{"id":11238,"date":"2020-07-11T07:41:58","date_gmt":"2020-07-11T05:41:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11238"},"modified":"2020-07-11T07:41:58","modified_gmt":"2020-07-11T05:41:58","slug":"de-cataldo-giancarlo-je-suis-le-libanais-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11238","title":{"rendered":"De Cataldo, Giancarlo \u00abJe suis le Libanais\u00bb (2014)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Giancarlo De Cataldo, n\u00e9 le 7 f\u00e9vrier 1956 \u00e0 Tarente, chef-lieu de la province homonyme, est un romancier, dramaturge, essayiste, sc\u00e9nariste et magistrat italien, auteur de roman policier. Son roman le plus connu, <em>Romanzo criminale<\/em> (2002), qui vaut \u00e0 son auteur le prix du polar europ\u00e9en, est adapt\u00e9 par Michele Placido au cin\u00e9ma dans un film au titre \u00e9ponyme en 2006.<\/p>\n<p><strong>Romans<\/strong>\u00a0: S\u00e9rie Commissaire Scialoja\u00a0: Romanzo criminale<em> (2002)<\/em>\u00a0 Prix Scerbanenco &#8211; prix du polar europ\u00e9en &#8211; La Saison des massacres<em> (2007) <\/em>S\u00e9rie Trilogia criminale\u00a0: <em>Nero come il cuore &#8211; Onora il padre. Quarto comandamento &#8211; Teneri assassini<br \/>\nAutres\u00a0: Contessa &#8211; <\/em>\u00a0Le P\u00e8re et l&rsquo;\u00c9tranger<em> &#8211; I giorni dell&rsquo;ira. Storie di matricidi \u2013 Fuoco &#8211; L&rsquo;India, l&rsquo;elefante e me &#8211; <\/em>La Forme de la peur<em> &#8211; <\/em>Les Tra\u00eetres &#8211; Je suis le Libanais \u2013 Suburra<em> &#8211; Nell&rsquo;ombra e nella luce &#8211; <\/em>Rome br\u00fble &#8211; L&rsquo;agent du chaos,<\/p>\n<p>M\u00e9taili\u00e9 noir &#8211; 02.05.2014 \u2013 132 pages &#8211; Io sono il Libanese, (Einaudi, 2012) \u00a0traduit par Paola De Luca et Gis\u00e8le Toulouzan,<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Ann\u00e9es 70. Dans la cour d\u2019une prison, un gar\u00e7on de vingt-cinq ans sauve la vie d\u2019un autre jeune homme, objet d\u2019une tentative d\u2019assassinat. La victime est le neveu d\u2019un chef mafieux. Pour le sauveur, Pietro Proietti, dit \u00ab\u00a0le Libanais\u00a0\u00bb, c\u2019est le d\u00e9part d\u2019une fructueuse carri\u00e8re criminelle. Le \u00ab\u00a0boss\u00a0\u00bb lui offre en effet de participer \u00e0 un trafic de drogue mais, pour cela, le Libanais va devoir trouver de l\u2019argent\u2026 Dans sa qu\u00eate de fonds, il va tomber amoureux d\u2019une belle bourgeoise gauchiste, Giada, \u00e0 laquelle il cache le buste de Mussolini qui orne son appartement. \u00c0 la t\u00eate de sa bande de toujours, ce groupe d\u2019enfants des rues avec lesquels il a grandi, il se lance dans un enl\u00e8vement\u2026<br \/>\nSitu\u00e9, dans la chronologie romanesque, avant Romanzo criminale, ce bref et vigoureux r\u00e9cit nous fait retrouver Dandy, le Buffle et tous les autres personnages de la grande saga du crime \u00e0 Rome telle que Giancarlo De Cataldo nous l\u2019avait offerte. Pour les nombreux lecteurs de la foisonnante \u0153uvre centrale, Je suis le Libanais \u00e9clairera des arri\u00e8re-fonds rest\u00e9s jusque-l\u00e0 myst\u00e9rieux, et tout particuli\u00e8rement la personnalit\u00e9 \u00e9nigmatique du chef de bande. De par sa profession de magistrat, De Cataldo peut s\u2019appuyer sur une connaissance approfondie du roman vrai de la criminalit\u00e9 romaine. Gr\u00e2ce \u00e0 ses talents de feuilletoniste hors pair, il en tire de la vraie litt\u00e9rature.