{"id":14007,"date":"2021-07-19T12:24:47","date_gmt":"2021-07-19T10:24:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14007"},"modified":"2021-07-19T12:35:42","modified_gmt":"2021-07-19T10:35:42","slug":"mukherjee-neel-a-letat-libre-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14007","title":{"rendered":"Mukherjee, Neel \u00ab\u00c0 l\u2019\u00e9tat libre\u00bb (2019)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: De nationalit\u00e9 indienne, n\u00e9 en 1970 (Kolkata,\u00a0West Bengal, Inde). Neel Mukherjee a \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 Oxford et \u00e0 Cambridge. Critique litt\u00e9raire, il a pr\u00eat\u00e9 sa contribution au Times, au Daily Telegraph, au TLS, \u00e0 l\u2019Oberver et au New York Times. Il vit \u00e0 Londres\u00a0;\u00a0 il a obtenu en Inde le prix du premier roman \u00e9crit en langue anglaise pour Le pass\u00e9 continu (A Life Apart, 2008).<\/p>\n<p>Neel Mukherjee livre une r\u00e9flexion sombre et \u00e9mouvante sur ce que signifie \u00eatre libre dans un pays profond\u00e9ment marqu\u00e9 par les in\u00e9galit\u00e9s sociales extr\u00eames.<br \/>\n<strong>romans<\/strong> : \u00ab\u00a0Le Pass\u00e9 continu\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La Vie des autres\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14007\">A l&rsquo;\u00e9tat libre<\/a><\/span>\u00a0\u00bb (2019) .<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Un p\u00e8re d\u00e9cide de faire d\u00e9couvrir son pays natal, l&rsquo;Inde, \u00e0 son fils de six ans. Une femme, employ\u00e9e comme cuisini\u00e8re \u00e0 Mumbai, se bat avec acharnement pour \u00e9chapper \u00e0 la mis\u00e8re de son bidonville. Un villageois abandonne sa famille pour mener une vie de vagabond, accompagn\u00e9 d&rsquo;un ours qu&rsquo;il dresse pour gagner de quoi survivre. Une jeune fille fuit son village min\u00e9 par la gu\u00e9rilla mao\u00efste et trouve refuge dans une grande ville.<br \/>\nLes tentatives des personnages de ce roman pour \u00e9chapper \u00e0 leur destin renvoient toutes \u00e0 l&rsquo;un des drames de notre si\u00e8cle, l&rsquo;exil et les sacrifices consentis dam l&rsquo;espoir d&rsquo;une vie meilleure.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Au centre de ce roman, la soci\u00e9t\u00e9 indienne et ses diff\u00e9rences de castes, les in\u00e9galit\u00e9s entre ceux qui vivent dans la mis\u00e8re et ceux qui ont de l\u2019argent, et aussi la vision sur l\u2019Inde de ceux qui se sont expatri\u00e9s et qui reviennent, avec le regard de l\u2019\u00e9tranger. Les personnages quittent tous leur lieu de naissance pour aller voir ailleurs, se lib\u00e9rer du joug de la famille, essayer de s\u2019en sortir, s\u2019\u00e9chapper d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre<br \/>\nL\u00e0 ou il fait tr\u00e8s fort c\u2019est que quatre histoires apparemment sans lien apparent les unes avec les autres se recoupent et que l\u2019on retrouve les personnages qui semblent des figurants dans les autres r\u00e9cits et\/ou dans l\u2019\u00e9pilogue. Faites attention donc \u00e0 ceux qui passent en arri\u00e8re-plan, ils sont leur importance\u2026 l\u2019homme qui tombe de son \u00e9chafaudage en est un exemple\u2026<\/p>\n<p>Dans la premi\u00e8re histoire\u00a0: le grand \u00e9cart entre le fils n\u00e9 am\u00e9ricain et le p\u00e8re qui essaie de lui faire d\u00e9couvrir son pays d\u2019origine, l\u2019Inde. Le fils de six ans n\u2019est pas int\u00e9ress\u00e9, l\u2019homme ne se sent plus chez lui, il est devenu \u00e9tranger dans son propre pays et sensibilise sur le foss\u00e9 entre riches et pauvres. Mais honn\u00eatement, apr\u00e8s avoir lu cette partie, je me suis demand\u00e9e si cela valait la peine de continuer tellement je ne voyais pas l\u2019int\u00e9r\u00eat du r\u00e9cit..