{"id":13968,"date":"2021-07-08T18:34:21","date_gmt":"2021-07-08T16:34:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13968"},"modified":"2021-07-08T18:35:11","modified_gmt":"2021-07-08T16:35:11","slug":"brunet-marion-lete-circulaire-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13968","title":{"rendered":"Brunet, Marion \u00ab L\u2019\u00e9t\u00e9 circulaire \u00bb (2018)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong> : Marion Brunet, n\u00e9e en 1976 dans le Vaucluse, est une femme de lettres fran\u00e7aise, auteure de roman policier et de litt\u00e9rature d&rsquo;enfance et de jeunesse. Elle vit actuellement \u00e0 Marseille. Apr\u00e8s des \u00e9tudes de Lettres, elle a travaill\u00e9 comme \u00e9ducatrice sp\u00e9cialis\u00e9e dans diff\u00e9rents secteurs, notamment en psychiatrie. Reconnue pour ses romans \u00ab young adults \u00bb (Dans le d\u00e9sordre, 2016 ; Sans foi ni loi, 2019), elle a \u00e9t\u00e9 fortement remarqu\u00e9e avec la parution aux \u00e9ditions Albin Michel de L\u2019\u00e9t\u00e9 circulaire.<\/p>\n<p><strong>Ses romans <\/strong>jeunesse\/jeunes adultes\u00a0: Frangine (2013) \u2013 La gueule du loup (2014) &#8211; L&rsquo;Ogre au pull vert moutarde (2014) &#8211; L&rsquo;Ogre au pull rose griotte (2015) Dans le d\u00e9sordre (2016) &#8211; L&rsquo;Ogre \u00e0 poil(s)(2017) &#8211; &#8211; Sans foi ni loi,\u00a0 (2019)<br \/>\n<strong>Ses romans <\/strong>adultes\u00a0: <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13968\">L&rsquo;\u00c9t\u00e9 circulaire<\/a><\/span> (2018) \u2013 Vanda (2020) \u2013 Plein gris (2021)<\/p>\n<p>Albin-Michel \u2013 31.1.2018 \u2013 265 pages \/3.4.2019 &#8211; Livre de poche \u2013 256 pages &#8211; Prix SNCF du polar-roman &#8211; Grand Prix de litt\u00e9rature polici\u00e8re 2018 et Prix des libraires du Livre de Poche 2019.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0;<\/strong><br \/>\nFuir leur petite ville du Midi, ses lotissements, son quotidien morne\u00a0: Jo et C\u00e9line, deux s\u0153urs de quinze et seize ans, errent entre f\u00eates foraines, centres commerciaux et descentes nocturnes dans les piscines des villas cossues de la r\u00e9gion. Trop jeunes pour renoncer \u00e0 leurs r\u00eaves et suivre le chemin des parents qui triment pour payer les traites de leur pavillon.<br \/>\nMais, le temps d\u2019un \u00e9t\u00e9, C\u00e9line se retrouve au c\u0153ur d\u2019un drame qui fait voler en \u00e9clats la famille et lib\u00e8re la rage sourde d\u2019un p\u00e8re impatient d\u2019en d\u00e9coudre avec le premier venu, surtout s\u2019il n\u2019est pas \u00ab comme eux \u00bb.<br \/>\nL\u2019\u00e9t\u00e9 circulaire\u00a0est un roman \u00e2pre et sombre, portrait implacable des \u00ab petits Blancs \u00bb, ces communaut\u00e9s p\u00e9riurbaines renferm\u00e9es sur elles-m\u00eames et apeur\u00e9es. L\u2019\u00e9criture ac\u00e9r\u00e9e, la narration tendue imposent d\u2019embl\u00e9e le talent de Marion Brunet.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Un roman social noir .. tr\u00e8s tr\u00e8s sombre\u2026 sous le soleil de plomb de l\u2019\u00e9t\u00e9 dans le Lub\u00e9ron\u2026<br \/>\nUne sensation de mis\u00e8re, d\u2019ennui, de lenteur.. D\u2019ailleurs c\u2019est bien le but recherch\u00e9.<br \/>\nDans ce trou paum\u00e9, les jours se ressemblent, les ann\u00e9es se suivent et se ressemblent, les \u00e9t\u00e9s se succ\u00e8dent et sont un copi\u00e9-coll\u00e9 de l\u2019\u00e9t\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente\u2026et la roue du temps tourne, mais elle reste immobile, sur place, comme la roue de la f\u00eate foraine.