{"id":1179,"date":"2014-10-11T18:14:14","date_gmt":"2014-10-11T17:14:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1179"},"modified":"2026-02-18T16:14:20","modified_gmt":"2026-02-18T14:14:20","slug":"may-peter-lile-du-serment-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1179","title":{"rendered":"May, Peter  &#8211; \u00ab L\u2019\u00eele du serment \u00bb (2014)"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur<\/b>\u00a0: \u00a0N\u00e9 le 20 d\u00e9cembre 1951 \u00e0 Glasgow, Peter May a \u00e9t\u00e9 journaliste, puis brillant et prolifique sc\u00e9nariste de la t\u00e9l\u00e9vision \u00e9cossaise. Il vit depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es dans le Lot o\u00f9 il se consacre \u00e0 l\u2019\u00e9criture.<\/p>\n<p>Sa<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=693\">\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\">t\u00e9tralogie \u00e9cossaise<\/span><\/a>\u00a0\u2013\u00a0<i>L\u2019\u00cele des chasseurs d\u2019oiseaux, L\u2019Homme de Lewis<\/i>\u00a0, <i>Le Braconnier du lac perdu,<\/i><span style=\"color: #0000ff;\"><i> <\/i><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22684\"><i>Loch noir<\/i><\/a><\/span>\u00a0\u2013, publi\u00e9e en fran\u00e7ais par les \u00c9ditions du Rouergue, a conquis le monde entier.<\/p>\n<p>Salu\u00e9e par de nombreux prix litt\u00e9raires, toute son \u0153uvre est disponible aux \u00c9ditions du Rouergue.<\/p>\n<p><b>Pour mes commentaires de ses livres<\/b>\u00a0: voir dans la\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?page_id=4758\">liste des auteurs (M-Q)<\/a><\/span><br \/>\n<b>S\u00e9ries<\/b> : La T\u00e9tralogie \u00e9cossaise &#8211; S\u00e9rie chinoise &#8211; S\u00e9rie Assassins sans visage &#8211;<br \/>\n<b>Autres<\/b>: Sc\u00e8ne de crime virtuelle &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1179\">L\u2019\u00cele du serment<\/a> <\/span>&#8211; Les Fugueurs de Glasgow (pas lu)-<br \/>\n&#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3266\">Les Disparus du phare<\/a><\/span> &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6749\">Je te prot\u00e9gerai<\/a><\/span> &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8736\">La Petite Fille qui en savait trop<\/a><\/span> &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"May, Peter \u00ab\u00a0Rendez-vous \u00e0 Gibraltar\u00a0\u00bb (2020) 384 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23846\">Rendez-vous \u00e0 Gibraltar<\/a> <\/span>\u00a0&#8211;<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13327\">Quarantaine<\/a><\/span> -Un chemin sans pardon (pas lu)\u2014 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20254\">Temp\u00eate sur Kinlochleven<\/a><\/span> &#8211;<\/p>\n<p>Rouergue noir &#8211; 27.05.2020 &#8211; 384 pages + ePub<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>\/<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Babel noir &#8211; 4.5.2022 &#8211; 432 pages<span class=\"Apple-converted-space\"> (t<span xml:lang=\"en-US\">itre original\u00a0:\u00a0<\/span><span xml:lang=\"en-US\">A Silent Death) <\/span><\/span>Traduit par Ariane Bataille<\/p>\n<p><b>Voir article sur la<\/b> \u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=693\">\u00a0t\u00e9tralogie \u00e9cossaise<\/a><\/span>\u00a0\u2013\u00a0<i>L\u2019\u00cele des chasseurs d\u2019oiseaux, L\u2019Homme de Lewis<\/i>\u00a0,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><i>Le Braconnier du lac perdu<\/i><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: De m\u00e9moire d&rsquo;homme, aucun meurtre n&rsquo;a jamais eu lieu sur l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Entr\u00e9e, situ\u00e9e dans l&rsquo;archipel de La Madeleine, \u00e0 l&rsquo;est du Canada, et peupl\u00e9e