{"id":10780,"date":"2020-05-01T17:26:29","date_gmt":"2020-05-01T16:26:29","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10780"},"modified":"2020-05-01T17:26:29","modified_gmt":"2020-05-01T16:26:29","slug":"stefansson-jon-kalman-entre-ciel-et-terre-2010","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10780","title":{"rendered":"Stef\u00e1nsson, J\u00f3n Kalman \u00abEntre ciel et terre\u00bb (2010)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Auteur\u00a0<\/strong>: J\u00f3n Kalman Stef\u00e1nsson, n\u00e9 \u00e0 Reykjav\u00edk en\u00a01963, est po\u00e8te, romancier et traducteur. Son \u0153uvre a re\u00e7u les plus hautes distinctions litt\u00e9raires de son pays, o\u00f9 il figure parmi les auteurs islandais les plus importants.\u00a0<em>Entre ciel et terre<\/em>\u00a0est son premier roman traduit en fran\u00e7ais.<br \/><strong>Ses romans<\/strong>\u00a0: <em>Trilogie romanesque<\/em>\u00a0:\u00a0 \u00ab\u00a0Entre ciel et terre\u00a0\u00bb\u00a0 &#8211; \u00ab\u00a0La Tristesse des anges\u00bb &#8211; \u00ab\u00a0Le C\u0153ur de l&rsquo;homme\u00bb &#8211; <em>Chronique familiale\u00a0<\/em>: \u00ab\u00a0D\u2019ailleurs, les poissons n\u2019ont pas de pieds\u00bb\u00a0 &#8211; \u00ab\u00a0\u00c0 la mesure de l&rsquo;univers\u00bb &#8211;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Gallimard \u2013 18.02. 2010 \u2013 237 pages \/ Folio \u2013 03.03.2011 \u2013 260 pages &#8211; traduit par \u00c9ric Boury<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>&nbsp;: Certains mots sont probablement aptes \u00e0 changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de s\u00e9cher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d&rsquo;autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cou et il est m\u00eame possible de les d\u00e9p\u00eacher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-\u00eatre ni vivants ni morts.<br \/>Parfois les mots font que l&rsquo;on meurt de froid. Cela arrive \u00e0 B\u00e1r\u00f0ur, p\u00eacheur \u00e0 la morue parti en mer sans sa vareuse. Trop occup\u00e9 \u00e0 retenir les vers du Paradis perdu, du grand po\u00e8te anglais Milton, il n&rsquo;a pens\u00e9 ni aux pr\u00e9paratifs de son \u00e9quipage ni \u00e0 se prot\u00e9ger du mauvais temps. Quand, de retour sur la terre ferme, ses camarades sortent du bateau le cadavre gel\u00e9 de B\u00e1r\u00f0ur, son meilleur ami, qui n&rsquo;est pas parvenu \u00e0 le sauver, entame un p\u00e9rilleux voyage \u00e0 travers l&rsquo;\u00eele pour rendre \u00e0 son propri\u00e9taire, un vieux capitaine devenu aveugle, ce livre dans lequel B\u00e1r\u00f0ur s&rsquo;\u00e9tait fatalement plong\u00e9, et pour avoir s&rsquo;il a encore la force et l&rsquo;envie de continuer \u00e0 vivre.<br \/>Par la gr\u00e2ce d&rsquo;une narration o\u00f9 chaque mot est \u00e0 sa place, nous accompagnons dans son voyage initiatique un jeune p\u00eacheur islandais qui pleure son meilleur ami : sa douleur devient la n\u00f4tre, puis son espoir aussi. Entre ciel et terre, d&rsquo;une force hypnotique, nous offre une de ces lectures trop rares dont on ne sort pas indemne. Une r\u00e9v\u00e9lation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La Presse<\/strong> (article publi\u00e9 dans le Temps le 24 aout 2018) trilogie o\u00f9 s\u2019entrem\u00ealent \u00e9l\u00e9ments naturels, \u00e9motions et r\u00e9f\u00e9rences litt\u00e9raires. Le diptyque suivant confirmera le talent du romancier qui s\u2019attache \u00e0 effacer les distinctions entre le monde int\u00e9rieur de ses personnages et le paysage dans lequel ceux-ci \u00e9voluent : cette mer omnipr\u00e9sente qui enserre le pays, les champs de lave, les nuits sans fin, \u00abune nature beaucoup plus sauvage que sur le continent europ\u00e9en, o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 apprivois\u00e9e\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Alors difficile de parler de ce livre pour moi\u2026 L\u2019\u00e9criture est certes magnifique et po\u00e9tique mais je me suis tellement ennuy\u00e9e qu\u2019au final la magie des mots n\u2019a pas suffi\u2026 Combien de fois je me suis dit\u00a0: \u00a0J\u2019abandonne (mais