{"id":12041,"date":"2020-11-02T16:48:21","date_gmt":"2020-11-02T14:48:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12041"},"modified":"2020-11-02T16:48:21","modified_gmt":"2020-11-02T14:48:21","slug":"shepherd-nan-la-montagne-vivante-1940-1977-2019-en-francais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12041","title":{"rendered":"Shepherd, Nan \u00ab La Montagne vivante \u00bb (1940-1977 \u2013 2019 en fran\u00e7ais)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong> : Anna (Nan) Shepherd est n\u00e9e en 1893 et morte en 1981. Apr\u00e8s avoir termin\u00e9 ses \u00e9tudes en 1915 \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;Aberdeen, elle enseigna l&rsquo;anglais pendant les quarante et une ann\u00e9es suivantes au College of Education d&rsquo;Aberdeen. Passionn\u00e9e de jardinage et de randonn\u00e9e, elle faisait de fr\u00e9quentes excursions dans les Cairngorms en compagnie d&rsquo;\u00e9tudiants et d&rsquo;amis. Si elle voyagea en Norv\u00e8ge, en France, en Italie, en Gr\u00e8ce et en Afrique du Sud, elle revint toujours \u00e0 la maison, dans le village de West Cults, non loin d&rsquo;Aberdeen.<\/p>\n<p>La Montagne vivante est son premier ouvrage traduit en fran\u00e7ais.\u00a0 Il a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit dans les ann\u00e9es 1940 mais publi\u00e9 qu&rsquo;en 1977. Il refl\u00e8te ses exp\u00e9riences lors de marches dans les montagnes du Cairngorm. Ce n\u2019est pas un roman.<\/p>\n<p>Christian Bourgois &#8211; 31\/10\/2019 &#8211; 176 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:\u00a0 Plus tard, le soir, le ciel est devenu d&rsquo;un profond bleu ardoise, identique \u00e0 celui qui baigne maintenant la base des montagnes, et leurs sommets enneig\u00e9s, avec leurs tentacules pendants, flottent dans l&rsquo;espace. Toute sa vie durant, Nan Shepherd (1893-1981) a arpent\u00e9 les montagnes \u00e9cossaises de Cairngorm. L\u00e0-bas, les hivers sont extr\u00eamement rudes, les conditions de vie pr\u00e9caires. La Montagne vivante raconte ses p\u00e9r\u00e9grinations, ses m\u00e9ditations, ses \u00ab\u00a0choses vues\u00a0\u00bb : les rivi\u00e8res, la neige, la faune et la flore, mais \u00e9galement ses camarades temporaires, les autres marcheurs qu&rsquo;elle a crois\u00e9s lors de ses explorations.<\/p>\n<p>Ce r\u00e9cit, \u00e9crit dans les ann\u00e9es 1940, \u00e9tait rest\u00e9 in\u00e9dit pendant pr\u00e8s de trente ans. Nous pouvons maintenant d\u00e9couvrir la prose po\u00e9tique et exalt\u00e9e d&rsquo;une pionni\u00e8re du nature writing : Nan Shepherd explore les r\u00e9sonances du coeur humain et du paysage, s&rsquo;affronte \u00e0 la grandeur souvent terrifiante de la nature, et nous convie \u00e0 contempler l&rsquo;\u00e2me du monde d\u00e9ploy\u00e9e sous nos yeux.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: j\u2019ai \u00e9t\u00e9 attir\u00e9e par ce livre car j\u2019aime beaucoup l\u2019Ecosse (mais pas trop les marches en montagne\u2026). C\u2019est un livre po\u00e9tique et remarquable, un retour aux sources, un festival de couleurs, une ode aux \u00e9l\u00e9ments\u2026 un coup de c\u0153ur.<br \/>\nSi j\u2019ai bien appr\u00e9ci\u00e9 le prologue, je dois dire que je l\u2019ai peut-\u00eatre trouv\u00e9 un peu long, m\u00eame si il est tr\u00e8s instructif.