{"id":12830,"date":"2021-02-11T19:00:55","date_gmt":"2021-02-11T17:00:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12830"},"modified":"2021-02-11T19:01:20","modified_gmt":"2021-02-11T17:01:20","slug":"chauveau-sophie-le-reve-botticelli-2005","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12830","title":{"rendered":"Chauveau, Sophie \u00abLe R\u00eave Botticelli\u00bb (2005)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong>\u00a0: Sophie Chauveau, n\u00e9e le 30 janvier 1953 \u00e0 Boulogne-Billancourt, est une \u00e9crivaine, journaliste et metteuse en sc\u00e8ne fran\u00e7aise.<br \/>\nElle se distingue par sa grande culture artistique. Dans les ann\u00e9es 2000, elle publie une trilogie de romans historiques qui se passe \u00e0 Florence pendant la Renaissance italienne.<br \/>\n<strong>Ses romans<\/strong>\u00a0: Carnet d\u2019adresses (1985), M\u00e9moires d\u2019H\u00e9l\u00e8ne (1988), Les Belles Menteuses (1992), Moines\u00a0(2004), Le R\u00eave Botticelli (2005) et L\u2019Obsession Vinci (2007), Diderot, le g\u00e9nie d\u00e9braill\u00e9. Tome 1, Les ann\u00e9es boh\u00e8me, 1728-1749 (2009) \u2013 Diderot, le g\u00e9nie d\u00e9braill\u00e9. Tome 2, Les encyclop\u00e9distes, 1749-1784 (2010) \u2013 Fragonard. L\u2019Invention du bonheur (2011) \u2013 Noces de charbon (2013) \u2013 Le journal de grossesse de la vierge Marie (2019) \u2013 Biographies\u00a0: L\u00e9onard de Vinci, Paris, Gallimard, coll. \u00ab\u00a0Folio Biographies\u00a0\u00bb, 2008\u00a0\u2013 Diderot, le g\u00e9nie d\u00e9braill\u00e9, T\u00e9l\u00e9maque\/Folio Gallimard, 2010 \u2013 Fragonard, l\u2019invention du Bonheur, 2011 \u2013 Manet, le secret, 2015\u00a0\u2013 La Fabrique des pervers, 2016 \u2013 Picasso. Le regard du Minotaure, 1881-1937, (2017) \u2013 Picasso. Si jamais je mourais, 1938-1973, (2018)<br \/>\n<strong>Trilogie de romans historiques qui se passe \u00e0 Florence pendant la Renaissance italienne:<\/strong> \u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11458\">La Passion Lippi<\/a>\u00a0(2004), <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12830\">Le R\u00eave Botticelli<\/a> (2005) et L\u2019Obsession Vinci (2007).<\/p>\n<p>T\u00e9l\u00e9maque \u2013 09.11.2005 \u2013 359 pages\/ Gallimard \u2013 22.03. 2007 \u2013 Folio \u2013 481 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:<br \/>\nFlorence, quinzi\u00e8me si\u00e8cle. Sous le r\u00e8gne de Laurent le Magnifique, jamais le sang, la beaut\u00e9, la mort et la passion ne se sont autant m\u00eal\u00e9s dans la capitale toscane. Le plus dou\u00e9 des \u00e9l\u00e8ves de Fra Filippo Lippi, un certain Sandro Filipepi surnomm\u00e9 depuis l&rsquo;enfance \u00ab botticello \u00bb (le petit tonneau) va mener \u00e0 son apog\u00e9e la peinture de la Renaissance. Ma\u00eetre d&rsquo;\u0153uvre de la chapelle Sixtine, cr\u00e9ateur bouleversant d&rsquo;un Printemps inou\u00ef, il ressent intimement et annonce les soubresauts de son \u00e9poque. Pendant que Savonarole enflamme la ville par ses proph\u00e9ties apocalyptiques, il continue \u00e0 peindre avec fougue. Il entretient alors avec L\u00e9onard de Vinci une relation faite de rivalit\u00e9 farouche et d&rsquo;amiti\u00e9 profonde. Adul\u00e9 puis oubli\u00e9 de tous, aussi secret que Florence est flamboyante, Botticelli habite un r\u00eave connu de lui seul.