je d\u00e9teste abandonner un livre&#8230; surtout s\u2019il est bien \u00e9crit\u2026 et puis il n\u2019est pas si long\u2026 ; alors j\u2019ai repris une fois encore&#8230; et repos\u00e9 le livre. Je me suis m\u00eame endormie en le lisant ce qui est extr\u00eamement rare\u2026<br \/>D\u00e9j\u00e0 il faut tr\u00e8s tr\u00e8s longtemps pour avoir l\u2019impression d\u2019entrer dans l\u2019histoire\u2026 ensuite malgr\u00e9 le d\u00e9cor, je ne me suis pas passionn\u00e9e par la p\u00e8che \u00e0 la morue \u2026 Impossible de m\u2019attacher aux personnages, impossible de me concentrer sur l\u2019histoire car l\u2019auteur m\u2019a perdue en partant un peu dans tous les sens\u2026 J\u2019ai pass\u00e9 mon temps \u00e0 d\u00e9crocher\u2026 malgr\u00e9 la qualit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture (et de la traduction).\u00a0 Peut-\u00eatre un tort de m\u2019y attaquer en cette p\u00e9riode de confinement qui ne me donne pas envie de me prendre la t\u00eate \u2026 mais quelle difficult\u00e9 \u00e0 me forcer \u00e0 suivre tous ces personnages et ces histoires dans lesquelles je ne me retrouvais plus\u2026<br \/>Dans la premi\u00e8re partie je me suis enlis\u00e9e dans la neige \u2026 et comme les personnages j\u2019ai ram\u00e9\u2026 mais je ne vous dis pas \u00e0 quel point j\u2019ai ram\u00e9\u2026 J\u2019ai avanc\u00e9 dans cette ambiance triste et froide, glaciale et nostalgique, pourvoyeuse de tristesse et d\u2019angoisse\u2026 confront\u00e9e \u00e0 la perte de l\u2019ami, au deuil, \u00e0 l\u2019incompr\u00e9hension, aux \u00e9l\u00e9ments. Le pire c\u2019est le manque d\u2019entrain, le n\u00e9gativisme\u2026 Un pas apr\u00e8s l\u2019autre, en redoutant le pr\u00e9sent, le futur et pleurant sur le pass\u00e9\u2026 En se disant que le suicide est la panac\u00e9e universelle, que le sommeil et le r\u00eave permettent d\u2019\u00e9chapper \u00e0 tout\u2026 On se demande pourquoi ils ne se suicident pas tous \u2026 d\u00e9j\u00e0 que je m\u2019y perds entre les vivants et les morts\u2026<br \/>Malheureusement, la deuxi\u00e8me partie m\u2019a encore moins plu\u2026 en plus de m\u2019ennuyer ferme, je n\u2019ai m\u00eame plus pu appr\u00e9cier les belles descriptions des \u00e9tats d\u2019\u00e2mes mortif\u00e8res et qui vous donnent envie de vous suicider plut\u00f4t que de mettre un pas devant l\u2019autre. Dans la vie en communaut\u00e9 ce n\u2019est pas plus souriant, je me suis m\u00e9lang\u00e9e avec tous ces personnages qui boivent leurs bi\u00e8res et suintent l\u2019ennui et le mal de vivre \u2026<br \/>Si vous n\u2019avez pas le moral, lisez autre chose\u2026 ou alors pr\u00e9voyez la corde pour vous pendre\u2026 ou le trou dans la glace pour vous noyer\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ses l\u00e8vres s\u2019animent, il lit maintes fois le passage et, \u00e0 chaque fois, l\u2019univers qu\u2019il abrite en son for int\u00e9rieur s\u2019\u00e9largit et gagne en ampleur.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le clair de lune peut nous rendre vuln\u00e9rable.<br \/>Il r\u00e9veille en nous des souvenirs, les blessures se rouvrent et nous saignons.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les gens vivent,&nbsp;ils ont leurs heures, leurs baisers, leurs rires, leurs \u00e9treintes, leurs mots doux, leurs joies et leurs peines, chaque vie constitue un univers qui s\u2019effondre ensuite sur lui-m\u00eame et ne laisse rien \u00e0 l\u2019exception de quelques objets rendus pr\u00e9cieux et attrayants par la disparition de leur propri\u00e9taire, ils deviennent importants, parfois m\u00eame sacr\u00e9s, comme si les fragments de cette existence disparue s\u2019\u00e9taient report\u00e9s sur la tasse \u00e0 caf\u00e9, la scie, la brosse \u00e0 dents, le cache-col. Mais tout finit par s\u2019estomper, les souvenirs par s\u2019effacer et au bout du compte, toute chose tr\u00e9passe. L\u00e0 o\u00f9 il y avait autrefois vie et lumi\u00e8re ne subsistent qu\u2019ombre et oubli.