{"id":11544,"date":"2020-08-31T15:26:38","date_gmt":"2020-08-31T13:26:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11544"},"modified":"2024-06-13T15:04:59","modified_gmt":"2024-06-13T13:04:59","slug":"ogawa-yoko-instantanes-dambre-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11544","title":{"rendered":"Ogawa, Y\u00f4ko \u00abInstantan\u00e9s d\u2019Ambre\u00bb (2018)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong><strong>\u00a0: <\/strong>n\u00e9e le 30 mars 1962 \u00e0 Okayama, dans la pr\u00e9fecture d\u2019Okayama, est une \u00e9crivaine japonaise, auteur de nombreux romans \u2014 courts jusqu\u2019en 1994 \u2014 ainsi que de nouvelles et d\u2019essais. Elle est dipl\u00f4m\u00e9e de l\u2019universit\u00e9 Waseda et elle vit \u00e0 Ashiya, Hy\u014dgo, avec son mari et son fils.<br \/>\n<strong>Ses romans<\/strong>\u00a0: Amours en marge \u2013 H\u00f4tel Iris \u2013 Parfum de glace \u2013 Le Mus\u00e9e du silence \u2013 La Formule pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e du professeur \u2013 la mer \u2013 La b\u00e9n\u00e9diction inattendue \u2013 Les lectures des otages &#8211; La Marche de Mina \u2013Cristallisation\u00a0secr\u00e8te\u00a0\u2013 Les Tendres Plaintes \u2013 Manuscrit z\u00e9ro \u2013 Le Petit Joueur d\u2019\u00e9checs \u2013 Petits oiseaux \u2013<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11544\">Instantan\u00e9s d\u2019Ambre<\/a><\/span> \u2013 Jeune fille \u00e0 l\u2019ouvrage \u2013<strong>Nouvelles<\/strong>:\u00a0 La mer &#8211; Les paupi\u00e8res<\/p>\n<p>Actes Sud \u2013 Litt\u00e9rature japonaise \u2013 04.04.2018 &#8211; 304 pages \/ Babel &#8211; 05.02.2020 &#8211; 304 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Une m\u00e8re demande \u00e0 ses enfants d\u2019oublier leur pr\u00e9\u00adnom. Ils doivent, dit-elle, ne plus jamais le pronon\u00adcer ni m\u00eame y penser, mais en choisir un autre afin d\u2019\u00e9chapper au danger qui menace leur vie. Dans une villa ayant appartenu \u00e0 leur p\u00e8re, au milieu d\u2019un vaste jardin cern\u00e9 de hauts murs, les trois enfants vont passer un temps infini, enferm\u00e9s, coup\u00e9s du monde mais heureux. Leurs nouveaux pr\u00e9noms sont issus d\u2019une encyclop\u00e9die des sciences : des noms de pierres choisis au hasard \u2013 pr\u00e9noms sous le signe desquels ils reconstruisent leur identit\u00e9.<\/p>\n<p>Arbres immenses, ruisseau t\u00e9nu et chants d\u2019oiseaux : les saisons passent, les v\u00eatements cousus par leur m\u00e8re sont trop petits, les ailes de coton et de laine qu\u2019elle a fix\u00e9es dans leur dos ne les g\u00eanent pas. Opale, Ambre et Agate grandissent en harmonie mais la dis\u00adsonance vient de l\u2019ext\u00e9rieur, un colporteur entre dans le jardin.<\/p>\n<p>Un livre majeur, une puissante m\u00e9taphore de la r\u00e9silience de l\u2019enfance, cette capacit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9server l\u2019amour filial en tenant la peur \u00e0 distance. Ode \u00e0 l\u2019imaginaire \u2013 travers\u00e9 comme toujours dans l\u2019\u0153uvre d\u2019Ogawa par la pr\u00e9sence animale, mus\u00e9ale et musicale \u2013, ce roman se place sous le signe des pierres et tout particuli\u00e8re\u00adment de l\u2019ambre, dans lequel se loge la trace de ce qui n\u2019est plus.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Instantan\u00e9s d&rsquo;Ambre\u00a0\u00bb (Actes Sud) roman de l&rsquo;auteure japonaise Y\u00f4ko Ogawa, un r\u00e9cit onirique qui met en sc\u00e8ne dans un huis-clos la toute-puissance d&rsquo;une m\u00e8re troubl\u00e9e par la mort d&rsquo;un de ces enfants. Un tr\u00e8s beau livre d&rsquo;une figure majeure de la litt\u00e9rature japonaise contemporaine.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Une lecture asiatique m\u00e9taphorique.<br \/>\nLa vie d\u2019un homme, M. Ambre nous est racont\u00e9e par une ancienne pianiste \u2013 la narratrice \u2013 qui vit dans le m\u00eame lieu que lui\u00a0: une maison de retraite\u00a0? un hospice\u00a0? un asile\u00a0?