<br \/>\nSophie Chauveau l\u00e8ve le voile sur la personnalit\u00e9 intime, les amours et la m\u00e9lancolie fascinante du plus myst\u00e9rieux des g\u00e9nies de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art. Apr\u00e8s La passion Lippi, poursuivant son voyage unique dans le si\u00e8cle de Florence, Sophie Chauveau l\u00e8ve le voile sur la personnalit\u00e9 intime, les amours et la m\u00e9lancolie fascinante du plus myst\u00e9rieux des g\u00e9nies de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> : Un petit b\u00e9mol dans mon \u00ab\u00a0j\u2019ai ador\u00e9\u00a0\u00bb. Oui j\u2019ai beaucoup aim\u00e9 le roman qui fait suite \u00e0 \u00ab La passion Lippi \u00bb. Bien que tr\u00e8s document\u00e9, j\u2019ai trouv\u00e9 cependant qu\u2019il mettait un peu trop l\u2019accent sur les passions entre les personnages et\u00a0 pas assez sur la peinture, m\u00eame si on ne peut pas dire que le cot\u00e9 pictural et artistique soit n\u00e9glig\u00e9, bien au contraire, mais il semble servir de cadre au r\u00e9cit et j&rsquo;aurais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 l&rsquo;inverse. La part romance m&rsquo;a sembl\u00e9e trop pr\u00e9dominante ( et les \u00e9bats constants n&rsquo;apportent rien au r\u00e9cit).<br \/>\nSandro \u00a0Botticelli est certes au centre du roman qui rend parfaitement le contexte historique (<em>Laurent de M\u00e9dicis et famille, le moine Savonarole et son fanatisme religieux, les \u00e9meutes sanglantes, la peste \u00e0 Florence<\/em>), mais il est surtout au centre des amours entre\u00a0 peintres et familles ( Sandro et Pipo, le fils de Lippi, Sandro et Sandra, la fille de Lippi et filleule de Sandro).<br \/>\nCot\u00e9 historique j\u2019ai trouv\u00e9 extr\u00eamement vivant et tr\u00e8s document\u00e9 : les explications s\u2019int\u00e8grent parfaitement au r\u00e9cit et ne sont pas du tout indigestes, elles font partie de l\u2019histoire et du d\u00e9cor ( j\u2019ai appris aussi avec int\u00e9r\u00eat l\u2019origine de Saint-Tropez !)<br \/>\nOn retrouve les personnages du tome pr\u00e9c\u00e9dent, la continuit\u00e9 de la vie florentine de l\u2019\u00e9poque (Les Lucrezia (Medicis et Lippi) , Laurent de M\u00e9dicis, Lorenzo, le petit Pietro, Diamante \u2013 assistant de Lippi -, Ghirlandaio, Verrocchio , Giotto, Masaccio et Fra Angelico\u2026 tous les artistes de l\u2019\u00e9poque auxquels s\u2019ajoutent les nouveaux comme le d\u00e9testable mais talentueux Miquel-Ange et surtout le fabuleux L\u00e9onard de Vinci ( et son invention du dessin \u00e0 la pierre rouge qu\u2019il appelle \u00ab sanguine \u00bb. L\u00e9onard de Vinci qui sera somme toute peu pr\u00e9sent dans le roman \u2013 au d\u00e9but et \u00e0 la fin \u2013 car il passera cette p\u00e9riode \u00e0 Milan, chez Ludovic le More, duc de Milan. Dans le monde de Botticelli et des artistes \u2013 les peintres en particulier \u2013 les amours inverses (entre hommes) sont torrides et passionn\u00e9es, mais interdites et la description du quartier de \u00a0\u00bb <em>la Sardigna<\/em> \u00a0\u00bb fait froid dans le dos.