{"id":11458,"date":"2020-08-19T10:28:15","date_gmt":"2020-08-19T08:28:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11458"},"modified":"2021-02-11T19:03:27","modified_gmt":"2021-02-11T17:03:27","slug":"chauveau-sophie-la-passion-lippi-2004","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11458","title":{"rendered":"Chauveau, Sophie \u00abLa passion Lippi\u00bb (2004)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong>\u00a0: Sophie Chauveau, n\u00e9e le 30 janvier 1953 \u00e0 Boulogne-Billancourt, est une \u00e9crivaine, journaliste et metteuse en sc\u00e8ne fran\u00e7aise.<br \/>\nElle se distingue par sa grande culture artistique. Dans les ann\u00e9es 2000, elle publie une trilogie de romans historiques qui se passe \u00e0 Florence pendant la Renaissance italienne. <strong>Ses romans<\/strong> : Carnet d&rsquo;adresses (1985), M\u00e9moires d&rsquo;H\u00e9l\u00e8ne (1988), Les Belles Menteuses (1992), Moines\u00a0(2004), Le R\u00eave Botticelli (2005) et L&rsquo;Obsession Vinci (2007), Diderot, le g\u00e9nie d\u00e9braill\u00e9. Tome 1, Les ann\u00e9es boh\u00e8me, 1728-1749 (2009) &#8211; Diderot, le g\u00e9nie d\u00e9braill\u00e9. Tome 2, Les encyclop\u00e9distes, 1749-1784 (2010) &#8211; Fragonard. L&rsquo;Invention du bonheur (2011) &#8211; Noces de charbon (2013) &#8211; Le journal de grossesse de la vierge Marie (2019) \u2013 Biographies\u00a0: L\u00e9onard de Vinci, Paris, Gallimard, coll. \u00ab\u00a0Folio Biographies\u00a0\u00bb, 2008\u00a0&#8211; Diderot, le g\u00e9nie d\u00e9braill\u00e9, T\u00e9l\u00e9maque\/Folio Gallimard, 2010 &#8211; Fragonard, l&rsquo;invention du Bonheur, 2011 &#8211; Manet, le secret, 2015\u00a0&#8211; La Fabrique des pervers, 2016 &#8211; Picasso. Le regard du Minotaure, 1881-1937, (2017) &#8211; \u00a0Picasso. Si jamais je mourais, 1938-1973, (2018)<\/p>\n<p><strong>Trilogie de romans historiques qui se passe \u00e0 Florence pendant la Renaissance italienne<\/strong>: <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11458\">La Passion Lippi<\/a> (2004), <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12830\">Le R\u00eave Botticelli<\/a> (2005) et L&rsquo;Obsession Vinci (2007).<\/p>\n<p>T\u00e9l\u00e9maque \u2013 06.05.2004 \u2013 332 pages\/ Gallimard \u2013 13.04. 2006 &#8211; Folio &#8211; 482 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : Florence 1414. Un enfant hirsute, aux pieds couverts de corne, griffonne furieusement une fresque remarquable \u00e0 m\u00eame le sol d&rsquo;une ruelle des bas-fonds de la ville. Miraculeusement rep\u00e9r\u00e9 par Cosme de M\u00e9dicis et plac\u00e9 au couvent des carmes, il va faire souffler un vent de passion sur la peinture de la Renaissance. Moine et libertin, artiste intransigeant et manipulateur sans scrupules, futur ma\u00eetre de Botticelli, ses sublimes madones bouleversent son \u00e9poque. Elles lui sont pourtant tr\u00e8s intimement inspir\u00e9es par les filles des maisons de plaisir de Florence qui en ont fait leur petit prince cach\u00e9. Bravant tous les interdits et jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 supr\u00eame du Pape, il commet par amour l&rsquo;ultime provocation. Le scandale le pousse \u00e0 l&rsquo;exil et le renvoie au secret sanglant enfoui au c\u0153ur de son enfance. Peintre voyou, ange ivre, fra Filippo Lippi invente un rapport nouveau entre l&rsquo;art et le monde de l&rsquo;argent et, le premier, fait passer les peintres du statut d&rsquo;artisans estim\u00e9s \u00e0 celui d&rsquo;artistes reconnus.