9b\u00e9\u00a0\u00bb\u00a0; le vol des cadavres pour approvisionner les cours d\u2019anatomie\u00a0)<\/em>.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alors prenez le train de la solidarit\u00e9, de l\u2019entraide et en avant vers la libert\u00e9\u2026 Suivez la fuite en avant de Cora, traversez plusieurs Etats avec elle et essayez comme elle de survivre, d\u2019\u00e9chapper aux pisteurs d&rsquo;esclaves, apprenez \u00e0 vivre, \u00e0 faire confiance, \u00e0 aimer&#8230; Il a juste manqu\u00e9 un petit\u00a0je ne sais quoi\u00a0 pour en faire un coup de c\u0153ur\u2026 je n\u2019ai pas r\u00e9ussi \u00e0 m\u2019attacher \u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efne.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il a juste manqu\u00e9 un petit\u00a0je ne sais quoi\u00a0 pour en faire un coup de c\u0153ur\u2026 je n\u2019ai pas r\u00e9ussi \u00e0 m\u2019attacher \u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efne. Le roman de <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3300\"><em>Tracy Chevalier<\/em> \u00ab\u00a0<em>La derni\u00e8re fugitive<\/em>\u00a0\u00bb<\/a> parlait d\u00e9j\u00e0 de ce \u00ab\u00a0chemin de fer clandestin\u00a0\u00bb et l\u00e0 j\u2019avais eu un vrai coup de c\u0153ur pour l\u2019h\u00e9ro\u00efne.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La bizarrerie de l\u2019Am\u00e9rique, c\u2019\u00e9tait qu\u2019ici les gens \u00e9taient des choses.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une jeune esclave qui pondait des petits \u00e9tait comme une presse \u00e0 billets\u00a0: de l\u2019argent qui engendrait de l\u2019argent. Quand on \u00e9tait une chose\u00a0\u2013 une charrette, un cheval, un esclave\u00a0\u2013, on avait une valeur qui d\u00e9terminait ce qu\u2019on pouvait esp\u00e9rer.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les esclaves s\u2019\u00e9cart\u00e8rent, \u00e9valuant soigneusement la distance qui repr\u00e9senterait la juste proportion de crainte et de respect.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais la terreur \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 leurs trousses, comme chaque jour \u00e0 la plantation, et elle avan\u00e7ait \u00e0 leur rythme.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Chaque fois qu\u2019ils achevaient un segment de leur voyage, une nouvelle \u00e9tape inattendue d\u00e9butait. La grange aux cha\u00eenes, le trou dans la terre, le wagon branlant\u00a0: le chemin de fer clandestin faisait route vers le bizarre.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle ne comprenait pas bien les histoires d\u2019argent, mais quand il s\u2019agissait de vendre des gens elle savait de quoi il \u00e9tait question.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il parlait petit-n\u00e8gre, m\u00e9lange d\u2019une langue africaine perdue et du patois d\u2019esclave.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c7a restait le Sud, et le diable avait de longs doigts agiles. Et puis, apr\u00e8s tout ce que le monde leur avait enseign\u00e9, comment ne pas reconna\u00eetre des cha\u00eenes quand on les leur fixait aux poignets et aux chevilles&#8230; Celles de Caroline du Sud \u00e9taient de facture nouvelle \u2013\u00a0avec des clefs et des cadenas typiques de la r\u00e9gion\u00a0\u2013 mais elles n\u2019en remplissaient pas moins leur fonction de cha\u00eenes. Ils n\u2019\u00e9taient pas all\u00e9s bien loin.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle l\u2019aspira aussi goul\u00fbment que si \u00e7\u2019avait \u00e9t\u00e9 de l\u2019eau\u00a0: le ciel nocturne \u00e9tait le meilleur repas qu\u2019elle ait jamais go\u00fbt\u00e9, ses \u00e9toiles succulentes et m\u00fbres apr\u00e8s tout ce temps pass\u00e9 sous terre.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle sourit un moment, avant que la r\u00e9alit\u00e9 de sa nouvelle cellule ne reprenne ses droits. Elle grattait entre quatre murs comme un rat. Aux champs, sous terre ou dans un grenier, l\u2019Am\u00e9rique restait sa ge\u00f4li\u00e8re.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces gens s\u2019\u00e9tiolaient au fil de leur parcours \u00e9chevel\u00e9, regardaient de part et d\u2019autre, jamais devant eux. Comme pour \u00e9viter les regards de tous les fant\u00f4mes, ceux des morts qui avaient b\u00e2ti leur ville.