{"id":11259,"date":"2020-07-13T12:43:53","date_gmt":"2020-07-13T10:43:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11259"},"modified":"2025-10-06T10:32:20","modified_gmt":"2025-10-06T08:32:20","slug":"fagan-jenni-les-buveurs-de-lumiere-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11259","title":{"rendered":"Fagan, Jenni \u00ab Les buveurs de lumi\u00e8re\u00bb (2017)"},"content":{"rendered":"<p><strong>A<\/strong><strong>utrice <\/strong>: N\u00e9e en Ecosse, Jenni Fagan vit \u00e0 Edinbourg. Gr\u00e2ce \u00e0 ses excellents r\u00e9sultats en \u00ab creative writing \u00bb \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Greenwich, elle obtient une bourse d\u2019honneur \u00e0 la Royal Holloway de Londres. Elle a remport\u00e9 les prix du Dewar Arts et du Scottish Screen, entre autres pour ses \u00e9crits po\u00e9tiques. Elle a publi\u00e9 de la po\u00e9sie et gagn\u00e9 des prix d\u00e9cern\u00e9s par l\u2019Arts Council England, le Dewar Arts, et le Scottish Screen, entre autres. Elle a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9e \u00e0 deux reprises pour le Pushcart Prize. Elle puise son inspiration notamment dans sa profession, puisqu\u2019elle travaille comme \u00e9crivain dans les h\u00f4pitaux et les prisons.<\/p>\n<p>Romans \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1595\">La sauvage<\/a><\/span>\u00a0\u00bb(2013)\u00a0;\u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11259\">Les buveurs de lumi\u00e8re<\/a><\/span>\u00bb (2017);\u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15790\">La fille du diable<\/a><\/span>\u00a0\u00bb (2022); \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Fagan, Jenni \u00ab\u00a0Ootlin\u00a0\u00bb (2025) 368 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23021\">Ootlin<\/a><\/span>\u00a0\u00bb (2025)<\/p>\n<p>24.08.2017 \u2013 M\u00e9taili\u00e9 \u2013 Biblioth\u00e8que \u00e9cossaise &#8211; 304 pages &#8211; C\u00e9line Schwaller (Traducteur) \u2013 Points poche \u2013 7.2.2019 \u2013 360 pages (Prix meilleur roman \u2013 Points 2019)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: 2020. Le monde entre dans l&rsquo;\u00e2ge de glace, il neige \u00e0 J\u00e9rusalem et les icebergs d\u00e9rivent le long des c\u00f4tes. Pour les jours sombres qui s&rsquo;annoncent, il faut faire provision de lumi\u00e8re \u2013 neige au soleil, stalactites \u00e9clatantes, aurores bor\u00e9ales. Dylan, g\u00e9ant barbu et tatou\u00e9, d\u00e9barque au beau milieu de la nuit dans la petite communaut\u00e9 de Clachan Fells, au nord de l&rsquo;\u00c9cosse. Il a v\u00e9cu toute sa vie dans un cin\u00e9ma d&rsquo;art et essai \u00e0 Soho, il recommence tout \u00e0 z\u00e9ro.\u00a0 Dylan n&rsquo;a jamais connu pareil bonheur : le sourire \u00e9tourdissant de Constance, la joie de Stella qui court parmi les enfants sur la pelouse. Les flammes bondissent et illuminent les visages des habitants de la communaut\u00e9 de Clachan Fells, qui festoient \u00e0 la lueur du feu cr\u00e9pitant. Alors que l&rsquo;apocalypse gronde, tous ont d\u00e9cid\u00e9 de vivre de lumi\u00e8re, de gin et de se pr\u00e9parer, ensemble, \u00e0 la fin du monde.<br \/>\nDans ce petit parc de caravanes, il rencontre Constance, une bricoleuse de g\u00e9nie au manteau de loup dont il tombe amoureux, et sa fille Stella, ex-petit gar\u00e7on, en pleine temp\u00eate hormonale, qui devient son amie. Autour d&rsquo;eux gravitent quelques marginaux, un taxidermiste r\u00e9ac, un couple de satanistes, une star du porno. Les temp\u00e9ratures plongent, les journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s annoncent des catastrophes terribles, mais dans les caravanes au pied des montagnes, on r\u00e9siste : on construit des po\u00eales, on boit du gin artisanal, on d\u00e9m\u00eale une histoire de famille, on tente de s&rsquo;aimer dans une lumi\u00e8re de miracle.