<br \/>\nLa montagne int\u00e9rioris\u00e9e, par une amoureuse de tout ce qui constitue la montagne, que ce soit l\u2019ext\u00e9rieur, l\u2019int\u00e9rieur.<br \/>\nTant les \u00e9l\u00e9ments que les sens sont \u00e0 l\u2019honneur dans ce r\u00e9cit de cette romanci\u00e8re qui ressent et vivre avec ce qui l\u2019entoure. Que ce soient les pics, les gouffres, les rivi\u00e8res, les plateaux, les roches, la lumi\u00e8re, les vents, le brouillard, la neige, les nuages, le blizzard, la pluie, la temp\u00eate, les fleurs, plantes, arbres. C\u2019est aussi l\u2019importance de la perception, du mouvement, de l\u2019immobilit\u00e9, du silence, de l\u2019\u00e9coute, de la solitude, des pr\u00e9sences -humaines ou animales- , les saisons, les odeurs et les couleurs, les textures, les v\u00e9g\u00e9taux. Comme je suis particuli\u00e8rement sensible aux couleurs, les descriptions sur les verts des lochs et de l\u2019eau, les violets, les gris, les bleus, les roses sont un enchantement.<br \/>\nla proximit\u00e9 qu\u2019elle parvient \u00e0 \u00e9tablir avec les animaux est stup\u00e9fiante\u00a0; que ce soient les oiseaux, les cerfs (le passage sur les sons \u00e9mis par les cerfs, qui sont comme les hommes soit des t\u00e9nors soit des basses est une d\u00e9couverte pour moi)<br \/>\nIl y a tout un passage sur les formes que prennent l\u2019eau, la glace et la neige quand elles g\u00e8lent qui est de toute beaut\u00e9.<br \/>\nIl y a un lien visc\u00e9ral entre l\u2019autrice et la montagne, la nature et l\u2019esprit qui s\u2019entrem\u00ealent et se fondent, la symbiose entre deux entit\u00e9s vivantes qui respirent \u00e0 l\u2019unisson. C\u2019est le domaine de la lenteur, de l\u2019immersion, de la contemplation, des sens aux aguets, du corps en action mais aussi au repos. Tout le corps humain est aussi mis \u00e0 contribution et est en \u00e9veil permanent\u00a0: le toucher (le pied, la main, la t\u00eate, la sensibilit\u00e9 de la peau), la vue (le regard, les illusions optiques), l\u2019ou\u00efe (les oreilles), le go\u00fbt, l\u2019odorat, le souffle, la perception des sensations\u2026 L\u2019impression que les endroits changent alors que c\u2019est notre perception qui change en fonction des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques, des \u00e9l\u00e9ments, des saisons\u2026<br \/>\nElle parle \u00e9galement de l\u2019empreinte de l\u2019homme sur la nature, des choix qu\u2019il fait au d\u00e9triment ou en faveur de telle ou telle esp\u00e8ce, des hommes qui y habitent, des changements de vie qui impactent la nature.<br \/>\nEt la derni\u00e8re phrase de ce texte r\u00e9sume tout\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Je crois que je comprends \u00e0 pr\u00e9sent dans une petite mesure pourquoi le bouddhiste va en p\u00e8lerinage \u00e0 la\u00a0montagne. Le voyage en lui-m\u00eame fait partie de la technique de la recherche du dieu. C\u2019est un voyage dans l\u2019\u00eatre\u00a0; car \u00e0 mesure que je p\u00e9n\u00e8tre plus profond dans la vie de la montagne, je p\u00e9n\u00e8tre aussi dans la mienne. Pendant une heure je me trouve au-del\u00e0 du d\u00e9sir. Ce n\u2019est pas une extase qui vous transporte hors de soi-m\u00eame qui fait l\u2019homme tel un dieu. Je ne suis pas hors de moi-m\u00eame, mais en moi-m\u00eame. Je suis. Conna\u00eetre l\u2019\u00eatre, telle est l\u2019ultime gr\u00e2ce accord\u00e9e par la montagne.