<br \/>\nSauf cet \u00e9t\u00e9, l\u2019\u00e9t\u00e9 des 16 ans de C\u00e9line, des 15 ans de Jo\u2026 Il y a un param\u00e8tre qui change\u2026 La jeune C\u00e9line est enceinte\u2026 mais de qui ? Pour son p\u00e8re, fils d\u2019immigrant espagnol qui a fui l\u2019Espagne franquiste et qui avant amorc\u00e9 un processus d\u2019int\u00e9gration en se mariant avec S\u00e9verine, une fran\u00e7aise, c\u2019est le drame. Une fois de plus, il n\u2019est pas \u00e0 la hauteur\u2026 D\u00e9j\u00e0 que dans la r\u00e9gion il est consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9tranger, pas comme un arabe, mais presque\u2026 Lui qui comptait sur sa jolie fille pour grimper dans l\u2019\u00e9chelle sociale\u2026 \u00a0cette grossesse est juste un \u00e9chec de plus.. Et en plus il n\u2019arrive pas \u00e0 savoir qui est le p\u00e8re\u2026 il va donc se mettre en t\u00eate de le d\u00e9couvrir, par n\u2019importe quel moyen, quitte \u00e0 s\u2019inventer un coupable\u2026<br \/>\nDans ce village o\u00f9 tout le monde se connait, c\u2019est juste le coup de la vie de trop..<br \/>\nLa jeune Jo, elle, est diff\u00e9rente\u2026 plus jeune mais plus adulte dans sa t\u00eate et avec une id\u00e9e en t\u00eate\u00a0: partir, fuir ce monde de mis\u00e8re sociale et de grisaille\u2026 En attendant, elle fait tout pour prot\u00e9ger son ain\u00e9e, belle mais na\u00efve, cr\u00e9dule et t\u00eate en l\u2019air. C\u2019est d\u2019ailleurs la seule que j\u2019ai trouv\u00e9 un peu sympathique \u2026<br \/>\nAutour des deux s\u0153urs gravite un petit monde : la m\u00e8re, S\u00e9verine, qui est aussi tomb\u00e9e enceinte tr\u00e8s jeune mais qui a \u00e9pous\u00e9 le p\u00e8re, Manuel (l\u2019espagnol) . Il y a aussi un couple d\u2019amis, compos\u00e9 de Patrick \u2013 l\u2019ami et coll\u00e8gue de toujours de Manuel \u2013 et sa femme Val\u00e9rie, qui ne peuvent pas avoir d\u2019enfants. Il y a les grands-parents: le p\u00e8re de Manuel qui se meurt dans une chambre d\u2019h\u00f4pital, les parents d\u2019elle qui ont une exploitation agricole et sont un petit cran au-dessus dans la soci\u00e9t\u00e9. Et dans l&rsquo;entourage des deux s\u0153urs, il y a le voisin Sa\u00efd, l&rsquo;ami de toujours, amoureux de Jo et qui fait tout pour faire plaisir, les copains de coll\u00e8ge qui vont se d\u00e9tourner quand C\u00e9line se r\u00e9v\u00e9lera \u00eatre enceinte, les amis que se fera Jo en allant au festival d\u2019Avignon, des jeunes d\u2019une classe sociale bien sup\u00e9rieure.<br \/>\nC&rsquo;est lourd. Le malaise suinte \u00e0 toutes les pages : on attend le drame\u2026 Qui est le p\u00e8re ? que va-t-il se passer ? Manuel va-t-il r\u00e9ussir \u00e0 le d\u00e9couvrir ? L\u2019outrage sera-t-il r\u00e9par\u00e9 ? La violence est partout\u2026 physique et morale\u2026 Le racisme aussi, la diff\u00e9rence sociale, le cycle des vies se r\u00e9p\u00e8te\u2026 est-il possible de briser le cercle ?<br \/>\nUn roman rude, fort, pesant\u2026 mis \u00e0 part le fait que c\u2019est l\u2019\u00e9t\u00e9, il y a bien peu de chaleur dans ce roman \u2026 C\u2019est un chef d\u2019\u0153uvre de d\u00e9senchantement, de d\u00e9sesp\u00e9rance\u2026 \u00a0Jo pourra-t-elle briser ce cercle de ces existences qui tournent en rond\u00a0?<br \/>\nGrand prix de la litt\u00e9rature polici\u00e8re\u00a0? un roman noir, rural, avec un meurtre certes, mais pour moi, il n\u2019y a pas d\u2019enqu\u00eate polici\u00e8re\u2026<br \/>\nUn roman que je ne regrette pas d&rsquo;avoir lu.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Les filles avaient des atouts, comme au tarot, et on aurait pu croire que si elles jouaient les bonnes cartes au moment ad\u00e9quat, il y avait moyen de gagner la partie.<\/p>\n<p>Il y avait d\u00e9j\u00e0 cette chose en elle, qu\u2019elle faisait encore semblant d\u2019ignorer\u00a0: une cons\u00e9quence logique, une logique froide qui veut que la mis\u00e8re n\u2019engendre rien d\u2019autre que la mis\u00e8re.<\/p>\n<p>elle porte un peu de cette lassitude d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e qui fait parfois office de maturit\u00e9, m\u00eame \u00e0 quinze ans<\/p>\n<p>Les bories du Sud, comme les bunkers des plages du Nord, rassemblent sous les pierres pos\u00e9es les fumeurs clandestins et les confidences \u2013 les premi\u00e8res baises aussi, parfois. Et les vagabonds.<\/p>\n<p>C\u2019est toujours pareil avec la picole\u00a0: on croit qu\u2019on s\u2019\u00e9loigne mais on revient au centre encore plus fort, chaque fois.