<br \/>\nDans ce roman \u00e9blouissant au lyrisme radical, peupl\u00e9 de personnages \u00e9tranges et beaux, Jenni Fagan distille une tendresse absolue qui donne envie de h\u00e2ter la fin du monde.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Tout comme le pr\u00e9c\u00e9dent, mais dans un contexte totalement diff\u00e9rent, ce fut une fois encore une r\u00e9v\u00e9lation, un \u00e9blouissement.<br \/>\nLe roman couvre l\u2019hiver 2020\/2021, de novembre 2020 o\u00f9 il fait &#8211; 6\u00b0\u00e0 mars 2021, o\u00f9 la temp\u00e9rature atteint -70\u00b0\u2026 Cet hiver, nous allons le passer en compagnie de Dylan, un jeune g\u00e9ant londonien qui a grandi dans un cin\u00e9ma de Soho qui appartenait \u00e0 sa grand-m\u00e8re et \u00e0 sa m\u00e8re, toutes deux r\u00e9cemment disparues en le laissant sans un sou\u00a0; son seul h\u00e9ritage\u00a0: une caravane au fin fond de l\u2019Ecosse. Il va d\u00e9cider de s\u2019y rendre avec pour objectif de r\u00e9pandre les cendres des deux femmes dans la mer qui borde les \u00eeles Orcades. Il part avec ses bagages dans lesquels il transporte sa m\u00e8re et sa grand-m\u00e8re dans un tupperware et une bo\u00eete de glace \u00ab\u00a0Carte d\u2019Or\u00a0\u00bb.<br \/>\nIl va se retrouver dans un campement au milieu des glaces, en plein bouleversement climatique, \u00e0 attendre que le plus gros iceberg d\u00e9rivant de tous les temps leur arrive dessus, \u00e0 surveiller l\u2019arriv\u00e9e de la temp\u00eate de neige C\u00e9cilia, annonc\u00e9e comme la plus effroyable depuis au moins 250 ans.<br \/>\nCet hiver, il va le passer dans un endroit \u00e9poustouflant et ne ressemblant \u00e0 rien de ce qu\u2019il avait pu connaitre auparavant\u00a0: le camps de caravanes de Clachan Fells. Clachant Fells et ses montagnes qui ont pour nom les sept s\u0153urs, et des paysages \u00e0 couper le souffle, balay\u00e9s par des vents temp\u00e9tueux et glaciaux. \u00a0Et il va se retrouver au beau milieu de personnages pour le moins atypiques\u00a0: la belle Constance qui fait scandale dans la communaut\u00e9 en ayant fr\u00e9quent\u00e9 simultan\u00e9ment deux hommes et en ne s\u2019\u00e9tant jamais mari\u00e9e, sa fille Stella de douze ans \u2013 transgenre &#8211; qui jusqu\u2019\u00e0 peu \u00e9tait un gar\u00e7on et est en train de changer de sexe, ce qui n\u2019est pas sans poser des probl\u00e8mes tant physiques que relationnels et d\u2019autres personnages tout aussi hauts en couleur. Cinq mois exceptionnels qui vont probablement nous rapprocher de la fin du monde (ou pas) dans un pays de neige et de glace, un pays d\u2019\u00e9toiles et de com\u00e8tes, un pays \u00e0 trois soleils et aurore bor\u00e9ale\u2026<br \/>\nDu r\u00eave, de la po\u00e9sie, une dystopie sur fond de catastrophe climatique, des probl\u00e8mes de soci\u00e9t\u00e9, des personnages attachants et complexes, de l\u2019amour, des vies difficiles\u00a0: une pure merveille et un \u00e9norme coup de c\u0153ur.