{"id":13244,"date":"2021-04-02T17:33:34","date_gmt":"2021-04-02T15:33:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13244"},"modified":"2021-04-02T17:43:01","modified_gmt":"2021-04-02T15:43:01","slug":"kiefer-christian-fantomes-2021","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13244","title":{"rendered":"Kiefer, Christian \u00ab Fant\u00f4mes \u00bb (2021)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Po\u00e8te et \u00e9crivain am\u00e9ricain, Christian Kiefer dirige le d\u00e9partement de Creative Writing \u00e0 Ashland University, dans l\u2019Ohio, et vit en Californie. Salu\u00e9 comme l&rsquo;une des nouvelles voix les plus prometteuses de la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine contemporaine, il signe ici son troisi\u00e8me roman. Son pr\u00e9c\u00e9dent livre, Les Animaux (Albin Michel, 2017), salu\u00e9 par la presse, a \u00e9t\u00e9 finaliste en France du Grand Prix de Litt\u00e9rature am\u00e9ricaine et du Grand Prix de Litt\u00e9rature polici\u00e8re. En 2021 parait \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13244\">Fant\u00f4mes<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb<\/p>\n<p>Albin-Michel \u2013 3.03.2021 \u2013 288 pages (Traductrice : Marina Boraso ) \u2013 titre original\u00a0: \u201cPhantoms\u201d<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>\u00c9t\u00e9 1945\u00a0: lorsque le soldat am\u00e9ricain d\u2019origine japonaise Ray Takahashi rentre du front, personne n\u2019est l\u00e0 pour l\u2019accueillir en h\u00e9ros sur les terres de son enfance, dans le nord de la Californie. Ses parents, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s et enferm\u00e9s au camp de Tule Lake, vivent d\u00e9sormais \u00e0 Oakland. Mais Ray veut comprendre pourquoi leurs anciens voisins et amis ont coup\u00e9 les ponts avec eux, et surtout revoir leur fille Helen, sa petite amie. C\u2019est \u00e0 ce moment-l\u00e0 qu\u2019il dispara\u00eet sans laisser de traces.<br \/>\nPrintemps 1969: de retour du Vietnam, et hant\u00e9 par les fant\u00f4mes de la guerre, John Frazier cherche son salut \u00e0 travers l\u2019\u00e9criture d\u2019un roman. En s\u2019emparant accidentellement du destin de Ray, le jeune \u00e9crivain ignore tout des douloureux secrets qu\u2019il s\u2019appr\u00eate \u00e0 exhumer.<br \/>\nEn revenant sur l\u2019histoire m\u00e9connue de dizaines de milliers de Nippo-Am\u00e9ricains intern\u00e9s dans des camps apr\u00e8s l\u2019attaque de Pearl Harbor en 1941, Christian Kiefer tisse un drame familial poignant et lumineux, qui interroge notre rapport intime \u00e0 la m\u00e9moire et au pass\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Fant\u00f4mes est un roman qui chante, magnifique et n\u00e9cessaire. \u00bb<br \/>\n<strong>Jesmyn Ward<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>Un grand merci aux Editions Albin-Michel \u2013 Collection \u00ab\u00a0<em><strong>Terres<\/strong><\/em>\u00a0d&rsquo;<em><strong>Am\u00e9rique<\/strong><\/em>\u00a0\u00bb pour leur confiance<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Suis ressortie compl\u00e8tement sonn\u00e9e de la lecture de ce livre. Les fant\u00f4mes du pass\u00e9 et les F-4 Phantoms se c\u00f4toient et s\u2019entrem\u00ealent dans le roman.<br \/>\nC\u2019est l\u2019histoire de deux familles qui vont se d\u00e9chirer, c\u2019est la terrible histoire des japonais qui ont \u00e9t\u00e9 parqu\u00e9s dans des camps, c\u2019est l\u2019histoire de ces hommes n\u00e9s aux Etats-Unis et soudain confront\u00e9s au racisme antinippon dont la vie s\u2019effondre, c\u2019est la fracture entre l\u2019avant et l\u2019apr\u00e8s. C\u2019est l\u2019histoire de deux familles que la guerre a d\u00e9truites, d\u2019amiti\u00e9s et d\u2019amour fracass\u00e9s.