{"id":14335,"date":"2021-09-03T19:29:18","date_gmt":"2021-09-03T17:29:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14335"},"modified":"2021-09-03T19:37:07","modified_gmt":"2021-09-03T17:37:07","slug":"vann-david-desolations-2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14335","title":{"rendered":"Vann, David \u00abD\u00e9solations\u00bb (2011)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: David Vann est n\u00e9 le 19 octobre 1966 sur l\u2019\u00eele Adak, en Alaska, et y a pass\u00e9 une partie de son enfance avant de s\u2019installer en Californie avec sa m\u00e8re et sa s\u0153ur. Il a travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9criture d\u2019un premier roman pendant dix ans avant de r\u00e9diger en dix-sept jours, lors d\u2019un voyage en mer, le livre qui deviendra Sukkwan Island. Pendant douze ans, il cherche sans succ\u00e8s \u00e0 se faire publier aux \u00c9tats-Unis\u00a0: aucun agent n\u2019accepte de soumettre le manuscrit, jug\u00e9 trop noir, \u00e0 un \u00e9diteur. Ses difficult\u00e9s \u00e0 faire publier son livre le conduisent vers la mer\u00a0: il gagnera sa vie en naviguant pendant plusieurs ann\u00e9es dans les Cara\u00efbes et en M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir travers\u00e9 les \u00c9tats-Unis en char \u00e0 voile et parcouru plus de 40\u00a0000 milles sur les oc\u00e9ans, il \u00e9choue lors de sa tentative de tour du monde en solitaire sur un trimaran qu\u2019il a dessin\u00e9 et construit lui-m\u00eame. En 2005, il publie A mile down, r\u00e9cit de son propre naufrage dans les Cara\u00efbes lors de son voyage de noces quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t. Ce livre fait partie de la liste des best-sellers du Washington Post et du Los Angeles Times. Ce premier succ\u00e8s lui permet de gagner partiellement sa vie gr\u00e2ce \u00e0 sa plume et il commence \u00e0 enseigner. David Vann propose alors Sukkwan Island \u00e0 un concours de nouvelles qu\u2019il remporte et, en guise de prix, voit son livre publi\u00e9 en 2008 aux Presses de l\u2019Universit\u00e9 du Massachusetts. L\u2019ouvrage est tir\u00e9 \u00e0 800 exemplaires puis r\u00e9imprim\u00e9 \u00e0 la suite de la parution d\u2019une excellente critique dans le New York Times. Au total, ce sont pourtant moins de 3\u00a0000 exemplaires de cette \u00e9dition qui seront distribu\u00e9s sur le march\u00e9 am\u00e9ricain.<\/p>\n<p>Publi\u00e9 en France en janvier\u00a02010,\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2625\">Sukkwan Island\u00a0<\/a><\/span>remporte imm\u00e9diatement un immense succ\u00e8s. Il remporte le prix M\u00e9dicis \u00e9tranger et s\u2019est vendu \u00e0 plus de 300 000 exemplaires. Port\u00e9 par son succ\u00e8s fran\u00e7ais, David Vann est aujourd\u2019hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays.<br \/>\nDavid Vann est l\u2019auteur de<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2625\"><em>Sukkwan Island<\/em><\/a><\/span>\u00a0, <em><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14335\">D\u00e9solations<\/a><\/span>,<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<\/span><\/em><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8020\"><em>Impurs<\/em><\/a><\/span>,\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8241\"><em>Goat Mountain<\/em><\/a><\/span>,\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3953\"><em>Dernier jour sur terre<\/em><\/a><\/span>,\u00a0\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3579\"><em>Aquarium<\/em><\/a><\/span>, L\u2019Obscure clart\u00e9 de l\u2019air (2017), Un poisson sur la lune (2019), Le Bleu au-del\u00e0 (Nouvelles 2020),\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><em><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13389\">Komodo<\/a>\u00a0<\/em><\/span>(2021). Il partage aujourd\u2019hui son temps entre la Nouvelle-Z\u00e9lande o\u00f9 il vit et l\u2019Angleterre o\u00f9 il enseigne, tous les automnes, la litt\u00e9rature.