{"id":10471,"date":"2020-03-01T13:26:43","date_gmt":"2020-03-01T12:26:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10471"},"modified":"2024-11-16T17:10:08","modified_gmt":"2024-11-16T15:10:08","slug":"owens-delia-la-ou-chantent-les-ecrevisses-rlh2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10471","title":{"rendered":"Owens, Delia \u2013 \u00abL\u00e0 o\u00f9 chantent les \u00e9crevisses\u00bb (RLH2020)"},"content":{"rendered":"\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><b>Autrice<\/b>\u00a0: Delia Owens est n\u00e9e le 4 avril 1949 en G\u00e9orgie, aux Etats-Unis. Dipl\u00f4m\u00e9e en zoologie et biologie, elle part s\u2019installer avec son mari, chercheur et biologiste comme elle, au Botswana en 1974. Ensemble, ils \u00e9tudient les diff\u00e9rentes esp\u00e8ces de mammif\u00e8res de la r\u00e9gion. Gr\u00e2ce \u00e0 cette incroyable exp\u00e9rience au Kalahari puis en Zambie,- au total 23 ans sur place &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>ils publient trois livres de non fiction, tous bestsellers aux USA :\u00a0\u00bbLe cri du Kalahari\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Cry of Kalahary\u00a0\u00bb, 1984), qui obtient la M\u00e9daille John Burroughs 1985, \u00ab\u00a0The Eye of the Elephant\u00a0\u00bb (1992) et \u00ab\u00a0Secrets of the Savanna\u00a0\u00bb (2006).. Delia Owens publie \u00e9galement de nombreux articles scientifiques dans Nature, Natural History, Animal Behavior, Journal of Mammalogy, en menant ses recherches sur les esp\u00e8ces animales en danger et elle monte des projets de sauvegarde de grande ampleur. (Source Babelio). Divorc\u00e9e, Delia Owens vit pr\u00e8s d&rsquo;Asheville, en Caroline du Nord.<\/p>\r\n<p><b>Non fiction:<\/b><br \/><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Owens, Delia et Mark \u00ab\u00a0Le cri du Kalahari\u00a0\u00bb (1984 \/2022) 492 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=21157\">Le cri du Kalahari &#8211; Sur les derni\u00e8res terres inviol\u00e9es d\u2019Afrique<\/a><\/span> <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(Cry of Kalahary &#8211; 1984 &#8211; Rolex Award for Enterprise \/ John Burroughs Award for Nature Writing),<br \/>L&rsquo;oeil de l\u2019\u00e9l\u00e9phant &#8211; (The Eye of the Elephant &#8211; 1992 ) &#8211; 24.06.2022 &#8211; 504 pages<br \/>Les secrets de la savane &#8211; Vingt-trois ans \u00e0 percer les myst\u00e8res des \u00e9l\u00e9phants et des hommes dans les \u00e9tendues sauvages d\u2019Afrique (Secrets of the Savanna &#8211; 2006 .) &#8211; 05.07.2024 &#8211; 342 pages<\/p>\r\n<p><b>Romans <\/b><br \/>\u00ab<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10471\">L\u00e0 o\u00f9 chantent les \u00e9crevisses<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb (2022) est son premier roman (adapt\u00e9 au cin\u00e9ma)<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00a0Seuil \u2013 02.01.2020 \u2013 480 pages (Traduit de l\u2019anglais (Etats-Unis) par Marc Amfreville)<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:\u00a0 Pendant des ann\u00e9es, les rumeurs les plus folles ont couru sur \u00ab la Fille des marais \u00bb de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n\u2019est pas cette fille sauvage et analphab\u00e8te que tous imaginent et craignent.<br \/>A l\u2019\u00e2ge de dix ans, abandonn\u00e9e par sa famille, elle doit apprendre \u00e0 survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultiv\u00e9 qui lui apprend \u00e0 lire et \u00e0 \u00e9crire, lui fait d\u00e9couvrir la science et la po\u00e9sie, transforme la jeune fille \u00e0 jamais. Mais Tate, appel\u00e9 par ses \u00e9tudes, l\u2019abandonne \u00e0 son tour.