{"id":1213,"date":"2014-10-15T08:02:55","date_gmt":"2014-10-15T07:02:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1213"},"modified":"2018-07-11T15:47:32","modified_gmt":"2018-07-11T14:47:32","slug":"ledig-agnes-marie-den-haut-2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1213","title":{"rendered":"Ledig, Agn\u00e8s \u00abMarie d\u2019en haut\u00bb (2011)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: romanci\u00e8re fran\u00e7aise n\u00e9e en 1973. M\u00e8re de trois enfants, elle a commenc\u00e9 l&rsquo;\u00e9criture apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de l&rsquo;un de ses trois fils, atteint d\u2019une leuc\u00e9mie. Pour r\u00e9pondre aux questions que posaient tous ceux qui se pr\u00e9occupaient de Nathana\u00ebl, elle tenait un bulletin hebdomadaire. Un professeur de m\u00e9decine qui suivait l&rsquo;enfant lui a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 son don de transmission et l&rsquo;a encourag\u00e9e \u00e0 \u00e9crire. \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1213\">Marie d\u2019en haut<\/a>\u00ab\u00a0, a remport\u00e9 le \u00ab\u00a0coup de c\u0153ur des lectrices\u00a0\u00bb de \u00ab\u00a0Femme actuelle\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1197\">Juste avant le bonheur<\/a>\u00a0\u00bb (Albin Michel, 2013) a remport\u00e9 le prix Maison de la Presse. \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1404\">Pars avec lui<\/a>\u00a0\u00bb para\u00eet en 2014, \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2959\">On regrettera plus tard<\/a>\u00ab\u00a0, para\u00eet en 2016, et \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4715\">De tes nouvelles<\/a>\u00a0\u00bb (la suite) en 2017 aux \u00e9ditions Albin Michel.\u00a0<span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #424242; font-family: lato,'helvetica neue',helvetica,arial,verdana; font-size: 17px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; line-height: 28.9px; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">\u00a0<\/span><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6590\">\u00abDans le murmure des feuilles qui dansent\u00bb<\/a> (2018) toujours aux \u00e9ditions Albin Michel.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>\u00c0 trente ans, Marie a un caract\u00e8re bien tremp\u00e9 et de la ressource. Lorsqu&rsquo;Olivier, lieutenant de gendarmerie, d\u00e9barque chez elle sans pr\u00e9venir pour une enqu\u00eate de routine, elle n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 le ligoter pour lui faire comprendre explicitement qu&rsquo;il n&rsquo;est pas le bienvenu.Mais cette carapace de femme forte dissimule ses f\u00ealures. C&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 Antoine, son meilleur ami, et Suzie, sa fille, que Marie trouve un sens \u00e0 sa vie.Et contre toute attente, Olivier va rejoindre le trio. Entre lui et Antoine, la guerre est d\u00e9clar\u00e9e. L&rsquo;enjeu ? Le coeur de Marie.<\/p>\n<p>Coup de coeur des lectrices du prix Femme actuelle<\/p>\n<p><strong>\u00a0Mon Avis<\/strong>\u00a0: Tr\u00e8s joli premier livre d\u2019Agn\u00e8s Ledig. Un livre sur la difficult\u00e9 de faire confiance, apr\u00e8s des exp\u00e9riences qui ont fait mal et qui ont pouss\u00e9 \u00e0 se retrancher derri\u00e8re une carapace blind\u00e9e. Un livre sur l\u2019amour, mais surtout sur l\u2019amiti\u00e9. Un livre sur la force de caract\u00e8re et la volont\u00e9 de vivre en ad\u00e9quation avec soi-m\u00eame, m\u00eame si ce n\u2019est pas dans la \u00ab\u00a0norme\u00a0\u00bb, en trainant derri\u00e8re soi les douleurs d\u2019une enfance d\u00e9vast\u00e9e. Et qui donne confiance en l\u2019avenir. Une ode \u00e0 l\u2019espoir, avec des mots simples et touchants. Aucun mis\u00e9rabilisme, pas de pathos, juste une belle histoire de rencontres\u2026 Et des th\u00e8mes importants abord\u00e9s\u00a0: la vie des agriculteurs, l\u2019homosexualit\u00e9 en milieu rural, l\u2019ins\u00e9mination, la violence\u00a0; et le regard des autres.. surtout le regard des autres\u00a0; celui des proches et des \u00e9trangers\u2026 le tout avec beaucoup d\u2019humour et de tendresse.