{"id":10942,"date":"2020-05-22T14:36:58","date_gmt":"2020-05-22T13:36:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10942"},"modified":"2022-01-10T18:51:10","modified_gmt":"2022-01-10T16:51:10","slug":"de-rosnay-tatiana-les-fleurs-de-lombre-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10942","title":{"rendered":"de Rosnay, Tatiana \u00abLes fleurs de l&rsquo;ombre\u00bb (2020)"},"content":{"rendered":"\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Autrice\u00a0<\/strong>: Tatiana de Rosnay est n\u00e9e le 28 septembre 1961, \u00e0 Neuilly-sur-Seine. Son p\u00e8re est fran\u00e7ais d\u2019origine russe, sa m\u00e8re, anglaise. Elle se d\u00e9crit comme \u00e9tant \u00ab franglaise \u00bb et a \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9e \u00e0 Boston et \u00e0 Paris. Apr\u00e8s des \u00e9tudes litt\u00e9raires en Angleterre, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de East Anglia, Tatiana a travaill\u00e9 \u00e0 Paris comme journaliste pour Vanity Fair, Psychologies Magazine, ELLE et le JDD.<br \/><strong>Ses romans<\/strong>\u00a0: <em>L\u2019Appartement t\u00e9moin &#8211; Elle s\u2019appelait Sarah &#8211; La M\u00e9moire des murs \u2013 Boomerang &#8211; Le Voisin &#8211; Le C\u0153ur d\u2019une autre &#8211; Rose<\/em> \u2013 <em>Spirales &#8211; \u00c0 l\u2019encre russe &#8211; Caf\u00e9 Lowendal et autres nouvelles &#8211; Son carnet rouge &#8211; Manderley for ever \u2013 Moka &#8211; Sentinelle de la Pluie &#8211; Tamara par Tatiana &#8211;<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10942\">Les Fleurs de l\u2019Ombre<\/a> <\/span>&#8211;\u00a0<\/em><br \/><br \/><em>Co\u00e9dition Robert Laffont\/H\u00e9lo\u00efse d&rsquo;Ormesson \u2013 12.03.2020 \u2013 329 pages<\/em><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0:<\/strong><em><br \/><\/em>Une r\u00e9sidence pour artistes flambant neuve. Un appartement ultramoderne, au 8e \u00e9tage, avec vue sur tout Paris. Un r\u00eave pour une romanci\u00e8re en qu\u00eate de tranquillit\u00e9. R\u00eave, ou cauchemar ? Depuis qu&rsquo;elle a emm\u00e9nag\u00e9, Clarissa Katsef \u00e9prouve un malaise diffus, le sentiment d&rsquo;\u00eatre observ\u00e9e. Et le doute s&rsquo;immisce. Qui se cache derri\u00e8re CASA ? Clarissa a-t-elle raison de se m\u00e9fier ou c\u00e8de-t-elle \u00e0 la parano\u00efa, victime d&rsquo;une imagination trop fertile ? Fid\u00e8le \u00e0 ses th\u00e8mes de pr\u00e9dilection &#8211; l&#8217;empreinte des lieux, le poids des secrets &#8211; Tatiana de Rosnay tisse une intrigue au suspense diabolique pour explorer les menaces qui p\u00e8sent sur ce bien si pr\u00e9cieux, notre intimit\u00e9.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: C\u2019est la premi\u00e8re fois que je lis un livre de Tatiana de Rosnay\u2026 Bien que sa romanci\u00e8re pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e soit Daphn\u00e9 du Maurier, dans ce roman, elle affiche principalement son amour pour Virginia Woolf et Romain Gary, ce qui n\u2019est pas pour me d\u00e9plaire. Romain Gary et Virginia Woolf\u00a0: deux \u00e9crivains qui se sont suicid\u00e9s\u00a0; deux \u00e9crivains qui se sont suicid\u00e9s chez eux, dans des lieux auxquels ils \u00e9taient attach\u00e9s.<br \/>Dystopie qui se d\u00e9roule en 2034. Dans un avenir pas si \u00e9loign\u00e9 \u2026 ce qui ne peut que g\u00e9n\u00e9rer une certaine angoisse\u2026 Y aura-t-il encore de la nature\u00a0dans une quinzaine d\u2019ann\u00e9es ? \u00a0En ce moment particulier de confinement\/d\u00e9confinement c\u2019est troublant. Ce roman qui parle du \u00ab\u00a0monde d\u2019avant\u00a0\u00bb alors que maintenant tout le monde utilise cette expression\u2026 Le monde du roman n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 chamboul\u00e9 \u00e0 cause d\u2019un virus mais suite \u00e0 des attentats\u2026 n\u2019emp\u00eache que le r\u00e9sultat est le m\u00eame \u00e0 certains points de vue\u2026 la peur, le manque de s\u00e9curit\u00e9, la ville d\u00e9serte. Un Paris angoissant, mais pas que Paris\u2026 Un monde \u00e0 l\u2019arr\u00eat, fig\u00e9, et m\u00eame d\u00e9figur\u00e9, qui a perdu ses symboles de toujours, comme le Paris actuel qui a perdu la fl\u00e8che de Notre-Dame, m\u00eame si la perte de la fl\u00e8che fut accidentelle et non caus\u00e9e par un attentat.