<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8me histoire\u00a0: Le grand \u00e9cart entre le fils, parti faire sa vie en occident et la famille rest\u00e9e sur place. Le fils, malgr\u00e9 des r\u00e9actions inn\u00e9es qu\u2019il r\u00e9prime vite (comme la surprise de voir une employ\u00e9e lui r\u00e9pondre), est ulc\u00e9r\u00e9 par la fa\u00e7on dont son p\u00e8re ose traiter les personnes qui sont \u00e0 son service ( une petite fille qu\u2019il envoie chercher des piles dans la fournaise et qui la traite pire qu\u2019un animal car elle ne rapporte pas le bon mod\u00e8le) . Le fils a pour projet d\u2019\u00e9crire un livre sur la cuisine, ou plut\u00f4t les cuisines indiennes et se rapproche de la cuisini\u00e8re par ce biais. Le fait de se dresser pour d\u00e9fendre les \u00ab\u00a0inf\u00e9rieurs\u00a0\u00bb fait exploser la relation p\u00e8re-fils. Le fils ne s\u2019int\u00e9resse pas qu\u2019\u00e0 la mani\u00e8re dont les employ\u00e9s travaillent mais il est concern\u00e9 par les employ\u00e9s eux-m\u00eames, d\u2019o\u00f9 ils viennent, leur parcours de vie, la mani\u00e8re dont ils vivent. Il va visiter le bidon-ville ou habite la cuisini\u00e8re de ses parents et ira m\u00eame rendre visite \u00e0 sa famille, lors d\u2019un voyage\u2026 dire que c\u2019est une franche r\u00e9ussite serait un mensonge\u2026<\/p>\n<p>Troisi\u00e8me histoire\u00a0: C\u2019est la partie que j\u2019ai le moins appr\u00e9ci\u00e9\u2026 mais quand il y a des mauvais comportements face \u00e0 un animal, avec moi cela ne passe pas\u2026 \u00a0Sous pr\u00e9texte de faire d\u2019un ourson un ours savant, qui se l\u00e8ve sur ses pattes arri\u00e8re et se dandine en dansant, le pauvre animal est maltrait\u00e9 par son propri\u00e9taire qui essaie de le dresser pour en faire son gagne-pain. Je dois reconnaitre que des liens se tissent au final quand les deux partent sur les routes, que la complicit\u00e9 commence \u00e0 s\u2019installer et que des gestes timides mais tendres apparaissent\u00a0: pour moi cela ne suffit pas \u2026M\u00e9chancet\u00e9, maltraitance, violence conjugale, orgueil mal plac\u00e9 d\u2019un homme qui devient fou de rage quand sa femme ram\u00e8ne de chez sa patronne des \u0153ufs et de la nourriture pour leurs enfants qui meurent de faim\u2026 D\u00e9j\u00e0 que m\u00eame si ils sont bien trait\u00e9s les animaux savants\u2026 c\u2019est limite\u2026 alors maltrait\u00e9s\u2026 \u00a0Toutefois cette histoire a sa place dans le r\u00e9cit, et une fois encore la mis\u00e8re, les conditions sociales conduisent \u00e0 prendre la route pour chercher de quoi faire vivre la famille.<\/p>\n<p>Quatri\u00e8me histoire\u00a0: C\u2019est le r\u00e9cit de la vie de la femme que l\u2019on voit passer furtivement dans la deuxi\u00e8me histoire, l\u2019autre employ\u00e9e, que la cuisini\u00e8re d\u00e9teste. Issue d\u2019une famille pauvre et nombreuse, elle quitte son foyer toute jeune et, si au gr\u00e9 de ses placements comme domestique elle gagne de plus en plus d\u2019argent, on notera qu\u2019elle est aussi de plus en plus maltrait\u00e9e par les gens chez qui elle travaille avant de se rebeller et de gagner sa libert\u00e9.