{"id":13596,"date":"2021-05-14T22:10:09","date_gmt":"2021-05-14T20:10:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13596"},"modified":"2021-05-14T22:10:39","modified_gmt":"2021-05-14T20:10:39","slug":"ofaolain-nuala-lhistoire-de-chicago-may-2006","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13596","title":{"rendered":"O&rsquo;Faolain, Nuala \u00abL&rsquo;histoire de Chicago May\u00bb (2006)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong>\u00a0: n\u00e9e le 1er mars 1940 \u00e0 Dublin (Irlande) et morte dans la m\u00eame ville le 9 mai 20081, est une \u00e9crivaine irlandaise. Pendant quelques ann\u00e9es, Nuala allie petits boulots et universit\u00e9 o\u00f9 elle suit des \u00e9tudes de lettres \u00e0 Dublin puis \u00e0 Oxford, o\u00f9 elle obtient un dipl\u00f4me de litt\u00e9rature m\u00e9di\u00e9vale. Elle commence une carri\u00e8re de journaliste et de productrice \u00e0 la radio et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision et devient chroniqueuse \u00e0 l\u2019Irish Times. Parall\u00e8lement, elle commence \u00e0 boire beaucoup d&rsquo;alcool.<br \/>\nDans les ann\u00e9es 1970, elle vit \u00e0 Londres et milite pour le f\u00e9minisme et contre la cassure politique entre l&rsquo;Irlande et la Grande-Bretagne.<br \/>\n\u00c0 partir de 1986, elle commence \u00e0 r\u00e9diger des chroniques dans le journal Irish Times ce qui lui donne le go\u00fbt de l&rsquo;\u00e9criture. Lorsqu&rsquo;un \u00e9diteur lui propose de publier ses articles, elle r\u00e9dige pour le livre une vaste pr\u00e9face autobiographique de quelque 400 pages dans laquelle elle cherche l&rsquo;origine de son mal \u00e0 travers l&rsquo;Irlande. L&rsquo;ouvrage est publi\u00e9 en 2002 sous le titre On s&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 vu quelque part ? et est un succ\u00e8s populaire ; il est vendu aux \u00c9tats-Unis \u00e0 plus de 300 000 exemplaires. Ce roman fait d\u2019elle un \u00e9crivain \u00e0 part enti\u00e8re. Aujourd&rsquo;hui encore ses r\u00e9cits sont d&rsquo;inspiration biographique ou autobiographique. Elle y d\u00e9voile la mutation profonde tant politique que religieuse ou sociale de son pays et la cassure entre la Grande-Bretagne et l&rsquo;Irlande. Elle parle avec brio de l&rsquo;histoire de toute une g\u00e9n\u00e9ration : celle des Irlandaises du baby-boom, n\u00e9es dans une Irlande vivant au XIXe si\u00e8cle, et fonci\u00e8rement proche d&rsquo;une Angleterre d\u00e9velopp\u00e9e et \u00e9trang\u00e8re, seul horizon possible aux ambitieux. Nuala O&rsquo;Faolain est morte d&rsquo;un cancer foudroyant. \u00a0(Source wikipedia)<br \/>\nProductrice pour la t\u00e9l\u00e9vision irlandaise, elle a r\u00e9alis\u00e9 une s\u00e9rie intitul\u00e9e Plain Tales dans laquelle des femmes \u00e2g\u00e9es regardaient la cam\u00e9ra et racontaient l\u2019histoire de leur vie, sans interruption.<\/p>\n<p><strong>Ecrits<\/strong> : On s\u2019est d\u00e9j\u00e0 vu quelque part ? \u2013 Chim\u00e8res \u2013 J\u2019y suis presque \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13596\">L\u2019Histoire de Chicago May<\/a><\/span> (Prix Femina \u00e9tranger 2006) \u2013 Best Love Rosie \u2013 Ce regard en arri\u00e8re et autres r\u00e9cits journalistiques<\/p>\n<p>Edition Sabine Wespieser &#8211; 21\/08\/2006\u00a0\u2013 443 pages \/ 10\/18 \u2013 07\/05\/2008 &#8211; 392 pages &#8211; Le Livre de poche 26\/02\/2020 &#8211; 456 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Nuala O&rsquo;Faolain s&#8217;empare du destin d&rsquo;une jeune Irlandaise pauvre qui, en 1890, s&rsquo;est enfuie de chez elle pour devenir