<br \/>Une plong\u00e9e dans le monde connect\u00e9, dans l\u2019Intelligence artificielle, dans la domotique, avec pour principale interlocutrice\u2026 Mrs Dalloway\u2026 Clarissa, \u00e0 qui elle doit en partie son pseudo\u2026 Mrs Dalloway, les yeux et les oreilles de son nouvel appartement, son assistante personnelle connect\u00e9e qu\u2019elle va ressentir comme une espionne, une ennemie, une pr\u00e9sence qui la surveille et empi\u00e8te (c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire) sur sa libert\u00e9 alors qu\u2019elle est pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019origine comme une personne qui va la d\u00e9charger de toutes les t\u00e2ches annexes pour lui permettre de cr\u00e9er sans avoir \u00e0 se pr\u00e9occuper du quotidien. Tout comme dans le roman de Virginia Woolf, le r\u00e9cit se passe sur plusieurs plans\u00a0: le pass\u00e9, le pr\u00e9sent.<br \/>Il me semble que Tatiana et Clarissa sont tr\u00e8s proches l\u2019une de l\u2019autre. Et par moments on pourrait se demander\u00a0: sommes-nous dans le monde de Clarissa ou dans celui de Tatiana\u00a0?<br \/>Ce roman met en sc\u00e8ne quatre g\u00e9n\u00e9rations\u00a0: la m\u00e8re (Clarissa Katsev), la fille, la petite-fille (15 ans) et le grand-p\u00e8re. L\u2019h\u00e9ro\u00efne principale, Clarissa Katsev qui a connu un \u00e9norme succ\u00e8s il y a quelques ann\u00e9es en parlant de l\u2019importance du rapport aux lieux et qui se retrouve seule, apr\u00e8s la s\u00e9paration d\u2019avec mon mari. Elle emm\u00e9nage dans un appartement, dans une r\u00e9sidence r\u00e9serv\u00e9e aux artistes\u00a0: CASA. Un appartement neuf, qui n\u2019a donc pas la m\u00e9moire de ceux qui auraient pu y habiter avant.\u00a0: un lieu vierge de toute \u00e9motion. Un refuge\u2026 mais est-ce vraiment la s\u00e9curit\u00e9\u00a0? M\u00eame le chat semble perturb\u00e9 par l\u2019environnement dans lequel il \u00e9volue. Dans ce monde en mutation, la vie de Clarissa Katsef est \u00e0 l\u2019unisson avec les lieux\u00a0; sa vie priv\u00e9e dynamit\u00e9e de l\u2019int\u00e9rieur, elle se retrouve seule et dans des lieux qui ne lui apportent pas le refuge du cocon tiss\u00e9 depuis des ann\u00e9es pour se sentir prot\u00e9g\u00e9e par une intimit\u00e9 et des souvenirs. En perte de rep\u00e8res, elle ne sait plus \u00e0 qui se fier, elle se retrouve dans une r\u00e9alit\u00e9 irr\u00e9elle o\u00f9 elle ne d\u00e9m\u00eale plus le vrai du faux. Une personne qui perd pied (ou \u00e0 qui on veut faire perdre pied) , qui ne s\u2019approprie pas l\u2019espace et le temps. Pour preuve le fait qu\u2019en emm\u00e9nageant dans son nouvel appartement elle ne fait rien pour le rendre \u00e0 son image\u00a0: elle ne le rend pas chaleureux, elle qui est connue pour avoir construit toute son identit\u00e9 autour des lieux et de ce qu\u2019ils d\u00e9gagent ou apportent\u2026 Et mis \u00e0 part sa petite fille et son ex-mari, tout le monde semble mettre en doute ce qu\u2019elle ressent\u2026 et pencherait plut\u00f4t pour la cataloguer comme d\u00e9pressive \u2026<br \/>C\u2019est aussi un livre sur la cr\u00e9ation, sur l\u2019identit\u00e9, sur la perte d\u2019identit\u00e9, sur l\u2019\u00e9criture et la lecture.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais je ne vous en dis pas davantage car il faut vous laisser le plaisir de la d\u00e9couverte. Et pour moi la d\u00e9couverte d&rsquo;une romanci\u00e8re que je vais lire !!! A commencer par <em>Manderley for ever<\/em> &#8230;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais \u00e9tait-elle r\u00e9ellement en s\u00e9curit\u00e9\u00a0? se demanda-t-elle, alors que le chat ronronnait et que la nuit noire semblait l\u2019envelopper. En s\u00e9curit\u00e9 contre qui, contre quoi\u00a0? Vivre seule \u00e9tait plus dur que pr\u00e9vu.