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Ses eaux sont blanches et d\u2019une clart\u00e9 si absolue qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019image pour les qualifier. Les bouleaux nus en avril que le soleil \u00e9claire apr\u00e8s une forte pluie pourraient sugg\u00e9rer leur \u00e9clat. Mais l\u2019image est trop exag\u00e9r\u00e9e. La blancheur de ces eaux est simple. Elles sont la transparence \u00e9l\u00e9mentaire. Comme la rondeur ou le silence, leur qualit\u00e9 est naturelle mais elle est si rare dans son \u00e9tat absolu que leur d\u00e9couverte est un \u00e9merveillement.<\/p>\n<p>On ne peut pas conna\u00eetre les rivi\u00e8res avant de les avoir vues \u00e0 leurs sources, mais le voyage ne doit pas \u00eatre entrepris \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re. On marche au milieu d\u2019\u00e9l\u00e9mentaux et les \u00e9l\u00e9mentaux ne sont pas ma\u00eetrisables.<\/p>\n<p>l\u2019\u0153il humain qui s\u2019accommode au mieux \u00e0 la distance de sorte que l\u2019\u00e9merveillement que j\u2019\u00e9prouve \u00e0 d\u00e9couvrir l\u2019espace qui s\u2019ouvre devant moi depuis les sommets n\u2019est que l\u2019effet d\u2019un ajustement physiologique parfait. Les myopes ne peuvent pas aimer la montagne comme ceux qui poss\u00e8dent une bonne vue.<\/p>\n<p>Par une op\u00e9ration aussi simple que le fait de bouger la t\u00eate, on peut faire appara\u00eetre un monde diff\u00e9rent. Baissez la t\u00eate, ou mieux encore, d\u00e9tournez-la de ce que vous regardiez et baissez-vous, jambes \u00e9cart\u00e9es, jusqu\u2019\u00e0 ce que vous voyiez votre monde \u00e0 l\u2019envers.<\/p>\n<p>Certains nuages assaillent le voyageur sur les sommets \u2013\u00a0plus bas ils se mat\u00e9rialisent en pluie ou en neige fondue\u00a0\u2013, certains se blottissent contre lui avec douceur [\u2026]<\/p>\n<p>Dans d\u2019autres endroits mon oreille est attir\u00e9e par un glougloutement et l\u00e0 o\u00f9 je croyais qu\u2019il n\u2019y avait que des pierres, j\u2019aper\u00e7ois en dessous l\u2019\u00e9tincellement de l\u2019eau.<\/p>\n<p>Le gel et le vent peuvent aussi jouer avec la neige. Quand le vent la souffle dans le soleil, on dirait les\u00a0ondulations d\u2019un champ de bl\u00e9. Durant les temp\u00eates, elle g\u00e8le en longs cristaux sur la face prot\u00e9g\u00e9e des roches au sommet des collines, qui convergent l\u00e9g\u00e8rement quand le vent souffle des deux c\u00f4t\u00e9s. Ou s\u2019il soul\u00e8ve sa surface, avant qu\u2019elle se soit compl\u00e8tement d\u00e9tach\u00e9e, le gel a p\u00e9trifi\u00e9 ces d\u00e9licats copeaux en volants de mousseline transparente.<\/p>\n<p>La temp\u00eate r\u00e9veille les feux cach\u00e9s dans l\u2019air \u2013\u00a0les \u00e9clairs, les lueurs \u00e9lectriques que nous appelons\u00a0<em>fire flauchts<\/em>\u00a0et les aurores bor\u00e9ales. Sous ces lumi\u00e8res \u00e9tranges les montagnes se retirent dans l\u2019obscurit\u00e9. Car m\u00eame par une nuit sans lune ni \u00e9toiles on peut encore voir les montagnes. Le ciel ne peut \u00eatre enti\u00e8rement noir. Dans la nuit la plus couverte il est bien plus clair que la terre et m\u00eame les collines les plus hautes semblent basses contre le ciel immense. Un \u00e9clair les tirera un instant de cet \u00e9loignement.