{"id":11568,"date":"2020-09-02T17:19:51","date_gmt":"2020-09-02T15:19:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11568"},"modified":"2020-09-02T17:19:51","modified_gmt":"2020-09-02T15:19:51","slug":"varela-eduardo-fernando-patagonie-route-203-rl2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11568","title":{"rendered":"Varela, Eduardo Fernando \u00ab Patagonie route 203 \u00bb (RL2020)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Eduardo F. Varela a 60 ans. Il vit entre Buenos Aires, o\u00f9 il \u00e9crit des sc\u00e9narios pour le cin\u00e9ma et la t\u00e9l\u00e9vision, et Venise, o\u00f9 il vend des cartes anciennes. Patagonie, Route 203 est son premier roman.<\/p>\n<p>M\u00e9taili\u00e9 \u201320.08.2020 &#8211;\u00a0 357 pages &#8211; Fran\u00e7ois Gaudry (Traducteur)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Un formidable road-trip \u00e0 travers les routes les plus inhospitali\u00e8res et sid\u00e9rantes du sud du monde o\u00f9 rien ni personne n&rsquo;est ce qu&rsquo;il semble \u00eatre. Un merveilleux premier roman. Au volant de son camion, un \u00e9nigmatique saxophoniste parcourt la g\u00e9ographie folle des routes secondaires de la Patagonie et subit les caprices des vents omnipr\u00e9sents. Perdu dans l&rsquo;immensit\u00e9 du paysage, il se trouve confront\u00e9 \u00e0 des situations aussi \u00e9tonnantes et hostiles que le paysage qui l&rsquo;entoure.<br \/>\nSaline du D\u00e9sespoir, La Pourrie, Mule Morte, Indien M\u00e9chant et autres lieux favorisent les rencontres improbables avec des personnages peu aimables et extravagants : un journaliste qui conduit une voiture sans freins et cherche des sous-marins nazis, des trinitaires anthropophages qui renoncent \u00e0 la viande, des jumeaux \u00e9vang\u00e9liques boliviens gardiens d&rsquo;un Train fant\u00f4me, un garagiste irascible et un mari jaloux&#8230;<br \/>\nAu milieu de ces routes o\u00f9 tout le monde semble agir avec une logique digne d&rsquo;Alice au pays des merveilles, Parker tombe amoureux de la caissi\u00e8re d&rsquo;une f\u00eate foraine. Mais comment peut-on suivre \u00e0 la trace quelqu&rsquo;un dans un monde o\u00f9 quand on demande son chemin on vous r\u00e9pond : \u00a0\u00bb Vous continuez tout droit, le jeudi vous tournez \u00e0 gauche et \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit tournez encore \u00e0 gauche, t\u00f4t ou tard vous allez arriver \u00e0 la mer \u00a0\u00bb ? Ce fabuleux premier roman est un vrai voyage \u00e0 travers un mouvement perp\u00e9tuel de populations dans un paysage d\u00e9vorant, auquel le lecteur ne peut r\u00e9sister.<br \/>\n\u00a0\u00bb Une extraordinaire r\u00e9invention de la Patagonie argentine ! \u00a0\u00bb Prix Casa de las Am\u00e9ricas\u00a0 2019<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> :<\/p>\n<p>Quand on me parle de Patagonie andine, un endroit que j\u2019ai tellement aim\u00e9, je ne peux pas faire autrement que de me pr\u00e9cipiter sur le livre en question\u00a0! \u00a0Et c\u2019est mon premier coup de c\u0153ur de cette rentr\u00e9e litt\u00e9raire. Un magnifique premier roman qui a pour th\u00e8me l\u2019errance dans un environnement \u00e0 la fois immense, hostile, myst\u00e9rieux et magique.