<br \/>\nJ\u2019en ai beaucoup appris sur l\u2019artiste Botticelli, sa vie, son \u0153uvre, sa fascination pour Dante (le seul qu\u2019il vaille la peine de lire) , pour Leonardo da Vinci, son amour inconditionnel pour les chats et leur place dans sa vie, sa peur de la mondanit\u00e9. La fa\u00e7on dont il aime ses mod\u00e8les (Simonetta, Sandra) est magnifiquement d\u00e9peinte et Botticelli est d\u00e9crit comme si l\u2019autrice l\u2019avait connu, plus vrai que nature. Botticelli et son voyage \u00e0 Rome pour r\u00e9aliser la Chapelle Sixtine en compagnie du Ghirlandaio, le P\u00e9rugin, Luca Signorelli. Botticelli un homme inquiet, qui doute toujours et de tout, mais un sentimental, un m\u00e9lancolique.<br \/>\nJe ne vais pas tarder \u00e0 lire le troisi\u00e8me tome de la trilogie.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Tes mains sont douces. Au moins ne cesse pas de les promener sur mon corps. Si tu ne peux pas parler, caresse. Tes doigts sont si agiles que je vais essayer de lire ce qu\u2019ils tracent sur moi. Ils me parlent de ce que tu n\u2019oses pas dire. Je te d\u00e9chiffre, je fr\u00e9mis de te comprendre.<\/p>\n<p>Dans sa peinture, se retrouve la trace du ciseleur et de l\u2019orf\u00e8vre. Ne serait-ce qu\u2019\u00e0 sa fa\u00e7on de consid\u00e9rer la ligne. De la traiter comme l\u2019essence de l\u2019\u0153uvre. La ligne est tout pour lui. La ligne de son dessin, de ses contours, une ligne appuy\u00e9e, aux formes strictement d\u00e9coup\u00e9es, avec un go\u00fbt pour l\u2019ornement graphique, pr\u00e9cis comme l\u2019exige l\u2019orf\u00e8vrerie. La ligne est la charpente m\u00eame de son \u00e9criture. Il s\u2019applique davantage aux plis et aux incises, aux formes arabesques, aux inflexions souples et mobiles qu\u2019\u00e0 leur emplissage. Ses silhouettes aux contours cisel\u00e9s et vigoureux\u2026 La ligne, toujours, la ligne, la ligne encore, c\u2019est sa constante pr\u00e9occupation. Parfois son obsession. Sans la couleur, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019abstraction.<\/p>\n<p>La modernit\u00e9 ne r\u00e9side jamais pour lui dans la copie du pass\u00e9. M\u00eame si le conna\u00eetre ne peut nuire\u2026<\/p>\n<p>Lov\u00e9 entre ses chats et sa peine, il sculpte ses lignes, \u00e0 quoi il semble s\u2019accrocher pour survivre. Ses lignes comme un garde-fou.<\/p>\n<p>c\u2019est beau et myst\u00e9rieux, comme si un paysage pouvait refl\u00e9ter un \u00e9tat d\u2019\u00e2me.<\/p>\n<p>En moins de trente ans, les libraires sont devenus des personnages consid\u00e9rables gr\u00e2ce \u00e0 la diffusion de l\u2019imprimerie. Leurs boutiques constituent des centres nerveux au c\u0153ur des cit\u00e9s et alimentent toutes les fi\u00e8vres de l\u2019esprit. Lieux de r\u00e9unions des lettr\u00e9s et de ralliement des \u00e9trangers de passage.<br \/>\nBizarrement les libraires appartiennent \u00e0 la m\u00eame confr\u00e9rie que les peintres. Botticelli, plus peut-\u00eatre que tous les autres artistes de Florence, entretient des rapports frileux avec eux.<\/p>\n<p>La fameuse \u00e9pith\u00e8te de Laurent, l\u2019appellation de Magnifique accol\u00e9e \u00e0 son nom, n\u2019est pas ce que vous croyez. Il s\u2019agit d\u2019un r\u00e9sidu de vieux latin. Ce n\u2019est pas un titre de gloire ou de noblesse, ni m\u00eame un \u00e9loge, mais une traduction rat\u00e9e de munificent. \u00c7a signifie juste qu\u2019il est riche et qu\u2019il paie bien ceux qui le nomment Magnifique\u00a0! Un d\u00e9pensier, quoi\u00a0!