{"id":11912,"date":"2020-10-13T10:22:33","date_gmt":"2020-10-13T08:22:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11912"},"modified":"2022-09-20T17:59:23","modified_gmt":"2022-09-20T15:59:23","slug":"morrison-toni-loeil-le-plus-bleu-1994","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11912","title":{"rendered":"Morrison, Toni \u00abL&rsquo;oeil le plus bleu\u00bb (1994)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteure\u00a0<\/strong>: Toni Morrison (de son vrai nom Chloe Anthony Wofford), n\u00e9e le 18 f\u00e9vrier 1931 \u00e0 Lorain en Ohio, dans une famille ouvri\u00e8re de quatre enfants est une romanci\u00e8re, professeur de litt\u00e9rature et \u00e9ditrice am\u00e9ricaine, laur\u00e9ate du Prix Pulitzer en 1988, et du prix Nobel de litt\u00e9rature en 1993 et et morte \u00e0 New York le 5 ao\u00fbt 2019. Elle est \u00e0 ce jour la huiti\u00e8me femme et le seul auteur afro-am\u00e9ricain \u00e0 avoir re\u00e7u cette distinction. C\u2019est le roman Beloved, dont l\u2019\u00e9dition fran\u00e7aise remonte \u00e0 1989, qui a fait conna\u00eetre Toni Morrison en France. Mais sa notori\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine \u00e9tait venue dix ans plus t\u00f4t, coup sur coup, en l\u2019espace de deux romans : <span style=\"color: #0000ff;\"><em><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5560\">Sula<\/a><\/em><\/span> (1973) et Song of Solomon (1977). Apr\u00e8s\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11912\"><em>L\u2019\u0152il le plus bleu<\/em><\/a>,<\/span> elle publie en 1977\u00a0<em>Le Chant de Salomon<\/em>, couronn\u00e9 par le Grand Prix de la critique, qui remporte un \u00e9norme succ\u00e8s. Dix ans plus tard, en 1987, elle re\u00e7oit le prix Pulitzer pour son cinqui\u00e8me roman :\u00a0<em>Beloved<\/em>. Parce que \u00ab son art romanesque, caract\u00e9ris\u00e9 par une puissante imagination et une riche expressivit\u00e9, brosse un tableau vivant d\u2019une face essentielle de la r\u00e9alit\u00e9 am\u00e9ricaine \u00bb, l\u2019Acad\u00e9mie de Stockholm lui a d\u00e9cern\u00e9, le 7 octobre 1993, le prix Nobel de litt\u00e9rature. Aujourd\u2019hui retrait\u00e9e de l\u2019universit\u00e9 de Princeton, Toni Morrison a \u00e9t\u00e9 faite docteur\u00a0<em>honoris causa\u00a0<\/em>par l\u2019universit\u00e9 de Paris VII.<em>\u00a0D\u00e9livrances\u00a0<\/em>est son dernier roman paru.<\/p>\n<p>Editions Christian Bourgois \u2013 1.10.1994 -218 pages \/ 10\/18 \u2013 22.05.2008 \u2013 217 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Avec L&rsquo;\u0153il le plus bleu, saisissant premier roman vibrant de douleur et de r\u00e9volte, Toni Morrison marque son entr\u00e9e en litt\u00e9rature. A Lorain, dans l&rsquo;Ohio des ann\u00e9es 40, Claudia et Pecola, deux fillettes noires, grandissent c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te. La premi\u00e8re d\u00e9teste les poup\u00e9es blondes, mod\u00e8les impos\u00e9s de perfection qui lui rappellent combien sa haine est l\u00e9gitime. L&rsquo;autre idol\u00e2tre Shirley Temple et r\u00eave d&rsquo;avoir les yeux bleus.<br \/>\nMais face \u00e0 la dure r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;une Am\u00e9rique Blanche, le r\u00eave de beaut\u00e9 d&rsquo;une petite fille est un leurre qui ne c\u00e8de le pas qu&rsquo;au fantasme et \u00e0 la folie.