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: En pr\u00e9vision de la lecture de \u00ab\u00a0Romanzo criminale\u00a0\u00bb il m\u2019a \u00e9t\u00e9 conseill\u00e9 de lire ce petit livre qui m\u2019a fait faire connaissance avec \u00ab\u00a0le libanais\u00a0\u00bb qui pr\u00e9sente semble-t-il les personnages du suivant. J\u2019ai donc plong\u00e9 dans l\u2019univers de la Mafia romaine et de la Camorra, et suivi les d\u00e9buts (peu fracassants) de Libano\u2026\u00a0 J\u2019ai du mal \u00e0 croire qu\u2019il va devenir un grand ca\u00efd\u2026 quoique\u2026 il parait que l\u2019on apprend de ses erreurs et il a un c\u0153ur g\u00e9n\u00e9reux. Je le prends comme le prologue du suivant, une sorte de roman d\u2019apprentissage\u00a0: les premiers pas dans l\u2019univers des truands, dans les ann\u00e9es 70. Importance des liens, explication de la soumission et de la confiance, d\u00e9couverte des codes, Connaissance du milieu. Importance aussi d\u2019etre sous la protection d\u2019un puissant.<br \/>\nEt \u00e0 travers le personnage de la jeune Giada, peinture de la jeunesse dor\u00e9e des ann\u00e9es 70 qui se r\u00eave anarchiste et r\u00e9volutionnaire. La jonction de plusieurs mondes\u00a0: les pauvres, les nantis, les mafieux\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Les camorristes, mafieux de Naples, r\u00e9gentaient tout, et les Romains s\u2019inclinaient. Les Romains dormaient. Son ambition\u00a0: les r\u00e9veiller.<\/p>\n<p>\u00c0 Rome, il fallait \u00eatre rapide, invisible, aussi malin et impitoyable que les chats du Portico d\u2019Ottavia. Et tout devait avoir un sens, on ne pouvait pas se contenter du m\u00e9lodrame. Non, pas \u00e0 Rome.<\/p>\n<p>Chacun de ses mots ne faisait que confirmer une v\u00e9rit\u00e9 \u00e9l\u00e9mentaire\u00a0: ils appartenaient \u00e0 deux univers distincts, ils \u00e9taient diff\u00e9rents, diff\u00e9rents comme peuvent l\u2019\u00eatre un mortel et une d\u00e9esse.<\/p>\n<p>Il y avait quelque chose qui les unissait. Ils avaient honte tous les deux. Lui, de ne rien avoir, elle d\u2019avoir trop.<\/p>\n<p>La femme d\u2019un ami, c\u2019est sacr\u00e9, \u00e7a ne se discute pas. On l\u2019accepte, c\u2019est tout. La femme d\u2019un ami c\u2019est ta s\u0153ur, ta m\u00e8re, ta fille. Ce n\u2019est m\u00eame pas une femme, c\u2019est la Madone.<\/p>\n<p>Il lui manquait certaines qualit\u00e9s fondamentales pour percer : le foie, le cerveau, le c\u0153ur et les couilles. En fait, pour \u00eatre honn\u00eate, des qualit\u00e9s il n\u2019en avait aucune.<\/p>\n<p>Ils avaient travaill\u00e9 dur. Chacun sa part. Ils l\u2019avaient m\u00e9rit\u00e9. Pour ce qui est des r\u00eaves : ferm\u00e9 pour travaux en cours, repassez demain.<\/p>\n<p>Le destin n\u2019existe pas, seuls les choix comptent.<\/p>\n<p>Une vie comme \u00e7a, fini les r\u00eaves et la rue.<br \/>\nUne vie comme \u00e7a, et l\u2019ennui engloutit tout.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Giancarlo De Cataldo, n\u00e9 le 7 f\u00e9vrier 1956 \u00e0 Tarente, chef-lieu de la province homonyme, est un romancier, dramaturge, essayiste, sc\u00e9nariste et magistrat italien, auteur de roman policier. 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