<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong>: Magnifique. Tout y est .. le style fluide, la connaissance historique et artistique&#8230; la renaissance italienne, Florence, des personnages attachants, une mani\u00e8re de transmettre les connaissances que j&rsquo;ai ador\u00e9. \u00a0Happ\u00e9e d\u00e8s les premi\u00e8res pages. Il faut dire que le sujet me passionne j\u2019aime la peinture et je suis amoureuse de l\u2019Italie et de Florence, ville dans laquelle j\u2019ai pass\u00e9 des mois et des mois\u2026 Mais aussi par la fa\u00e7on de pr\u00e9senter cette histoire de la naissance de ce grand peintre qu\u2019est Fra Filippo Lippi, la mani\u00e8re dont il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert, les peintres qu\u2019il a c\u00f4toy\u00e9s, son caract\u00e8re et sa mani\u00e8re de peindre, ses d\u00e9mons et ses passions, ses amours d\u00e9fendues et enfin le contexte historique dans lequel il \u00e9volue et plus pr\u00e9cis\u00e9ment la description de la famille de M\u00e9dicis, Cosme en t\u00eate.<br \/>\nCot\u00e9 Renaissance italienne, vous allez faire connaissance avec Masaccio, Donatello, Brunelleschi, Ghilberti, Guido di Pietro, Paolo Uccello, Masolino, Della Robbia, Della Francesca, Pisanello, Botticelli et bien s\u00fbr Fra Angelico (Guido) et \u00e9voluer dans leurs univers. Vous fr\u00e9quenterez aussi Michelozzo, architecte du Palais de Cosme de M\u00e9dicis.<br \/>\nVous allez vivre avec Filippo Lippi, prince des voleurs et des bordels, ange et d\u00e9mon, ayant la particularit\u00e9 de se volatiliser, s\u2019\u00e9vaporer et de dispara\u00eetre. Vous d\u00e9couvrirez comment, pour lui, art et religion se compl\u00e8tent et s\u2019opposent \u2026 comment la luxure r\u00e9v\u00e8le son g\u00e9nie.<br \/>\nLes vies de Cosme de M\u00e9dicis et de Lippi sont \u00e9troitement m\u00eal\u00e9es. Cosme est le protecteur, le d\u00e9couvreur, la figure paternelle par moment. Lorsque l\u2019un est emprisonn\u00e9, l\u2019autre se d\u00e9m\u00e8ne pour le faire sortir de prison et il se rendent la pareille. Tous deux connaissent l\u2019exil, tous deux se couvrent mutuellement.<br \/>\nJe ne vais pas vous en dire davantage pour vous laisser visiter Florence et Fiesole, d\u00e9couvrir Santo Spirito, Santa Maria del Carmine\u2026 D\u00e9couvrir les ors de Fra Angelico, les verts et bleus d\u2019Uccello, le rouge de Masaccio, la premi\u00e8re Vierge Marie souriante, la transmission de l\u2019amour de la Beaut\u00e9.<br \/>\nCe livre pr\u00e9c\u00e8de juste la p\u00e9riode du livre de Jean Diwo \u00ab\u00a0Au temps o\u00f9 la Joconde parlait\u00a0\u00bb que j\u2019avais beaucoup aim\u00e9 (pas de commentaire car je l\u2019ai lu bien avant la naissance du blog) qui couvre la p\u00e9riode 1469-1550 du moment o\u00f9 Laurent, \u00a0\u00bb Le Magnifique \u00a0\u00bb va commencer \u00e0 r\u00e9gner sur Florence. Je vous le conseille aussi si vous aimez la peinture italienne.