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le registre de l\u2019esclavage n\u2019\u00e9tait qu\u2019une longue succession de listes. D\u2019abord les noms recueillis sur la c\u00f4te africaine, sur des dizaines de milliers de manifestes et de livres de bord. Toute cette cargaison humaine. Les noms des morts importaient autant que ceux des vivants, car chaque perte, par maladie ou suicide \u2013\u00a0ou autres motifs malheureux qualifi\u00e9s ainsi pour simplifier la comptabilit\u00e9\u00a0\u2013, devait \u00eatre justifi\u00e9e aupr\u00e8s des armateurs. \u00c0 la vente aux ench\u00e8res, on recensait les \u00e2mes pour chacun des achats, et dans les plantations les r\u00e9gisseurs conservaient les noms des cueilleurs en colonnes serr\u00e9es d\u2019\u00e9criture cursive. Chaque nom \u00e9tait un investissement, un capital vivant, le profit fait chair.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Je suis ce que les botanistes appellent un <em>hybride<\/em>, dit-il la premi\u00e8re fois que Cora l\u2019entendit discourir. Un croisement de deux familles diff\u00e9rentes. Quand il s\u2019agit de fleurs, un tel m\u00e9lange est un r\u00e9gal pour l\u2019\u0153il. Quand cette hybridation prend une forme de chair et de sang, certains s\u2019en offensent. Dans cette pi\u00e8ce, nous reconnaissons ce m\u00e9tissage pour ce qu\u2019il est\u00a0: une nouvelle beaut\u00e9 n\u00e9e au monde, et qui fleurit tout autour de nous.\u00a0\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Un Noir libre ne marche pas pareil qu\u2019un esclave, disait-il. Les Blancs le sentent imm\u00e9diatement, m\u00eame si ce n\u2019est pas conscient. Il ne marche pas pareil, ne parle pas pareil, ne se tient pas pareil. C\u2019est dans les os.\u00a0\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Le ma\u00eetre r\u00e9p\u00e9tait souvent que la seule chose qui soit plus dangereuse qu\u2019un n\u00e8gre avec un fusil, leur dit-il, c\u2019\u00e9tait un n\u00e8gre avec un livre. Alors ici \u00e7a doit \u00eatre un vrai arsenal de poudre noire\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">S\u2019ils peuvent tuer un esclave parce qu\u2019il apprend \u00e0 lire, que vont-ils donc penser d\u2019une biblioth\u00e8que\u00a0? Nous sommes dans une pi\u00e8ce qui d\u00e9borde d\u2019id\u00e9es. Trop d\u2019id\u00e9es pour un homme de couleur. Ou une femme.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce mal s\u2019infiltre dans le sol. Certains disent qu\u2019il s\u2019y enracine et s\u2019y fortifie.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et l\u2019Am\u00e9rique est \u00e9galement une illusion, la plus grandiose de toutes. La race blanche croit, croit de tout son c\u0153ur, qu\u2019elle a le droit de confisquer la terre. De tuer les Indiens. De faire la guerre. D\u2019asservir ses fr\u00e8res. S\u2019il y avait une justice en ce monde, cette nation ne devrait pas exister, car elle est fond\u00e9e sur le meurtre, le vol et la cruaut\u00e9.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les femmes, c\u2019est comme les b\u00eates, disait-il, il suffit de les plier une fois. Apr\u00e8s, elles restent pli\u00e9es.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Info\u00a0: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Esclavage_aux_%C3%89tats-Unis\">Esclavage<\/a> (Wikipedia) \u00a0<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur: Colson Whitehead (son nom complet est Arch Colson Chipp Whitehead), n\u00e9 le 6 novembre 1969 \u00e0 New York, est un romancier am\u00e9ricain. Colson Whitehead fr\u00e9quente la Trinity School de New York, puis est dipl\u00f4m\u00e9 de l&rsquo;universit\u00e9 Harvard en 1991. Journaliste, ses travaux paraissent dans de nombreuses publications, dont le The New York Times, Salon &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10317\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":10318,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[521,7,123,202,193,29,105,45],"tags":[428,586,433,435,1007,195,891,406,169],"class_list":["post-10317","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-521","category-romans-histoire","category-esclavage","category-etats-unis","category-etude-de-societe","category-americaine","category-roman","category-xixeme","tag-clandestins","tag-esclavage","tag-fuite","tag-liberte","tag-plantations","tag-racisme","tag-sud","tag-survie","tag-violence"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10317","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10317"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10317\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11632,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10317\/revisions\/11632"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/10318"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10317"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10317"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10317"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}