<br \/>\nSa vie r\u00e9sonne en parall\u00e8le avec celle de son amie d\u2019enfance qui choisira un autre moyen de gagner sa libert\u00e9\u00a0: elle rejoint le front de l\u2019ind\u00e9pendance, la lutte pour la libert\u00e9, la gu\u00e9rilla mao\u00efste, la clandestinit\u00e9. J\u2019ai trouv\u00e9 ce personnage tr\u00e8s int\u00e9ressant et regrett\u00e9 de ne pas le suivre davantage.<\/p>\n<p>Au final une \u00e9tude sur les in\u00e9galit\u00e9s sociales, la mis\u00e8re, la douleur et la tristesse qui se d\u00e9gagent des principaux personnages qui luttent pour leur survie et celle de leurs proches, l\u2019obligation \u2013 et non le choix \u2013 de leur d\u00e9part de chez eux, l\u2019injustice, la maltraitance, la douleur \u2026 mais aussi l\u2019importance de l\u2019\u00e9ducation et la route vers la libert\u00e9 et l\u2019ind\u00e9pendance. Le livre met l\u2019accent sur la diff\u00e9rence de comportements entre Indiens et occidentaux ( pas de familiarit\u00e9, pas de marques d\u2019affection, de franchissement des la barri\u00e8re des classes sociales) . Le livre souligne aussi la diff\u00e9rence entre les diff\u00e9rentes religions qui cohabitent en Inde, l\u2019\u00e9cole inutile pour les filles, la diff\u00e9rence de traitement des personnes par la police selon le statut social\u2026<br \/>\nEt un petit plus pour moi : il parle de la mythologie indienne<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>En v\u00e9rit\u00e9, il sentait qu\u2019il n\u2019\u00e9tait plus tout \u00e0 fait indien\u00a0; en ayant construit sa vie dans le confort de l\u2019Occident, il \u00e9tait devenu trop sensible, un social-d\u00e9mocrate couv\u00e9 issu du premier monde. Il \u00e9tait d\u00e9sormais touriste dans son propre pays. Non, ce n\u2019\u00e9tait plus \u00ab\u00a0son\u00a0\u00bb pays\u00a0; il se corrigea par souci de pr\u00e9cision.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9ternelle difficult\u00e9 de la rupture entre sa propre culture et celle de son fils surgit \u00e0 nouveau, mais en filigrane.<\/p>\n<p>Vers la fin de la nuit, l\u2019enfant se r\u00e9veilla avec ce qui \u00e9tait ind\u00e9niablement un hurlement, puis se remit \u00e0 pleurer sans interruption, ce qui lui rappela les crises inexplicables, interminables, de sa petite enfance. Il \u00e9tait incapable de dire si l\u2019enfant \u00e9tait toujours coinc\u00e9 dans le monde des r\u00eaves, ou si quelque chose du monde r\u00e9el, une colique, une fi\u00e8vre ou les pr\u00e9mices d\u2019une maladie, le faisait crier ainsi. Ses questions rest\u00e8rent sans r\u00e9ponse.<\/p>\n<p>Aux derniers \u00e9tages, il y avait ces \u00e9chafaudages (utilisaient-ils toujours des bambous attach\u00e9s par des fibres de coco comme dans son enfance, ou avaient-ils fini par passer \u00e0 un truc plus fiable et plus moderne aussi\u00a0?), ces lambeaux de jute ou de plastique gonfl\u00e9s d\u2019air que les ouvriers avaient laiss\u00e9s l\u00e0-haut.<\/p>\n<p>Le temps est<br \/>\nTrop lent pour ceux qui attendent,<br \/>\nTrop rapide pour ceux qui ont peur,<br \/>\nTrop long pour ceux qui sont en deuil,<br \/>\nTrop court pour ceux qui se r\u00e9jouissent,<br \/>\nMais pour ceux qui aiment,<br \/>\nLe temps, c\u2019est l\u2019\u00e9ternit\u00e9.