{"id":13674,"date":"2021-05-25T18:24:39","date_gmt":"2021-05-25T16:24:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13674"},"modified":"2021-05-25T18:29:33","modified_gmt":"2021-05-25T16:29:33","slug":"raufast-pierre-le-cerbere-blanc-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13674","title":{"rendered":"Raufast, Pierre \u00ab Le cerb\u00e8re blanc \u00bb (2020)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Pierre Raufast est n\u00e9 \u00e0 Marseille en 1973. \u2013\u00a0 Il est ing\u00e9nieur dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Ecole des Mines de Nancy. Il vit et travaille \u00e0 Clermont-Ferrand. Depuis son premier roman, La Fractale des raviolis (prix de la Bastide et prix Talents Cultura 2014), il se pla\u00eet \u00e0 jouer avec les structures narratives. Les Embrouillaminis est son sixi\u00e8me roman. Quand il n&rsquo;\u00e9crit pas, il travaille dans la cybers\u00e9curit\u00e9 (et vice versa).<br \/>\nApr\u00e8s \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2561\">La fractale des raviolis<\/a>\u00bb<\/span> il publie en 2015 \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4008\">La variante chilienne<\/a><\/span>\u00bb en 2017 \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4387\">La baleine th\u00e9ba\u00efde<\/a><\/span>\u00bb (qui figure parmi les trois finalistes du Prix du Public du Salon de Gen\u00e8ve 2017) , \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13103\">Habemus\u00a0piratam<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb en 2018 , \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13674\">Le cerb\u00e8re blanc\u00a0<\/a>\u00bb (2020) &#8211; Les Embrouillaminis (2021)<\/p>\n<p>(Stock) \u2013 4.03. 2020 \u2013282 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:<br \/>\nChoy\u00e9 par les siens, Mathieu vit une enfance idyllique dans la vall\u00e9e de Chantebrie. Mais tout bascule le jour o\u00f9 il perd ses parents dans un accident tragique. C&rsquo;est d\u00e9cid\u00e9, il consacrera sa vie \u00e0 d\u00e9fier la mort. Il quitte sa vall\u00e9e et Amandine, sa fianc\u00e9e, pour suivre des \u00e9tudes de m\u00e9decine \u00e0 Paris. L\u00e0, il travaillera pour un taxidermiste dont la plus belle pi\u00e8ce est un myst\u00e9rieux cerb\u00e8re blanc&#8230;<br \/>\nMais peut-on vraiment oublier son pass\u00e9 ? Tiraill\u00e9 par ses d\u00e9mons, ses regrets et son ambition, Mathieu ira d&rsquo;aventure en aventure jusqu&rsquo;\u00e0 ce lieu ultime, interdit, duquel il reviendra transform\u00e9. Dans ce roman, Pierre Raufast joue avec l&rsquo;imaginaire et la fantaisie pour aborder des sujets graves: le culte de la jeunesse, la peur du d\u00e9clin, la folie d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 qui croit pouvoir nier la mort. Il est aussi question de m\u00e9tamorphoses ; de l&rsquo;amour, de nos choix et de nos \u00e2mes.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<br \/>\nCinqui\u00e8me livre que je lis de cet auteur et cinqui\u00e8me coup de c\u0153ur. J\u2019aime cet auteur, ou devrais-je dire ce conteur\u2026<br \/>\nJ\u2019aime son monde fait de mythologique, de fantastique, de r\u00eave et de r\u00e9alit\u00e9, de personnages atypiques, de solitudes qui tentent de s\u2019apprivoiser, d\u2019aventures extraordinaires, de si et de mais\u2026<\/p>\n<p>C\u2019est un livre qui parle de souvenirs et de regrets, de deuil, de souffrance, de remords, d\u2019amours et de choix : il y a ceux qui gardent leurs souvenirs et ceux qui font tout pour les enterrer au plus profond d\u2019eux-m\u00eames, sous une couche de culpabilit\u00e9\u2026 et un petit galet en souvenir de la variante chilienne\u2026 \u00ab<em> Mon \u00e2me \u00e9tait ce galet qui \u00e9pouse les formes du torrent<\/em>\u00a0\u00bb et qui parle aussi des choix de la vie. Mais bien que cela puisse sembler sombre, il y a une lumi\u00e8re, de l\u2019espoir, beaucoup d\u2019amour et malgr\u00e9 les drames de la vie, le livre contient un message d\u2019espoir et la magie op\u00e8re.