<\/p>\n<p>Christian Bourgois \u2013 1,10,1994 -218 pages \/ 10\/18 \u2013 22.05.2008 \u2013 217 pages<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 lu \u00ab\u00a0Sula\u00a0\u00bb de cette romanci\u00e8re que j\u2019avais beaucoup aim\u00e9. J\u2019ai eu plus de difficult\u00e9 \u00e0 lire Toni \u00ab\u00a0L&rsquo;\u0153il le plus bleu\u00a0\u00bb, car il y a plusieurs personnages et il semble que le r\u00e9cit va parfois un peu dans tous les sens. C\u2019est un r\u00e9cit dur, d\u00e9rangeant, sans concession, sur la mani\u00e8re dont la communaut\u00e9 noire est trait\u00e9e en Am\u00e9rique, plus pr\u00e9cis\u00e9ment en Ohio.<br \/>\nTout le roman tourne autour de la vie d\u2019une petite fille, Pecola. Elle est le point central du r\u00e9cit et tous les personnages ont un lien avec elle, de pr\u00e8s ou de loin.<br \/>\nLes th\u00e8mes abord\u00e9s sont la beaut\u00e9 et la laideur, la f\u00e9minit\u00e9, l\u2019oppression des femmes, le viol, l\u2019inceste, la sexualit\u00e9 et en particulier les premiers rapports sexuels et leur importance dans la vie plus tard, les relations familiales, le racisme, la diff\u00e9rence entre les noirs et les m\u00e9tis, les humiliations sous toutes leurs formes, la recherche du p\u00e8re.<br \/>\nDes le d\u00e9but on voit l\u2019importance des images de la beaut\u00e9 v\u00e9hicul\u00e9es par le cin\u00e9ma, la publicit\u00e9 et les m\u00e9dias\u00a0: Shirley Temple et surtout la couleur de peau blanche\u2026et surtout la beaut\u00e9 qui est importante dans le roman est la beaut\u00e9 ext\u00e9rieure et non celle fond\u00e9e sur les valeurs que les personnes peuvent avoir en elles, et de ce fait ceux qui sont moches ont une vie terrifiante et affreuse dans cette histoire. De fait la beaut\u00e9 arrive m\u00eame \u00e0 contenir la violence (quand Pecola se fait agresser par les gar\u00e7ons de l\u2019\u00e9cole, la beaut\u00e9 de la jeune Maureen les fait stopper la violence). Le th\u00e8me beaut\u00e9\/laideur m\u2019a sembl\u00e9 le plus pr\u00e9sent dans le roman.<br \/>\nL\u2019oppression est aussi bien pr\u00e9sente\u00a0; quand ce n\u2019est pas la violence physique des hommes qui partagent la vie des personnages, c\u2019est la violence des mots et des ragots qui sont l\u00e0 pour rabaisser les plus faibles et les opprimer. Les seules \u00e0 ne pas en souffrir sont les prostitu\u00e9es car les hommes ont besoin d\u2019elles. Les autres femmes n\u2019ont qu\u2019\u00e0 subir et se taire.<br \/>\nDans ce livre elle parle aussi de religion, allant m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 mettre en doute l\u2019existence de Dieu. Le moins qu\u2019on puisse dire c\u2019est qu\u2019elle a le cran de d\u00e9noncer.<br \/>\nIl faut rappeler qu\u2019au moment de la sortie du livre ( publi\u00e9 aux Etats-Unis en 1970), les romans mettant en sc\u00e8ne des noirs \u00e9taient pour ainsi dire inexistants. Il y avait uniquement des essais et des publications documentaires.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a vraiment rien \u00e0 ajouter \u2013 sauf Pourquoi. Mais comme le Pourquoi est difficile \u00e0 expliquer, on doit se r\u00e9fugier dans le Comment.<\/p>\n<p>Leur conversation est comme une danse un peu m\u00e9chante\u00a0: un son rencontre un son, fait la r\u00e9v\u00e9rence, h\u00e9site et se retire. Un autre son entre dans la danse, mais un autre lui prend la vedette\u00a0: les deux sons tournent l&rsquo;un autour de l&rsquo;autre et s&rsquo;arr\u00eatent. Parfois leurs paroles d\u00e9crivent des spirales hautaines\u00a0; d&rsquo;autres fois, elles font des sauts stridents et tout est ponctu\u00e9 de grands \u00e9clats de rire comme la palpitation d&rsquo;un c\u0153ur en gel\u00e9e.<\/p>\n<p>Etant une minorit\u00e9 \u00e0 la fois comme caste et comme classe, nous vivions sur l&rsquo;ourlet de la vie en luttant contre notre faiblesse et en nous battant pour nous accrocher ou pour grimper sans aide dans les grands plis du v\u00eatement.