par une poign\u00e9e de familles d&rsquo;origine \u00e9cossaise pour la plupart. Jusqu&rsquo;\u00e0 cette nuit de tourmente o\u00f9 James Cowell est poignard\u00e9 \u00e0 mort. Sa femme pr\u00e9tend qu&rsquo;un assaillant s&rsquo;en est pris \u00e0 elle avant de tuer son mari, mais tous suspectent cette \u00e9pouse d&rsquo;un couple vacillant. Tous, sauf Sime Mackenzie. Seul anglophone parmi les enqu\u00eateurs envoy\u00e9s sur place, il \u00e9prouve un choc en d\u00e9couvrant Kirsty Cowell. Le sentiment irr\u00e9futable de la conna\u00eetre depuis toujours. Isol\u00e9 dans une \u00e9quipe o\u00f9 \u0153uvre comme sp\u00e9cialiste des sc\u00e8nes de crime son ex-femme Marie-Ange, meurtri par l&rsquo;\u00e9chec de son mariage, rompu par l&rsquo;insomnie, Sime sombre dans un \u00e9tat second o\u00f9 la r\u00e9alit\u00e9 se m\u00eale \u00e0 des r\u00eaves \u00e9tranges, faisant ressurgir l&rsquo;histoire de son a\u00efeul, expuls\u00e9 de l&rsquo;\u00eele de Lewis dans les ann\u00e9es 1850, au moment de la Famine de la pomme de terre. Avec la certitude folle que le destin de Kirsty comme le sien se sont nou\u00e9s l\u00e0, quelque cent cinquante ans plus t\u00f4t, dans un amour interdit qui n&rsquo;a cess\u00e9 de br\u00fbler ni de hanter. Le face-\u00e0-face entre le d\u00e9tective et la suspecte sur une falaise escarp\u00e9e de l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Entr\u00e9e se superpose \u00e0 l&rsquo;image s\u00e9pia d&rsquo;une adolescente embrass\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ombre des pierres lev\u00e9es puis perdue sur un quai de Glasgow, dans le tumulte d&rsquo;un navire qui d\u00e9porte des milliers de mis\u00e9rables vers le Nouveau Monde.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s son inoubliable trilogie de Lewis, Peter May nous ram\u00e8ne \u00e0 son \u00c9cosse, magnifique et pers\u00e9cut\u00e9e. De part et d&rsquo;autre de l&rsquo;Atlantique, les \u00eeles balay\u00e9es par les vents sont le cadre d&rsquo;un serment tragique. \u00ab\u00a0Gus am bris an latha agus an teich na sg\u00e0ilean.\u00a0\u00bb Jusqu&rsquo;\u00e0 ce que le jour se l\u00e8ve et que les ombres s&rsquo;enfuient.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Si vous avez aim\u00e9 la trilogie \u00e9cossaise, vous allez adorer\u00a0! Je l\u2019ai commenc\u00e9 et je ne l\u2019ai plus l\u00e2ch\u00e9. C\u2019est un roman policier et une intrigue qui est int\u00e9ressante qui nous fera voyager entre deux continents et deux \u00e9poques \u2026 mais pas que\u2026 Une fois encore c\u2019est une ode \u00e0 l\u2019Ecosse, \u00e0 ses paysages. La nature en ad\u00e9quation avec le caract\u00e8re et la vie des hommes, la vie dans des r\u00e9gions recul\u00e9es et un coup de projecteur sur une partie de l\u2019histoire \u00e9cossaise. Une partie tr\u00e8s \u00e9mouvante de l\u2019histoire \u00e9cossaise que l\u2019auteur utilise comme fond historique dans un roman policier (Lowland Clearances\u00a0: des milliers de paysans que l\u2019on forcera a quitter leurs terres en incendiant leurs maisons et massacrant leurs familles avant de les faire embarquer de force dans des bateaux pour les amener dans le \u00ab\u00a0Nouveau monde\u00a0\u00bb ) . Un livre sur l\u2019importance de vos racines. Qui \u00eates-vous, d\u2019o\u00f9 venez- vous\u00a0? Quelle est la r\u00e9sonnance de votre pass\u00e9 dans votre vie\u2026 Et toujours le talent de l&rsquo;auteur qui fait des descriptions qui me vont droit au c\u0153ur, qui me transportent en Ecosse&#8230;<\/p>\n<p>Si vous voulez \u00e9couter l\u2019auteur ( en anglais avec son d\u00e9licieux accent)\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.ur-web.net\/PeterMayMain\/Otherwork.html#VideoEI\">http:\/\/www.ur-web.net\/PeterMayMain\/Otherwork.html#VideoEI<\/a><\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Quand le sommeil ne venait pas, le temps se mettait \u00e0 ramper telle une tortue g\u00e9ante.