{"id":11380,"date":"2020-08-06T10:16:19","date_gmt":"2020-08-06T08:16:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11380"},"modified":"2020-08-06T10:31:04","modified_gmt":"2020-08-06T08:31:04","slug":"sattin-anthony-un-hiver-sur-le-nil-florence-nightingale-et-gustave-flaubert-lechappee-egyptienne-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11380","title":{"rendered":"Sattin, Anthony \u00abUn hiver sur le Nil &#8211; Florence Nightingale et Gustave Flaubert, l&rsquo;\u00e9chapp\u00e9e \u00e9gyptienne\u00bb (2015)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: N\u00e9 \u00e0 Londres en 1956, Anthony Sattin est journaliste de presse (Sunday Times, Daily Telegraph, Guardian), de radio et de t\u00e9l\u00e9vision (BBC, Arts Channel). Sp\u00e9cialis\u00e9 dans les r\u00e9cits de voyage, il a connu un vif succ\u00e8s avec The Pharaoh&rsquo;s Shadow et plus r\u00e9cemment Young Lawrence : a Portrait of the Legend as a Young Man. \u00c0 sa parution, \u00ab\u00a0Un hiver sur le Nil\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;un des meilleurs livres de l&rsquo;ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Editions\u00a0: Noir sur Blanc \u2013 1.10.2015 &#8211; 292 pages \/ Libretto Poche &#8211; 6.4.2017 \u2013 330 pages ( traduit par Florence Hertz)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: \u00c0 l&rsquo;hiver de 1849, une jeune Anglaise malheureuse et un obscur \u00e9crivain fran\u00e7ais montent, le m\u00eame soir, \u00e0 bord du vapeur qui relie Alexandrie au Caire. Ils ont un peu moins de 30 ans et partagent l&rsquo;espoir que la d\u00e9couverte de l&rsquo;Orient viendra d\u00e9nouer leur conflit int\u00e9rieur. Huit ans plus tard, l&rsquo;un et l&rsquo;autre \u00e9tonneront le monde : Florence Nightingale en organisant les secours aux bless\u00e9s de la guerre de Crim\u00e9e et Gustave Flaubert en publiant Madame Bovary.<br \/>\nEn 1849, Nightingale n&rsquo;est encore qu&rsquo;une jeune femme qui s&rsquo;insurge contre son destin (le mariage) et que des relations de ses parents emportent en voyage pour tenter de l&rsquo;apaiser. Quant \u00e0 Flaubert, auquel ses amis viennent de conseiller de jeter au feu son premier grand livre : La Tentation de saint Antoine, il part, morose, dans les bagages de son ami Maxime Du Camp. D&rsquo;Alexandrie \u00e0 Abou-Simbel et retour, au rythme lent de ce voyage le long du Nil, Anthony Sattin nous restitue la magie d&rsquo;une \u00c9gypte que le tourisme n&rsquo;a pas encore mise en coupe r\u00e9gl\u00e9e et, par l&rsquo;entremise des journaux et des correspondances, un \u00e9pisode crucial dans la vie de deux personnalit\u00e9s d&rsquo;exception.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>le titre complet est :\u00a0\u00a0\u00abUn hiver sur le Nil \u2013 Florence Nightingale et Gustave Flaubert, l\u2019\u00e9chapp\u00e9e \u00e9gyptienne\u00bb &#8230;\u00a0ne pas l&rsquo;oublier&#8230; c&rsquo;est davantage Nightingale et\u00a0 Flaubert que le Nil&#8230;\u00a0Un hiver sur le Nil\u2026. Encore faut il y arriver\u00a0!