<\/p>\n<p>La col\u00e8re est une meilleure compagne. \u00catre en col\u00e8re, cela a un sens. C&rsquo;est une r\u00e9alit\u00e9 et une pr\u00e9sence. La conscience de sa valeur.<\/p>\n<p>Toutes l&rsquo;avaient regard\u00e9e avec de grands yeux qui ne comprenaient pas. Des yeux qui ne posaient pas de questions et qui demandaient tout. Toutes l&rsquo;avaient regard\u00e9e sans ciller et sans se troubler. Dans leurs yeux, il y avait la fin et le commencement du monde, et l&rsquo;\u00e9tendue d\u00e9sertique qui les s\u00e9parait.<\/p>\n<p>D&rsquo;abord un\u00a0bourdonnement profond, la bouche ferm\u00e9e, puis un bruit plus fort et plus chaleureux. Un rire, beau et effrayant. Elle penchait la t\u00eate sur le c\u00f4t\u00e9, fermait les yeux et secouait son corps massif en laissant son rire tomber comme une cascade de feuilles rouges autour de nous. Des bribes et des volutes du rire nous suivaient tandis que nous courions.<\/p>\n<p>Mais pour d\u00e9couvrir la v\u00e9rit\u00e9 sur la fa\u00e7on dont meurent les r\u00eaves, il ne faut jamais croire ce que dit le r\u00eaveur.<\/p>\n<p>L\u00e0, dans l&rsquo;obscurit\u00e9, ses souvenirs lui revenaient et elle succombait \u00e0 ses r\u00eaves anciens. En plus de l&rsquo;id\u00e9e de l&rsquo;amour romantique, elle a d\u00e9couvert celle de la beaut\u00e9 physique. Les id\u00e9es sans doute les plus destructrices de l&rsquo;histoire de la pens\u00e9e humaine. Toutes deux naissaient de l&rsquo;envie, se d\u00e9veloppaient dans l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9, pour finir en d\u00e9sillusion. En mettant la beaut\u00e9 physique sur le m\u00eame plan que la vertu, elle se d\u00e9pouillait l&rsquo;esprit, l&rsquo;enfermait et, par-dessus le march\u00e9, en \u00e9prouvait du m\u00e9pris pour elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>Elle donnait \u00e0 son fils le d\u00e9sir violent de s&rsquo;enfuir, et \u00e0 sa fille la peur de grandir, la peur des autres, la peur de la vie.<\/p>\n<p>Elles \u00e9taient entr\u00e9es dans la vie par la porte de service. Convenables. Tout le monde \u00e9tait en position de leur donner des ordres. Les femmes blanches leur disaient\u00a0: \u00ab\u00a0Fais \u00e7a.\u00a0\u00bb Les enfants blancs leur disaient \u00ab\u00a0Viens ici.\u00a0\u00bb Les hommes noirs leur disaient\u00a0: \u00ab\u00a0Allonge-toi.\u00a0\u00bb Les seuls dont elles n&rsquo;avaient pas besoin de recevoir d&rsquo;ordre \u00e9taient les enfants noirs et les autres femmes noires.<\/p>\n<p>Les pompes fun\u00e8bres qui enterrent les Noirs, c&rsquo;est pas bon march\u00e9.<\/p>\n<p>Il gagnait peu mais il n&rsquo;avait pas le go\u00fbt du luxe\u00a0\u2013\u00a0son exp\u00e9rience du monast\u00e8re avait renforc\u00e9 son asc\u00e9tisme naturel tout en d\u00e9veloppant son penchant pour la solitude. Le c\u00e9libat \u00e9tait un havre, le silence un bouclier.<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait comme si son m\u00e9pris pour les contacts humains s&rsquo;\u00e9tait transform\u00e9 en d\u00e9sir pour les choses que les humains avaient touch\u00e9es. Le peu d&rsquo;humain qui tachait encore les objets inanim\u00e9s \u00e9tait tout ce qu&rsquo;il pouvait supporter de l&rsquo;humanit\u00e9. Par exemple, contempler les traces de pieds humains sur le paillasson, respirer l&rsquo;odeur de la couverture et se rouler\u00a0dans la douce certitude que de nombreux corps y avaient transpir\u00e9, dormi, r\u00eav\u00e9, aim\u00e9, souffert et \u00e9taient m\u00eame morts dessous. A