<\/p>\n<p>Le vent forcissait en provenance du sud-ouest, balayait le sommet des falaises et, sur son passage, couchait \u00e0 terre tout ce qui avait le malheur d\u2019y pousser. Le soleil, d\u2019abord voil\u00e9 par des nuages d\u2019altitude, avait finalement \u00e9t\u00e9 aval\u00e9 par les nu\u00e9es d\u2019orage qui progressaient rapidement au-dessus de la masse gris ardoise de l\u2019oc\u00e9an<\/p>\n<p>La pluie tombait par salves et rafales. Ce n\u2019\u00e9tait que l\u2019avant-garde. Le gros du grain \u00e9tait visible au-dessus de l\u2019oc\u00e9an, une brume sombre qui progressait dans leur direction.<\/p>\n<p>Une vraie relation se fonde sur la confiance et la compr\u00e9hension, le partage des petites choses. Des moments de joie et de rire. S\u2019apercevoir que l\u2019on vient d\u2019avoir la m\u00eame pens\u00e9e ou que l\u2019on s\u2019appr\u00eatait \u00e0 dire quelque chose d\u2019identique<\/p>\n<p>je r\u00e9alisais qu\u2019il admirait son reflet dans la fen\u00eatre pendant qu\u2019il me parlait. Il \u00e9tait en repr\u00e9sentation devant son public imaginaire. Posant pour des photographies que personne ne prenait<\/p>\n<p>C\u2019est comme\u2026\u00a0\u00bb Elle chercha ses mots, \u00ab\u00a0comme si j\u2019attendais quelque chose. Si je pars, je risque de le manquer.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La mer, saisie de rage, se levait et se creusait, formant des masses \u00e9cumantes d\u2019eau grise semblables \u00e0 du plomb en fusion.<\/p>\n<p>Combien de souvenirs malheureux de leur mariage promis \u00e0 l\u2019\u00e9chec impr\u00e9gnaient-ils cette maison, ayant p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 son \u00e2me, comme les veines dans le bois<\/p>\n<p>Une vieille maison en bois construite au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, plong\u00e9e dans l\u2019ombre de trois arbres immenses qui la surplombaient, comme une menace.<\/p>\n<p>Lorsque j\u2019\u00e9tais tr\u00e8s jeune, il me semble que je savais beaucoup de choses sans vraiment me souvenir comment ni o\u00f9 je les avais apprises<\/p>\n<p>\u00c0 huit ans, mon univers \u00e9tait minuscule face \u00e0 l\u2019immensit\u00e9 du monde. Toutefois, il remplissait ma vie. Il repr\u00e9sentait tout ce que je connaissais<\/p>\n<p>Je ne sais pourquoi, parce qu\u2019aucun signe ext\u00e9rieur ne le laissait penser, mais je sentis de la panique flotter dans la pi\u00e8ce. Une panique silencieuse mais palpable, quand bien m\u00eame on ne peut l\u2019entendre ou la voir<\/p>\n<p>Ses cheveux libres flottaient derri\u00e8re elle comme un drapeau noir en lambeaux, s\u2019enroulant et se d\u00e9roulant dans le vent<\/p>\n<p>Mais les mensonges peuvent \u00eatre contagieux. \u00a0Comme les germes. \u00a0Une fois qu&rsquo;ils sont l\u00e2ch\u00e9s, \u00a0les gens sont infect\u00e9s.<\/p>\n<p>Et ceux qui \u00e9prouvent de la culpabilit\u00e9 se sentent toujours mis en accusation, m\u00eame par les plus innocentes questions<\/p>\n<p>Il n\u2019y avait aucun pot de cr\u00e8me ou de maquillage sur la commode, pas de peigne ou de brosse avec quelques cheveux pris dedans. Seulement des surfaces brillantes, sans un grain de poussi\u00e8re. La chambre \u00e9tait aussi st\u00e9rile, semblait-il, que la relation qu\u2019elle avait abrit\u00e9e<\/p>\n<p>Il s\u2019agissait de son espace personnel et, chaque surface encombr\u00e9e, chaque \u00e9tag\u00e8re bond\u00e9e parlait d\u2019elle. Un mur entier \u00e9tait consacr\u00e9 aux livres<\/p>\n<p>Les gens disent toutes sortes de choses. Et cette \u00eele est comme une serre, monsieur Mackenzie. Plantez-y une graine de v\u00e9rit\u00e9 et, tr\u00e8s rapidement, vous obtiendrez des mensonges \u00e0 profusion.