{"id":13036,"date":"2021-03-08T12:38:43","date_gmt":"2021-03-08T10:38:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13036"},"modified":"2021-04-01T15:33:49","modified_gmt":"2021-04-01T13:33:49","slug":"iles-greg-trilogie-natchez-burning-larbre-aux-morts-tome-2-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13036","title":{"rendered":"Iles, Greg \u2013 Trilogie Natchez Burning \u2013 \u00abL\u2019arbre aux Morts\u00bb (tome 2) 2019"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: romancier, sc\u00e9nariste et guitariste am\u00e9ricain. Greg Iles est n\u00e9 en 1960 \u00e0 Stuttgart, en Allemagne, o\u00f9 son p\u00e8re dirigeait la clinique de l\u2019ambassade des \u00c9tats-Unis au plus fort de la guerre froide. Il vit dans le Mississipi. Son premier roman fut le thriller Spandau Phoenix (1993), centr\u00e9 autour du criminel nazi Rudolf Hess. Il publie ensuite\u00a0<em>24 heures pour mourir<\/em>\u00a0(2003) ,\u00a0<em>La Femme au portrait (2005),\u00a0<\/em>Passion mortelle (2007) ,<em>\u00a0<\/em>La M\u00e9moire du sang (2008),\u00a0<em>Une petite ville sans histoire (2009),\u00a0<\/em>Poison conjugal (2010) \u00a0\u00a0Il vient de publier chez Actes Sud la Trilogie Natchez Burning<\/p>\n<p><strong>Page sur la trilogie<\/strong>\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10645\">Iles, Greg \u00ab\u00a0Trilogie Natchez Burning\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n<p><strong>\u00ab<\/strong><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13036\">L\u2019arbre aux Morts<\/a><strong>\u00bb (tome 2)\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>[Actes Sud] Litt\u00e9rature \u2013 Actes noirs \u2013 Janvier 2019 \u2013 976 pages \/ Babel noir \u2013 03.03.2021 \u2013 1072 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: L\u2019ancien procureur et maire de Natchez, Penn Cage, et sa fian\u00adc\u00e9e la journaliste Caitlin Masters, ont failli p\u00e9rir sous la main du riche homme d\u2019affaires Brody Royal et de ses Aigles Bic\u00e9\u00adphales, une branche radicale du Ku Klux Klan li\u00e9e \u00e0 certains des hommes les plus puissants du Mississippi. Ils ne sont pour\u00adtant pas tir\u00e9s d\u2019affaire. Brody Royal est mort, mais le couple apprend qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas la v\u00e9ritable t\u00eate des Aigles. Celui qui tire les ficelles du groupe terroriste est un homme bien plus redoutable encore : le chef du Bureau des enqu\u00eates criminelles de la police d\u2019\u00c9tat de Louisiane, Forrest Knox.<br \/>\nPour sauver son p\u00e8re, le Dr Tom Cage \u2013 qui fuit une ac\u00adcusation de meurtre et des flics corrompus bien d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 l\u2019abattre \u2013, Penn n\u2019a que deux solutions : pactiser avec ce diable de Knox ou le d\u00e9truire. Tandis qu\u2019il poursuit les deux options, sa fianc\u00e9e continue de lever le voile sur des meurtres non r\u00e9solus datant de l\u2019\u00e9poque des droits civiques. Caitlin tient peut-\u00ad\u00eatre de quoi faire tomber les Aigles Bic\u00e9phales : son enqu\u00eate plonge loin dans le pass\u00e9, dans les eaux troubles du Mississippi, jusqu\u2019\u00e0 un endroit secret utilis\u00e9 par les propri\u00e9\u00adtaires d\u2019esclaves et le Klan depuis plus de deux si\u00e8cles, un lieu terrifiant surnomm\u00e9 l\u2019Arbre aux Morts.