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Le vent lui \u00e9corche la peau, ses doigts sont engourdis. Il devrait aller fermer la caravane de sa voisine. Simplement aller l\u00e0-bas et pousser doucement la porte pour qu\u2019elle ne g\u00e8le pas pendant ses crises de somnambulisme. C\u2019est exactement ce qu\u2019il s\u2019appr\u00eate \u00e0 faire quand elle ressort sur sa terrasse, un chiffon \u00e0 la main \u2013 elle l\u00e8ve un bras p\u00e2le et se met \u00e0 cirer la lune.<\/p>\n<p>Il existe plein d\u2019\u00eatres vivants m\u00e2les et femelles \u00e0 la fois\u00a0: les escargots, les \u00e9chinodermes\u00a0; une \u00e9toile de mer passe les trois premi\u00e8res ann\u00e9es de sa vie femelle, et les trois suivantes m\u00e2le. Il y a vingt et une esp\u00e8ces de poissons sur le spectre\u00a0: scalaire, bar de mer, snook, poisson-clown, labre \u2013 une femelle labre se transforme en m\u00e2le quand le m\u00e2le dominant meurt. Le plus joli, c\u2019est un papillon dans lequel le c\u00f4t\u00e9 m\u00e2le a de grosses ailes noires et le c\u00f4t\u00e9 f\u00e9minin des ailes violettes plus petites. C\u2019est un gynandromorphe bilat\u00e9ral, m\u00e2le et femelle en un.<\/p>\n<p>&#8211; Vous regardez le soleil en face ? s\u2019\u00e9tonne Stella.<br \/>\n&#8211; Je regarde juste en dessous.<br \/>\n&#8211; Vous allez devenir aveugle.<br \/>\n&#8211; Non. J\u2019ai appris \u00e0 le faire avec les buveurs de lumi\u00e8re, ils viennent des \u00eeles qui se trouvent plus au nord. On peut absorber la lumi\u00e8re jusque dans ses chromosomes puis, au plus sombre de l\u2019hiver, quand il n\u2019y en a plus du tout, on se met \u00e0 rayonner, rayonner, rayonner. C\u2019est ce que j\u2019ai fait, dit-elle.<br \/>\n&#8211; Vous rayonnez ?<br \/>\n&#8211; Comme un putain d\u2019ange.<\/p>\n<p>Dans la partie d&rsquo;elle la plus secr\u00e8te &#8212; un endroit o\u00f9 elle ira siroter du th\u00e9 un jour &#8212; et pour s&rsquo;y rendre elle devra traverser les parties les plus sombres d&rsquo;elle-m\u00eame &#8212; entre les aortes qui palpitent en charriant leur rivi\u00e8re de sang &#8212; jusqu&rsquo;\u00e0 son c\u0153ur o\u00f9 se trouve une petite porte minuscule s&rsquo;ouvrant sur l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9<\/p>\n<p>Stella s\u2019abrite les yeux pour pouvoir voir les trois soleils en m\u00eame temps.<br \/>\nC\u2019est la chose la plus incroyable qu\u2019elle ait vue de toute sa vie. [\u2026]<br \/>\n&#8211; Comment \u00e7a s\u2019appelle, d\u00e9j\u00e0 ; maman ?<br \/>\n&#8211; Un parh\u00e9lie. C\u2019est un ph\u00e9nom\u00e8ne qui donne l\u2019impression qu\u2019il y a trois soleils mais ceux qui se trouvent de chaque c\u00f4t\u00e9 sont seulement de la lumi\u00e8re refl\u00e9t\u00e9e. \u00c7a a un rapport avec les cristaux de glace.<\/p>\n<p>Quand les adultes entendent grincer une petite porte sombre dans leur coeur, ils montent le son de la t\u00e9l\u00e9. Ils s&rsquo;enfilent un verre de vin. Ils disent au chat que c&rsquo;\u00e9tait juste une porte qui grin\u00e7ait. Le chat sait. Il saute du canap\u00e9 et sort de la pi\u00e8ce. Quand cette petite porte sombre dans un coeur se met \u00e0 faire clic-clac clic-clac clic-clac si fort et si violemment qu&rsquo;on voit litt\u00e9ralement battre leur poitrine &#8211; eh bien l\u00e0 ils disent qu&rsquo;ils ont du cholest\u00e9rol et ils essaient d&rsquo;arr\u00eater le beurre, ils se mettent \u00e0 aller marcher.<\/p>\n<p>Il ne supporte pas le gris. Certaines personnes ne supportent pas le gris mais moi oui, je suis faite pour \u00e7a\u00a0; \u00e7a ne me fait pas peur mais il fait si gris ici, surtout en janvier et f\u00e9vrier, que \u00e7a vous fatigue les yeux et puis l\u2019\u00e2me aussi, alors votre seule solution c\u2019est de se saouler, de mourir, ou de manger du chocolat.