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du lien entre les \u00e9crivains, leur travail, leurs maisons, leur intimit\u00e9, et leurs suicides, en particulier Virginia Woolf et Romain Gary.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Clarissa avait soulign\u00e9 le parall\u00e8le inattendu entre les deux romanciers, qui la touchait. Elle pouvait enfin mettre le doigt sur ce qui l\u2019attirait tant ici\u00a0: ce qui la bouleversait, c\u2019\u00e9tait l\u2019histoire qui se tramait en coulisse\u00a0; comment, dans l\u2019intimit\u00e9 de ces lieux, ces personnages publics vivaient et \u00e9crivaient.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle tenait \u00e0 leur dire une chose\u00a0: pour elle, un\u00a0artiste n\u2019avait pas besoin d\u2019expliquer son \u0153uvre\u00a0; si le public ne comprenait pas ou passait \u00e0 c\u00f4t\u00e9, c\u2019\u00e9tait son probl\u00e8me. Pourquoi un artiste devrait-il se justifier\u00a0? Sa cr\u00e9ation parlait d\u2019elle-m\u00eame.\u00a0Des lecteurs lui demandaient de temps en temps d\u2019expliquer la fin de ses livres. Cela la faisait rire, pleurer parfois, ou la mettait dans une rage folle. Elle \u00e9crivait pour inciter \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir, et non pour donner des r\u00e9ponses.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les livres ne vous laissaient jamais tomber. Ils \u00e9taient toujours l\u00e0 pour vous.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle avait pleinement conscience qu\u2019elle ne pouvait continuer ainsi et se transformer en ermite. Cette fragilit\u00e9 in\u00e9dite la paralysait autant qu\u2019elle l\u2019exasp\u00e9rait. Elle allait devoir avancer. Dans sa vie, elle avait toujours su rebondir\u00a0; \u00e0 un moment donn\u00e9, elle allait devoir faire face.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle ne croyait pas aux fant\u00f4mes\u00a0; elle croyait \u00e0 la m\u00e9moire des murs, elle avait la conviction que les lieux captaient les \u00e9motions du pass\u00e9. Mais cet endroit \u00e9tait neuf. Flambant neuf. Elle \u00e9tait la premi\u00e8re \u00e0 y vivre. Le chat avait-il peur de ce qui s\u2019\u00e9tait jadis d\u00e9roul\u00e9 ici\u00a0?<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Se souvenir. C\u2019\u00e9tait comme ouvrir un album photo, s\u2019arr\u00eater \u00e0 une page. Laisser les \u00e9motions remonter, lentement.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je r\u00e9fl\u00e9chis \u00e0\u00a0la langue. La langue d\u2019\u00e9criture. Comment elle s\u2019impose aux \u00e9crivains. Comment nous choisissons nos mots. Certains mots plut\u00f4t que d\u2019autres.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00a0Elle savait que les vrais bilingues \u00e9taient incapables de se cantonner \u00e0 une langue\u00a0; ils passaient de l\u2019une \u00e0 l\u2019autre avec une aisance qui donnait le tournis \u00e0\u00a0leurs interlocuteurs.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u2014 Est-ce que Gary vous a transmis sa m\u00e9lancolie\u00a0?<br \/>\u2014 \u00c0 travers ses livres pour commencer. Dans\u00a0<em>La Vie\u00a0devant soi,<\/em>\u00a0il y a une phrase sublime de m\u00e9lancolie\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est toujours dans les yeux que les gens sont les plus tristes.\u00a0\u00bb Ce jour-l\u00e0, rue du Bac, j\u2019ai ressenti une affinit\u00e9 profonde avec lui.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pensez-vous que les r\u00eaves aient une langue ?<br \/>\u2014 Eh bien, certainement. Mais peut-\u00eatre que notre inconscient ne se focalise pas sur la langue.