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 son extr\u00eame fatigue, elle avait du mal \u00e0 accepter ce qu\u2019on venait de lui accorder, car ce n\u2019\u00e9tait pas normal, ce n\u2019\u00e9tait pas dans l\u2019ordre des choses que les patrons consentent \u00e0 \u00e9couter la demande d\u2019une servante et plus encore \u00e0 y acc\u00e9der.<\/p>\n<p>la diversit\u00e9 des cuisines indiennes, surtout en tant que Bengalis \u2013 on sait le peu d\u2019int\u00e9r\u00eat qu\u2019ils cultivent pour tout ce qui n\u2019est pas dans leurs traditions culinaire, litt\u00e9raire, linguistique, ou artistique.<\/p>\n<p>Il y a le travail qu\u2019on accomplit en professionnel parce qu\u2019il faut gagner sa vie, et celui qui souffle sur les braises de la passion, qui les entretient en une lente, longue et constante combustion.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Te fiche la paix\u00a0! C\u2019est tout ce que tu as appris en vivant \u00e0 l\u2019\u00e9tranger\u00a0? Tu as perdu le sens de la famille, et de l\u2019affection aussi. Apprends \u00e0 vivre en soci\u00e9t\u00e9 et \u00e0 \u00eatre moins centr\u00e9 sur toi-m\u00eame\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Rien que d\u2019avoir entendu une servante me r\u00e9pondre sur ce ton, et du tac au tac, je fus pris d\u2019une indignation instinctive, atavique. Mais l\u2019instant d\u2019apr\u00e8s, mon \u00e9ducation et mon ouverture d\u2019esprit prirent le dessus. Je r\u00e9ussis ainsi \u00e0 mettre le doigt sur ce qui me d\u00e9rangeait, et je me sentis couvert de honte. En une fraction de seconde.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Une personnalit\u00e9 comme de l\u2019huile de moutarde\u00a0: \u00e7a vous monte au nez, et sans h\u00e9siter\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les Indiens ont toujours su qu\u2019il n\u2019existe pas de cuisine indienne en soi, seulement des cuisines r\u00e9gionales, qui sont parfois incroyablement, extraordinairement, savoureuses. Cela ne se sait pas, en Occident.<\/p>\n<p>J\u2019eus envie de lui sauter au cou, mais ce genre d\u2019attitude, per\u00e7ue comme une frivolit\u00e9 occidentale, est totalement impensable dans ma famille.<\/p>\n<p>Sur ma gauche, j\u2019avais vue sur le bidonville, \u00e9tal\u00e9 devant moi. On aurait dit le dos d\u2019une b\u00eate \u00e9norme, camoufl\u00e9e, plaqu\u00e9e au sol, endormie peut-\u00eatre, appuy\u00e9e contre la mer \u00e0 chaque extr\u00e9mit\u00e9, couvertes des plumes de plastique des toits \u2013 noires surtout, et par-ci par-l\u00e0 un \u00e9clair bleu. Quand le vent se levait, c\u2019\u00e9tait comme si les plumes de la b\u00eate s\u2019\u00e9bouriffaient.<\/p>\n<p>Les plats n\u2019\u00e9taient pas \u00e9labor\u00e9s, loin de l\u00e0. Mais entre ses mains, les ingr\u00e9dients semblaient s\u2019allier dans une alchimie, l\u2019\u0153uvre finale se r\u00e9v\u00e9lant toujours plus savoureuse que la somme de ses ingr\u00e9dients.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0N\u2019oublie pas, l\u2019ours est le ma\u00eetre de l\u2019empire de l\u2019ombre. Les idol\u00e2tres et les kufir l\u2019adorent, ils disent qu\u2019il a des pouvoirs.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La maladie \u00e9tait un luxe pour les riches. Ici, elle les avait tous r\u00e9duits \u00e0 l\u2019\u00e9tat de mendiants.