<\/p>\n<p>En compagnie de Parker, le personnage principal, qui fuit son pass\u00e9 et n\u2019est en s\u00e9curit\u00e9 que dans la solitude de cette terre du bout du monde, dans l\u2019immensit\u00e9 d\u00e9serte, \u00e0 la merci des \u00e9l\u00e9ments, nous p\u00e9n\u00e9trons dans un monde o\u00f9 le temps et l\u2019espace prennent le pas sur tout le reste. Cet homme qui se fuit et qui fuit l\u2019humanit\u00e9 toute enti\u00e8re va voir sa vie boulevers\u00e9e quand il rencontre une femme, Mayt\u00e9n. La fuite de Parker deviendra encore plus difficile\u00a0; c\u2019est difficile de fuir \u00e0 deux, surtout quand la conception de la vie des deux partenaires est totalement diff\u00e9rente, que l\u2019un est solitaire dans l\u2019\u00e2me et que l\u2019autre aime les gens.<br \/>\nUn troisi\u00e8me personnage traverse la vie de Parker\u00a0: un journaliste qui recherche le U-745, vu pour la derni\u00e8re fois en f\u00e9vrier 1945 dans le golfe de Finlande, un monstre pr\u00e9historique dans les lacs de Patagonie ou de l\u2019or dans les rivi\u00e8res.<br \/>\nBien s\u00fbr Parker croise<\/p>\n<p>Le rapport de Parker avec la nature est de toute beaut\u00e9\u00a0: le toit de sa maison est le firmament, les \u00e9toiles ses lumi\u00e8res\u2026 le tout accompagn\u00e9 par son saxo car Parker est un anicien musicien.<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Il savait qu\u2019\u00e0 tout moment des probl\u00e8mes pouvaient surgir, mais insouciant du risque il jouissait de cette vie incertaine et anonyme, au bord de l\u2019ill\u00e9galit\u00e9. Il flottait au-dessus des vastes \u00e9tendues d\u00e9sertes qui dissolvaient son existence, m\u00ealant son pass\u00e9 \u00e0 la poussi\u00e8re et au vent, effa\u00e7ant jusqu\u2019\u00e0 son nom.<\/p>\n<p>Le chant ou le soliloque \u00e9taient le point maximal de proximit\u00e9 avec lui-m\u00eame, une forme d\u2019intimit\u00e9, d\u2019ouverture du c\u0153ur.<\/p>\n<p>Son regard se perdit dans l\u2019ouverture noire de l\u2019univers o\u00f9 les nuages s\u2019\u00e9taient retir\u00e9s, mais tout paraissait tranquille l\u00e0-haut : P\u00e9gase reposait indiff\u00e9rent, envelopp\u00e9 dans sa constellation, avec sa longue queue appuy\u00e9e sur Androm\u00e8de, tandis que Bellatrix cherchait refuge dans les bras des Pers\u00e9ides.<\/p>\n<p>le vent emporta ses paroles et ils rest\u00e8rent un instant silencieux, comme dans l\u2019attente qu\u2019une autre rafale rapporte ces mots qui venaient de se perdre pour toujours.<\/p>\n<p>Il observa l\u2019horizon, les souvenirs de ces derniers jours prenaient les nuances pastel des nuages, touchant ses fibres les plus intimes et lui laissant un arri\u00e8re-go\u00fbt de tristesse.<\/p>\n<p>Des hauteurs occidentales, accompagnant la lente descente des glaciers, les eaux se d\u00e9versaient, les vents soufflaient ; \u00e0 l\u2019est l\u2019oc\u00e9an dominait, avec ses saisons de p\u00eache et les mar\u00e9es capricieuses, les plages d\u00e9sertes jonch\u00e9es d\u2019ossements de baleines et de lions de mer. O\u00f9 que l\u2019on se tourne, le regard revenait sur les vagues et les quaranti\u00e8mes rugissants, sans toucher un seul empan de terre. Ainsi se pr\u00e9sentait la plan\u00e8te dans ces latitudes extr\u00eames que ses habitants se plaisaient \u00e0 appeler \u201cle monde du bout du monde\u201d, comme si c\u2019\u00e9tait un motif de fiert\u00e9.<\/p>\n<p>Debout devant l\u2019immensit\u00e9 du paysage, les mains press\u00e9es sur ses \u00e9paules, elle scrutait le lointain et remontait dans le temps. Une obscure intuition lui sugg\u00e9rait que l\u2019origine de ses privations tenait \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de ses anc\u00eatres sur ces terres. Elle se demandait pourquoi ils n\u2019\u00e9taient pas rest\u00e9s en Europe plut\u00f4t que de venir s\u2019\u00e9chouer dans ces contr\u00e9es mis\u00e9rables. Elle ne savait rien de ce continent, ni de la faim qui les avait pouss\u00e9s \u00e0 chercher fortune n\u2019importe o\u00f9 dans le monde, et surtout ici.