<\/p>\n<p>Gallmeister \u2013 25.08.2011 \u2013 302 pages \u2013 Gallmeister Totem 05.10.2017 &#8211; 293 pages &#8211; Traduit de l\u2018anglais par\u00a0Laura Derajinski<\/p>\n<p>Apr\u00e8s <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2625\"><em>Sukkwan Island<\/em><\/a>\u00a0<\/span>, couronn\u00e9 par le prix M\u00e9dicis 2010, le second roman de David Vann est une \u0153uvre magistrale sur l&rsquo;amour et la solitude. D\u00e9solations confirme le talent infini de son auteur pour explorer les faiblesses et les v\u00e9rit\u00e9s de l&rsquo;\u00e2me humaine.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:<br \/>\nSur les rives d&rsquo;un lac glaciaire au c\u0153ur de la p\u00e9ninsule de Kenai, en Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, \u00e9lev\u00e9 deux enfants aujourd&rsquo;hui adultes. Mais apr\u00e8s trente ann\u00e9es d&rsquo;une vie sans \u00e9clat, Gary est d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 b\u00e2tir sur un \u00eelot d\u00e9sol\u00e9 la cabane dont il a toujours r\u00eav\u00e9. Irene se r\u00e9sout \u00e0 l&rsquo;accompagner en d\u00e9pit des inexplicables maux de t\u00eate qui l&rsquo;assaillent et ne lui laissent aucun r\u00e9pit. Entra\u00een\u00e9e malgr\u00e9 elle dans l&rsquo;obsession de son mari, elle le voit peu \u00e0 peu s&rsquo;enliser dans ce projet d\u00e9mesur\u00e9. Leur fille Rhoda, tout \u00e0 ses propres r\u00eaves de vie de famille, devient le t\u00e9moin du face-\u00e0-face de ses parents, tandis que s&rsquo;annonce un hiver pr\u00e9coce et violent qui rendra l&rsquo;\u00eelot encore plus inaccessible.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<br \/>\nUne fois encore me voici en Alaska,, au pays des saumons et du froid, des eaux tumultueuses ( comme cela avait \u00e9t\u00e9 le cas plus t\u00f4t cette ann\u00e9e avec le magnifique livre d\u2019<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13945\">Adam Weymouth \u00abLes rois du Yukon \u2013 Trois mille kilom\u00e8tres en cano\u00eb \u00e0 travers l\u2019Alaska \u00bb<\/a><br \/>\nMais avec Vann, c\u2019est nettement plus noir.. mais cela ne devrait \u00e9tonner personne\u2026 Surtout les premiers Vann\u2026<br \/>\nJe vous le dis de suite, j\u2019ai \u00e0 nouveau \u00e9t\u00e9 fascin\u00e9e par l\u2019\u00e9criture, les paysages, les personnages, les relations ambig\u00fces et difficiles d\u00e9crites par l\u2019auteur.<br \/>\nOn retrouve les paysages de son premier roman, \u00ab\u00a0Sukkwan Island\u00a0\u00bb : l\u2019Alaska.<br \/>\nDans ces lointaines contr\u00e9es, on va suivre quatre couples\u00a0: Irene et Gary (les parents et 30 ans de mariage), leur fille Rhoda et son compagnon Jim ( sur le point de se marier) , leur fils Mark et sa copine Karen et un couple de leurs amis en visite dans la r\u00e9gion, Carl et Monique.<br \/>\nLe th\u00e8me du suicide\u00a0: \u00a0le personnage principal de ce roman, Irene, a v\u00e9cu avec le souvenir du souvenir du suicide de sa m\u00e8re quand elle \u00e9tait petite.