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un mot qui en est \u00e0 peine un et ne sert en g\u00e9n\u00e9ral pas \u00e0 grand-chose, nous n\u2019irions pas dire voil\u00e0&nbsp;! lorsque nous r\u00eavons d\u2019un but, que nous d\u00e9sirons des l\u00e8vres, des caresses, nous n\u2019irions pas soupirer voil\u00e0&nbsp;! quand nous connaissons la jouissance, nous ne disons pas voil\u00e0&nbsp;! lorsque quelqu\u2019un nous abandonne et que le c\u0153ur se mue en une pierre inerte.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Celui qui meurt se transforme imm\u00e9diatement en pass\u00e9. Peu importe combien il \u00e9tait important, combien il \u00e9tait bon, combien sa volont\u00e9 de vivre \u00e9tait forte et combien l\u2019existence \u00e9tait impensable sans lui&nbsp;: touch\u00e9&nbsp;! dit la mort, alors, la vie s\u2019\u00e9vanouit en une fraction de seconde et la personne se transforme en pass\u00e9. Tout ce qui lui \u00e9tait attach\u00e9 devient un souvenir que vous luttez pour conserver et c\u2019est une trahison que d\u2019oublier. Oublier la mani\u00e8re dont elle buvait son caf\u00e9. La mani\u00e8re dont elle riait. Cette fa\u00e7on qu\u2019elle avait de lever les yeux. Et pourtant, pourtant, vous oubliez. C\u2019est la vie qui l\u2019exige. Vous oubliez lentement, mais s\u00fbrement, et la douleur peut \u00eatre telle qu\u2019elle vous transperce le c\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La visibilit\u00e9 ne diminue certes que peu avec l\u2019obscurit\u00e9 qui reste l\u2019obscurit\u00e9 et le soir qui demeure le soir. Puis il se transforme en une nuit qui vient se poser sur les yeux, s\u2019infiltre dans les pupilles, emplit les nerfs optiques&nbsp;: lentement, mais s\u00fbrement, ce gamin qui marche s\u2019emplit de nuit. Il voudrait plus que tout s\u2019allonger, \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 il se tient maintenant, se d\u00e9charger de son fardeau, se coucher sur le dos les yeux ouverts, le monde est sombre \u00e0 l\u2019exception des flocons de neige \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui, ils sont blancs, ils ont les ailes des anges pour mod\u00e8le. La neige le recouvrirait, il mourrait en p\u00e9n\u00e9trant dans cette couleur blanche.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il suffit de se tuer et voil\u00e0 toute incertitude balay\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il r\u00eave de vie, il r\u00eave de mort.<br \/>Il en est qui, parmi les d\u00e9funts, vivent en r\u00eave, voil\u00e0 pourquoi il peut \u00eatre douloureux de se r\u00e9veiller. Il se tourne dans l\u2019obscurit\u00e9 et met un certain temps \u00e0 prendre ses rep\u00e8res, \u00e0 distinguer le r\u00e9el du r\u00eave, la vie de la mort, allong\u00e9 dans le lit, il geint, comme un animal bless\u00e9, se rendort, s\u2019enfonce comme une pierre dans l\u2019oc\u00e9an des songes.<br \/>Parfois, c\u2019est dans le sommeil qu\u2019on est le plus heureux, tu y es \u00e0 l\u2019abri, le monde ne t\u2019atteint pas. Tu r\u00eaves de sucre candi et de jours de soleil.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce n\u2019est pourtant pas toujours facile de se rem\u00e9morer le pass\u00e9 sans avoir un pincement au c\u0153ur, sans ressentir de la tristesse et le remords de ne pas en avoir assez profit\u00e9, ne pas avoir assez \u00e9cout\u00e9, pris qu\u2019il \u00e9tait par le temps,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Papa, pourquoi le soleil ne tombe pas, pourquoi ne voyons-nous pas le vent,&nbsp;pourquoi les fleurs ne parlent pas, o\u00f9 s\u2019en va la nuit pendant l\u2019\u00e9t\u00e9, la lumi\u00e8re en hiver, pourquoi les gens meurent-ils, pourquoi sommes-nous oblig\u00e9s de manger les animaux, \u00e7a ne les rend pas tristes, quand est-ce que le monde va mourir&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les r\u00eaves nous lib\u00e8rent parfois des amarres de la vie. Ils sont tel un soleil dans les coulisses du monde.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est facile de se bercer d\u2019illusions lorsqu\u2019on est seul, on peut presque se fabriquer une personnalit\u00e9, se montrer plein de sagesse, de mesure, avoir&nbsp;r\u00e9ponse \u00e0 tout, mais il en va autrement parmi les gens, la chose n\u00e9cessite un effort, l\u00e0, tu n\u2019es plus aussi mesur\u00e9, absolument pas aussi sage, parfois, tu n\u2019es m\u00eame qu\u2019un fichu cr\u00e9tin qui d\u00e9bite toutes sortes d\u2019\u00e2neries.