{"id":1058,"date":"2014-09-01T14:08:31","date_gmt":"2014-09-01T13:08:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1058"},"modified":"2014-09-10T07:39:17","modified_gmt":"2014-09-10T06:39:17","slug":"goetz-adrien-intrigue-a-langlaise-penelope-01","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1058","title":{"rendered":"Goetz, Adrien \u00ab\u00a0Intrigue \u00e0 l\u2019anglaise\u00a0\u00bb (P\u00e9n\u00e9lope 01) 2007"},"content":{"rendered":"<p>Adrien Goetz (n\u00e9 en 1966 \u00e0 Caen) est un \u00e9crivain fran\u00e7ais, auteur de plusieurs romans ax\u00e9s sur l&rsquo;histoire de l&rsquo;art. Il est \u00e9galement chercheur et enseignant dans ce domaine.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une formation au lyc\u00e9e Malherbe de Caen en Normandie et au lyc\u00e9e Louis-le-Grand \u00e0 Paris, il a \u00e9t\u00e9 \u00e9l\u00e8ve \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale sup\u00e9rieure, rue d&rsquo;Ulm, o\u00f9 il a obtenu l&rsquo;agr\u00e9gation d\u2019histoire. Apr\u00e8s une th\u00e8se de doctorat d&rsquo;histoire de l&rsquo;art portant sur la p\u00e9riode romantique, il enseigne aujourd&rsquo;hui \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Paris-Sorbonne. Il a \u00e9galement v\u00e9cu et travaill\u00e9 aux \u00c9tats-Unis o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 Teaching Assistant en litt\u00e9rature fran\u00e7aise \u00e0 Universit\u00e9 Yale et en Italie, \u00e0 la Scuola Normale Superiore de Pise.<\/p>\n<p>Ses travaux d&rsquo;historien de l&rsquo;art l&rsquo;ont conduit \u00e0 s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 Ingres (il a notamment publi\u00e9 en 2006 Ingres Collages, un essai accompagnant une exposition dont il a \u00e9t\u00e9 le commissaire au Mus\u00e9e Ingres de Montauban et au Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Strasbourg) mais aussi \u00e0 Honor\u00e9 de Balzac (il a pr\u00e9fac\u00e9 et comment\u00e9 son roman sur l&rsquo;art, Le Chef-d&rsquo;\u0153uvre inconnu).<\/p>\n<p>Son premier roman<strong>, Webcam<\/strong> (2003), avait pour h\u00e9ros un artiste contemporain imaginaire, qui rappelait un peu la figure de Balthus. Son deuxi\u00e8me roman, <strong>La Dormeuse de Naples<\/strong> (2004), a re\u00e7u le prix des Deux Magots et le prix Roger-Nimier. La Dormeuse de Naples raconte les aventures imaginaires d&rsquo;un authentique chef-d&rsquo;\u0153uvre perdu par Ingres en 1815, le pendant de la Grande Odalisque du Louvre, \u00e0 travers le monde des ateliers des peintres du XIXe si\u00e8cle \u00e0 Paris, \u00e0 Naples et \u00e0 Rome. Son troisi\u00e8me roman, <strong>Une petite l\u00e9gende dor\u00e9e<\/strong> (2005), se passe \u00e0 notre \u00e9poque, entre Yale University, Washington DC, l&rsquo;Italie, et l&rsquo;Europe centrale. C&rsquo;est encore une fois une aventure artistique puisque le personnage principal, Carlo, cherche \u00e0 reconstituer un tableau de la Renaissance siennoise dont les fragments sont dispers\u00e9s \u00e0 travers le monde. Son quatri\u00e8me roman, <strong>\u00c0 bas la nuit !<\/strong> (2006), est l&rsquo;histoire d&rsquo;une collection priv\u00e9e imaginaire l\u00e9gu\u00e9e, par une richissime excentrique qui ressemble beaucoup \u00e0 Peggy Guggenheim, \u00e0 un jeune gar\u00e7on tr\u00e8s dou\u00e9 et tr\u00e8s myst\u00e9rieux, sorte de Gatsby issu du monde des banlieues. Dans Intrigue \u00e0 l&rsquo;anglaise (2007, Prix Ars\u00e8ne Lupin) c&rsquo;est une jeune conservatrice du patrimoine qui tente de percer les myst\u00e8res des trois m\u00e8tres qui manquent \u00e0 la c\u00e9l\u00e8bre tapisserie de Bayeux.<\/p>\n<p>En 2007, l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise lui a d\u00e9cern\u00e9 le prix Fran\u00e7ois-Victor Noury pour l&rsquo;ensemble de son \u0153uvre. Cinq de ses ouvrages ont \u00e9t\u00e9 traduits en quatre langues \u00e9trang\u00e8res, dont l\u2019italien, le portugais, et l\u2019anglais.