<br \/>\nDans le deuxi\u00e8me volet de cette trilogie du Mississippi en\u00adtam\u00e9e avec Brasier noir, Greg Iles continue d\u2019explorer l\u2019\u00e2me tortur\u00e9e de l\u2019Am\u00e9rique. Et le lecteur, m\u00e9dus\u00e9, voit la \u201cpetite\u201d histoire d\u2019un homme de justice et de ses proches se m\u00ealer \u00e0 la grande \u00e9pop\u00e9e des \u00c9tats\u00ad-Unis, et venir en \u00e9clairer d\u2019un jour nouveau certaines des pages les plus sombres. Par ce thriller tentaculaire, Greg Iles prend place parmi les plus ambitieux conteurs am\u00e9ricains.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Le tome un (voir article\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10730\">\u00ab Brasier noir \u00bb<\/a> ) \u00e9tait magistral et l\u2019auteur continue sur sa lanc\u00e9e. Si parfois il y a quelques longueurs \u2013 on peut l\u2019excuser car le tome deux fait plus de 1000 pages) les faits que nous relate l\u2019auteur et l\u2019histoire de la famille au centre de ce roman, la famille Cage est toujours aussi passionnante. Tous les membres de la famille ont des caract\u00e8res bien tremp\u00e9s, aventureux, en qu\u00eate de justice (le Dr Tom Page, son fils Penn, la fianc\u00e9e Caitlin, la petite Annie, la femme de Tom).<br \/>\nJ\u2019ai \u00e9galement beaucoup aim\u00e9 le personnage de la reporter de guerre, la photographe, Jordan, femme de l\u2019agent du F.B.I John Kaiser et les amis de toujours le Texas Ranger Walt Garrity, l\u2019avocat Quentin Avery\u2026<br \/>\nCot\u00e9 \u00ab\u00a0Aigles\u00a0\u00bb et terroristes, on retrouve ceux du tome un et plus les portraits s\u2019affinent, plus la peur, le danger, la corruption, la cruaut\u00e9 , le m\u00e9pris de la vie humaine sont palpables<br \/>\nLutte contre la mafia, l\u2019enqu\u00eate pour coincer les Aigles Bic\u00e9phales continue. En parall\u00e8le, le F.B.I cherche toujours \u00e0 r\u00e9soudre le myst\u00e8re du XX\u00e8me si\u00e8cle\u00a0: qui est derri\u00e8re l\u2019assassinat du Pr\u00e9sident Kennedy. Et Cuba, en la personne de Fidel Castro, est \u00e9galement de la partie\u2026 et il a r\u00e9ussi \u00e0 faire requalifier les Aigles Bic\u00e9phales en groupe terroriste, et donc donne les pleins pouvoir pour le combattre car il rentre sous le coup de la loi r\u00e9gissant le Patriot Act et lui \u00f4te de ce fait les protections locales.<br \/>\nLa corruption, les magouilles, le trafic d\u2019influence continue de r\u00e9gner en maitre dans la r\u00e9gion\u00a0: la recherche de preuves, que ce soit dans une enqu\u00eate ou dans l\u2019autre est loin d\u2019etre sans dangers. Les flics enqu\u00eatent, mais pas seulement. Comme il se doit, les journalistes risquent \u00e9galement leur peau pour \u00ab\u00a0le Scoop\u00a0\u00bb de leur vie\u2026 sans compter les amis et proches qui sont aussi sur le terrain pour sauver les membres de leur famille ou les \u00eatres qui leur sont chers.<br \/>\nTrahisons, secrets du pass\u00e9, complots, la guerre des diff\u00e9rentes polices\u2026 tout est l\u00e0 pour nous mener au bout du tome deux avec des rebondissements, des fausses pistes, des attentats, des querelles intestines et familiales, de l\u2019amour, de l\u2019amiti\u00e9 \u2026 Encore un pav\u00e9 de plus de 1000 pages lu rapidement. Et comme dans le premier tome, le th\u00e8me du racisme, de la politique, du journalisme d\u2019investigation, de la justice, de la police, meurtres non r\u00e9solus, recherche de preuves, violation des droits civiques, assassinats, complots, trafic de drogue \u2013 et j\u2019en passe &#8211; \u00a0sont au c\u0153ur du sujet. Et toujours l\u2019importance des racines, de l\u2019histoire, du pass\u00e9, de savoir d\u2019o\u00f9 l\u2019on vient, de quoi notre pass\u00e9 est fait.