<br \/>\nLe premier tiers du livre nous raconte la vie de Florence Nightingale, puis celle de Gustave Flaubert et nous explique dans quelles circonstances ils sont arriv\u00e9s en Egypte et ont fait voyag\u00e9 sur le Nil sans jamais se croiser. Si j\u2019ai toujours bien aim\u00e9 Florence Nightingale (et un peu c\u00f4toy\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 Anne Perry et sa s\u00e9rie Monk), je dois dire que je n\u2019ai jamais (d\u00e9sol\u00e9e) \u00e9t\u00e9 attir\u00e9e par Flaubert\u2026 Le fait qu\u2019il soit tomb\u00e9 amoureux de l\u2019Egypte \u00e0 11 ans en voyant l&rsquo;ob\u00e9lisque sur le Louxor \u00e0 Rouen (navire sp\u00e9cialement con\u00e7u pour acheminer l&rsquo;ob\u00e9lisque de la Concorde depuis le temple de Louxor en \u00c9gypte, jusqu&rsquo;\u00e0 la place de la Concorde \u00e0 Paris) me le rend un peu plus sympathique mais la suite le remet vite \u00e0 sa place\u2026<br \/>\nOn assiste \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des deux protagonistes \u00e0 Alexandrie, puis au Caire. Les britanniques et les Fran\u00e7ais sont dirig\u00e9s vers des h\u00f4tels diff\u00e9rents. Ni l\u2019un ni l\u2019autre ne sont emball\u00e9s par Alexandrie\u00a0; pour Florence, l\u2019endroit le plus embl\u00e9matique d\u2019Alexandrie est un dispensaire \u00ab\u00a0les filles de la Charit\u00e9\u00a0\u00bb. Quand au Caire, Florence aimera la ville, ce qui n\u2019est pas le cas de Flaubert\u2026<br \/>\nPuis on part sur le Nil\u2026 Alors que le r\u00e9cit de Florence me fait repenser \u00e0 la croisi\u00e8re Le Caire \u2013 Assouan que j\u2019ai eu la chance de faire il y a de ann\u00e9es, me parle paysages, impression de temps suspendu, \u00e9gyptologie, sites arch\u00e9ologiques, cot\u00e9 Flaubert c\u2019est autocentr\u00e9 et tr\u00e8s peu \u00e9gyptologique\u2026 Il a aim\u00e9 Karnak, sinon pas grand-chose\u00a0: davantage int\u00e9ress\u00e9 par les gens que par les paysages et les vieilles pierres\u00a0mais surtout par sa petite personne\u2026 Ce r\u00e9cit explicite le fait que je n\u2019ai jamais aim\u00e9 les \u00e9crits de cet auteur\u00a0!<br \/>\nAlors oui, il y a le voyage sur le Nil qui est le fil conducteur de ce r\u00e9cit, mais c\u2019est principalement le mal-\u00eatre de ces deux personnes qui quittent leur quotidien pour t\u00e2cher de trouver leur voie. Lui r\u00eave d\u2019\u00e9crire et elle de libert\u00e9, de pouvoir vivre une vie dont elle a envie et ne pas rester cantonn\u00e9e dans le r\u00f4le femme mari\u00e9e d\u00e9pendante qui est la voie toute trac\u00e9e.<\/p>\n<p>Alors pour moi c\u2019est plut\u00f4t la jeunesse de Florence Nightingale ( et de Flaubert ) que le voyage sur le Nil qui es au centre du roman, m\u00eame si le voyage des deux protagonistes se d\u00e9roule en Egypte pendant le m\u00eame laps de temps.<\/p>\n<p>J\u2019ai appr\u00e9ci\u00e9 les passages se rapportant \u00e0 l\u2019ambiance si particuli\u00e8re, si hors du temps de la vie sur le fleuve, les moments de solitude dans les temples ( j\u2019ai aussi eu la chance d\u2019avoir les temples pour moi toute seule) .. mais je regrette qu\u2019il n\u2019y en ai pas eu plus\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Enfin, mettons que Gustave Flaubert d\u00e9crit mieux les bordels, et Florence Nightingale mieux les temples, mais elle \u00e9crit tout aussi bien.