{"id":11492,"date":"2020-08-23T12:20:21","date_gmt":"2020-08-23T10:20:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11492"},"modified":"2020-08-23T12:27:40","modified_gmt":"2020-08-23T10:27:40","slug":"seung-u-lee-la-vie-revee-des-plantes-2000-2006","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11492","title":{"rendered":"Seung-U, Lee \u00abLa Vie r\u00eav\u00e9e des plantes\u00bb (2000\/2006)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Lee Seung-U \u00a0\u00e9crivain sud-cor\u00e9en n\u00e9 le 21 f\u00e9vrier 1959 \u00e0 Jangheung en Cor\u00e9e du Sud.. Apr\u00e8s des \u00e9tudes au Coll\u00e8ge de th\u00e9ologie, il devient journaliste pour une revue protestante, avant de se consacrer pleinement \u00e0 sa passion. Il enseigne depuis 2001 la litt\u00e9rature cor\u00e9enne et l&rsquo;art d&rsquo;\u00e9crire \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Chosun en Cor\u00e9e du Sud. Majeure et unique dans la litt\u00e9rature cor\u00e9enne contemporaine, sa voix est celle de l&rsquo;intranquillit\u00e9.<br \/>\nSa carri\u00e8re s&rsquo;amorce avec la nouvelle Un portrait d&rsquo;Erysichton (Erijiktonui chosang) qui lui est inspir\u00e9e par la tentative d&rsquo;assassinat du Pape Jean-Paul II en 1981. Cette \u0153uvre re\u00e7oit le prix du Nouvel \u00e9crivain de la part de la revue mensuelle Litt\u00e9rature cor\u00e9enne2. En 1993, son roman L&rsquo;Envers de la vie (Saeng-ui imyeon) remporte le prix litt\u00e9raire Daesan. Il remporte \u00e9galement le Prix de la Litt\u00e9rature d&rsquo;Asie du Sud-Est pour Je vivrai tr\u00e8s longtemps (Naneun aju orae salgeosida). Il a remport\u00e9 encore bien d&rsquo;autres prix litt\u00e9raires avec ses \u0153uvres ult\u00e9rieures.<br \/>\n<strong>Romans<\/strong>\u00a0: L&rsquo;Envers de la vie (1993\/2000) &#8211; <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11492\">La Vie r\u00eav\u00e9e des plantes<\/a> (2000\/2006) &#8211; \u00a0Ici comme ailleurs (2001\/2012) &#8211; La Baignoire (2006\/2016) &#8211; \u00a0Le Regard de midi (2009\/2014) &#8211; Le Chant de la terre (2012\/2017)<\/p>\n<p>Zulma \u2013 1.9.2006 \u2013 300 pages\u00a0 \/Folio &#8211; 3.9.2009 &#8211; 248 pages-\u00a0 (Mikyung Choi (Traducteur), Jean-No\u00ebl Juttet (Traducteur)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Enigmatique et p\u00e9n\u00e9trante, La vie r\u00eav\u00e9e des plantes irradie d&rsquo;un m\u00e9lange d\u00e9routant de d\u00e9licatesse et de violence bestiale. Contraint d&rsquo;espionner sa propre m\u00e8re pour un myst\u00e9rieux commanditaire, Kihyon est confront\u00e9 \u00e0 d&rsquo;obscurs secrets de famille. Par tous les moyens, il tente de r\u00e9parer les blessures du pass\u00e9, entre un p\u00e8re r\u00e9fugi\u00e9 dans la culture des plantes et un grand fr\u00e8re ador\u00e9 et jalous\u00e9, amput\u00e9 des deux jambes \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e. La folle passion de Kihyon pour l&rsquo;ancienne petite amie de son fr\u00e8re complique la situation&#8230; Ecrire un livre, dit Lee Seng-U, c&rsquo;est \u00a0\u00bb entrer dans la vase \u00ab\u00a0. Ce r\u00e9cit, cette confession, lourde de culpabilit\u00e9 et d&rsquo;espoir insens\u00e9, nous plonge dans les formes les plus crues et les plus \u00e9lev\u00e9es de l&rsquo;amour.<br \/>\nEcrire un livre, dit Lee Seng-U, c&rsquo;est \u00ab\u00a0entrer dans la vase\u00a0\u00bb. Ce r\u00e9cit, cette confession, lourde de culpabilit\u00e9 et d&rsquo;espoir insens\u00e9, nous plonge dans les formes les plus crues et les plus \u00e9lev\u00e9es de l&rsquo;amour.