<br \/>\nA son retour de la guerre du Vietman, le jeune John Frazier est totalement perdu, accro \u00e0 la drogue et \u00e0 alcool. Sa rencontre avec une tante \u00e9loign\u00e9e va le plonger au c\u0153ur du myst\u00e8re d\u2019une disparition survenue 27 ans auparavant. En plus de ses propres cauchemars, de ses propres d\u00e9mons, de sa culpabilit\u00e9, de ses morts et de ses fant\u00f4mes, il va se trouver plong\u00e9 dans les secrets et les myst\u00e8res de cette disparition, celle d\u2019un homme appel\u00e9 Ray Takahashi. Il va petit \u00e0 petit en apprendre de plus en plus sur la vie de cet homme, de sa famille qui habitait \u00e0 cot\u00e9 de sa famille, des sentiments profonds qui liaient \u00e0 l\u2019\u00e9poque les enfants des deux familles, sans se soucier du fait que les uns \u00e9taient am\u00e9ricains et les autres japonais.<br \/>\nLa tante, Evelyn Wilson, qui \u00e9tait la propri\u00e9taire de la maison dans laquelle habitaient les Takahashi avant leur d\u00e9portation dans le camps et la m\u00e8re des Takahashi, Kimiko sont \u00e0 mon avis les deux personnages les plus importants du roman\u00a0: elles sont \u00e0 la fois dans le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent \u00a0et ont v\u00e9cu toutes deux la m\u00eame p\u00e9riode historique, de chaque c\u00f4t\u00e9 de la \u00ab\u00a0barri\u00e8re\u00a0\u00bb et toutes deux avancent avec le fardeau du pass\u00e9 sur les \u00e9paules, m\u00eame si le fardeau est bien diff\u00e9rent\u00a0: d\u2019un c\u00f4t\u00e9 le manque, de l\u2019autre la culpabilit\u00e9, le poids des non-dits mais les deux sont rong\u00e9es par les trag\u00e9dies de la vie. Et un autre personnage important est la grand-m\u00e8re qui va accueillir John \u00e0 son retour du Vietnam, le prendre sous son aile, assurer aussi le lien entre Evelyn et Kimiko.<br \/>\nUn roman qui se d\u00e9roule comme une enqu\u00eate sur une disparition mais qui r\u00e9v\u00e8le surtout des manifestations de racisme et de cruaut\u00e9 inimaginables.<br \/>\nJe ne vous en dirait pas plus mais sachez que vous n\u2019en ressortirez pas indemnes et qui met en lumi\u00e8re une partie peu glorieuse de l\u2019histoire des Etats-Unis.<br \/>\nPar moments, surtout au d\u00e9but, j\u2019ai eu un peu de mal \u00e0 d\u00e9m\u00ealer les vies des uns et des autres mais cela n\u2019a pas dur\u00e9. Ce que j\u2019ai appr\u00e9ci\u00e9 c\u2019est que l\u2019auteur, alors qu\u2019il met l\u2019accent sur le racisme anti-nippon ne juge pas et accorde presque des circonstances att\u00e9nuantes \u00e0 ceux que l\u2019on pourrait facilement consid\u00e9rer comme des monstres\u2026<br \/>\nPoignant, bouleversant, r\u00e9voltant, historique\u2026 une vraie r\u00e9ussite.<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Chez certains, il ne subsistait plus qu\u2019une absence l\u00e0 o\u00f9 s\u2019\u00e9tait trouv\u00e9 un bras ou une jambe\u00a0; d\u2019autres revenaient bris\u00e9s par des exp\u00e9riences dont nous ne saurions jamais rien.<\/p>\n<p>[\u2026] \u00a0les rassemblements dominicaux conf\u00e9raient un statut sp\u00e9cial, chacun attendant impatiemment de s\u2019y rendre dans ses plus beaux atours, non pas pour la c\u00e9r\u00e9monie en elle-m\u00eame, mais parce que c\u2019\u00e9tait l\u2019occasion de voir ses amis du dimanche, pour les enfants en particulier, eux qui partageaient la curieuse exp\u00e9rience de grandir simultan\u00e9ment en Am\u00e9rique et au Japon, sous cette double influence qui rythmait leur vie comme les mar\u00e9es.<\/p>\n<p>Le lecteur trouvera entre ces pages une tentative pour recr\u00e9er des faits survenus \u00e0 la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9 et \u00e0 l\u2019automne 1945, dont les d\u00e9tails, pour la plupart, ne furent connus de moi qu\u2019en 1969, et sont aujourd\u2019hui pour la premi\u00e8re fois couch\u00e9s sur le papier.<\/p>\n<p>Ainsi, lorsque je me d\u00e9couvris incapable, au retour de la guerre, de renouer avec mon quotidien d\u2019autrefois autant que d\u2019affronter le jugement de mes parents qui, tous deux partisans de la guerre, \u00e9chouaient \u00e0 faire coexister, malgr\u00e9 leur affection pour moi, leurs opinions politiques et la sombre r\u00e9alit\u00e9 qui avait pris place \u00e0 leur table, je d\u00e9cidai de me pencher une fois de plus sur mes paisibles souvenirs d\u2019enfance \u00e0 Placer County.