<\/p>\n<p>Blond au teint blafard, ses yeux couleurs de l\u2019Arno par grande crue, quand la Sardigna livre ses d\u00e9tritus, morceaux de terre immonde o\u00f9 s\u2019accumulent les d\u00e9chets les plus improbables. Quelques p\u00e9pites aussi d\u2019un vert d\u2019hu\u00eetre d\u00e9lav\u00e9, miroirs des eaux stagnantes. L\u2019intensit\u00e9, la fixit\u00e9 avec laquelle Botticelli la tient sous ses prunelles\u2026 Oui. On peut tout imaginer.<\/p>\n<p>Avoir des yeux, reprend-il imperturbable, c\u2019est voir, d\u2019accord, mais c\u2019est seulement voir. Toute vision a une port\u00e9e, un champ limit\u00e9. Il y a des choses invisibles au loin et qui pourtant existent.<\/p>\n<p>Au lit, tu me fais penser \u00e0 un min\u00e9ral. J\u2019aurais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 un animal, m\u00eame une plante\u2026 Toi, c\u2019est au caillou pos\u00e9 l\u00e0 pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9 que tu me fais penser. Tu parviens \u00e0 ne pas exister au fa\u00eete du plaisir, tu as le plaisir minuscule, tu es tout petit quand tu jouis. C\u2019est odieux d\u2019aimer quelqu\u2019un qui se transforme en pierre sous vos caresses, et surtout sans qu\u2019on comprenne pourquoi.<\/p>\n<p>D\u00e9sormais, la peinture peut exprimer les plus infimes sensations, les plus intenses bouleversements. Mani\u00e8re de faire passionnante, qui donne un nouvel \u00e9clairage \u00e0 l\u2019art de repr\u00e9senter. Plus seulement le bon, le beau, le bien et le p\u00e9dagogique, mais l\u2019effroi, l\u2019horreur, le pire, le plus grouillant des tr\u00e9fonds de l\u2019\u00e2me humaine\u2026 Exaltant.<\/p>\n<p>Depuis l\u2019\u00e9poque de Sardigna, la vie interlope a gagn\u00e9 sinon ses galons au moins du terrain. Il n\u2019y a plus de quartier r\u00e9serv\u00e9, les bordels ont pouss\u00e9 partout. Florence ne serait pas cette ville sulfureuse \u00e0 revendiquer te titre de capitale de l\u2019inversion si elle n\u2019y avait aussi inaugur\u00e9 des bordels pour garzoni. Des bouges o\u00f9 s\u2019organisent les orgies chaque nuit.<\/p>\n<p>On doit exiger de l\u2019art qu\u2019il exprime les sentiments, et g\u00e9n\u00e8re de l\u2019\u00e9motion.<br \/>\n\u2014\u00a0Sinon\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0Sinon, \u00e7a n\u2019est pas la peine.<\/p>\n<p>Elle le tient sous sa coupe. Mais n\u2019y trempe pas les l\u00e8vres.<\/p>\n<p>Quand il s\u2019agit de son art, il a instinctivement le regard scalpel, qui ausculte plus qu\u2019il ne voit, qui mesure, qui soup\u00e8se, qui \u00e9claire et isole ce qu\u2019il observe. Un regard d\u2019une infinie cruaut\u00e9 qui enjambe litt\u00e9ralement les \u00e2mes pour se fixer sur la substance.<\/p>\n<p>J\u2019ai toujours men\u00e9 une double vie de tristesse et de beaut\u00e9. Envers les deux, la m\u00eame fid\u00e9lit\u00e9.<\/p>\n<p>Cet homme, elle l\u2019a ha\u00ef. Longtemps, beaucoup. Mais jamais m\u00e9pris\u00e9. Elle est s\u00fbre au fond de l\u2019avoir aim\u00e9, toujours.<\/p>\n<p>Il occupe d\u00e9sormais la place de l\u2019ancien. D\u00e9mod\u00e9\u00a0? La modernit\u00e9, l\u2019audace, l\u2019avenir c\u2019est L\u00e9onard. Quant \u00e0 l\u2019avant-garde, elle appartient au prot\u00e9g\u00e9 de Vespucci, ce fameux Michel-Ange, aussi c\u00e9l\u00e8bre pour son \u00e9pouvantable caract\u00e8re que pour son travail. Et qui, par-dessus tout, hait L\u00e9onard.