<\/p>\n<p>Comment se construire apr\u00e8s une enfance d\u00e9vast\u00e9e\u00a0? Avec de la confiance en soi et en ses propres valeurs, avec une passion, une ligne de vie, une envie de vivre, et en s\u2019ouvrant aux autres, \u00e0 ceux qui vous entourent et qui vous aiment\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Elle serait personnage de bande dessin\u00e9e, des \u00e9clairs sortiraient de ses yeux<\/p>\n<p>Je n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 bien riche, mais l\u00e0, c\u2019est Padirac<\/p>\n<p>Il a les sourcils fronc\u00e9s comme s\u2019il r\u00e9fl\u00e9chissait en permanence. \u00c7a m\u2019\u00e9tonnerait que ce soit le cas<\/p>\n<p>Un mot peut-il \u00e0 ce point vous obnubiler, que vous le voyez partout, vous l\u2019entendez sans arr\u00eat<\/p>\n<p>On se construit sur ce qu\u2019on a v\u00e9cu, en reproduisant ou en exorcisant<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce que le temps peut bien faire contre ce genre de sentiment\u00a0? Rien. Un jour, on se rend compte que c\u2019est trop tard. On y pense un peu plus souvent, et le c\u0153ur bat dans les tempes, et partout ailleurs<\/p>\n<p>Je sais que pour la plupart des femmes, l\u2019homme id\u00e9al est viril et fort. Moi, je les aime humbles, fragiles et \u00e9mouvants.<\/p>\n<p>Elle voulait mieux me conna\u00eetre. Et en me questionnant, elle me r\u00e9v\u00e9lait. Aujourd\u2019hui, j\u2019ai le sentiment d\u2019avoir v\u00e9cu en n\u00e9gatif depuis toujours. Elle est en train de d\u00e9velopper la vraie photo, sur papier glac\u00e9<\/p>\n<p>C\u2019est trop t\u00f4t pour r\u00e9fl\u00e9chir. \u2014\u00a0S\u00fbrement. Mais comment je vais faire sans elle\u00a0? \u2014\u00a0Autrement<\/p>\n<p>Il pleurait fort. Comme une pluie d\u2019orage qui vous mouille jusqu\u2019aux os en moins de trente secondes. C\u2019\u00e9tait cette violence-l\u00e0.<\/p>\n<p>Je n\u2019ai jamais vraiment grandi. Toujours peur des araign\u00e9es, peur de m\u2019engager, peur qu\u2019on me fasse du mal, peur des autres, de leur b\u00eatise et de leur m\u00e9chancet\u00e9. Je me r\u00e9fugie dans mes dessins comme les gamins dans leur monde imaginaire. Je suis grand et costaud, mais \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, c\u2019est un grand placard noir dans un coin duquel un petit gar\u00e7on se cache pelotonn\u00e9 sur lui-m\u00eame, les mains sur la t\u00eate et le regard triste<\/p>\n<p>Elle me demande de quelle marque sont mes vaches, je la questionne sur la race de ses chaussures<\/p>\n<p>Parfois, je me dis que je suis en train de devenir sauvage. Les palpitations me guettent quand je vais en ville, et je sens l\u2019apaisement au fur et \u00e0 mesure que je remonte dans ma montagne.<\/p>\n<p>J\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 me dire que c\u2019\u00e9tait trop beau. Typique de ceux qui sont programm\u00e9s pour le malheur. \u00c0 force de voir la pluie tomber, on en vient \u00e0 se dire que le soleil est une vue de l\u2019esprit<\/p>\n<p>J\u2019avais mal au c\u0153ur. Bris\u00e9 en deux. Comme un petit beurre. Plein de miettes partout<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: romanci\u00e8re fran\u00e7aise n\u00e9e en 1973. M\u00e8re de trois enfants, elle a commenc\u00e9 l&rsquo;\u00e9criture apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de l&rsquo;un de ses trois fils, atteint d\u2019une leuc\u00e9mie. Pour r\u00e9pondre aux questions que posaient tous ceux qui se pr\u00e9occupaient de Nathana\u00ebl, elle tenait un bulletin hebdomadaire. 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