<\/p>\n<p>elle \u00e9tait vraiment de la r\u00e9gion, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019un point quelconque dans un rayon de deux ou trois mille kilom\u00e8tres.<\/p>\n<p>Et si tout cela n\u2019avait \u00e9t\u00e9 qu\u2019un de ces r\u00eaves hallucin\u00e9s qu\u2019il faisait souvent en dormant en plein air, sous une simple couverture et le poids du firmament entier ?<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 se terminait le monde connu et commen\u00e7aient les r\u00e9gions inhospitali\u00e8res, o\u00f9 de rares hameaux surgissaient et disparaissaient d\u2019une ann\u00e9e \u00e0 l\u2019autre comme des visions ou des accidents de terrain, pour r\u00e9appara\u00eetre en d\u2019autres lieux sans que les gens s\u2019en rendent compte.<\/p>\n<p>[..] dans les nuits limpides de l\u2019h\u00e9misph\u00e8re austral, la position des \u00e9toiles changeait capricieusement, pouss\u00e9es par le vent, les constellations se cachaient dans les replis du ciel et l\u2019univers se froissait comme un papier de bonbon.<\/p>\n<p>Son pass\u00e9 lointain restait solide et compact, mais le pass\u00e9 r\u00e9cent \u00e9tait fait de lueurs qui scintillaient sur la ligne constante de la route.<\/p>\n<p>Pour son propre salut, il devait retrouver son chemin, mais il ne savait plus tr\u00e8s bien o\u00f9 il l\u2019avait laiss\u00e9.<\/p>\n<p>Quand elles sont s\u00e8ches, les larmes ne servent plus \u00e0 rien<\/p>\n<p>Je me sens plus \u00e0 l\u2019aise loin du monde. Ici, tu peux oublier ton nom et ton histoire.<br \/>\n\u2013 Je veux bien oublier mon histoire, mais pas mon nom. Pourquoi il faudrait oublier son nom ?<\/p>\n<p>[..] imaginer que l\u2019immensit\u00e9 qui les entourait puisse \u00eatre du temps au lieu d\u2019\u00eatre un espace.<\/p>\n<p>\u2013 Je suppose que les hommes ne pleurent pas.<br \/>\n\u2013 Je pleure en moi-m\u00eame, des larmes s\u00e8ches. C\u2019est pas bon pour la sant\u00e9, les larmes servent \u00e0 lubrifier le regard<\/p>\n<p>\u2013 Prenez la nationale tout droit, apr\u00e8s-demain tournez \u00e0 gauche, lundi vous tournez \u00e0 droite et vous continuez jusqu\u2019\u00e0 l\u2019Atlantique. C\u2019est le seul oc\u00e9an, vous ne pouvez pas vous perdre.<\/p>\n<p>Mayt\u00e9n ne savait pas si elle pr\u00e9f\u00e9rait le puma ou la m\u00e9taphore, l\u2019un lui faisait peur, l\u2019autre l\u2019inqui\u00e9tait comme ces mots bizarres dont on ignore la signification.<\/p>\n<p>La vie monotone et ennuyeuse dans ces r\u00e9gions obligeait les gens \u00e0 inventer des l\u00e9gendes pour avoir un sujet de conversation le soir. Il avait entendu toutes sortes d\u2019histoires pendant ses voyages, elles faisaient partie du pauvre folklore local, des r\u00e9cits collectifs o\u00f9 chacun ajoutait des d\u00e9tails qui modifiaient la version originale. \u00c0 force de les entendre, les gens avaient fini par y croire : naufrages de galions espagnols remplis de tr\u00e9sors, vaisseaux fant\u00f4mes \u00e0 la d\u00e9rive depuis des si\u00e8cles, voguant au gr\u00e9 des temp\u00eates.<\/p>\n<p>Elle d\u00e9testait les soir\u00e9es depuis toujours, quand la nuit tombait quelque chose mourait en elle, une blessure dans la poitrine s\u2019ouvrait \u00e0 mesure que le monde disparaissait et que l\u2019obscurit\u00e9 avalait les choses autour d\u2019elle. D\u00e8s que soufflait le vent du soir, qui pouvait durer des semaines, le d\u00e9sarroi lui serrait le c\u0153ur.