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Conquise par cette \u00e9criture. Pourtant ce n\u2019\u00e9tait pas gagn\u00e9 d\u2019avance en lisant la quatri\u00e8me de couverture. Et en plus \u00a0j\u2019y allais un peu \u00e0 reculons vers cette lecture \u00ab\u00a0Cor\u00e9enne\u00a0\u00bb, th\u00e8me qui ne me faisant pas palpiter et me faisait sortir de ma zone de confort mais qui faisait partie du Challenge :\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10084\">\u00ab\u00a0D\u00e9gomme ta PAL \u2013 L\u2019Et\u00e9 lisons l\u2019Asie\u00a0\u00bb 2020<\/a> Fort bien \u00ab\u00a0vendu\u00a0\u00bb par l\u2019amie qui m\u2019a pr\u00eat\u00e9 sa liseuse, j\u2019ai fait confiance . Et ce fut un coup de c\u0153ur, un enchantement !<br \/>\nUn livre sur la perception, tant \u00e0 travers la nature qu\u2019\u00e0 travers l\u2019\u0153il du photographe.<br \/>\nSur la fusion des \u00eatres, celle des \u00e9l\u00e9ments\u00a0: Le bois des arbres, les racines qui s\u2019entrem\u00ealement, le bois de la guitare aussi\u2026 Un livre sur le fondu enchain\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments et de la nature\u00a0: les arbres et les flots s\u2019enlacent pour former un cocon de douceur.<br \/>\nUn livre sur les rapports humains complexes, sur les secrets de famille, sur les difficult\u00e9s de se comprendre, de se parler. Un livre sur l\u2019amour fou, sur la jalousie\u00a0: comment un simple acte de m\u00e9chancet\u00e9 peut avoir des cons\u00e9quences dramatiques. Un livre sur la culpabilit\u00e9, le remords, le souvenir.<br \/>\nUn livre aussi sur le handicap, qui \u00e9voque aussi des difficult\u00e9s de trouver des objets en Cor\u00e9e (du Sud) , comme par exemple un Nikon FM2\u2026<br \/>\nMais aussi \u00a0un livre d\u2019une sensibilit\u00e9 exceptionnelle, sur la communion entre les \u00eatres et la nature, un livre o\u00f9 la magie n\u2019est jamais loin, un livre o\u00f9 l\u2019on voit et vibre avec le c\u0153ur, avec les r\u00eaves, avec l\u2019\u0153il de l\u2019appareil photo, avec les nymphes et les habitants des for\u00eats \u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Il se pourrait bien que pour la plupart des gens (hormis les sophistes qui adorent les complications) tout, dans notre monde, se ram\u00e8ne \u00e0 des alternatives aussi \u00e9l\u00e9mentaires. Hamlet lui-m\u00eame, qui passe pour le mod\u00e8le de l\u2019homme r\u00e9fl\u00e9chi, n\u2019a-t-il pas, en se posant la question de savoir s\u2019il fallait vivre ou mourir, r\u00e9duit les interrogations fondamentales \u00e0 un dilemme simpliste\u00a0? En va-t-il ainsi dans la vie\u00a0? Et comment peut-on \u00eatre aussi caricatural\u00a0?<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Chusok, la f\u00eate de la pleine lune, \u00e0 l\u2019automne.\u00a0 (<em>voir info \u2013 Wikipedia &#8211; en bas d\u2019article<\/em>)<\/p>\n<p>Le cri a jailli hors du r\u00eave, il a retenti dans le monde r\u00e9el. Je me suis r\u00e9veill\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019avenir, je veux bien, est impr\u00e9visible. C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui rend la vie int\u00e9ressante.<\/p>\n<p>Elle parlait \u00e0 voix basse. Comme si elle prenait garde de ne pas d\u00e9ranger les objets qui dormaient dans l\u2019obscurit\u00e9 du salon.<\/p>\n<p>Quand la t\u00eate perd son \u00e9quilibre, il para\u00eet qu\u2019on cherche une issue pour ne pas exploser. C\u2019est ce qu\u2019on a refoul\u00e9 trop longtemps qui surgit dans ces moments-l\u00e0.