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;Certains mots sont probablement aptes \u00e0 changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de s\u00e9cher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d\u2019autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le c\u0153ur et il est m\u00eame possible de les d\u00e9p\u00eacher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-\u00eatre ni vivants ni morts. Pourtant, \u00e0 eux seuls, ils ne suffisent pas et nous nous \u00e9garons sur les landes d\u00e9sol\u00e9es de la vie si nous n\u2019avons rien d\u2019autre que le bois d\u2019un crayon auquel nous accrocher. S\u2019en vient le soir qui pose sa capuche sur toute chose.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les sanglots apaisent et soulagent, mais ils ne suffisent pas. On ne peut les enfiler les uns derri\u00e8re les autres et les laisser s\u2019enfoncer comme une corde scintillante dans les profondeurs obscures afin d\u2019en remonter ceux qui sont morts et qui auraient d\u00fb vivre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette M\u00e8re Corbeau. Cela lui va comme un gant. Elle a les cheveux aussi bruns que leurs ailes, ses yeux sont deux boulets de charbon qui reposent depuis des mill\u00e9naires au plus profond de la terre et jamais nulle clart\u00e9 ne les a baign\u00e9s. Les plus enhardis vont&nbsp;jusqu\u2019\u00e0 affirmer qu\u2019elle a un croassement \u00e0 la place du c\u0153ur, mais garde-toi de croire tout ce qu\u2019on raconte.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les mots sont des fl\u00e8ches, des balles de fusil, des oiseaux l\u00e9gendaires lanc\u00e9s \u00e0 la poursuite des h\u00e9ros, les mots sont des poissons imm\u00e9moriaux qui d\u00e9couvrent un secret terrifiant au fond de l\u2019ab\u00eeme, ils sont un filet assez ample pour attraper le monde et embrasser les cieux, mais parfois, ils ne sont rien, des guenilles us\u00e9es, transperc\u00e9es par le froid, des&nbsp;forteresses caduques que la mort et le malheur pi\u00e9tinent sans effort.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;les beaux souvenirs lumineux nous appartiennent \u00e9ternellement, mais les mauvais ne disparaissent pas non plus, ils en viendraient m\u00eame presque \u00e0 nous hanter encore plus avec le temps, que le diable l\u2019emporte.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: J\u00f3n Kalman Stef\u00e1nsson, n\u00e9 \u00e0 Reykjav\u00edk en\u00a01963, est po\u00e8te, romancier et traducteur. Son \u0153uvre a re\u00e7u les plus hautes distinctions litt\u00e9raires de son pays, o\u00f9 il figure parmi les auteurs islandais les plus importants.\u00a0Entre ciel et terre\u00a0est son premier roman traduit en fran\u00e7ais.Ses romans\u00a0: Trilogie romanesque\u00a0:\u00a0 \u00ab\u00a0Entre ciel et terre\u00a0\u00bb\u00a0 &#8211; \u00ab\u00a0La Tristesse des &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10780\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":10781,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[59,350,192],"tags":[254,175,351,325,224,376,106],"class_list":["post-10780","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-islande","category-litterature-islandaise","category-xxieme-siecle","tag-amitie","tag-deuil","tag-froid","tag-mal-etre","tag-poetique","tag-quete","tag-voyage"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10780","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10780"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10780\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10782,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10780\/revisions\/10782"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/10781"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10780"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10780"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10780"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}