<\/p>\n<p>Il d\u00e9testait, dans sa voix, les restes d\u2019accent espagnol qui, malgr\u00e9 la France, tiraillaient encore la fin de ses phrases vers un chant familial. Et les chants de lutte braill\u00e9s au retour de manifs. Y en avait marre d\u2019\u00eatre petit-fils d\u2019\u00e9tranger, et pauvre. Et de devoir en \u00eatre fier. C\u2019\u00e9tait \u00e7a, surtout, qui le rendait fou.<\/p>\n<p>Au grand jeu de la vie, lui non plus n\u2019a pas \u00e9crit les r\u00e8gles. Le probl\u00e8me, c\u2019est qu\u2019il pensait le contraire.<\/p>\n<p>Les antiquaires aiment pas bien \u00e9couler des objets vol\u00e9s. Enfin\u2026 vol\u00e9s aux morts ils s\u2019en foutent, mais vol\u00e9s aux riches bien vivants, c\u2019est tout de suite plus compliqu\u00e9.<\/p>\n<p>Manuel aura trente-huit ans \u00e0 l\u2019automne, et il a l\u2019impression d\u2019en avoir mille. Ou vingt. Mille pour la fatigue, vingt pour la rage.<\/p>\n<p>Et il se rem\u00e9more les nuits d\u2019<em>avant<\/em>, quand tout avait du sens, que l\u2019avenir \u00e9tait \u00e0 lui. Il y pense comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un autre, se regarde avoir \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Elle regarde sa fille, seulement sa fille, comme si elle guettait quelque chose que personne ne devine, ou qu\u2019elle disait des mots durs avec ses yeux.<\/p>\n<p>Lui c\u2019est un sans-terre, et il le restera. Il avait esp\u00e9r\u00e9 que la mal\u00e9diction s\u2019arr\u00eaterait avec ses filles, qu\u2019elles auraient l\u2019intelligence, comme lui, d\u2019\u00e9pouser des gars d\u2019ici, pour que jamais leurs enfants ne soient trait\u00e9s d\u2019\u00e9trangers.<\/p>\n<p>Alors c\u2019\u00e9tait dans l\u2019ordre des choses, finalement, ce retour de couches. Les gens s\u2019attendaient m\u00eame \u00e0 ce que \u00e7a continue, apr\u00e8s tout le p\u00e8re \u00e9tait espagnol, elle allait encha\u00eener les m\u00f4mes, ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e\u00a0; espagnols ou arabes, c\u2019\u00e9tait toujours des immigr\u00e9s qui vous pondaient des gosses \u00e0 qui mieux mieux.<\/p>\n<p>Il faut qu\u2019elle soit patiente, et elle n\u2019a pas l\u2019\u00e2ge de la patience, ni le temp\u00e9rament. C\u2019est d\u2019explosions dont elle r\u00eave, d\u2019\u00e9v\u00e9nements grandioses, de guerre nucl\u00e9aire. Elle n\u2019est qu\u2019attente pernicieuse, gr\u00eal\u00e9e d\u2019angoisse.<\/p>\n<p>Les potes de Garance ont repris leur conversation\u00a0; ils parlent musique. Jo n\u2019a jamais compris qu\u2019on puisse parler musique. La musique, \u00e7a ne se parle pas, \u00e7a s\u2019\u00e9coute. Limite tu peux danser dessus, ou faire \u00e9couter \u00e0 quelqu\u2019un d\u2019autre \u2013 tout juste.<\/p>\n<p>Il faut juste s\u2019habituer aux choses pour qu\u2019elles glissent, et on peut faire son trou, m\u00eame dans un trou.<\/p>\n<p>Elle secoue la t\u00eate comme une petite mule, les yeux pleins de larmes qu\u2019elle retient de toutes ses forces parce que c\u2019est pas son truc, de jouer les pleureuses. Chialer de douleur parce qu\u2019on s\u2019est pris un pain, d\u2019accord, mais pour le reste, faut savoir rester digne.<\/p>\n<p>Ses contacts lui ont toujours dit, pourtant\u00a0: fais pas le malin, profil bas et \u00e7a ira bien. Faut pas changer les habitudes, surtout dans un bled. Les gens aiment pas qu\u2019on sorte des cases, \u00e7a leur rappelle qu\u2019ils sont dedans.<\/p>\n<p>L\u2019avenir ne veut plus dire grand-chose pour lui, l\u2019avenir veut juste dire demain, et l\u2019heure qui verra se lever le jour.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice : Marion Brunet, n\u00e9e en 1976 dans le Vaucluse, est une femme de lettres fran\u00e7aise, auteure de roman policier et de litt\u00e9rature d&rsquo;enfance et de jeunesse. Elle vit actuellement \u00e0 Marseille. Apr\u00e8s des \u00e9tudes de Lettres, elle a travaill\u00e9 comme \u00e9ducatrice sp\u00e9cialis\u00e9e dans diff\u00e9rents secteurs, notamment en psychiatrie. 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