<\/p>\n<p>Tu vois ce grand pin au tronc solide et \u00e0 l\u2019\u00e9corce \u00e9paisse\u00a0? Juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9, il y en a un autre, d\u2019une famille de pins compl\u00e8tement diff\u00e9rente. Il a l\u2019air de vouloir enserrer le premier de ses branches, il est tout d\u00e9licatesse, tout \u00e9l\u00e9gance, on dirait une femme \u00e0 la peau douce et h\u00e2l\u00e9e.\u00a0\u2014\u00a0De quel arbre parles-tu\u00a0?<\/p>\n<p>Mais l\u2019arbre que j\u2019avais sous les yeux me prouvait le contraire. Un arbre effectivement voluptueux, svelte et souple comme un corps de femme. Il enla\u00e7ait le pin dans une tendre \u00e9treinte. J\u2019imagine que, sous terre, leurs racines s\u2019entrem\u00ealaient dans une intimit\u00e9 encore plus scandaleuse.<\/p>\n<p>La photo, c\u2019\u00e9tait, selon lui, un \u0153il objectif qui donne \u00e0 voir avec une parfaite exactitude ce qui se passe \u00e0 un moment donn\u00e9, en un lieu donn\u00e9. Bien entendu, on ne peut pas ignorer le fait qu\u2019il y ait n\u00e9cessairement un point de vue particulier, un choix effectu\u00e9 par celui qui fige ces instants. Aucun appareil enregistreur ne peut \u00eatre totalement objectif, c\u2019est une \u00e9vidence que personne ne conteste. Tout document refl\u00e8te n\u00e9cessairement le point de vue de celui qui l\u2019a \u00e9labor\u00e9. Le photographe s\u2019exprime \u00e0 travers l\u2019angle de vue et par la mise au point,\u00a0il fait toujours des choix. On peut tr\u00e8s bien contester ses partis pris.<\/p>\n<p>Pour lui, photographier \u00e9tait une arme, pas un passe-temps ni un art. Il en faisait un vrai sacerdoce.<\/p>\n<p>J\u2019embrassais sa guitare. Le bois \u00e9tait tendre et ti\u00e8de comme sa peau. Les couplets devenaient ses bras qui m\u2019enveloppaient, la m\u00e9lodie prolongeait sa langue qui s\u2019insinuait entre mes l\u00e8vres. Je m\u2019introduisais dans l\u2019ouverture de sa guitare. L\u2019int\u00e9rieur \u00e9tait sombre et d\u2019une douceur extraordinaire. Je suivais un labyrinthe et parvenais \u00e0 une caverne o\u00f9 je me blottissais. Je m\u2019y sentais merveilleusement bien.<\/p>\n<p>Dans ces moments, mon c\u0153ur d\u2019abord bondissait comme un cheval lanc\u00e9 \u00e0 fond de train puis recouvrait son calme et devenait paisible comme un lac immobile et profond par un jour sans vent.<\/p>\n<p>Par l\u2019effet de mes paroles, l\u2019atmosph\u00e8re devenait de plus en plus lourde. Je n\u2019aime pas devenir grave, pourtant je n\u2019y pouvais rien. Pourquoi certains souvenirs ne finissent-ils pas par s\u2019all\u00e9ger avec le temps\u00a0?<\/p>\n<p>On aurait dit qu\u2019il y avait, dans son corps, une bombe sur le point d\u2019exploser. Ou plut\u00f4t, qu\u2019il \u00e9tait une bombe.<\/p>\n<p>J\u2019aurais aim\u00e9 lui dire, en la tapotant doucement, qu\u2019elle ne devait pas se faire trop de souci, que la vie, ce n\u2019\u00e9tait pas une chose si solennelle ni toujours bien compos\u00e9e, que c\u2019\u00e9tait comme le temps, il fait beau, puis gris, il pleut, et puis, avec le retour du soleil, le beau temps revient.<\/p>\n<p>On e\u00fbt dit une for\u00eat sauvage \u00e9cartant soudain les pans de son manteau pour laisser para\u00eetre l\u2019immense \u00e9tendue d\u2019eau. Qu\u2019une for\u00eat sauvage enveloppe la mer dans les pans de son manteau est une image qui ne peut qu\u2019appartenir \u00e0 un mythe ou \u00e0 un conte. Toute for\u00eat n\u2019est-elle pas sacr\u00e9e\u00a0? Elle enserre en elle-m\u00eame la gen\u00e8se premi\u00e8re. Elle est le temple premier des dieux et, dans ce temple, certains arbres sont devenus objets de culte car ils sont habit\u00e9s par les divinit\u00e9s.