chaque fois qu&rsquo;il s&rsquo;en allait, il emportait ses objets, et il en cherchait toujours d&rsquo;autres. Cette passion pour les choses us\u00e9es l&rsquo;amenait \u00e0 inspecter de fa\u00e7on fortuite, mais habituelle, le contenu des poubelles dans des impasses, et des corbeilles \u00e0 papiers dans les lieux publics&#8230;<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;ensemble, sa personnalit\u00e9 ressemblait \u00e0 une arabesque\u00a0: enchev\u00eatr\u00e9e, sym\u00e9trique, \u00e9quilibr\u00e9e, et solidement b\u00e2tie\u00a0\u2013\u00a0\u00e0 l&rsquo;exception d&rsquo;une faille.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Il lisait avec avidit\u00e9 mais comprenait de fa\u00e7on s\u00e9lective, en choisissant dans les id\u00e9es des autres les bouts et les morceaux qui \u00e9tayaient sa marotte du moment.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Comment est-ce que quelqu&rsquo;un pourrait vous faire quelque chose comme \u00e7a de force ?<br \/>\nFacile.<br \/>\nAh ouais ? Comment facile ?<br \/>\nIl te fait \u00e7a, c&rsquo;est tout.<\/p>\n<p>L&rsquo;amour ne vaut jamais mieux que celui qui aime. Les gens m\u00e9chants aiment m\u00e9chamment, les gens violents aiment violemment, les gens faibles aiment faiblement, les gens b\u00eates aiment b\u00eatement, mais l&rsquo;amour d&rsquo;un homme libre n&rsquo;est jamais s\u00fbr. Il n&rsquo;y a pas de cadeau pour l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9. Seul celui qui aime poss\u00e8de son don d&rsquo;amour. Celui qui est aim\u00e9 est d\u00e9pouill\u00e9, neutralis\u00e9, fig\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9clat de l&rsquo;\u0153il int\u00e9rieur de celui qui aime.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Image<\/strong>\u00a0: National Geographic (chang\u00e9e en gris)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteure\u00a0: Toni Morrison (de son vrai nom Chloe Anthony Wofford), n\u00e9e le 18 f\u00e9vrier 1931 \u00e0 Lorain en Ohio, dans une famille ouvri\u00e8re de quatre enfants est une romanci\u00e8re, professeur de litt\u00e9rature et \u00e9ditrice am\u00e9ricaine, laur\u00e9ate du Prix Pulitzer en 1988, et du prix Nobel de litt\u00e9rature en 1993 et et morte \u00e0 New York &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11912\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":11913,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[501,529,202,193,29,105,233,78],"tags":[522,1263,1211,1152,863,218,345,269,1264,669,534,195,434,275,169],"class_list":["post-11912","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-1er-roman","category-classique","category-etats-unis","category-etude-de-societe","category-americaine","category-roman","category-usa","category-xxeme","tag-adolescence","tag-afro-americains","tag-beaute","tag-classes-sociales","tag-condition-feminine","tag-drame","tag-enfance","tag-inceste","tag-ohio","tag-pauvrete","tag-prix-nobel","tag-racisme","tag-segregation","tag-viol","tag-violence"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11912","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11912"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11912\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16959,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11912\/revisions\/16959"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/11913"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11912"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11912"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11912"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}