<\/p>\n<p>Se livre pourtant un dernier bras de fer entre eux\u00a0: plus L\u00e9onard estompe son dessin, plus Botticelli appuie ses contours et durcit son trait. C\u2019est la lutte du model\u00e9 contre la supr\u00e9matie de la ligne. La ligne n\u2019existe pas dans la nature, donc L\u00e9onard la supprime. Il \u0153uvre \u00e0 la rendre invisible. Pour Botticelli, la peinture doit imp\u00e9rativement s\u2019\u00e9manciper de la nature, surtout ne pas la copier. Peindre, pour lui, c\u2019est la rendre autrement, l\u2019inventer, la r\u00eaver, et au besoin l\u2019am\u00e9liorer. Il revendique une certaine dignit\u00e9 des formes. Et m\u00eame une morale. Il s\u2019adresse \u00e0 l\u2019intelligence, jusqu\u2019\u00e0 c\u00f4toyer l\u2019abstraction. Visible surtout dans ses dessins non colori\u00e9s illustrant le Dante. L\u00e0 il est d\u2019accord avec L\u00e9onard pour reconna\u00eetre au mouvement des corps toute la puissance de l\u2019\u00e2me humaine. L\u2019agitation du corps est le langage de l\u2019\u00e2me, l\u2019image physique de la psych\u00e9. D\u2019o\u00f9 son constant \u00e9loge de la danse. Depuis ses d\u00e9buts, ses femmes ont toujours l\u2019air de flotter, de marcher au-dessus du sol, de danser. L\u00e9onard est plus fig\u00e9, m\u00eame si chez lui, \u00e7a remue int\u00e9rieurement.<\/p>\n<p>Les ann\u00e9es filent comme de la dentelle, en prenant leur temps, en tissant leurs jours, leurs nuits. Et de si jolis motifs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: Sophie Chauveau, n\u00e9e le 30 janvier 1953 \u00e0 Boulogne-Billancourt, est une \u00e9crivaine, journaliste et metteuse en sc\u00e8ne fran\u00e7aise. Elle se distingue par sa grande culture artistique. Dans les ann\u00e9es 2000, elle publie une trilogie de romans historiques qui se passe \u00e0 Florence pendant la Renaissance italienne. Ses romans\u00a0: Carnet d\u2019adresses (1985), M\u00e9moires d\u2019H\u00e9l\u00e8ne (1988), &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12830\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":12831,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[591,120,506,43,101,12,255,132],"tags":[197,94,938,1364,635,1227,309,1363,273,131,151,1365],"class_list":["post-12830","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-au-fil-de-lart-romans-thrillers-essais-biographies","category-biographie","category-florence","category-histoire","category-italie-2","category-litterature-france","category-renaissance","category-xveme-siecle","tag-amour","tag-art","tag-biographie-romancee","tag-botticelli","tag-fanatisme","tag-histoire-de-lart","tag-homosexualite","tag-leonard-de-vinci","tag-passion","tag-peinture","tag-religion","tag-savonarole"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12830","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12830"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12830\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12833,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12830\/revisions\/12833"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/12831"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12830"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12830"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12830"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}