<br \/>\nLe th\u00e8me des rapports de couple\u00a0: les quatre couples ne vivent pas des relations tranquilles\u2026 Apr\u00e8s 30 ans de mariage, l\u2019insatisfaction r\u00e8gne en ma\u00eetre entre Gary \u2013 \u00e9ternel insatisfait et toujours en situation d\u2019\u00e9chec \u2013 et Irene, persuad\u00e9e que Gary ne l\u2019aime plus et qu\u2019il va la quitter et va tout faire pour ne pas le perdre. Le couple Rhoda et Jim est branlant lui aussi\u00a0: elle r\u00eave de se faire \u00e9pouser et de vivre une vie de r\u00eave et lui n\u2019a pas envie de se marier. Ce qui est certain c\u2019est que la communication est loin d\u2019\u00eatre le point fort des personnages de David Vann..<br \/>\nUne ambiance glaciale, oppressante\u2026 toujours sous pression \u2026 \u00a0Tant du point de vue des conditions climatiques, des projets qui ne se r\u00e9alisent pas comme il le faudrait, les non-dits, les peurs visc\u00e9rales, la peur de soi et des autres, les probl\u00e8mes de sant\u00e9, les mensonges, les ranc\u0153urs, les \u00e9checs \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition.<br \/>\nUne atmosph\u00e8re irrespirable et anxiog\u00e8ne dans un environnement glac\u00e9 et sauvage, une \u00e9tude de la solitude et de \u00a0et des comportements humains qui fait froid dans le dos&#8230; La folie destructrice de Vann a encore frapp\u00e9, \u00e0 la mani\u00e8re de son premier roman : et comme dans son pr\u00e9c\u00e9dent roman, l\u2019isolement de deux personnes n\u2019est pas la garantie d\u2019un rapprochement, mais plut\u00f4t une aspiration vers le n\u00e9ant..<br \/>\ndans des d\u00e9cors magnifiquement d\u00e9crits.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p class=\"title-plus\" style=\"vertical-align: baseline;\">Apr\u00e8s le coucher du soleil, le laps de temps avant le sommeil ressemblait \u00e0 une impossible \u00e9tendue mena\u00e7ante, un vide infranchissable.<\/p>\n<p>Il aimait l\u2019id\u00e9e de Vonnegut \u2013 plut\u00f4t celle de Max Frisch, d\u2019ailleurs \u2013 selon laquelle nous aurions d\u00fb nous appeler Homo faber, et non Homo sapiens. Nous vivons pour b\u00e2tir. C\u2019est ce qui nous d\u00e9finit.<\/p>\n<p class=\"title-plus\" style=\"vertical-align: baseline;\">Pourquoi ne peuvent-ils pas se contenter d\u2019<span class=\"italic\">\u00eatre<\/span> des hommes\u00a0? Pourquoi sont-ils oblig\u00e9s de le devenir\u00a0?<\/p>\n<p class=\"title-plus\" style=\"vertical-align: baseline;\">On peut choisir ceux avec qui l\u2019on va passer sa vie, mais on ne peut pas choisir ce qu\u2019ils deviendront.<\/p>\n<p class=\"title-plus\" style=\"vertical-align: baseline;\">La douleur \u00e9tait devenue ing\u00e9rable, ce qui voulait dire plus de sommeil, plus de pens\u00e9es, plus de raison.<\/p>\n<p class=\"title-plus\" style=\"vertical-align: baseline;\">Les arbres tout autour ressemblaient \u00e0 un public, debout \u00e0 l\u2019attendre, \u00e0 l\u2019observer. Des sentinelles de l\u2019ombre cach\u00e9es dans la nuit sans lune. Elle ne s\u2019\u00e9tait jamais habitu\u00e9e \u00e0 cet endroit, ne s\u2019y \u00e9tait jamais sentie chez elle. La for\u00eat semblait mal\u00e9fique, bien qu\u2019elle la conn\u00fbt parfaitement, le nom de chaque arbre, de chaque buisson, de chaque fleur. Cela fonctionnait pendant la journ\u00e9e, de nommer les choses, mais la nuit, la for\u00eat redevenait une pr\u00e9sence, un ensemble anim\u00e9, sans nom.