<\/p>\n<p>Les humains et les dieux sont diff\u00e9rents mais tous aspirent \u00e0 la jeunesse \u00e9ternelle \u2026 Les Dieux ont la chance de ne pas vieillir et les humains souhaitent tout faire pour gommer les cicatrices de la vie et r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer leur enveloppe charnelle\u2026 Mais sous l\u2019enveloppe, les cicatrices demeurent. Et d\u2019ailleurs, les cicatrices sont ce qui font de nous ce que nous sommes\u2026 surtout les cicatrices invisibles, les bleus \u00e0 l\u2019\u00e2me et au c\u0153ur.<\/p>\n<p>Pas d\u2019effets \u00ab\u00a0matriochka\u00a0\u00bb dans ce livre mais l\u2019auteur ne peut pas toujours avoir recours aux m\u00eames ressorts et il a quand m\u00eame trouv\u00e9 le moyen de m\u00ealer le monde des mortels et des divinit\u00e9s \u2026 mais je ne peux pas vous en dire plus, sous peine de rompre le charme.<br \/>\nEt son prochain livre vient de sortir\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Nous venons de d\u00e9couvrir un moyen de communiquer notre amour bien plus complet que les mots. Avec la langue, c\u2019est comme si l\u2019\u00eatre tout entier insufflait \u00e0 l\u2019autre un po\u00e8me imp\u00e9n\u00e9trable au lexique des hommes.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a qu\u2019\u00e0 relire les m\u00e9tamorphoses d\u2019Ovide pour comprendre que la mythologie est truff\u00e9e de leurs bassesses destin\u00e9es \u00e0 asseoir leur pauvre sup\u00e9riorit\u00e9.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est que des ann\u00e9es plus tard, apr\u00e8s avoir perdu d\u2019autres \u00eatres chers, que je compris cette v\u00e9rit\u00e9\u00a0: le deuil ne peut pas se faire tant que l\u2019on ne colle pas l\u2019image de mort sur des morts.<\/p>\n<p>La relation avec nos morts n\u2019est pas du domaine de la raison\u00a0; il avait beau me parler doucement, ses mots ricochaient sur mon chagrin. Je n\u2019\u00e9tais qu\u2019armure qui chaque jour se fortifiait davantage.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La mort fait partie de la vie, mais pas l\u2019inverse\u00a0\u00bb, me disait-elle. Assis sur la tombe, je l\u2019\u00e9coutais silencieusement en pelant ma pomme. Les \u00e9pluchures tombaient une \u00e0 une au sol. Mon mal \u00e9tait incontr\u00f4lable\u00a0; mon deuil n\u2019\u00e9tait pas encore fait. Je n\u2019acceptais pas cette mort stupide et m\u2019enterrais petit \u00e0 petit.<\/p>\n<p>Mon \u00e2me \u00e9tait ce galet qui \u00e9pouse les formes du torrent.<\/p>\n<p>Assis sur un banc, je regardais passer les Parisiens, spectacle \u00e9tonnant pour le provincial que j\u2019\u00e9tais. Ils me faisaient penser \u00e0 des cygnes\u00a0; de tr\u00e8s belles b\u00eates en apparence, mais de vraies hy\u00e8nes, agressives et hautaines pour qui sait voir derri\u00e8re la beaut\u00e9. Je n\u2019ai jamais compris la fascination des contes pour les cygnes.<\/p>\n<p>Ce cerb\u00e8re blanc par exemple a un r\u00f4le bien d\u00e9fini. Sa premi\u00e8re t\u00eate t\u2019observe, la deuxi\u00e8me t\u2019\u00e9coute et la troisi\u00e8me prononce ton jugement. Dans cet ordre. C\u2019est la clef de la sagesse.<\/p>\n<p>Le cerb\u00e8re noir a une t\u00eate qui te rep\u00e8re de loin, une qui aboie et une derni\u00e8re qui te mord. Son r\u00f4le \u00e9tait d\u2019emp\u00eacher les morts de s\u2019enfuir des enfers ou de dissuader les vivants de r\u00e9cup\u00e9rer les leurs.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Observe, \u00e9coute et juge. Toujours dans cet ordre, cela te permettra de conna\u00eetre l\u2019\u00e2me de ton interlocuteur.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ici, on n\u2019immortalisait que des souvenirs. Un chat empaill\u00e9 n\u2019est gu\u00e8re qu\u2019un Polaro\u00efd en trois dimensions.