<br \/>\nLe troisi\u00e8me tome (dans les 1000 pages lui aussi) est en attente pour mon plus grand plaisir.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Natchez, sur son promontoire, \u00e9tait une petite s\u0153ur de La Nouvelle-Orl\u00e9ans \u2013\u00a0pas aussi cosmopolite aujourd\u2019hui qu\u2019elle l\u2019avait \u00e9t\u00e9 dans un autre si\u00e8cle, mais toujours une enclave de libert\u00e9 et de tol\u00e9rance dans les r\u00e9gions strictes de l\u2019arri\u00e8re-pays du coton et du soja. Natchez avait pourtant \u00e9t\u00e9 autrefois la capitale de ce royaume du coton\u00a0; une centaine d\u2019ann\u00e9es apr\u00e8s la guerre de S\u00e9cession, la haine qui mijotait dans les champs en p\u00e9riph\u00e9rie avait infect\u00e9 la ville, et le meurtre avait r\u00f4d\u00e9 dans ses rues tel un fl\u00e9au.<\/p>\n<p>\u00c9tait-il possible que des crimes racistes class\u00e9s depuis longtemps dans ce coin d\u00e9laiss\u00e9 du Sud contiennent la cl\u00e9 de la plus grosse affaire non r\u00e9solue de l\u2019histoire am\u00e9ricaine\u00a0? \u00c9tant donn\u00e9 ce qu\u2019il avait appris au cours des douze derni\u00e8res heures, c\u2019\u00e9tait fort probable. Le Texas touchait la Louisiane, apr\u00e8s tout et, en\u00a01963, Dallas avait \u00e9t\u00e9 un refuge fondamentaliste de conservatisme politique r\u00e9actionnaire, bouillonnant de haine et de rage envers Kennedy. Plus troublant encore, \u00e0 cette \u00e9poque, Dallas avait \u00e9t\u00e9 une sorte de propri\u00e9t\u00e9 f\u00e9odale tenue par le patron de la mafia de La Nouvelle-Orl\u00e9ans, Carlos Marcello.<\/p>\n<p>Ce soir, la mort et le temps m\u2019ont montr\u00e9 leur v\u00e9ritable vi\u00ad\u00adsage.<br \/>\nOn passe notre vie \u00e0 franchir laborieusement, aveugl\u00e9ment, la porte de l\u2019abattoir entre le pass\u00e9 et le futur. Chaque seconde est annihilation\u00a0: la mort de cet instant, la naissance de cet instant. Il n\u2019existe pas d\u2019instant suivant.<br \/>\nIl n\u2019y a que maintenant.<br \/>\nAlors que la vitesse de l\u2019existence para\u00eet tr\u00e8s impressionnante quand on la vit, nous nous engouffrons par cette porte comme du b\u00e9tail qu\u2019on conduit, apeur\u00e9, ob\u00e9issant, insensible. M\u00eame quand nous dormons, maintenant devient ensuite aussi inexorablement qu\u2019une rivi\u00e8re usant une pierre. Les cellules br\u00fblent de l\u2019oxyg\u00e8ne, r\u00e9parent les prot\u00e9ines, meurent et se remplacent dans un encha\u00eenement qui para\u00eet sans fin\u00a0: pourtant, depuis le ventre de la m\u00e8re, ces horloges internes ralentissent jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ultime d\u00e9sordre.<br \/>\nCe n\u2019est qu\u2019\u00e0 l\u2019ombre de la mort que nous sentons la v\u00e9\u00ad\u00adritable vitesse du temps \u2013\u00a0quand l\u2019adr\u00e9naline explose dans notre syst\u00e8me, l\u2019\u00e9ternit\u00e9 devient tangible et tout le reste se brouille, passe \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-plan. C\u2019est alors, paradoxalement, que les secondes paraissent s\u2019\u00e9tirer, que l\u2019exp\u00e9rience devient hyperr\u00e9aliste et que la chair et l\u2019esprit s\u2019unissent dans la lutte afin de continuer de respirer, afin de rester conscient, attentif \u2013\u00a0flottant sur le courant pr\u00e9cipit\u00e9 du temps. Si nous survivons \u00e0 la menace, notre \u00e9piphanie existentielle s\u2019estompe rapidement, car il nous est impossible de la supporter longtemps. Pourtant, quelque part en nous, il reste une ligne de s\u00e9paration.<br \/>\nAvant et apr\u00e8s.