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les photos avaient pris largement le pas sur les mots. On ne lisait plus les journaux. On regardait les vid\u00e9os en boucle, dans une esp\u00e8ce d\u2019h\u00e9b\u00e9tude fascin\u00e9e.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alors pourquoi continuait-elle \u00e0 \u00e9crire\u00a0? Parce qu\u2019elle n\u2019avait pas le choix, parce que les mots constituaient un rempart, une protection. Elle \u00e9crivait pour faire entendre une voix, m\u00eame fr\u00eale, assourdie\u00a0; elle \u00e9crivait pour laisser une trace, m\u00eame si elle ignorait qui la recueillerait. Elle \u00e9crirait.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle pouvait enfin mettre le doigt sur ce qui l\u2019attirait tant ici\u00a0: ce qui la bouleversait, c\u2019\u00e9tait l\u2019histoire qui se tramait en coulisse\u00a0; comment, dans l\u2019intimit\u00e9 de ces lieux, ces personnages publics vivaient et \u00e9crivaient.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">M\u00eame si Virginia Woolf, comme Romain Gary, avait choisi de mettre fin \u00e0 ses jours, elle laissait derri\u00e8re elle un sillage paisible, un legs de douceur et d\u2019espoir.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la capitale d\u00e9serte, les rues prenaient un air de ville fant\u00f4me. Pas un v\u00e9hicule, pas un passant. Les magasins \u00e9taient ferm\u00e9s. Seuls des drones circulaient, tels d\u2019\u00e9normes insectes survolant les boulevards vides<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 quoi servent les pauvres \u00eatres humains que nous sommes ?<br \/>\u2014 \u00c0 avoir des \u00e9motions<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Info<\/strong>\u00a0: la rue du bac ( <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Rue_du_Bac\">voir la page<\/a>)<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Photo<\/strong> : Vue a\u00e9rienne de Paris confin\u00e9 (avril 2020)<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: Tatiana de Rosnay est n\u00e9e le 28 septembre 1961, \u00e0 Neuilly-sur-Seine. Son p\u00e8re est fran\u00e7ais d\u2019origine russe, sa m\u00e8re, anglaise. Elle se d\u00e9crit comme \u00e9tant \u00ab franglaise \u00bb et a \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9e \u00e0 Boston et \u00e0 Paris. Apr\u00e8s des \u00e9tudes litt\u00e9raires en Angleterre, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de East Anglia, Tatiana a travaill\u00e9 \u00e0 Paris comme &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10942\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":10943,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[957,140,401,35,98,18,12,63,100,192],"tags":[404,660,542,184,175,710,455,913,128,110,314,1125,1127,370,332,213,1126],"class_list":["post-10942","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-957","category-angleterre","category-sf","category-coup-de-coeur-lectures","category-france","category-anglaise","category-litterature-france","category-londres","category-paris","category-xxieme-siecle","tag-anticipation","tag-artiste","tag-attentat","tag-creation","tag-deuil","tag-dystopie","tag-ecriture","tag-intelligence-artificielle","tag-livres","tag-psychologique","tag-rapports-familiaux","tag-romain-gary","tag-surveillance","tag-suspense","tag-thriller","tag-trahison","tag-virginia-woolf"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10942","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10942"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10942\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15252,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10942\/revisions\/15252"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/10943"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10942"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10942"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10942"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}