<\/p>\n<p>\u2013 Rien ne peut \u00eatre pire qu\u2019ici, la solitude \u00e9crase les sentiments.<br \/>\n\u2013 Ici, tout est plus simple, essentiel, les sentiments, c\u2019est ce qu\u2019on voit. L\u00e0 o\u00f9 les gens vivent entass\u00e9s, les meilleurs et les pires sentiments poussent comme les broussailles, ils se m\u00e9langent, se confondent<\/p>\n<p>Tout ce qui bougeait dans ces parages ob\u00e9issait \u00e0 un rythme d\u00e9termin\u00e9, une force tellurique impossible \u00e0 contr\u00f4ler. Les animaux de la steppe, les oiseaux et la police suivaient leurs propres voies migratoires, comme les p\u00e9ons, les Gitans, les voyageurs de commerce. Certaines routes cessaient myst\u00e9rieusement d\u2019\u00eatre fr\u00e9quent\u00e9es, du jour au lendemain, les flux humains et animaux changeaient de direction, s\u2019orientaient vers d\u2019autres latitudes. C\u2019\u00e9tait facile \u00e0 constater, mais impossible \u00e0 pr\u00e9voir : quand ces mutations survenaient, c\u2019\u00e9tait un fait accompli, point final. Les vents \u00e9taient affolants, celui du nord, charg\u00e9 de terre et de poussi\u00e8re chaude, bousculait le\u00a0<em>pampero<\/em>\u00a0glacial, qui d\u00e9fendait son territoire en g\u00e9n\u00e9rant des champs de basse pression qui alt\u00e9raient l\u2019humeur de quiconque se d\u00e9pla\u00e7ait dans la plaine. Puis arrivaient de la haute mer les ouragans et leur rage oc\u00e9anique, tournoyant sur eux-m\u00eames, en formant des tornades d\u2019eau qui s\u2019abattaient de tout leur poids sur la terre dess\u00e9ch\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Image<\/strong>\u00a0: Photo perso \u00a0des Salinas<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Eduardo F. Varela a 60 ans. Il vit entre Buenos Aires, o\u00f9 il \u00e9crit des sc\u00e9narios pour le cin\u00e9ma et la t\u00e9l\u00e9vision, et Venise, o\u00f9 il vend des cartes anciennes. Patagonie, Route 203 est son premier roman. M\u00e9taili\u00e9 \u201320.08.2020 &#8211;\u00a0 357 pages &#8211; Fran\u00e7ois Gaudry (Traducteur) R\u00e9sum\u00e9\u00a0: Un formidable road-trip \u00e0 travers les routes &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11568\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":11569,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[501,135,93,35,30,453,118,1223,192],"tags":[197,667,433,760,403,206],"class_list":["post-11568","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-1er-roman","category-amerique-latine","category-argentine","category-coup-de-coeur-lectures","category-latino","category-nature-writing","category-patagonie","category-rl2020","category-xxieme-siecle","tag-amour","tag-errance","tag-fuite","tag-immensite","tag-nature","tag-road-trip"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11568","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11568"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11568\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11570,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11568\/revisions\/11570"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/11569"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11568"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11568"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11568"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}