<\/p>\n<p>Si l\u2019agent sp\u00e9cial Kaiser est comme un drone militaire Predator qui tourne en rond au-dessus de Forrest Knox et du groupe des Aigles Bic\u00e9phales avec une s\u00e9rie de missiles \u00e0 pr\u00e9cision cibl\u00e9e, le sh\u00e9rif Dennis tient plus des bombes l\u00e2ch\u00e9es du ventre des B-17 pendant la Seconde Guerre mondiale\u00a0: stupides et lourdes, mais suffisamment mortelles pour d\u00e9molir le quartier d\u2019une ville.<\/p>\n<p>la Louisiane\u00a0: des fermiers dans le Nord et des Fran\u00e7ais dans le Sud \u2013\u00a0baptistes contre catholiques<\/p>\n<p>Mais il lui \u00e9tait impossible de l\u00e2cher prise. Il \u00e9tait comme une de ces stupides tortues serpentines. T\u00eatu, comme moi.<\/p>\n<p>\u201cIl croyait juste que tout le monde m\u00e9ritait la m\u00eame chance. Je ne sais pas o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 p\u00eacher cette id\u00e9e. Pas chez son p\u00e8re, en tout cas. Et j\u2019ai appris il y a bien longtemps que si on attend de la justice dans ce monde, il se peut qu\u2019on l\u2019attende encore dans la tombe.<\/p>\n<p>Tandis qu\u2019il la scrutait, elle pensa, On devrait me mettre en prison. Je suis comme un \u201c\u00c7a\u201d enrag\u00e9 avec un corps \u2013\u00a0aucune conscience ne me gouverne.<\/p>\n<p>Lire ces carnets Moleskine, c\u2019\u00e9tait comme si on lui avait donn\u00e9 les cl\u00e9s d\u2019une biblioth\u00e8que cach\u00e9e, dans laquelle les histoires secr\u00e8tes de Natchez et de la paroisse de Concordia auraient \u00e9t\u00e9 retranscrites par un moine fanatique.<\/p>\n<p>Alors que je remonte le ponton vers le rivage, je songe \u00e0 Hannah Arendt, elle avait raison\u00a0: le mal est d\u2019une banalit\u00e9 incompr\u00e9hensible. Les existentialistes sont all\u00e9s plus loin\u00a0: il est \u00e9galement absurde, \u00e0 sa mani\u00e8re terrifiante.<\/p>\n<p>Un des trucs d\u00e9primants dans la vie, c\u2019est de d\u00e9couvrir que les gens que tu pensais bien conna\u00eetre peuvent toujours te surprendre, et pas de mani\u00e8re positive.<\/p>\n<p>\u201cSi l\u2019histoire que je m\u2019appr\u00eate \u00e0 te raconter te semble avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9crite par Mario Puzo, d\u00e9clare Stone, c\u2019est parce qu\u2019il y a beaucoup de Carlos Marcello dans Le Parrain.\u201d<\/p>\n<p>\u201cC\u2019est une chose que les gens oublient. Apr\u00e8s Louis\u00a0XIV et Napol\u00e9on, la Louisiane ne s\u2019est jamais vraiment int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 l\u2019Am\u00e9rique, pas compl\u00e8tement. La loi repose toujours sur le Code napol\u00e9onien.<\/p>\n<p>Ce qui se passerait avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 un moment pr\u00e9cis du pass\u00e9 \u2013\u00a0peut-\u00eatre des d\u00e9cennies plus t\u00f4t, ou peut-\u00eatre m\u00eame quelques heures\u00a0\u2013 mais, quoi qu\u2019il en soit, c\u2019\u00e9tait irr\u00e9vocable. D\u00e8s lors, elle le sentit, choisir \u00e9tait illusoire. Tout ce qu\u2019ils pouvaient faire \u00e0 pr\u00e9sent, c\u2019\u00e9tait surfer sur les vagues des cons\u00e9quences.<\/p>\n<p>Je ne l\u2019aurai jamais vraiment connu. Ce qui signifie que je ne me conna\u00eetrai jamais vraiment. Je serai un homme sans pass\u00e9, et un homme sans pass\u00e9 est comme une nation sans histoire ou, pire, avec un mythe en lieu et place d\u2019histoire. Si le r\u00e9cit de ma vie a \u00e9t\u00e9 tiss\u00e9 de mensonges, alors comment choisir que faire ensuite\u00a0?