<\/p>\n<p>je connaissais mieux que quiconque le potentiel de terreur d\u00e9mesur\u00e9 que renferme la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Avec ma na\u00efvet\u00e9 d\u2019\u00e9crivain, je me figurais que la boisson n\u2019\u00e9tait que l\u2019ombre de cette incapacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9diger mon livre, et le spectacle de mes feuillets vierges stimulait d\u2019heure en heure mes efforts pour huiler les rouages de mon imagination. Il ne me venait pas \u00e0 l\u2019id\u00e9e que le principal obstacle \u00e0 mon travail se nichait justement entre les flancs poisseux de ma bouteille \u2013 il me faudrait du temps pour m\u2019en rendre compte.<\/p>\n<p>\u00c0 pr\u00e9sent, ses r\u00eaves \u00e9veill\u00e9s ne lui rappelaient pas l\u2019innocence \u2013\u00a0quoique perdue\u00a0\u2013 de ses jeunes ann\u00e9es, mais ce qui avait suivi\u00a0: son visage et son corps, si souvent dans son esprit qu\u2019il lui semblait parfois sentir contre ses mains la ti\u00e9deur de sa chair. M\u00eame son sommeil \u00e9tait troubl\u00e9 par le mythe d\u2019un pass\u00e9 qui lui avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9chapp\u00e9, bien qu\u2019il ne le s\u00fbt pas encore.<\/p>\n<p>Ce qu\u2019il d\u00e9sirait, je suppose, c\u2019\u00e9tait simplement retrouver le pass\u00e9, il ne demandait qu\u2019\u00e0 remonter le cours du temps jusqu\u2019\u00e0 son enfance, quand la folie n\u2019avait pas encore pris possession de son c\u0153ur, et que sa famille n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9e de la seule terre qu\u2019elle ait jamais connue.<\/p>\n<p>Supporter ce que l\u2019on ne peut ma\u00eetriser. Cela entrait en r\u00e9sonance avec tout ce que j\u2019avais v\u00e9cu depuis mon retour au pays, et il y a des moments, encore aujourd\u2019hui, o\u00f9 ce sentiment continue \u00e0 me hanter.<\/p>\n<p>[\u2026] il avait disparu, il s\u2019\u00e9tait \u00e9vapor\u00e9 si compl\u00e8tement que sa vie, par moments, lui semblait se r\u00e9sumer \u00e0 une vision, une hallucination.<\/p>\n<p>Comme il lui semblait \u00e9trange, ce monde qu\u2019il retrouvait \u2013\u00a0\u00e0 croire qu\u2019en se battant pour l\u2019Am\u00e9rique, il avait mis en pleine lumi\u00e8re des facettes de ce pays que l\u2019on avait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 occulter.<\/p>\n<p>Combien de temps peut-on exiger qu\u2019un c\u0153ur d\u2019adolescente demeure fid\u00e8le depuis l\u2019autre rive d\u2019une mer inconnue\u00a0?<\/p>\n<p>Si l\u2019on r\u00e9nove une maison planche par planche, s\u2019agit-il toujours de la m\u00eame au bout du compte, ou s\u2019est-elle transform\u00e9e en autre chose\u00a0?<\/p>\n<p>J\u2019ai dit que les r\u00eaves se d\u00e9robaient \u00e0 moi, mais c\u2019est plut\u00f4t moi qui les fuis, car il demeure, au plus noir de mes nuits, un courant turbulent qui traverse mes pens\u00e9es, et je l\u2019identifie assez bien pour savoir que si je m\u2019abandonne au sommeil sous son influence, je serai renvoy\u00e9 l\u00e0-bas dans la chaleur poisseuse, malgr\u00e9 le passage des ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Un peu plus tard, nous sortons marcher au milieu des ch\u00eanes et des derniers poiriers et pruniers, et en d\u00e9pit de tout ce que j\u2019ai fait par le pass\u00e9, malgr\u00e9 le poids de la culpabilit\u00e9 que j\u2019ai h\u00e9rit\u00e9e ou acquise, malgr\u00e9 cela ou peut-\u00eatre \u00e0 cause de cela, je sais que j\u2019ai de la chance, non seulement d\u2019\u00eatre en vie, mais aussi d\u2019avoir trouv\u00e9 une esp\u00e8ce de gr\u00e2ce, ou d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 par elle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Image\u00a0<\/strong>: Tule Lake camp<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Po\u00e8te et \u00e9crivain am\u00e9ricain, Christian Kiefer dirige le d\u00e9partement de Creative Writing \u00e0 Ashland University, dans l\u2019Ohio, et vit en Californie. 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