<\/p>\n<p>Peu importe qui vous \u00eates, ou d\u2019o\u00f9 vous venez, vous pouvez devenir qui vous voulez. Si vous le d\u00e9sirez suffisamment<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nuit apr\u00e8s nuit, apr\u00e8s nuit. \u00c0 fixer un putain de plafond en comptant ses battements de c\u0153ur. Les secondes qui deviennent des minutes, qui deviennent des heures. Et plus tu essaies de dormir, plus c\u2019est difficile. Quand le matin arrive, tu es encore plus \u00e9puis\u00e9 que la veille et tu te demandes comment tu vas tenir un jour de plus.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Je ne sens pas le froid. Il n\u2019est rien compar\u00e9 \u00e0 celui qui m\u2019habite. Je fixe les nuages blancs et moutonneux qui filent en avant-garde de la temp\u00eate et des vagues d\u2019\u00e9motion glac\u00e9e s\u2019abattent sur moi.<\/p>\n<p>La mort passe, mais la lutte pour la survie continue<\/p>\n<p>Il d\u00e9roulait sa vie sur les derniers mois en une boucle sans fin, s\u2019arr\u00eatant pour la premi\u00e8re fois sur tous les petits d\u00e9tails qui lui avaient \u00e9chapp\u00e9. Les signes r\u00e9v\u00e9lateurs qu\u2019il avait ignor\u00e9s, consciemment ou pas<\/p>\n<p>Je vois des matraques se lever et s\u2019abattre juste devant mes yeux, comme les navettes qui vont et viennent au milieu de la trame sur un m\u00e9tier \u00e0 tisser<\/p>\n<p>Il d\u00e9sesp\u00e9rait de dormir. Pas pour se reposer, mais pour s\u2019\u00e9vader. \u00catre quelqu\u2019un d\u2019autre, \u00e0 un autre endroit, une autre \u00e9poque<\/p>\n<p>Il se retrouva noy\u00e9 dans un silence assourdissant<\/p>\n<p>Un soleil doux per\u00e7a le ciel d\u2019automne, transformant chaque arbre en vitrail naturel. Les dor\u00e9s et les jaunes, les orange et les rouges des feuilles d\u2019automne \u00e9clataient, vifs et lumineux, sublim\u00e9s par les rayons du soleil qui transformaient la for\u00eat en une cath\u00e9drale de couleurs<\/p>\n<p>La for\u00eat s\u2019\u00e9talait devant lui \u00e0 perte de vue dans toute sa splendeur bariol\u00e9e comme un oc\u00e9an \u00e0 la houle paisible<\/p>\n<p>Qu\u2019\u00e9tait-il arriv\u00e9 \u00e0 la joie, se demanda-t-il. S\u2019\u00e9vaporait-elle au soleil comme la pluie sur le bitume mouill\u00e9\u00a0? \u00c9tait-ce autre chose qu\u2019un moment passager qui n\u2019existait que dans notre m\u00e9moire\u00a0? Ou un \u00e9tat d\u2019esprit qui changeait comme le temps qu\u2019il fait<\/p>\n<p>\u00c7a veut dire Jusqu\u2019\u00e0 ce que le jour se l\u00e8ve et que les ombres s\u2019enfuient. C\u2019est courant sur les tombes de ceux venant des H\u00e9brides<\/p>\n<p>La temp\u00eate \u00e9tait termin\u00e9e et un soleil d\u2019automne d\u00e9lav\u00e9 jouait derri\u00e8re les cumulus dor\u00e9s qui moussaient dans le ciel et dessinaient des taches semblables \u00e0 du m\u00e9tal pr\u00e9cieux \u00e0 la surface de l\u2019oc\u00e9an qui peu \u00e0 peu retrouvait son calme apr\u00e8s la fureur de la veille<\/p>\n<p>L\u2019occasion pour lui de s\u2019\u00e9vader d\u2019une vie qu\u2019il avait jusque-l\u00e0 travers\u00e9e comme un \u00e9tranger<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>voir aussi :\u00a0 May, Peter : article relatif \u00e0 : \u00a0<a title=\"May, Peter : la trilogie \u00e9cossaise\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=693\">la trilogie \u00e9cossaise <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: \u00a0N\u00e9 le 20 d\u00e9cembre 1951 \u00e0 Glasgow, Peter May a \u00e9t\u00e9 journaliste, puis brillant et prolifique sc\u00e9nariste de la t\u00e9l\u00e9vision \u00e9cossaise. 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