<\/p>\n<p>Il collabore \u00e0 divers titres de presse dans le domaine artistique. Longtemps chroniqueur pour la revue L\u2019\u0152il et dans Zurban, hebdomadaire de la vie culturelle parisienne, il \u00e9crit aujourd\u2019hui dans les colonnes de Beaux-Arts Magazine. Il est, depuis 2007, le r\u00e9dacteur en chef de Grande Galerie le Journal du Louvre. Depuis 2008, sa chronique Les arts et vous, consacr\u00e9e aux expositions, para\u00eet dans Le Figaro du lundi.<\/p>\n<p>Il a men\u00e9, en parall\u00e8le, des activit\u00e9s b\u00e9n\u00e9voles au sein de Patrimoine sans Fronti\u00e8res, une organisation non gouvernementale humanitaire dont il a \u00e9t\u00e9 le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral et le vice-pr\u00e9sident jusqu\u2019en 2009. La mission de cette ONG est de d\u00e9fendre le patrimoine en d\u00e9sh\u00e9rence et de l\u2019inscrire dans un contexte de d\u00e9veloppement local durable. L\u2019association agit dans de nombreux pays, tels le Liban, le Cameroun, l\u2019Albanie ou le Kosovo.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #808080;\"><strong> Les enqu\u00eates de P\u00e9n\u00e9lope 1 &#8211; Intrigue \u00e0 l\u2019anglaise (2007)<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Trois m\u00e8tres de toile manquent \u00e0 la fameuse tapisserie de Bayeux, qui d\u00e9crit la conqu\u00eate de l\u2019Angleterre par Guillaume le Conqu\u00e9rant. Que repr\u00e9sentaient-ils ? Les historiens se perdent en conjectures. Une jeune conservatrice du patrimoine, P\u00e9n\u00e9lope Breuil, s\u2019ennuie au mus\u00e9e de Bayeux, jusqu\u2019au jour o\u00f9 la directrice du mus\u00e9e, dont elle est l\u2019adjointe, est victime d\u2019une tentative de meurtre ! Entre-temps, des fragments de tapisserie ont \u00e9t\u00e9 mis aux ench\u00e8res \u00e0 Drouot. P\u00e9n\u00e9lope, charg\u00e9e par le directeur du Louvre de mener discr\u00e8tement une enqu\u00eate, va jouer les d\u00e9tectives et reconstituer l\u2019histoire mill\u00e9naire de la tapisserie, de 1066 \u00e0 la mort tragique de Lady Diana sous le pont de l\u2019Alma\u2026 (Prix Ars\u00e8ne Lupin)<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: En mati\u00e8re d\u2019enqu\u00eates dans le domaine de l\u2019art, j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 bien aim\u00e9 les aventures de Jonathan Argyll \u00e9crites par Ian Pears (Une s\u00e9rie de romans policiers se d\u00e9roulant dans le monde de l&rsquo;art entre Italie et Angleterre.) C\u2019est avec beaucoup de plaisir que j\u2019ai fait la connaissance de P\u00e9n\u00e9lope (jeune conservatrice du patrimoine nomm\u00e9e \u00e0 Bayeux pour son premier poste alors qu\u2019elle r\u00eave des antiquit\u00e9s \u00e9gyptiennes du Louvre) et de Wandrille ( un journaliste) . D\u2019ailleurs une jeune femme amoureuse de l\u2019Egypte ne pouvait que m\u2019enchanter. D\u00e8s le premier tome, je me suis attach\u00e9e aux personnages. L\u2019aventure est passionnante, pas de temps mort. Et ce n\u2019\u00e9tait pas gagn\u00e9 d\u2019avance&#8230; car Bayeux et une tapisserie \u2026 pas folichon, de prime abord. Entre le Moyen Age, le XIX\u00e8me et l\u2019\u00e9poque contemporaine, une enqu\u00eate pleine de fantaisie, d\u2019hypoth\u00e8ses incroyables, et une connaissance du sujet \u00e9vidente.. De quoi me donner envie d\u2019aller me promener \u00e0 Bayeux\u2026 C\u2019est tout dire \u2026 On y parle art, crimes, enqu\u00eates, machination, capitale et province\u2026 . Mais&#8230; car il y a un mais&#8230; ce n\u2019est pas facile \u00e0 lire car c\u2019est touffu, le style n\u2019est pas fluide, un peu (beaucoup) poussif\u2026 Toutefois, je me r\u00e9jouis de retrouver P\u00e9n\u00e9lope \u00e0 Versailles\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Son attention est retenue par un paragraphe intitul\u00e9 \u00ab Visages de profil \u00bb, qu\u2019elle commence \u00e0 lire en \u00e9gyptologue : \u00abUne autre innovation [\u2026] consiste \u00e0 recourir massivement \u00e0 la repr\u00e9sentation de profil des visages, ce qui a l\u00e0 aussi pour effet d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer le cours du r\u00e9cit<\/p>\n<p>Elle aime l\u2019impr\u00e9vu, l\u2019instant qui la transforme en h\u00e9ro\u00efne de roman. Une h\u00e9ro\u00efne qui sombre \u00e0 nouveau, avec d\u00e9lices, dans les vaguelettes du premier sommeil<\/p>\n<p>Elle ne crie pas. Nul ne se pr\u00e9occupe d\u2019une jeune femme assise par terre. Elle se recroqueville dans la posture d\u2019une statue-cube de l\u2019\u00c9gypte ancienne, un bloc de basalte, les bras autour des genoux.