une criminelle c\u00e9l\u00e8bre en Am\u00e9rique sous le nom de \u00ab\u00a0Chicago May\u00a0\u00bb. Quand May Duignan d\u00e9barque aux Etats-Unis en provenance de son Irlande natale, elle n&rsquo;a pour tout bagage que son intr\u00e9pidit\u00e9, sa frimousse ravageuse et une bourse contenant les \u00e9conomies vol\u00e9es \u00e0 ses parents. C&rsquo;est le d\u00e9but d&rsquo;une longue vie de crimes et d&rsquo;aventures. Du Nebraska \u00e0 New York, de Londres \u00e0 Paris, celle que l&rsquo;on appelle d\u00e9sormais Chicago May sera tour \u00e0 tour prostitu\u00e9e, arnaqueuse, danseuse de revue et braqueuse de banque. Ses aventures la conduisirent du Nebraska, o\u00f9 elle c\u00f4toya les fr\u00e8res Dalton, \u00e0 Philadelphie, o\u00f9 elle mourut en 1929, en passant par Chicago, New York, Le Caire, Londres et Paris, o\u00f9 elle fut jug\u00e9e pour le braquage de l&rsquo;agence American Express. Elle v\u00e9cut sur un grand pied, fit de la prison, et \u00e9crivit m\u00eame, dans le genre convenu des m\u00e9moires de criminels, l&rsquo;aventure de sa vie. \u00a0L&rsquo;amour, le crime et un destin exceptionnel de femme au tournant du XXe si\u00e8cle : tous les ingr\u00e9dients du romanesque sont r\u00e9unis. Tour \u00e0 tour braqueuse, prostitu\u00e9e, arnaqueuse, voleuse et danseuse de revue musicale, May avait une beaut\u00e9 magn\u00e9tique qui tournait la t\u00eate des hommes. Elle conna\u00eetra la fortune et la d\u00e9ch\u00e9ance, les palaces et la prison, mais jamais elle n&rsquo;abdiquera face aux \u00e9v\u00e9nements. Fascin\u00e9e par ce destin hors du commun, Nuala O&rsquo;Faolain t\u00e9moigne de sa qu\u00eate pour comprendre et raconter cette femme et son temps. Partant de ce mat\u00e9riau, Nuala O&rsquo;Faolain m\u00e8ne une enqu\u00eate tr\u00e9pidante, tentant de saisir les motivations de cette \u00e9nigmatique c\u0153ur d&rsquo;Irlande, elle aussi exil\u00e9e aux Etats-Unis. Car cette h\u00e9ro\u00efne romanesque et sentimentale a pay\u00e9 au prix fort l&rsquo;ind\u00e9pendance qu&rsquo;elle a conquise contre les normes sociales. Ici l&rsquo;\u00e9crivain nourrit de sa propre exp\u00e9rience une \u00e9mouvante r\u00e9flexion sur la qu\u00eate d&rsquo;une femme qui a d\u00e9cid\u00e9 de sortir des sentiers battus, choisissant l&rsquo;aventure et assumant la solitude.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e est bonne, de partir sur les traces de Chicago May, quelque soit le nom de cette femme (May Duignan, May Churchill Sharpe, Mme James Montague Sharp, May Churchill, May Wilson, Diamond May, May Avery &#8230;), qui \u00e9migre d\u2019Irlande \u00e0 la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle, c\u00e9libataire, comme la majorit\u00e9 des \u00e9migrantes de l\u2019\u00e9poque. \u00a0Nuala O&rsquo;Faolain, Irlandaise elle-aussi va faire la biographie de Chicago May en se fondant sur une autobiographie \u00e9crite par la rebelle, vers la fin de sa vie. Son principal handicap : \u00eatre n\u00e9e fille et apr\u00e8s la grande famine. Ce roman va aussi nous en apprendre beaucoup sur les conditions de vie \u00e0 cette \u00e9poque, en Irlande rurale , en Angleterre et aux Etats-Unis (en particulier \u00e0 Chicago), non seulement du point de vue de la condition f\u00e9minine mais encore de la mani\u00e8re dont les pauvres \u00e9taient trait\u00e9s, l\u2019\u00e9volution de la prostitution, les conditions carc\u00e9rales (la description du bagne de l\u2019Ile du Diable rendue c\u00e9l\u00e8bre par son prisonnier le Capitaine Dreyfus) , la justice\u2026<br \/>\nA seize ans, elle va s\u2019enfuir vers les Am\u00e9riques, en emportant au passage les \u00e9conomies familiales. Apr\u00e8s avoir laiss\u00e9 son pays derri\u00e8re elle, apr\u00e8s une travers\u00e9e que je vous laisse d\u00e9couvrir, elle va aller de partenaire en partenaire, d\u2019arnaque en arnaque, de mariage en mariage, de pays en pays (Egypte, Br\u00e9sil, France, Angleterre\u2026), de prison en prison aussi, dans plusieurs pays (France, Angleterre, Am\u00e9rique).