<\/p>\n<p>&#8211; Est-ce que l\u2019alchimie est contre la religion\u00a0?<br \/>\n&#8211; Pas si ta religion est la sorcellerie<\/p>\n<p>&#8211; Qu\u2019est-ce que l\u2019alchimie a cr\u00e9\u00e9\u00a0?<br \/>\n&#8211; Le whisky, entre autres choses. Un groupe d\u2019alchimistes essayait de cr\u00e9er le m\u00e9tal le plus pr\u00e9cieux qu\u2019il y a sur terre de toutes les fa\u00e7ons possibles et imaginables, par exemple \u00e0 partir du plomb. Un jour, un des alchimistes a obtenu de l\u2019or liquide \u2013 la premi\u00e8re \u00e9bauche du whisky \u2013 et il n\u2019a sans doute jamais fait marche arri\u00e8re. Il aurait aussi bien pu cr\u00e9er de l\u2019or pur.<\/p>\n<p>Sa m\u00e8re trouve toujours ce dont elles ont besoin comme par enchantement. La chance et la t\u00e9nacit\u00e9 sont ses seuls employeurs.<\/p>\n<p>Le soleil descend en spirale \u00e0 travers la cime des arbres, r\u00e9v\u00e9lant des s\u00e9diments de poussi\u00e8re argent\u00e9e et ambr\u00e9e. Un \u00e9tang gel\u00e9. Des boucles de glace forment une fleur de givre sur une branche tomb\u00e9e. Chaque p\u00e9tale glac\u00e9 est parfaitement recourb\u00e9 et transparent. L&rsquo;hiver les a sculpt\u00e9s pendant la nuit. Les a plac\u00e9s l\u00e0.<\/p>\n<p>Parfois tu vis un instant o\u00f9 tout semble valoir le coup : tout le stress, la lutte, la vie, la mort, toutes les conneries qu&rsquo;il y a entre les deux. Tu vois quelque chose comme \u00e7a et tout devient plus clair : ah ouais, \u00e7a te revient, c&rsquo;est \u00e7a, c&rsquo;est bien \u00e7a !<\/p>\n<p>Elle se rappelle l\u2019\u00e9poque o\u00f9 on allait frapper chez quelqu\u2019un pour demande s\u2019il voulait sortir s\u2019amuser et puis, quand on grandissait, c\u2019\u00e9tait pour faire des conneries.<\/p>\n<p>La temp\u00eate de neige Cecilia est le ph\u00e9nom\u00e8ne hivernal le plus effroyable enregistr\u00e9 depuis plus de deux cents ans. D\u2019ici peu nous nous attendons \u00e0 atteindre le minimum de Maunder, ce qui ne s\u2019est pas produit \u00e0 ce stade depuis trois cent soixante ans.<\/p>\n<p>Alors, en fait, cet hiver est d\u00fb \u00e0 la fonte des calottes glaciaires, ce qui veut dire qu\u2019il a commenc\u00e9 en quelque sorte il y a quinze millions d\u2019ann\u00e9es\u00a0? C\u2019est un genre de voyage temporel\u00a0! Comme si on avait remont\u00e9 le temps, si on \u00e9tait il y a quinze millions d\u2019ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Par ce froid, les mots ressemblent \u00e0 des cristaux\u00a0; ils restent suspendus en l\u2019air, il les porte jusqu\u2019aux arbres qui se dressent au sommet de la montagne, tous ces saules gel\u00e9s que Dylan ne peut s\u2019emp\u00eacher de voir en forme de C, leurs longs bras gel\u00e9s.<\/p>\n<p>Toutes ces ann\u00e9es au Babylon \u00e0 regarder la vie au lieu de la vivre.<\/p>\n<p>Des pens\u00e9es \u00e9tranges s\u2019entrem\u00ealent dans sa t\u00eate, et il se demande si ce n\u2019est pas le d\u00e9but d\u2019une nouvelle forme de folie due au confinement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Info\u00a0: Coatlicue<\/strong> (\u201cfemme serpent\u201d) \u00e9tait la d\u00e9esse supr\u00eame de la terre des azt\u00e8ques. Elle \u00e9tait la m\u00e8re de Huitzilopochtli (dieu de la Guerre), de Coyolxauhqui (d\u00e9esse de la Lune) et de Centzonhuitznahuac et Centzonmimizcoa (les \u00e9toiles du Sud et du Nord).