<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Avec les femmes, comment savoir ? Il redoute surtout leurs larmes. Il n&rsquo;en comprend pas la m\u00e9canique : les seules qui aient jamais coul\u00e9 sur ses joues \u00e9taient de joie profonde, d\u00e9clench\u00e9es par la beaut\u00e9. D&rsquo;o\u00f9 viennent celles des femmes ?<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;aube de ce si\u00e8cle, personne ne conna\u00eet Guido di Pietro. Le quatorzi\u00e8me s&rsquo;est achev\u00e9 sur le triomphe de Giotto. Absolu et incontestable. Tel un cri d\u00e9chirant le silence de ces si\u00e8cles de peste noire, depuis on n&rsquo;a plus peint, juste succomb\u00e9.<\/p>\n<p>Plus que tout, il aime la Beaut\u00e9 et il est persuad\u00e9 que l&rsquo;argent qui n&rsquo;est pas transform\u00e9 en Beaut\u00e9 ne laisse aucune trace. Il ne sert donc \u00e0 rien d&rsquo;en gagner, sinon pour faire \u0153uvrer les artisans.<\/p>\n<p>La curiosit\u00e9 de l&rsquo;un soutient celle de l&rsquo;autre. L&rsquo;apprentissage est souvent r\u00e9ciproque. Chacun a quelque chose \u00e0 donner \u00e0 l&rsquo;autre. Les grands ma\u00eetres apprennent en transmettant. Chacun apporte son boire et son manger. Pour mieux l&rsquo;offrir \u00e0 l&rsquo;autre, plus avide encore d&rsquo;\u00eatre si d\u00e9sir\u00e9. Cet \u00e9change cr\u00e9e une intimit\u00e9 in\u00e9dite entre ces deux hommes d&rsquo;\u00e2ge et d&rsquo;origine si \u00e9loign\u00e9s.<\/p>\n<p>On ne peut pas avoir toujours le m\u00eame \u00e2ge. Il faut en changer r\u00e9guli\u00e8rement. Tous les ans, m\u00eame ! C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle grandir.<\/p>\n<p>\u00c0 propos de cette inconnue, la R\u00e9publique. Il para\u00eet que les Florentins l&rsquo;adorent et la tiennent pour une vertu sacr\u00e9e. Qu&rsquo;elle a m\u00eame son palais, aussi beau que la cath\u00e9drale. D&rsquo;ailleurs on l&rsquo;appelle La Signoria. Lippi a ainsi appris, derri\u00e8re la porte, que cette R\u00e9publique favorise son travail comme celui de tous les artisans et prot\u00e8ge les confr\u00e9ries. Elle a la vie de la cit\u00e9 \u00e0 charge. Les progr\u00e8s comme les pestes\u00a0! Amour, naissance et mort, elle consigne tout dans ses registres et les artisans se contentent de tout retraduire \u00e0 leur mani\u00e8re.<\/p>\n<p>\u2014 Oser mettre sur le m\u00eame plan tous ses personnages\u00a0! Faire les grandi plus petits que le portier\u00a0! Mettre le popolo minuto \u00e0 la place d&rsquo;honneur&#8230; Et tous au m\u00eame niveau comme dans la vie\u00a0! On n&rsquo;a pas le droit\u00a0! Guido est sinc\u00e8rement scandalis\u00e9. Si la peinture se met \u00e0 copier la r\u00e9alit\u00e9, demain elle lui dictera sa loi\u00a0! O\u00f9 ira la R\u00e9publique\u00a0? Glisser les portraits de ses amis dans les sc\u00e8nes de la Bible\u00a0! Quelle audace\u00a0! Ses contemporains d\u00e9guis\u00e9s en ap\u00f4tres\u00a0! Mais c&rsquo;est indigne\u00a0! On n&rsquo;est quand m\u00eame pas l\u00e0 pour copier, mais bien pour rendre autrement. Laisser souffler l&rsquo;esprit de Dieu, obliger les gens \u00e0 penser.<br \/>\nMasaccio d\u00e9shabille tous ses personnages et les peint grandeur nature\u00a0!