\u00a0 Toujours est-il que M. Ambre ne vit pas dans le pr\u00e9sent mais dans les souvenirs de la p\u00e9riode qu\u2019il a pass\u00e9 confin\u00e9 derri\u00e8re son mur en briques\u2026Il dessine la vie dans les marges de vieilles encyclop\u00e9dies et c\u2019est dans ces dessins \u2013 les instantan\u00e9s \u2013 que vivent les personnages absents de sa vie\u00a0; d\u2019abord sa petite s\u0153ur , puis viendront s\u2019ajouter les autres disparus de son existence.<br \/>\nApr\u00e8s la mort de leur petite s\u0153ur, la m\u00e8re, persuad\u00e9e qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9e par un chien mal\u00e9fique, ordonne \u00e0 ses trois enfants survivants, de ne jamais sortir de la maison familiale, dissimul\u00e9e par les arbres et entour\u00e9e par un mur de brique. Les trois enfants, qui doivent aussi renoncer \u00e0 leur nom et se choisir un nouveau nom (Opale, Ambre et Agate) vivent totalement coup\u00e9s du monde ext\u00e9rieur et n\u2019ont de contact qu\u2019avec leur m\u00e8re et la nature qu\u2019ils trouvent dans leur jardin pour \u00e9chapper \u00e0 la mal\u00e9diction du chien\u2026Si Opale, l\u2019ain\u00e9e, a encore quelques souvenirs du monde ext\u00e9rieur, les deux plus jeunes ne se souviennent de pas grand-chose, voire de rien du tout pour le plus jeune. Ces enfants sont purement et simplement s\u00e9questr\u00e9s par une m\u00e8re qui veut les garder pour elle et les emp\u00eacher de grandir. Pour accepter leur enfermement, il leur faudra se raconter des histoires, inventer des mondes.<\/p>\n<p>Ce livre nous parle de ces trois enfants qui vont s\u2019inventer un univers pour ne pas se laisser envahir par la psychose de la m\u00e8re qui veut les emp\u00eacher de vivre pour les prot\u00e9ger de la mort et qui doivent grandir en ne le faisant pas ressentir \u00e0 leur m\u00e8re. M\u00eame si la m\u00e8re ne f\u00eate pas les anniversaires, les trois enfants grandissent et ils n\u2019ignorent pas que le monde ext\u00e9rieur existe\u2026 Il va faire irruption dans leur vie une premi\u00e8re fois gr\u00e2ce \u00e0 un \u00e2ne qui viendra six jours par an tondre l\u2019herbe, puis sous la forme d\u2019un Yorozu-ya, marchand d\u2019une infinit\u00e9 de choses\u2026<br \/>\nPersonnellement j\u2019ai eu du mal \u00e0 entrer dans leur monde\u2026 trop embrouill\u00e9\u2026 Mais c\u2019est un roman bouleversant sur le deuil, le besoin de prot\u00e9ger les siens, les liens qui unissent une fratrie, l\u2019importance de l\u2019imaginaire dans le processus de survie. C\u2019est aussi l\u2019occasion de souligner que le bien des uns ne fait pas le bonheur des autres et qu\u2019il est \u00e9go\u00efste de surprot\u00e9ger les autres m\u00eame si on croit bien faire. Mais comment lutter contre la folie d\u2019une femme qui se bat contre une r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019elle refuse d\u2019accepter, \u00e0 savoir la perte d\u2019un enfant. Une belle \u00e9criture, sensible et po\u00e9tique.<br \/>\nL&rsquo;ambre, une pierre fossile qui a la particularit\u00e9 d&rsquo;enfermer les souvenirs du pass\u00e9. Il serait int\u00e9ressant de creuser plus avant les propri\u00e9t\u00e9 des trois pierres ambre, opale et agate pour voir si l&rsquo;auteur a choisi ces noms pour les caract\u00e9ristiques qui leur sont attribu\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>D\u00e8s la premi\u00e8re nuit pass\u00e9e dans leur nouvelle maison, ils devinrent donc Opale, Ambre et Agate. Tels des \u00e9clats pour un temps infini \u00e0 l\u2019abri des entrailles de la terre, et personne ne s\u2019apercevrait qu\u2019il s\u2019agissait de noms humains.<\/p>\n<p>il accompagnait son chant comme s\u2019il guidait un cheval ail\u00e9 franchissant ais\u00e9ment les limites du jardin. Refl\u00e9tant des paysages ignor\u00e9s, son chant s\u2019en allait galopant \u00e0 travers le vaste monde.<\/p>\n<p>L\u2019agate du benjamin, la pierre qui paraissait la plus fragile, en r\u00e9alit\u00e9 beaucoup plus dure que l\u2019opale ou l\u2019ambre, volait en \u00e9clats quand elle se brisait. Le petit Agate dissimulait au fond de lui une acuit\u00e9 qui balayait ais\u00e9ment ce qui faisait obstacle, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019arbres ou de briques.