<br \/>La solitude devient si pesante que Kya ne se m\u00e9fie pas assez de celui qui va bient\u00f4t croiser son chemin et lui promettre une autre vie.<br \/>Lorsque l\u2019irr\u00e9parable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-m\u00eame\u2026<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mon Avis<\/strong>\u00a0: D\u00e9cidemment, fille des marais rime \u00e0 nouveau avec coup de c\u0153ur. J\u2019avais ador\u00e9 le livre de <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8012\"><strong>Karen Dionne<\/strong>\u00a0\u00ab\u00a0La fille du roi des marais\u00a0\u00bb (2018)<\/a>\u00a0<\/span> et cette nouvelle fille des marais est \u00e0 nouveau un moment de lecture envo\u00fbtant. Bienvenue en Caroline du Nord, dans la zone des marais proches de la ville de Barkley Cove\u00a0; un lieu sauvage, convoit\u00e9 par les promoteurs mais qui est pour le moment un havre de libert\u00e9 pour la faune et la flore et une prison de solitude pour une petite fille, Kya, qui se retrouve tr\u00e8s jeune abandonn\u00e9e par sa m\u00e8re, ses s\u0153urs et fr\u00e8res, puis par son p\u00e8re. Kya est un personnage qui restera dans ma m\u00e9moire, \u00e0 la fois pour sa soif de vivre, pour sa soif d\u2019apprendre, pour sa force de caract\u00e8re, pour sa tendresse et sa carapace. C\u2019est un personnage entier comme je les aime qui va au bout de ses sentiments et de ses \u00e9motions. Elle m\u2019a fait vibrer pendant tout le livre, elle m\u2019a fait voyager, courir dans les marais, admirer la nature, d\u00e9tester ou adorer les gens qu\u2019elle c\u00f4toie. Quelle h\u00e9ro\u00efne magnifique qui vit \u00e0 fleur de peau, et qui r\u00e9agit \u00e0 l\u2019instinct.<br \/>Donc pour en dire un peu plus\u00a0: d\u2019un c\u00f4t\u00e9 il y a l\u2019histoire de Kya et de sa famille\u00a0; de l\u2019autre il y a un cadavre retrouv\u00e9 dans les marais et l\u2019enqu\u00eate qui va \u00eatre men\u00e9e par la police. Et fatalement, la petite Kya, sauvageonne qui vit seule dans les marais, est une cible id\u00e9ale pour les bien-pensants qui vivent \u00e0 proximit\u00e9. Que penser d\u2019une fillette qui ne va pas \u00e0 l\u2019\u00e9cole, et n\u2019est pas int\u00e9gr\u00e9e socialement\u00a0? Elle est bien \u00e9videmment ostracis\u00e9e, victime de racisme&#8230; elle est blanche, certes, mais diff\u00e9rente\u2026 donc fatalement elle d\u00e9range. Quand en plus elle devient de plus en plus belle et r\u00e9ussit professionnellement alors que personne \u2013 sauf son ami d\u2019enfance et le vieux noir qui g\u00e8re le poste d\u2019essence et la petite \u00e9picerie &#8211; ne croyait en elle, elle devient la personne \u00e0 abattre\u2026<br \/>J\u2019ai peur d\u2019en dire trop\u2026 ou pas assez. C\u2019est un coup de c\u0153ur absolu.<br \/>Tant pour les lieux d\u00e9crits, les personnages, la mani\u00e8re de vivre et de survivre, que pour la solidarit\u00e9 entre les plus d\u00e9munis et les marginalis\u00e9s.\u00a0 Pour la po\u00e9sie que ce roman d\u00e9gage, pour l\u2019amour des mots, des sons, de la nature, pour les couleurs de la nature et des images\u2026 Pour la peinture des sentiments aussi\u00a0: un livre sur la richesse de l\u2019\u00e2me, la solitude, la trahison\u2026<br \/>Alors une seule chose \u00e0 vous dire\u00a0: aventurez-vous dans les marais en sa compagnie\u2026<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout comme ils produisaient leur propre whisky de contrebande, les habitants des marais manufacturaient leurs propres lois \u2013\u00a0rien \u00e0 voir avec celles que l\u2019on grave dans la pierre ou consigne dans des documents officiels\u00a0: des lois plus profondes, incrust\u00e9es dans leurs g\u00e8nes. Anciennes et naturelles, comme celles qui r\u00e9gissent le monde des faucons et des colombes.