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La roche qui se d\u00e9sint\u00e8gre, la pluie qui nourrit, le soleil qui stimule, la graine, la racine, l\u2019oiseau \u2013 tout cela ne fait qu\u2019un.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Former l\u2019oreille au silence, c\u2019est d\u00e9couvrir combien il y est rare. Il y a toujours quelque chose qui bouge. Quand l\u2019air est parfaitement tranquille, il y a continuellement de l\u2019eau qui coule et, ici, c\u2019est un son qu\u2019on peut difficilement \u00e9viter, bien que dans de nombreuses parties rocheuses du plateau on se trouve au-dessus des cours d\u2019eau. Mais de temps \u00e0 autre, vient une heure o\u00f9 le silence est quasiment absolu, et \u00e0 l\u2019\u00e9couter on glisse hors du temps. Un tel silence n\u2019est pas une simple absence de son. Il est comme un nouvel \u00e9l\u00e9ment, et si l\u2019eau fait entendre un lointain murmure, ce n\u2019est que la derni\u00e8re limite d\u2019un \u00e9l\u00e9ment qu\u2019on est en train de quitter, comme la derni\u00e8re limite de la terre persiste \u00e0 l\u2019horizon du marin. De tels moments se produisent par temps de brume, ou de neige, ou par une nuit d\u2019\u00e9t\u00e9 quand il fait trop froid pour que les insectes sortent, ou une aube de\u00a0septembre.<\/p>\n<p>Comment d\u00e9nombrer les mondes dans lesquels l\u2019\u0153il me fait p\u00e9n\u00e9trer\u00a0? Le monde de la lumi\u00e8re, de la couleur, de la forme, de l\u2019ombre\u00a0; de la pr\u00e9cision math\u00e9matique d\u2019un flocon de neige, la formation de la glace, le cristal de quartz, le dessin de l\u2019\u00e9tamine et du p\u00e9tale\u00a0; du rythme dans la courbe fluide et la ligne plongeante des faces de la montagne. Pourquoi certains blocs de pierre, taill\u00e9s en formes violentes et tortur\u00e9es, tranquillisent \u00e0 ce point l\u2019esprit, je l\u2019ignore. Peut-\u00eatre l\u2019\u0153il impose-t-il son propre rythme \u00e0 ce qui n\u2019est que confusion. Il faut regarder de mani\u00e8re cr\u00e9ative pour voir en cette masse de rochers autre chose que des saillies et des sommets \u2013\u00a0la beaut\u00e9.<\/p>\n<p>Je n\u2019\u00e9tais pas int\u00e9ress\u00e9e par la montagne elle-m\u00eame, mais par ses effets sur moi, comme le chat ne caresse pas l\u2019homme mais lui-m\u00eame contre ses jambes.<\/p>\n<p><strong>Info<\/strong>\u00a0: Une petite visite\u00a0?\u00a0 <a href=\"https:\/\/www.visitscotland.com\/fr-fr\/see-do\/landscapes-nature\/national-parks-gardens\/cairngorms\/\">https:\/\/www.visitscotland.com\/fr-fr\/see-do\/landscapes-nature\/national-parks-gardens\/cairngorms\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice : Anna (Nan) Shepherd est n\u00e9e en 1893 et morte en 1981. Apr\u00e8s avoir termin\u00e9 ses \u00e9tudes en 1915 \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;Aberdeen, elle enseigna l&rsquo;anglais pendant les quarante et une ann\u00e9es suivantes au College of Education d&rsquo;Aberdeen. 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