<br \/>\nSon nom signifie \u00ab Dame aux jupes de serpents \u00bb. Ses \u00e9pith\u00e8tes sont \u00ab\u00a0D\u00e9esse-M\u00e8re\u00a0de la Terre qui a donn\u00e9 naissance \u00e0 tous les astres \u00bb, \u00ab D\u00e9esse du feu et de la fertilit\u00e9 \u00bb, \u00ab D\u00e9esse de la vie, de la mort et de la renaissance \u00bb et \u00ab M\u00e8re des \u00e9toiles du sud \u00bb.<br \/>\nSeule, Coatlicue a aussi donn\u00e9 le jour \u00e0 Quetzalc\u00f3atl (serpent \u00e0 plumes de quetzal) et X\u00f3lotl (le dieu du jeu de pelote et le dieu-chien compagnon du soleil dans le monde souterrain).<br \/>\nCoatlicue commandait la saison des pluies et \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9e \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 la nourriture. Dans un mythe, elle est la fille de Chimalman; ses autres manifestations comprennent Cihuacoatl, Teteoinnan, Toci et Tonanzin. Coatlicue \u00e9tait la femme du serpent des nuages Mixcoatl (dieu de la Chasse), mais elle fut mise enceinte par Huitzilopochtli par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019une balle de plumes qui descendit sur elle lorsqu\u2019elle balayait la maison. Elle mit la balle contre son sein, mais fut incapable de la retrouver. Ainsi elle tomba enceinte sans avoir commis de p\u00e9ch\u00e9. Toutefois, ses fils et ses filles, s\u2019estimant d\u00e9honor\u00e9s, d\u00e9cid\u00e8rent de la tuer. Ils auraient r\u00e9ussi si Huitzilopochtli n\u2019\u00e9tait pas n\u00e9 juste \u00e0 temps, arm\u00e9 jusqu\u2019aux dents. Il d\u00e9capita sa soeur Coyolxauhqui, par erreur, puis il tua ses autres fr\u00e8res et s\u0153urs et les dispersa dans les cieux, ou ils devinrent des \u00e9toiles.\u00a0 (Source\u00a0: cesdieux.com)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice : N\u00e9e en Ecosse, Jenni Fagan vit \u00e0 Edinbourg. Gr\u00e2ce \u00e0 ses excellents r\u00e9sultats en \u00ab creative writing \u00bb \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Greenwich, elle obtient une bourse d\u2019honneur \u00e0 la Royal Holloway de Londres. Elle a remport\u00e9 les prix du Dewar Arts et du Scottish Screen, entre autres pour ses \u00e9crits po\u00e9tiques. Elle a &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11259\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":11260,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[521,401,35,543,583,42,33,453,481,105],"tags":[991,254,197,404,465,1168,1123,728,710,437,617,351,326,419,406,471,1169],"class_list":["post-11259","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-521","category-sf","category-coup-de-coeur-lectures","category-coup-de-coeur-auteurs","category-coup-de-coeur","category-ecosse-2","category-ecosse","category-nature-writing","category-rl2017","category-roman","tag-acceptation","tag-amitie","tag-amour","tag-anticipation","tag-apprentissage","tag-climat","tag-confinement","tag-difference","tag-dystopie","tag-ecologie","tag-fantastique","tag-froid","tag-hiver","tag-isolement","tag-survie","tag-tolerance","tag-transgenre"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11259","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11259"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11259\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23026,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11259\/revisions\/23026"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/11260"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11259"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11259"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11259"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}