<br \/>\nMay est une femme belle mais aussi une femme forte, qui jamais ne se consid\u00e8re comme une victime mais comme une personne qui fait des choix de vie et assume. Elle assumera d\u2019ailleurs son statut de prostitu\u00e9e de l\u00e9gende et se r\u00e9v\u00e8lera au th\u00e9\u00e2tre comme actrice.<br \/>\nLe moins qu\u2019on puisse dire c\u2019est qu\u2019elle choisira mal ses amours, ses maris\u2026 Elle voulait \u00eatre quelqu\u2019un, mais les moyens choisis pour y arriver sont loin d\u2019\u00eatre les bons\u2026 Elle qui ne supporte pas d\u2019\u00eatre une potiche, ne supporte pas de rester \u00e0 la maison sans gagner sa vie, d&rsquo;\u00eatre d\u00e9pendante de quelqu\u2019un. Elle aimait \u00eatre reconnue et c\u00e9l\u00e8bre dans son monde \u00e0 elle, elle revendiquait son origine, elle tenait plus que tout \u00e0 son ind\u00e9pendance, elle s\u2019accrochait \u00e0 la vie, \u00e0 son aspect physique qui lui avait donn\u00e9 ce qu\u2019elle avait pu avoir<br \/>\nFille, n\u00e9e dans une Irlande super coinc\u00e9e, d\u00e9vote et catholique, il est certain qu\u2019elle d\u00e9tonne et est mise au ban de son village. D\u2019ailleurs sa tentative d\u2019y retourner se soldera par un fiasco car elle sera per\u00e7ue comme le mal en personne.<\/p>\n<p>La vie de May est une plong\u00e9e dans la solitude, dans la survie, dans la communaut\u00e9 des voleurs et de la prostitution, dans un monde o\u00f9 les rapports sociaux sont difficiles,\u00a0 la confiance est exception et la trahison\u00a0 pour sauver sa peau est la r\u00e8gle.<\/p>\n<p>Et je termine en citant May :\u00a0 \u00ab Je n\u2019ai jamais eu envie de mourir, m\u00eame en prison. Ce n\u2019\u00e9tait pas que j\u2019avais peur de mourir mais j\u2019\u00e9tais heureuse de vivre. \u00bb<\/p>\n<p>Au final un livre que je recommande pour son c\u00f4t\u00e9 historique et social. Mais impossible de ressentir de la sympathie pour cette femme, qui d\u2019ailleurs n\u2019en voulait pas au fond d\u2019elle-m\u00eame je pense. L\u2019autrice n\u2019a rien fait pour enjoliver le tableau (et je l\u2019en remercie) mais c&rsquo;est triste que ce parcours d&rsquo;exception soit en fin de compte seulement descriptif.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Quiconque a \u00e9migr\u00e9 se rappellera que l\u2019espace entre les pays est plein d\u2019\u00e9motion.<\/p>\n<p>J\u2019avais oubli\u00e9 que les autobiographies de criminels ne sont qu\u2019intrigue sans sujet. Son livre existait parce que May \u00e9tait une criminelle, et les criminels agissent\u00a0; ils ne r\u00e9fl\u00e9chissent pas \u00e0 leurs actions. Cela me confronta au caract\u00e8re assommant du picaresque et me rappela combien il est peu satisfaisant, de nos jours, de lire une somme d\u2019exp\u00e9riences motiv\u00e9es par les \u00e9v\u00e9nements et non par les personnages.<\/p>\n<p>Elle le choisit, \u00e9crit-elle, \u00ab\u00a0plut\u00f4t que d\u2019avoir des aventures\u00a0\u00bb\u00a0; mais un partenaire est plus une n\u00e9cessit\u00e9 qu\u2019un choix pour une jeune femme jet\u00e9e dans un monde d\u2019hommes.