<\/p>\n<p>On pense souvent \u00e0 tort qu\u2019il a des probl\u00e8mes de vue, mais non. En r\u00e9alit\u00e9, il a sa ma\u00adni\u00e8re bien \u00e0 lui d\u2019observer le monde, diff\u00e9rente de celle des autres. Il ne se contente pas de regarder le point qui se trouve pr\u00e9sentement devant ses yeux\u00a0: il accueille aussi la continuit\u00e9 des instants pass\u00e9s et \u00e0 venir. C\u2019est seulement \u00e0 travers l\u2019ambre au fond de lui que s\u2019\u00e9coule le temps tel qu\u2019il est.<\/p>\n<p>Sans t\u00e9l\u00e9phone, ni t\u00e9l\u00e9vision ni journaux, sans fr\u00e9quenter l\u2019\u00e9cole, avec pour seuls amis vivants les insectes et les petits animaux du jardin. De la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019il avait oubli\u00e9 son nom d\u2019avant, Ambre n\u2019eut pas conscience de laisser se d\u00e9poser au fond de son c\u0153ur les souvenirs du temps pass\u00e9 dans le monde ext\u00e9rieur, au point d\u2019avoir bient\u00f4t l\u2019illusion que tout \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 ainsi \u00e0 sa naissance.<\/p>\n<p>Son \u0153il gauche n\u2019est pas destin\u00e9 \u00e0 observer l\u2019ext\u00e9rieur : il scrute l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019ambre. Comme pour mieux prot\u00e9ger ses souvenirs de jeunesse, du temps o\u00f9 la fratrie se trouvait dans l\u2019enceinte du mur de briques, le regard de cet \u0153il gauche ne se dirige jamais vers l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p>D\u2019habitude, la pr\u00e9sence d\u2019un \u00eatre humain fait qu\u2019il finit par se faire remarquer de mani\u00e8re inutile. Ne pas d\u00e9ranger les choses qui ont le r\u00f4le principal, les mettre en valeur et s\u2019effacer soi-m\u00eame totalement pour ne pas laisser de trace quand le lecteur aura referm\u00e9 le volume. Rares sont ceux qui savent se comporter ainsi.<\/p>\n<p>Ses enfants \u00e9taient bien l\u00e0. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur du mur d\u2019en\u00ad\u00adceinte, au c\u0153ur de l\u2019encyclop\u00e9die, ils \u00e9taient sages.<\/p>\n<p>Les \u00e9v\u00e9nements, quels qu\u2019ils soient, ne se produisent pas sans raison. Il y a toujours des causes et des cons\u00e9quences, avait expliqu\u00e9 Opale.<br \/>\n\u2014 L\u00e0 o\u00f9 l\u2019on ne comprend pas, il faut d\u00e9couvrir les raisons cach\u00e9es, avait ajout\u00e9 Ambre<\/p>\n<p>Il ne s\u2019agit ni de cr\u00e9ation ni d\u2019expression. Pas plus que d\u2019images, d\u2019illustrations ou de graffitis. M. Amber se contente de d\u00e9calquer les souvenirs qui se refl\u00e8tent au fond de son \u0153il gauche, celui qui fouille les strates couleur d\u2019ambre.<\/p>\n<p>La p\u00e2querette est une fleur toute ronde aux in\u00ad\u00adnombrables et fins p\u00e9tales superpos\u00e9s. Telle une houppette \u00e0 maquillage, elle est douce et sent bon. Les yeux ferm\u00e9s, la fillette approche son visage au ras des p\u00e9tales, de sorte que son nez est pr\u00e8s d\u2019en effleurer l\u2019extr\u00e9mit\u00e9. Le soleil se d\u00e9verse avec \u00e9galit\u00e9 sur ses paupi\u00e8res et la p\u00e2querette. En faisant attention \u00e0 ne pas ab\u00eemer les p\u00e9tales, le bout du nez enfoui dans la houppette, elle inspire \u00e0 pleins poumons. Faisant l\u00e9g\u00e8rement osciller la tige, elle sent les p\u00e9tales lui chatouiller la joue et sourit, les yeux toujours ferm\u00e9s. Elle a du pollen sur le bout du nez. La p\u00e2querette brille conform\u00e9ment \u00e0 son autre nom, \u0153il de soleil.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: n\u00e9e le 30 mars 1962 \u00e0 Okayama, dans la pr\u00e9fecture d\u2019Okayama, est une \u00e9crivaine japonaise, auteur de nombreux romans \u2014 courts jusqu\u2019en 1994 \u2014 ainsi que de nouvelles et d\u2019essais. Elle est dipl\u00f4m\u00e9e de l\u2019universit\u00e9 Waseda et elle vit \u00e0 Ashiya, Hy\u014dgo, avec son mari et son fils. 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