<\/p>\n<p>Les femmes sont v\u00eatues de cicatrices. Celle de la c\u00e9sarienne est paradoxalement la plus visible, mais aussi la plus belle. Les plus terribles sont invisibles, celles que les hommes ignorent ou refusent de voir.<\/p>\n<p>Toutes avaient pour ennemi Chronos et sa n\u00e9faste influence sur leur corps. Toutes \u00e9taient victimes de ce prisme qui noircit la perception de son propre physique et nous projette trop t\u00f4t dans un futur sombre.<\/p>\n<p>Mais c\u2019est cela aussi, la vie. Rendre coup pour coup \u00e0 l\u2019incivilit\u00e9 du temps et se berner dans l\u2019illusion de ma\u00eetriser notre destin, notre apparence et la fl\u00e8che de la temporalit\u00e9.<\/p>\n<p>[\u2026] je garde en moi ces souvenirs brillants, ces quelques p\u00e9pites perdues dans mon torrent de larmes. Je suis une orpailleuse de bonheur.<\/p>\n<p>L\u2019enfance est un radeau sur lequel bien des naufrag\u00e9s de la vie s\u2019accrochent.<\/p>\n<p>Le bonheur, c\u2019est \u00e0 toi de le saisir, l\u00e0, ici, tout de suite. Le bonheur ne se conjugue qu\u2019au pr\u00e9sent de l\u2019indicatif.<\/p>\n<p>Un baiser de garde, un baiser de collection, un de ceux qu\u2019on ne regrettera jamais, un baiser vol\u00e9 \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9. Un baiser dont le seul souvenir fera sourire le c\u0153ur.<\/p>\n<p>Finalement, l\u2019amour c\u2019est juste cela et c\u2019est d\u00e9j\u00e0 beaucoup. Des petits riens qui embellissent la vie. Des signes qui montrent r\u00e9guli\u00e8rement qu\u2019une autre personne pense \u00e0 vous.<\/p>\n<p>Moi qui n\u2019ai jamais le temps de lire, je ressens l\u2019envie de prendre un livre, de me laisser entra\u00eener par une autre histoire que la mienne.<\/p>\n<p>Nous traversons le<em> Firth of Forth<\/em>, le fleuve noir, qui, selon la l\u00e9gende, absorbe les cauchemars et nettoie des sombres pens\u00e9es. Je pense essayer, mais finalement mes souvenirs, m\u00eame tristes, me sont pr\u00e9cieux. Mes cicatrices font partie de moi. Qu\u2019elles soient douloureuses ne change rien, elles me constituent.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0On fait tous des b\u00eatises un jour ou l\u2019autre, ma ch\u00e9rie. La vraie question est\u00a0: que fait-on avec ses boulets\u00a0? Doit-on les tra\u00eener toute notre vie ou, un jour, prendre un marteau et les briser en petits morceaux pour passer \u00e0 autre chose\u00a0?<\/p>\n<p>Dans la vraie vie, il n\u2019y a pas de si. Il n\u2019y a que des faits qui avancent inexorablement. Les si ne sont que des pansements \u00e0 l\u2019\u00e2me.<\/p>\n<p>Mais le conditionnel, c\u2019est comme les si. Ce n\u2019est pas la vraie\u00a0vie.<\/p>\n<p><strong>Vocabulaire<\/strong>\u00a0: Le <strong><em>famadihana<\/em><\/strong>, ou retournement des morts, est une coutume fun\u00e9raire que l&rsquo;on rencontre dans certaines r\u00e9gions de Madagascar notamment la r\u00e9gion des Hautes Terres. Bien qu&rsquo;apparu assez tardivement semble-t-il dans l&rsquo;\u00eele (peut-\u00eatre seulement apr\u00e8s le XVII\u00e8me si\u00e8cle), tout au moins sous sa forme actuelle, le famadihana se situe dans le prolongement de la vieille coutume des \u00ab doubles fun\u00e9railles \u00bb tr\u00e8s r\u00e9pandue avant l&rsquo;\u00e9poque moderne en Asie du Sud-Est mais aussi en \u00c9gypte antique ainsi que dans le Proche-Orient ancien (dans l&rsquo;ancien Isra\u00ebl, \u00e0 Babylone ou par les zoroastriens en Perse) et dans la Gr\u00e8ce antique.