<\/p>\n<p>Geste indiciblement doux et tendre. Ce qui en nous est le plus apte \u00e0 exprimer les sentiments, n\u2019est-ce pas la main\u00a0? De cette main, \u00e9manaient une tendresse, une affection extr\u00eames, perceptibles m\u00eame pour quelqu\u2019un qui regardait \u00e0 bonne distance. Cette main c\u00e2line et aimante glissait sur les cheveux de l\u2019homme, ses oreilles, ses yeux, ses l\u00e8vres. Et \u00e0 chacune de ses caresses, le visage s\u2019\u00e9clairait, s\u2019illuminait d\u2019or.<\/p>\n<p>Les plantes lisent en nous. On est incapable de l\u2019expliquer, mais elles ont une tr\u00e8s grande capacit\u00e9 de perception, qui d\u00e9passe celles de nos sens. J\u2019ai lu dans une revue que des ch\u00eanes tremblent \u00e0 l\u2019approche des b\u00fbcherons. Les plantes ressentent la souffrance, la tristesse, le bonheur. Elles savent d\u2019embl\u00e9e, instinctivement, si l\u2019homme ment ou s\u2019il parle vrai. Un amour feint les laisse de marbre. Pour \u00eatre en communion avec elles, il faut \u00eatre sinc\u00e8re. C\u2019est comme pour les hommes.<\/p>\n<p>Cette nuit-l\u00e0, j\u2019ai r\u00eav\u00e9 que mon p\u00e8re se m\u00e9tamorphosait en arbre. Il lui poussait des racines, des branches, des feuilles. Mon p\u00e8re-arbre plongea une racine dans la terre \u00e9paisse, laquelle descendit tr\u00e8s profond jusqu\u2019au roc, jusqu\u2019\u00e0 la mer. Elle se lan\u00e7a dans la mer, courut au loin comme pour l\u2019enlacer. Puis elle vira vers le haut, s\u2019\u00e9lan\u00e7ant dans le ciel. \u00c0 son extr\u00e9mit\u00e9 jaillit une branche charg\u00e9e de feuilles. Un palmier se dressa sur une falaise surplombant la mer. L\u2019ombre de l\u2019arbre courait sans fin jusqu\u2019\u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de la terre. Couch\u00e9s sous l\u2019arbre, une femme et un homme unirent leur corps nus. La femme entra dans le corps de l\u2019homme et l\u2019homme entra dans celui de la femme. Ils devinrent un seul et m\u00eame corps. Une palme chut et vint se poser sur ce corps. Mon r\u00eave s\u2019est achev\u00e9 avec cette image. J\u2019en suis sorti en repoussant ma couverture \u00e0 coups de pied.<\/p>\n<p>Je pense que l\u2019adage \u00ab\u00a0La partie dit le tout\u00a0\u00bb correspond bien \u00e0 la situation dans laquelle elle se trouvait. Laisser para\u00eetre au grand jour une infime part de ce qui a \u00e9t\u00e9 tenu secret revient \u00e0 d\u00e9voiler l\u2019ensemble. Car la partie dissimul\u00e9e, aussi limit\u00e9e soit-elle, se r\u00e9v\u00e8le toujours plus grande, plus importante qu\u2019on ne l\u2019avait cru.<\/p>\n<p>Finie l\u2019utopie. Le constat s\u2019imposait qu\u2019on ne se soustrait pas au r\u00e9el, si ce n\u2019est en r\u00eave.<\/p>\n<p>L\u2019absence d\u2019int\u00e9r\u00eat pour les autres, le principe de non-ing\u00e9rence mutuelle ne s\u2019\u00e9taient pas introduits du jour au lendemain, mais petit \u00e0 petit, \u00e0 la mani\u00e8re de la poussi\u00e8re qui, couche apr\u00e8s couche, s\u2019\u00e9paissit au fil du temps sur les armoires.<\/p>\n<p>Dans la mythologie antique, les arbres sont des nymphes m\u00e9tamorphos\u00e9es. Pour \u00e9chapper au d\u00e9sir des dieux, les nymphes abandonnent leur corps et se transforment en arbres. Les dieux sont puissants. Et cupides comme tous les puissants. Quand ils veulent quelque chose, ils l\u2019obtiennent. Le seul moyen de leur \u00e9chapper est de se m\u00e9tamorphoser. Les nymphes, pour se prot\u00e9ger, se changent donc en arbres. C\u2019est pourquoi en tout arbre se dissimule une histoire d\u2019amour bris\u00e9.