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dominant le vacarme des vagues qui rugissaient, Kya appela les oiseaux. L\u2019oc\u00e9an \u00e9tait la basse, mouettes et go\u00e9lands, les sopranos.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son p\u00e8re lui avait dit de nombreuses fois que la d\u00e9finition d\u2019un homme, un vrai, c\u2019\u00e9tait qu\u2019il savait pleurer sans honte, qu\u2019il pouvait lire de la po\u00e9sie avec son c\u0153ur, que l\u2019op\u00e9ra touchait son \u00e2me, et qu\u2019il savait faire ce qu\u2019il fallait pour d\u00e9fendre une femme.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son p\u00e8re avait raison \u2013\u00a0les po\u00e8mes vous font toujours ressentir quelque chose.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Va aussi loin que tu peux. Tout l\u00e0-bas, o\u00f9 on entend le chant des \u00e9crevisses.\u00a0\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0\u00c7a veut dire aussi loin que tu peux dans la nature, l\u00e0 o\u00f9 les animaux sont encore sauvages, o\u00f9 ils se comportent comme de vrais animaux.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans un po\u00e8me, les mots font plus que dire des choses. Ils \u00e9veillent des \u00e9motions. Des fois m\u00eame, ils te font rire.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">M\u00eame les oiseaux courtisent leurs femelles pendant un temps, ils exhibent leur plumage brillant, ils construisent de jolis abris, ils mettent en sc\u00e8ne des ballets magnifiques et chantent des s\u00e9r\u00e9nades.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ses \u00e9tudes lui avaient appris que les m\u00e2les vont d\u2019une femelle \u00e0 la suivante, alors pourquoi s\u2019\u00e9tait-elle laiss\u00e9 s\u00e9duire par cet homme\u00a0?<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si quelqu\u2019un devait jamais comprendre sa solitude, c\u2019\u00e9tait bien la lune.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les visages changent avec les \u00e9preuves de la vie, mais les yeux demeurent une fen\u00eatre ouverte sur le pass\u00e9<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vivre seule, c\u2019\u00e9tait une chose, conna\u00eetre une peur constante, une autre.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand on s\u2019appuie sur quelqu\u2019un, on se retrouve \u00e0 terre.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des racines noueuses s\u2019\u00e9taient empar\u00e9es des pierres tombales et les avaient transform\u00e9es en autant de silhouettes vo\u00fbt\u00e9es et tortur\u00e9es. Des traces de la mort m\u00e9tamorphos\u00e9es en fragments par des signes de la vie.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019amour humain est plus fort que les \u00e9tranges comp\u00e9titions auxquelles se livrent les cr\u00e9atures du marais pour s\u2019accoupler, mais l\u2019existence lui apprit aussi que les g\u00e8nes anciens de la survie persistent sous des formes ind\u00e9sirables dans les spirales du code g\u00e9n\u00e9tique des hommes.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Image<\/strong>\u00a0: avocette<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: Delia Owens est n\u00e9e le 4 avril 1949 en G\u00e9orgie, aux Etats-Unis. Dipl\u00f4m\u00e9e en zoologie et biologie, elle part s\u2019installer avec son mari, chercheur et biologiste comme elle, au Botswana en 1974. Ensemble, ils \u00e9tudient les diff\u00e9rentes esp\u00e8ces de mammif\u00e8res de la r\u00e9gion. 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