<\/p>\n<p>P\u00e9n\u00e9lope, sur son oreiller de toile de lin, r\u00eave en tapisserie. Champollion le Jeune r\u00eavait en hi\u00e9roglyphes. Quelques pens\u00e9es floues viennent cerner quelques minutes de r\u00eave, puis, elle rouvre les yeux. Elle adore cet entre-deux-eaux, comme l\u2019esp\u00e8ce d\u2019hypnose qui la saisit chaque fois dans le<\/p>\n<p>Elle se sent une h\u00e9ro\u00efne d\u2019Hitchcock qui sait qu\u2019elle doit se rendre \u00e0 un rendez-vous donn\u00e9 par un fou au t\u00e9l\u00e9phone. Et qui y va.<\/p>\n<p>En feuilletant les pages, elle se laisse porter par la musique. Et la proustienne musique des noms, qui fait passer dans ses yeux des milliers de villages, de couronnes et de petites \u00e9glises.<\/p>\n<p>Baptis\u00e9 au cidre, fini au calva<\/p>\n<p>Il commence \u00e0 pleuvoir beaucoup. \u00ab Il n\u2019y a pas de mauvais temps, il n\u2019y a que de mauvaises bottes\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le ch\u00e2teau n\u2019en est pas un. Il ressemble \u00e0 un mastaba \u00e9gyptien, ou mieux \u00e0 quatre ou cinq mastabas empil\u00e9s comme des moules \u00e0 cake : une version en pierres locales, avec du lichen vert aux jointures, de la pyramide \u00e0 degr\u00e9s de Saqqarah. Rien moins. P\u00e9n\u00e9lope s\u2019attendait \u00e0 tout, mais \u00e7a\u2026 L&rsquo;\u00c9gypte rong\u00e9e de lierre et de vigne vierge. La Nubie nettoy\u00e9e au Gulf Stream. Une pyramide qu\u2019on aurait dot\u00e9e d\u2019une entr\u00e9e monumentale \u00e0 colonnes de marbre de style \u00e9lisab\u00e9thain et compl\u00e9t\u00e9e, \u00e0 son sommet, par des chemin\u00e9es Renaissance<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<address><strong><span style=\"color: #808080;\">Les enqu\u00eates de P\u00e9n\u00e9lope<\/span><\/strong>:<\/address>\n<address>1. Intrigue \u00e0 l&rsquo;anglaise<\/address>\n<address>2. <a title=\"Adrien Goetz  \u00ab\u00a0Intrigue \u00e0 Versailles\u00a0\u00bb (P\u00e9n\u00e9lope 02) 2009\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1074\">Intrigue \u00e0 Versailles<\/a><\/address>\n<address>3. <a title=\"Goetz, Adrien \u00ab\u00a0Intrigue \u00e0 Venise\u00a0\u00bb (P\u00e9n\u00e9lope 03) 2012\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1078\">Intrigue \u00e0 Venise<\/a><\/address>\n<address>4. Intrigue \u00e0 Giverny<\/address>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Adrien Goetz (n\u00e9 en 1966 \u00e0 Caen) est un \u00e9crivain fran\u00e7ais, auteur de plusieurs romans ax\u00e9s sur l&rsquo;histoire de l&rsquo;art. Il est \u00e9galement chercheur et enseignant dans ce domaine. Apr\u00e8s une formation au lyc\u00e9e Malherbe de Caen en Normandie et au lyc\u00e9e Louis-le-Grand \u00e0 Paris, il a \u00e9t\u00e9 \u00e9l\u00e8ve \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale sup\u00e9rieure, rue d&rsquo;Ulm, &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1058\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1059,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,46,5,12],"tags":[],"class_list":["post-1058","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-polhist","category-lecture-polar","category-litterature-france"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1058","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1058"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1058\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1081,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1058\/revisions\/1081"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1059"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1058"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1058"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1058"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}