<\/p>\n<p>Mais elle parle comme si elle \u00e9tait un homme. Or elle \u00e9tait une femme. Elle n\u2019allait pas se servir de fusils et de chevaux rapides pour tirer \u00ab\u00a0b\u00e9n\u00e9fices du crime\u00a0\u00bb, mais plut\u00f4t de sa personne.<\/p>\n<p>Mais l\u2019intimit\u00e9 m\u00eame de l\u2019Irlande rurale rendait sa population experte dans l\u2019art de la dissimulation.<\/p>\n<p>May est une femme qui attente \u00e0 la pudeur et, en tant que telle, elle est d\u00e9sormais bannie de toute communaut\u00e9 hormis l\u2019impitoyable communaut\u00e9 de la p\u00e8gre.<\/p>\n<p>M\u00eame si May eut le d\u00e9sir abstrait de s\u2019abriter dans les r\u00f4les de m\u00e8re ou de fille, l\u2019Am\u00e9rique \u00e9tait tout de m\u00eame autrement plus attrayante pour une jeune femme que la silencieuse Irlande o\u00f9 la Vierge Marie surveillait les paysages balay\u00e9s par la pluie et o\u00f9 les p\u00e9ch\u00e9s de chair n\u2019\u00e9taient jamais pardonn\u00e9s.<\/p>\n<p>Mais aussi vient un temps o\u00f9 l\u2019\u00e9migrant cesse d\u2019\u00eatre un \u00e9migrant et o\u00f9 la deuxi\u00e8me patrie devient la patrie.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e qu\u2019on s\u2019occupe d\u2019elle a d\u00fb lui sembler presque surr\u00e9aliste. Mais qu\u2019elle s\u2019occupe d\u2019un autre, c\u2019\u00e9tait diff\u00e9rent.<\/p>\n<p>Et le th\u00e9\u00e2tre est, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, le lieu d\u2019un savoir- faire ancien et, de l\u2019autre, celui des projecteurs et du plaisir.<\/p>\n<p>Pourquoi la femme mari\u00e9e \u00e9tait-elle enlev\u00e9e \u00e0 ses s\u0153urs travailleuses pour \u00eatre livr\u00e9e \u00e0 l\u2019oisivet\u00e9\u00a0?<\/p>\n<p>Mais les romans de Jane Austen relient les \u00e9v\u00e9nements d\u2019une vie \u00e0 un personnage. Ils font plus que raconter une histoire. Ils font ce que Henry James dit que les romans font\u00a0: ils nous aident \u00e0 conna\u00eetre.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0mais sans fortune il est difficile d\u2019\u00eatre honn\u00eate si vous n\u2019avez pas des go\u00fbts modestes. Je d\u00e9teste le travail manuel, sans compter qu\u2019on peut \u00e0 peine en vivre.<\/p>\n<p>Je consid\u00e8re que revenir dans un endroit que vous avez quitt\u00e9 depuis longtemps, o\u00f9 vous savez, dans votre c\u0153ur, que vous n\u2019\u00eates plus le bienvenu, est une derni\u00e8re tentative d\u2019appartenance. Et qu\u2019apr\u00e8s, vous \u00eates compl\u00e8tement perdu.<\/p>\n<p>Elle est aussi seule que si elle vivait sous une tente au milieu d\u2019une \u00eele \u2013 une \u00eele qui semble attrayante mais qui est dess\u00e9ch\u00e9e et brid\u00e9e par la chaleur, et o\u00f9 les requins r\u00f4dent le long des rivages rocheux.<\/p>\n<p>En ces temps qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 la Premi\u00e8re Guerre mondiale, alors que les bureaucraties nationales et internationales n\u2019avaient pas encore perfectionn\u00e9 leurs syst\u00e8mes, les gens pouvaient prendre le nom qu\u2019il leur plaisait.<\/p>\n<p>L\u2019Angleterre a conquis et occup\u00e9 l\u2019Irlande au XVIIe si\u00e8cle, install\u00e9 de nouveaux venus sur ses bonnes terres, qui devinrent la classe des propri\u00e9taires terriens anglo-irlandais, et a poursuivi cette implantation par la discrimination contre les Irlandais d\u2019origine dans tous les domaines \u2013 religieux, scolaire, commercial et politique. Le ressentiment que les Irlandais \u00e9prouvent envers l\u2019Angleterre est, par cons\u00e9quent, tr\u00e8s profond, et la condescendance de l\u2019Angleterre vis-\u00e0-vis des Irlandais est tout aussi opini\u00e2tre.