<\/p>\n<p>La for\u00eat obscure, la nuit, m\u2019a toujours effray\u00e9. La for\u00eat dans la nuit est un lieu qui \u00e9chappe \u00e0 la rationalit\u00e9, un lieu livr\u00e9 aux esprits et aux sorci\u00e8res. Je n\u2019ai jamais eu l\u2019occasion de m\u2019aventurer seul dans un bois nocturne. Sous le faisceau de ma lampe, la peur n\u2019allait pas dispara\u00eetre aussi ais\u00e9ment que l\u2019obscurit\u00e9.<\/p>\n<p>Ceux qui r\u00eavent d\u2019\u00eatre un arbre sont des \u00eatres qui ont une \u00e2me d\u2019arbre, ceux qui ont une \u00e2me d\u2019arbre sont d\u00e9j\u00e0 arbres.<\/p>\n<p>Il a pos\u00e9 une main sur ma t\u00eate. C\u2019\u00e9tait comme si une branche me couvrait.<\/p>\n<p><strong>Info\u00a0: Le Chuseok<\/strong>, la f\u00eate des r\u00e9coltes, est avec \u00ab\u00a0Seol -Jour de l&rsquo;An\u00a0\u00bb, l&rsquo;une des plus importantes f\u00eates traditionnelles cor\u00e9ennes. F\u00eate des r\u00e9coltes, elle est consacr\u00e9e \u00e0 rendre gr\u00e2ce \u00e0 la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de la terre et donne lieu \u00e0 la confection de g\u00e2teaux de riz fourr\u00e9 de haricots ou s\u00e9sames sucr\u00e9s (songpyeon [1] [archive]). Chaque famille retourne sur la terre de son origine et c\u00e9l\u00e8bre une c\u00e9r\u00e9monie rem\u00e9morant ses anc\u00eatres (Charae).<\/p>\n<p>Des divertissements traditionnels tels que des concours de lutte Ssirum, des comp\u00e9titions de Taekkyon, du tir \u00e0 la corde et des danses (entre autres : des rondes cor\u00e9ennes form\u00e9es par les femmes et appel\u00e9es Ganggangsullae (ko) [2] [archive]) sont \u00e9galement organis\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;<strong>aliboufier<\/strong> est le nom commun du Styrax officinalis, un arbuste de la famille des Styracac\u00e9es, \u00a0poussant sur les sols calcaires et utilis\u00e9 en parfumerie, comme encens, et pour ses propri\u00e9t\u00e9s cicatrisantes et antiseptiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Lee Seung-U \u00a0\u00e9crivain sud-cor\u00e9en n\u00e9 le 21 f\u00e9vrier 1959 \u00e0 Jangheung en Cor\u00e9e du Sud.. Apr\u00e8s des \u00e9tudes au Coll\u00e8ge de th\u00e9ologie, il devient journaliste pour une revue protestante, avant de se consacrer pleinement \u00e0 sa passion. Il enseigne depuis 2001 la litt\u00e9rature cor\u00e9enne et l&rsquo;art d&rsquo;\u00e9crire \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Chosun en Cor\u00e9e du &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11492\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":11493,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[324,35,583,15,453,105,192],"tags":[197,447,1218,563,218,1192,178,270,403,273,584,314,707,817,169],"class_list":["post-11492","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-coree","category-coup-de-coeur-lectures","category-coup-de-coeur","category-litterature-asiatique","category-nature-writing","category-roman","category-xxieme-siecle","tag-amour","tag-amour-maternel","tag-confession","tag-culpabilite","tag-drame","tag-imaginaire","tag-magie","tag-mythologie","tag-nature","tag-passion","tag-photographie","tag-rapports-familiaux","tag-relation-pere-fils","tag-secrets-de-famille","tag-violence"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11492","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11492"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11492\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11498,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11492\/revisions\/11498"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/11493"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11492"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11492"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11492"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}