<\/p>\n<p>J\u2019avais donc la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9tablir un parall\u00e8le entre deux des personnalit\u00e9s les plus connues du XIXe si\u00e8cle, engag\u00e9es sur des chemins distincts mais comparables. Les diff\u00e9rences sautaient aux yeux : Florence Nightingale \u00e9tait une femme de la haute soci\u00e9t\u00e9, issue d\u2019une famille riche, ayant l\u2019exp\u00e9rience du monde et beaucoup de relations. De son c\u00f4t\u00e9 Gustave Flaubert, parce qu\u2019il \u00e9tait un homme, jouissait de la libert\u00e9 qui manquait tant \u00e0 Florence Nightingale. Elle \u00e9tait attir\u00e9e par l\u2019univers silencieux des tombes et des temples, alors qu\u2019il pr\u00e9f\u00e9rait l\u2019animation des caf\u00e9s et des bordels. Il n\u2019emp\u00eache que les ressemblances surgissaient vite. Ils en \u00e9taient tous les deux \u00e0 la m\u00eame \u00e9tape de leur vie, approchant de la trentaine, d\u00e9sesp\u00e9rant de jamais r\u00e9aliser leurs ambitions, mais sur le point de r\u00e9ussir au-del\u00e0 de toute esp\u00e9rance, ce qu\u2019ils ignoraient bien entendu.<\/p>\n<p>Au hammam, Florence Nightingale avait eu l\u2019impression d\u2019entrer dans un conte des Mille et Une Nuits, alors que Flaubert trouva l\u2019exp\u00e9rience \u00ab fun\u00e8bre \u00bb, notant : \u00ab il semble qu\u2019on va vous embaumer\u00bb.<\/p>\n<p>La majest\u00e9 du fleuve n\u2019est pas due \u00e0 la lenteur, mais \u00e0 sa couleur sombre et \u00e0 l\u2019immense uniformit\u00e9 de la plaine, \u00e0 peine interrompue ici et l\u00e0 par une frange de dattiers.<\/p>\n<p>La jeune fille de bonne famille qui aurait pu se consacrer \u00e0 la litt\u00e9rature mais ne r\u00eavait que de devenir infirmi\u00e8re et le fils de m\u00e9decin qui voulait \u00e9crire des romans passaient leur premi\u00e8re nuit sur le Nil, sous un ciel piquet\u00e9 de diamants.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 travers les r\u00e9cits de ce voyage que nous devinons le mieux la personnalit\u00e9 joyeuse de Florence \u00e0 dix-sept ans.<\/p>\n<p>De m\u00eame que la place des Consuls \u00e0 Alexandrie, l\u2019Ezb\u00e9kieh \u00e9tait l\u2019endroit o\u00f9 l\u2019on d\u00e9posait les Occidentaux \u00e0 leur arriv\u00e9e. Et comme \u00e0 Alexandrie aussi, c\u2019\u00e9tait l\u00e0 que les Fran\u00e7ais et les Britanniques se s\u00e9paraient.<\/p>\n<p>On croit souvent l\u2019\u00c9gypte soud\u00e9e par une forte identit\u00e9 nationale, mais dans les ann\u00e9es 1840, tout comme aujourd\u2019hui d\u2019ailleurs, c\u2019\u00e9tait un territoire multiple, travers\u00e9 par diff\u00e9rents courants culturels. Le Nord se rapprochait de l\u2019Europe par la M\u00e9diterran\u00e9e, le Sud \u00e9tait beaucoup plus africain dans ses coutumes.<\/p>\n<p>Cette n\u00e9cessit\u00e9 de renoncer \u00e0 la ma\u00eetrise du temps fut l\u2019un des nombreux changements que la croisi\u00e8re for\u00e7a Florence \u00e0 accepter.<\/p>\n<p>Ce nouveau rythme \u00e9tait un bienfait du voyage, tout comme la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 apport\u00e9e par un vent favorable et un bon \u00e9quipage. Peu d\u2019exp\u00e9riences sont aussi fortes qu\u2019une remont\u00e9e du Nil \u00e0 la voile. D\u2019o\u00f9 que vous soyez, quelle que soit votre exp\u00e9rience de la navigation, des fleuves, du continent africain, quoi que vous veniez de faire, de dire, de penser, si vous \u00eates un tant soit peu ouvert aux exp\u00e9riences nouvelles, c\u2019est un moment unique. Pour Florence Nightingale, qui se jetait dans l\u2019aventure pour trouver le salut, le Nil fut un bouleversement. Elle flottait sur les eaux de l\u2019Histoire, sur ce qu\u2019elle appelait \u00ab le fleuve du temps \u00bb.