<\/p>\n<p>Avant \u00e7a, elle n\u2019avait jamais r\u00e9fl\u00e9chi au myst\u00e8re de l\u2019injustice al\u00e9atoire de la vie. Auparavant, elle ne s\u2019\u00e9tait jamais souci\u00e9e des r\u00eaves que les vieillards avaient pu avoir. Elle n\u2019avait jamais propos\u00e9 une origine sociale au crime.<\/p>\n<p>Les acc\u00e8s de col\u00e8re maintiennent l\u2019esprit vif, mais la col\u00e8re ne peut acc\u00e9l\u00e9rer le passage du temps. C\u2019\u00e9tait le temps, son ennemi. Des heures et des heures chaque jour et chaque semaine et chaque mois qu\u2019elle ne pouvait pas remplir mena\u00e7aient sa sant\u00e9 mentale.<\/p>\n<p>Les femmes pauvres et peu instruites trouvent rarement une place dans la lutte pour l\u2019ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p>[\u2026] \u00e7a change une personne quand le chaos des souvenirs est rendu coh\u00e9rent. Le voyage \u00e0 travers la vie peut continuer \u00e0 ne pas sembler d\u00e9termin\u00e9 mais du moins ressemble-t-il \u00e0 un parcours.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait une femme int\u00e9ress\u00e9e par ce qu\u2019elle pouvait toucher sur-le-champ. Elle n\u2019\u00e9prouvait aucun int\u00e9r\u00eat pour ce qu\u2019elle pourrait toucher un jour.<\/p>\n<p><strong>Vocabulaire<\/strong>\u00a0:<br \/>\n<em>trumeau<\/em>\u00a0: (du vieux bas francique *thrum, \u00ab bout, extr\u00e9mit\u00e9 \u00bb) est :<br \/>\nla partie d&rsquo;un mur, d&rsquo;une cloison comprise entre deux baies, deux portes-fen\u00eatres, pilier qui supporte en son milieu le linteau d&rsquo;un portail ou d&rsquo;une fen\u00eatre (voir meneau) ;<br \/>\npar extension, le panneau de menuiserie ornant la partie sup\u00e9rieure d\u2019une glace de chemin\u00e9e ;<br \/>\ntoute partie de menuiserie servant \u00e0 rev\u00eatir l&rsquo;espace qui se trouve entre deux fen\u00eatres, soit qu&rsquo;il y ait ou non une glace ; on donne aussi ce nom \u00e0 tous les parquets de glace ;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: n\u00e9e le 1er mars 1940 \u00e0 Dublin (Irlande) et morte dans la m\u00eame ville le 9 mai 20081, est une \u00e9crivaine irlandaise. Pendant quelques ann\u00e9es, Nuala allie petits boulots et universit\u00e9 o\u00f9 elle suit des \u00e9tudes de lettres \u00e0 Dublin puis \u00e0 Oxford, o\u00f9 elle obtient un dipl\u00f4me de litt\u00e9rature m\u00e9di\u00e9vale. Elle commence une &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13596\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":13597,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[120,202,193,27,31,45],"tags":[1408,863,232,393,276,314,927,406,412,972],"class_list":["post-13596","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-biographie","category-etats-unis","category-etude-de-societe","category-irlande","category-litterature-irlandaise","category-xixeme","tag-auto","tag-condition-feminine","tag-immigration","tag-prison","tag-prostitution","tag-rapports-familiaux","tag-rapports-sociaux","tag-survie","tag-temoignage","tag-vol"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13596","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13596"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13596\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13599,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13596\/revisions\/13599"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/13597"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13596"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13596"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13596"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}