{"id":1280,"date":"2014-11-14T10:00:24","date_gmt":"2014-11-14T09:00:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1280"},"modified":"2015-07-28T10:08:39","modified_gmt":"2015-07-28T09:08:39","slug":"leyshon-nell-la-couleur-du-lait-rl2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1280","title":{"rendered":"Leyshon, Nell &#8211; La Couleur du lait (RL2014)"},"content":{"rendered":"<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>En cette ann\u00e9e 1831, Mary, une fille de 15 ans entame le tragique r\u00e9cit de sa courte existence : un p\u00e8re brutal, une m\u00e8re insensible et s\u00e9v\u00e8re, en bref, une vie de mis\u00e8re dans la campagne anglaise du Dorset. Simple et franche, lucide et impitoyable, elle raconte comment, un \u00e9t\u00e9, sa vie a bascul\u00e9 lorsqu&rsquo;on l&rsquo;a envoy\u00e9e travailler chez le pasteur Graham, afin de servir et tenir compagnie \u00e0 son \u00e9pouse, femme fragile et pleine de douceur. Elle apprend avec elle la bienveillance, et d\u00e9couvre avec le pasteur les richesses de la lecture et de l&rsquo;\u00e9criture.. mais aussi l&rsquo;ob\u00e9issance, l&rsquo;avilissement et l&rsquo;humiliation. Finalement, l&rsquo;apprentissage prodigu\u00e9 ne lui servira qu&rsquo;\u00e0 \u00e9crire noir sur blanc sa fatale destin\u00e9e. Et son implacable confession.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>il a fait partie des 5 romans \u00e9trangers de la derni\u00e8re s\u00e9lection du jury du Prix Femina 2014.<\/p>\n<p>Un petit\u00a0roman d\u00e9routant ( 175 pages) . Un style bien \u00e0 part. Pas une seule majuscule. Pourquoi\u00a0? Vu que quand elle apprend \u00e0 lire elle apprend en tout premier le \u00ab\u00a0L majuscule\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La d\u00e9marche n\u2019est pas inint\u00e9ressante &#8211; loin de l\u00e0 &#8211; mais je n\u2019ai pas croch\u00e9. La vie d\u2019une fillette abandonn\u00e9e des Dieux et la fascination pour la Bible\u00a0; les manquements du p\u00e8re, l\u2019attitude des riches et du serviteur de Dieu. Les hommes ont tous les droits dans le roman. Les seules personnes humaines\u00a0: un grand-p\u00e8re et une vieille dame malade. La trag\u00e9die de la solitude aussi. Un langage pauvre qui fait la part belle et magnifie la puissance simple et la logique terre \u00e0 terre d\u2019une fillette innocente et pure, qui prend la vie comme elle vient, maltrait\u00e9e par la nature (patte folle) et par les hommes. Et qui, foudroy\u00e9e par le destin, souhaitera laisser une trace de sa vie par l\u2019\u00e9crit et surtout ne pas laisser une trace vivante qui pourrait \u00e0 son tour \u00eatre cible de la m\u00e9chancet\u00e9 des hommes. Une jeune fille qui subit depuis toujours la volont\u00e9 des autres, qui n\u2019ose pas dire non par peur des cons\u00e9quences\u2026 Une histoire tr\u00e8s forte, \u00e9crite \u00e0 la premi\u00e8re personne mais que, curieusement, j\u2019ai lue mais pas ressentie. Je suis pass\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9.. Pourquoi\u00a0? J\u2019esp\u00e8re que quelqu\u2019un pourra me l\u2019expliquer..<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>moi je suis bien contente que tu sois vivant grand-p\u00e8re. parce que tu mets de la joie dans cette maison. la m\u00e8re a secou\u00e9 la t\u00eate. qu\u2019est-ce que \u00e7a rapporte la joie<\/p>\n<p>et soudain c\u2019\u00e9tait comme si on soulevait un couvercle au-dessus de nos t\u00eates. les nuages ont rapetiss\u00e9 et ils sont partis, le ciel s\u2019est \u00e9clairci et les \u00e9toiles se sont \u00e9teintes. puis le soleil a paru. le jour nouveau \u00e9tait l\u00e0<\/p>\n<p>il faut toujours qu\u2019elle prenne sa bible avec elle au lit. elle l\u2019ouvre et elle tourne les pages en bougeant la t\u00eate et les yeux dans un sens puis dans l\u2019autre. seulement elle sait pas lire<\/p>\n<p>la bible est tomb\u00e9e par terre. \u00e7a l\u2019a pas r\u00e9veill\u00e9e. et moi non plus vu que je l\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0<\/p>\n<p>les oiseaux sont venus voir ce qu\u2019on faisait puis ils sont partis quand ils se sont rendu compte qu\u2019on ne semait pas<\/p>\n<p>si je pouvais arr\u00eater le temps alors je vivrais cette minute toute ma vie et pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9. mais une minute ne peut pas durer l\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/p>\n<p>\u00e7a ne se dit pas. et pourquoi puisque c\u2019est vrai\u00a0?<\/p>\n<p>il a ri. toi, tu as la langue bien pendue. mais non, elle est normale<\/p>\n<p>je m\u2019inqui\u00e8te pas. quand je peux rien faire pour changer les choses, je n\u2019y pense pas. si je peux les arranger alors je le fais et je n\u2019y pense plus<\/p>\n<p>l\u2019automne s\u2019est chang\u00e9 en hiver si vite que j\u2019ai cru que j\u2019avais rat\u00e9 des jours.<\/p>\n<p>des fois la m\u00e9moire c\u2019est bien car sans les souvenirs il ne reste rien de la vie. mais d\u2019autres fois elle retient des choses qu\u2019on pr\u00e9f\u00e9rerait oublier et apr\u00e8s on a beau essayer de s\u2019en d\u00e9barrasser elles reviennent quand m\u00eame<\/p>\n<p>il avait pass\u00e9 son bras autour de mes \u00e9paules. comme un ch\u00e2le qui me r\u00e9chauffait<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9sum\u00e9\u00a0: En cette ann\u00e9e 1831, Mary, une fille de 15 ans entame le tragique r\u00e9cit de sa courte existence : un p\u00e8re brutal, une m\u00e8re insensible et s\u00e9v\u00e8re, en bref, une vie de mis\u00e8re dans la campagne anglaise du Dorset. 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