<\/p>\n<p>On se sent sous l\u2019emprise d\u2019esprits cach\u00e9s qui vous d\u00e9tachent de tout ce que l\u2019on sait depuis toujours pour vous enlever vers la contr\u00e9e lointaine.<\/p>\n<p>Une torpeur, un sentiment d\u2019\u00e9tranget\u00e9, des ombres et des esprits invisibles, la perte des rep\u00e8res\u2026 Ce sont les signes d\u2019un mal courant que Flaubert nomme le \u00ab d\u00e9paysement \u00bb, mot qui, n\u2019ayant pas d\u2019\u00e9quivalent exact en anglais, se dit \u00e0 d\u00e9faut desorientation, quoique, dans ce cas, il s\u2019agisse plut\u00f4t d\u2019une \u00ab r\u00e9orientation \u00bb. Florence Nightingale \u00e9tait justement venue en Orient \u2013 en \u00c9gypte \u2013 par d\u00e9sir de se laisser emporter vers des rivages inconnus o\u00f9 trouver le salut ou, \u00e0 tout le moins, oublier ses peines. Le but semblait atteint.<\/p>\n<p>Et le Nil est le fleuve du temps ; dirons-nous que c\u2019est un dieu, ou l\u2019embl\u00e8me de l\u2019\u00e9ternit\u00e9, ou plut\u00f4t la perp\u00e9tuelle succession des \u00e9v\u00e9nements parmi lesquels nous vivons ? Qu\u2019on le prenne \u00e0 contre-courant, et le temps remonte en arri\u00e8re ; qu\u2019on jette l\u2019ancre, et la vie et les \u00e9v\u00e9nements descendent au fil de l\u2019eau devant nous \u00bb<\/p>\n<p>Le petit temple d\u2019Abou-Simbel \u00e9tait d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Hathor, la d\u00e9esse \u00e0 t\u00eate de vache, mais Florence y voyait aussi la maison de Horus, c\u2019est-\u00e0-dire de dieu. \u00ab Hathor, \u00e9crivit-elle \u00e0 sa famille depuis Abou-Simbel, est \u201cl\u2019infirmi\u00e8re qui remplit le ciel et la terre de ses actions bienfaisantes\u201d 20 \u00bb. Pour elle, Hathor \u00e9tait surtout la d\u00e9esse de la joie, \u00ab divinit\u00e9 de la danse et de la gaiet\u00e9, de ces plaisirs qu\u2019ont les enfants en tressant des colliers de p\u00e2querettes \u00bb. Dieu et sant\u00e9, danse et gaiet\u00e9, quatre \u00e9l\u00e9ments que Florence d\u00e9sirait rassembler dans sa propre vie. Elle ne pouvait qu\u2019aimer profond\u00e9ment ce lieu.<\/p>\n<p>Sans vouloir caricaturer, on pourrait dire que le voyage de Gustave Flaubert avait \u00e9t\u00e9 sensuel et celui de Florence Nightingale spirituel.<\/p>\n<p>Au milieu du XIXe si\u00e8cle, peu de voyageurs europ\u00e9ens en \u00c9gypte auraient os\u00e9 faire un parall\u00e8le aussi clair entre le christianisme, l\u2019islam et la religion pa\u00efenne, tout comme peu d\u2019\u00c9gyptiens aujourd\u2019hui accepteraient de comparer Amon et Allah. Mais son voyage sur le Nil lui avait appris, entre autres, que ces diff\u00e9rentes religions partaient d\u2019un point commun et parlaient des m\u00eames choses.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: N\u00e9 \u00e0 Londres en 1956, Anthony Sattin est journaliste de presse (Sunday Times, Daily Telegraph, Guardian), de radio et de t\u00e9l\u00e9vision (BBC, Arts Channel). 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