<\/p>\n<p>Les souvenirs de Soni ne s\u2019\u00e9taient pas vraiment estomp\u00e9s, mais ils s\u2019\u00e9taient faits plus rares, plus lointains m\u00eame. Les amies d\u2019enfance, c\u2019est souvent comme \u00e7a\u00a0: intenses en pr\u00e9sence et au pr\u00e9sent, \u00e9loign\u00e9es et inaccessibles dans l\u2019absence. Mais revenir au village redonna \u00e0 ces souvenirs des contours et des couleurs [\u2026]<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ta vie est faite de morceaux, un ici, un l\u00e0, une ann\u00e9e \u00e0 Dumri, une autre ailleurs, puis autre part encore\u2026\u00a0\u00bb Milly n\u2019\u00e9tait pas d\u2019accord mais n\u2019avait rien dit, malgr\u00e9 son d\u00e9sir de protester. Non, sa vie n\u2019est pas faite de morceaux. Pour elle, elle a de l\u2019unit\u00e9, et de la coh\u00e9rence. C\u2019est ainsi qu\u2019elle la voit. En quoi se d\u00e9placer d\u2019un endroit \u00e0 un autre peut-il vous briser\u00a0? On n\u2019est pas des poup\u00e9es en terre cuite, qui cassent quand on les d\u00e9place, si\u00a0?<\/p>\n<p><strong>Information\u00a0<\/strong>:<br \/>\n<em><strong>Le Qalandariyyah<\/strong><\/em>, est un courant du soufisme. Les personnes faisant partie de cette branche du soufisme sont principalement des derviches soufis. La particularit\u00e9 des Qalandar\u012b \u2014 ou Qalandar \u2014 est un mode de vie pr\u00f4nant l&rsquo;asc\u00e8se, la d\u00e9bauche voire la provocation mais surtout une extr\u00eame libert\u00e91. Apparu au xie si\u00e8cle, des Qalandar se sont succ\u00e9d\u00e9 particuli\u00e8rement dans les pays du grand khorassan ainsi que du sous continent indien.\u00a0\u00a0 (wikip\u00e9dia)<\/p>\n<p><strong><em>Le Golu<\/em> <\/strong>est une exposition de figurines de terre que l&rsquo;on r\u00e9alise en Inde du Sud pour f\u00eater la Navaratri. Ce sont les femmes et les enfants qui pr\u00e9parent cette exposition puis se rendent les uns chez les autres afin de voir les golus respectifs.<br \/>\nLe golu est pr\u00e9sent\u00e9 en marches d&rsquo;escalier. Les premiers \u00e9tages repr\u00e9sentent la vie quotidienne. Les \u00e9tages suivants repr\u00e9sentent des sc\u00e8nes de la mythologie indienne. Enfin les derniers \u00e9tages repr\u00e9sentent chacun une divinit\u00e9. Les personnages sont fabriqu\u00e9s en glaise afin que, comme les \u00eatres humains, ils viennent de la terre et retournent \u00e0 la terre. \u00a0\u00a0(wikip\u00e9dia)<\/p>\n<p><em><strong>Hanuman<\/strong><\/em> est une des divinit\u00e9s hindoues les plus populaires ; il est le dieu-singe, patron des lutteurs et des acrobates, des arts martiaux mais aussi dieu de la sagesse et de la m\u00e9ditation. Il est souvent repr\u00e9sent\u00e9 avec une massue. Il repr\u00e9sente le contr\u00f4le int\u00e9rieur, la foi et la d\u00e9votion compl\u00e8te \u00e0 une cause \u00a0\u00a0(wikip\u00e9dia)<\/p>\n<p><strong>Image<\/strong>\u00a0: suite \u00e0 la citation\u00a0: \u00ab\u00a0Un type vient de tomber de l\u2019immeuble en construction.\u00a0\u00bb\u00a0: une photo des \u00e9chafaudages que j\u2019ai prise \u00e0 Chenna\u00ef\u00a0..<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: De nationalit\u00e9 indienne, n\u00e9 en 1970 (Kolkata,\u00a0West Bengal, Inde). Neel Mukherjee a \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 Oxford et \u00e0 Cambridge. Critique litt\u00e9raire, il a pr\u00eat\u00e9 sa contribution au Times, au Daily Telegraph, au TLS, \u00e0 l\u2019Oberver et au New York Times. 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