<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e7a. Ma mamie avait l\u2019habitude de faire un peu de sorcellerie \u2013\u00a0des envo\u00fbtements, des trucs dans le genre. Du vaudou de La Nouvelle-Orl\u00e9ans. Elle disait qu\u2019une mandragore criait quand on l\u2019arrachait de la terre, et que le cri tuait tous ceux qui l\u2019entendaient.\u201d<\/p>\n<p>C\u2019est un pur sociopathe. Mais il n\u2019est pas du type de ceux qu\u2019on a d\u00e9j\u00e0 arr\u00eat\u00e9s tous les deux. Il d\u00e9gage une v\u00e9ritable chaleur qui peut le rendre sympathique. Il est comme un loup hyper-intelligent plut\u00f4t qu\u2019un requin. C\u2019est un pr\u00e9dateur qui pense, si vous voyez ce que je veux dire.\u201d<br \/>\nKaiser eut un sourire \u00e9trange. \u201cC\u2019est, en gros, la d\u00e9finition d\u2019un \u00eatre humain.\u201d<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Comment pouvons-nous changer le c\u0153ur de l\u2019homme blanc\u00a0? Comment pouvons-nous lui faire voir que nous sommes tous les m\u00eames \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les balles ne peuvent pas tuer la v\u00e9rit\u00e9. Elles peuvent tuer la chair mais la v\u00e9rit\u00e9 ne meurt pas \u2013\u00a0pas plus que l\u2019\u00e2me.<\/p>\n<p>\u201cDans le Sud, nous savons combien est v\u00e9ritablement complexe et poreuse la fronti\u00e8re entre noir et blanc. Nos communaut\u00e9s se frottent l\u2019une \u00e0 l\u2019autre de mille mani\u00e8res, mais pas toujours au grand jour. Nous essayons de r\u00e9duire le grand foss\u00e9 entre nous \u00e0 nos risques et p\u00e9rils.<\/p>\n<p>Je connais des hommes de quatre-vingts\u00a0ans encore obs\u00e9d\u00e9s par les humiliations de leur jeunesse. Ils ne sauraient pas reconna\u00eetre le pardon m\u00eame s\u2019ils marchaient dedans. Tu dois ouvrir ton c\u0153ur pour en laisser sortir la douleur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: romancier, sc\u00e9nariste et guitariste am\u00e9ricain. Greg Iles est n\u00e9 en 1960 \u00e0 Stuttgart, en Allemagne, o\u00f9 son p\u00e8re dirigeait la clinique de l\u2019ambassade des \u00c9tats-Unis au plus fort de la guerre froide. Il vit dans le Mississipi. Son premier roman fut le thriller Spandau Phoenix (1993), centr\u00e9 autour du criminel nazi Rudolf Hess. Il &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13036\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":13037,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[632,446,46,202,193,43,29,233,78],"tags":[1093,1217,388,159,586,433,1013,587,313,1067,334,1066,277,1382,190,195,1381,1100,169],"class_list":["post-13036","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-632","category-serie","category-polhist","category-etats-unis","category-etude-de-societe","category-histoire","category-americaine","category-usa","category-xxeme","tag-assassinat","tag-complots","tag-corruption","tag-drogue","tag-esclavage","tag-fuite","tag-injustice","tag-journalisme-investigation","tag-justice","tag-louisiane","tag-meurtres","tag-mississipi","tag-passe","tag-patriot-act","tag-politique","tag-racisme","tag-texas","tag-trafic","tag-violence"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13036","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13036"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13036\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13039,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13036\/revisions\/13039"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/13037"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13036"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13036"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13036"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}