<br \/>\nSelon la philosophie malgache, les m\u00e2nes des d\u00e9funts ne rejoignent d\u00e9finitivement le monde des anc\u00eatres qu&rsquo;apr\u00e8s la corruption compl\u00e8te du corps, au bout d&rsquo;une longue p\u00e9riode pouvant durer des ann\u00e9es, et apr\u00e8s l&rsquo;accomplissement de c\u00e9r\u00e9monies appropri\u00e9es. Le rituel d&rsquo;ancestralisation, post-mortem, consiste \u00e0 d\u00e9terrer les os des anc\u00eatres, \u00e0 les envelopper c\u00e9r\u00e9monieusement dans des tissus frais (lamba) et \u00e0 les promener en dansant autour de la tombe avant de les enterrer \u00e0 nouveau. \u00c0 Madagascar cependant, cette r\u00e9inhumation (litt\u00e9ralement retournement) finit par devenir p\u00e9riodique, en g\u00e9n\u00e9ral tous les sept ans, dans une grande festivit\u00e9 r\u00e9unissant tous les membres du groupe. \u00c0 cette occasion, les linceuls de soie recouvrant les restes mortuaires d\u00e9compos\u00e9s de plusieurs corps sont renouvel\u00e9s.<br \/>\n<em>(source Wikipedia)<\/em><\/p>\n<p><strong>Mythologie<\/strong>\u00a0:<br \/>\nDans la mythologie grecque, <strong>les champs \u00c9lys\u00e9es, champs \u00c9lys\u00e9ens, ou simplement l\u2019\u00c9lys\u00e9e<\/strong>, sont les lieux des Enfers o\u00f9 les h\u00e9ros et les gens vertueux go\u00fbtent le repos apr\u00e8s leur mort.<br \/>\nPartie des Enfers, o\u00f9, selon la religion grecque et la religion romaine, s\u00e9journaient les \u00e2mes vertueuses apr\u00e8s la mort. C&rsquo;\u00e9tait la quatri\u00e8me division des Enfers, suivant les Grecs, et la septi\u00e8me, suivant les Romains.<\/p>\n<p>Dans la mythologie grecque, <strong>Cerb\u00e8re<\/strong> est le chien polyc\u00e9phale (g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 trois t\u00eates) gardant l&rsquo;entr\u00e9e des Enfers. Il emp\u00eache les morts de s&rsquo;\u00e9chapper de l&rsquo;antre d&rsquo;Had\u00e8s et les vivants de venir r\u00e9cup\u00e9rer certains morts. Cerb\u00e8re est notamment connu pour avoir \u00e9t\u00e9 captur\u00e9 par H\u00e9racl\u00e8s lors de ses douze travaux.<\/p>\n<p><strong>Pers\u00e9phone<\/strong>, fille de Zeus, d\u00e9tenue aux enfers par Had\u00e8s, ne pouvait revenir sur Terre qu\u2019\u00e0 condition de n\u2019avoir pas \u00e9t\u00e9 souill\u00e9e par la nourriture des enfers. H\u00e9las, avant de la laisser partir, Had\u00e8s lui donna \u00e0 manger six graines de grenade. Ainsi souill\u00e9e, elle fut condamn\u00e9e \u00e0 passer la moiti\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e aux enfers et l\u2019autre sur Terre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Pierre Raufast est n\u00e9 \u00e0 Marseille en 1973. \u2013\u00a0 Il est ing\u00e9nieur dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Ecole des Mines de Nancy. Il vit et travaille \u00e0 Clermont-Ferrand. Depuis son premier roman, La Fractale des raviolis (prix de la Bastide et prix Talents Cultura 2014), il se pla\u00eet \u00e0 jouer avec les structures narratives. Les Embrouillaminis est &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13674\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":13675,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[957,98,12,105],"tags":[522,254,197,80,563,503,175,218,617,1192,862,270,277],"class_list":["post-13674","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-957","category-france","category-litterature-france","category-roman","tag-adolescence","tag-amitie","tag-amour","tag-aventure","tag-culpabilite","tag-destin","tag-deuil","tag-drame","tag-fantastique","tag-imaginaire","tag-medecine","tag-mythologie","tag-passe"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13674","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13674"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13674\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13681,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13674\/revisions\/13681"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/13675"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13674"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13674"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13674"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}