<\/p>\n<p>Songe au sens des mots ! Des v\u0153ux ! Donc tu es en \u00e2ge de vouloir ! Tu as la maturit\u00e9 de t&rsquo;imposer \u00e0 toi-m\u00eame ta propre volont\u00e9 ! Celle \u00e0 laquelle tu te soumets seul, de ton plein gr\u00e9, en pr\u00eatant serment \u00e0 Dieu.<\/p>\n<p>Elle se g\u00eane, la vie, quand elle vous rend malade, fou, abandonn\u00e9, pauvre ou mort&#8230; Il est temps que la peinture hurle quand \u00e7a fait mal.<\/p>\n<p>\u2014 Peut-on davantage avilir un artiste qu&rsquo;en le traitant d&rsquo;\u00ab empot\u00e9 \u00bb ce que signifie masaccio en toscan ! Le comble de la balourdise ! Tu es d&rsquo;accord, insiste Lippi. La maladresse est le pire des crimes pour nous ? Mal faire, mal penser, ce n&rsquo;est rien \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;un geste d\u00e9fectueux, sans soin, inattentif. La balourdise est pire qu&rsquo;une faute. C&rsquo;est la mort. Tout peut s&rsquo;excuser sauf de manquer d&rsquo;attention. C&rsquo;est du m\u00e9pris&#8230;<\/p>\n<p>\u00c9videmment, il n&rsquo;en a ni l&rsquo;\u00e2ge ni les moyens, pourtant il ne supporte d\u00e9j\u00e0 plus l&rsquo;humiliant syst\u00e8me des ateliers \u00e0 l&rsquo;ancienne o\u00f9, durant la moiti\u00e9 de sa vie, on travaille pour un autre, sous le nom d&rsquo;un autre et \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un autre&#8230;<\/p>\n<p>Aux enfants, il transmet l&rsquo;essentiel : l&rsquo;amour de l&rsquo;\u00e9tude. Transmettre est la seule chose qui compte, peu importe quoi. Le go\u00fbt de transmettre lui suffit ! Jamais en tenue de clerc, afin que ses petites \u00e2mes ne s&rsquo;imaginent pas que l&rsquo;amour de l&rsquo;\u00e9tude est r\u00e9serv\u00e9 au clerg\u00e9. Lippi n&rsquo;est moine que par amour de l&rsquo;\u00e9tude, de la peinture, et des filles ! Oui, des filles !<\/p>\n<p>\u00ab On ne na\u00eet pas noble, on le devient \u00bb, disait P\u00e9trarque, exprimant l\u00e0 le r\u00eave de Cosme : transmettre \u00e0 chacun l&rsquo;amour et le plaisir du Beau. Donner \u00e0 tous les moyens de s&rsquo;en approcher.<\/p>\n<p>M\u00e9dus\u00e9. M\u00e9duse, tu sais, cette d\u00e9esse au pouvoir paralysant. La Beaut\u00e9 est un venin qui pique l&rsquo;\u00e2me pour la dilater&#8230;<\/p>\n<p><strong>Info<\/strong>\u00a0: Fra Filippo Lippi, dit Fra Filippo del Carmine, n\u00e9 en 1406 \u00e0 Florence et mort le 9 octobre 1469 \u00e0 Spol\u00e8te, est un peintre florentin de la Premi\u00e8re Renaissance.<br \/>\nOrphelin, Filippo Lippi est plac\u00e9 tr\u00e8s jeune au couvent des Carmes de Florence o\u00f9 il prononce ses v\u0153ux en 1421. Il peint ses premi\u00e8res \u0153uvres dans ce couvent o\u00f9 il a pu voir travailler Masaccio avec Masolino da Panicale \u00e0 la chapelle Brancacci.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: Sophie Chauveau, n\u00e9e le 30 janvier 1953 \u00e0 Boulogne-Billancourt, est une \u00e9crivaine, journaliste et metteuse en sc\u00e8ne fran\u00e7aise. Elle se distingue par sa grande culture artistique. Dans les ann\u00e9es 2000, elle publie une trilogie de romans historiques qui se passe \u00e0 Florence pendant la Renaissance italienne. 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