<\/p>\n<p class=\"title-plus\" style=\"vertical-align: baseline;\">La vie des plantes, pareille \u00e0 celle des humains, pleine de luttes et de domination, de pertes et de r\u00eaves qui ne se r\u00e9alisaient jamais ou se r\u00e9alisaient l\u2019espace d\u2019un bref instant. C\u2019\u00e9tait bien le pire, de poss\u00e9der quelque chose et de le perdre, c\u2019\u00e9tait certainement la pire chose qui fut.<\/p>\n<p class=\"title-plus\" style=\"vertical-align: baseline;\">Chaque jour, son unique but ne consistait plus qu\u2019\u00e0 survivre \u00e0 la journ\u00e9e, chaque nuit d\u2019insomnie, son unique but ne consistait plus qu\u2019\u00e0 survivre \u00e0 la nuit. R\u00e9duite \u00e0 sa propre existence, \u00e0 une simple survie, et il y avait peut-\u00eatre du bon dans tout cela, quelque chose d\u2019honn\u00eate. Elle ressentait d\u2019autres choses, aussi, de l\u00e9g\u00e8res notes volant \u00e0 la d\u00e9rive quelque part au-dessus d\u2019elle\u00a0: la solitude, par exemple.<\/p>\n<p>Il n\u2019avait pas encore imagin\u00e9 sa vie rat\u00e9e, n\u2019avait pas encore compris ce d\u00e9sir intense qui s\u2019apparentait \u00e0 un an\u00e9antissement total. La volont\u00e9 de voir ce que le monde \u00e9tait capable de faire, de voir ce que l\u2019on \u00e9tait capable d\u2019endurer, de voir \u2013 enfin \u2013 de quoi l\u2019on \u00e9tait fait \u00e0 l\u2019instant m\u00eame o\u00f9 l\u2019on \u00e9tait d\u00e9chiquet\u00e9. Une sorte de f\u00e9licit\u00e9 dans l\u2019an\u00e9antissement, \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00eatre effac\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Vocabulaire\u00a0:<br \/>\nsizerin<\/strong>\u00a0: Le Sizerin flamm\u00e9 ou Sizerin cabaret (Acanthis flammea, synonyme : Carduelis flammea) est une esp\u00e8ce de passereaux appartenant \u00e0 la famille des Fringillidae. Il est essentiellement granivore et insectivore. Il est originaire de la toundra septentrionale, d&rsquo;Asie et d&rsquo;Am\u00e9rique du Nord.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: David Vann est n\u00e9 le 19 octobre 1966 sur l\u2019\u00eele Adak, en Alaska, et y a pass\u00e9 une partie de son enfance avant de s\u2019installer en Californie avec sa m\u00e8re et sa s\u0153ur. Il a travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9criture d\u2019un premier roman pendant dix ans avant de r\u00e9diger en dix-sept jours, lors d\u2019un voyage en &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14335\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14341,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[113,91,5,29,453,1,192],"tags":[112,188,1459,116,419,317,403,314,927,410,111,319,747],"class_list":["post-14335","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-alaska","category-polar-psychologique","category-lecture-polar","category-americaine","category-nature-writing","category-non-classe","category-xxieme-siecle","tag-angoisse","tag-couple","tag-echec","tag-folie","tag-isolement","tag-maladie","tag-nature","tag-rapports-familiaux","tag-rapports-sociaux","tag-relations-mere-fille","tag-solitude","tag-suicide","tag-tromperie"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14335","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=14335"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14335\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14340,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14335\/revisions\/14340"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14341"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=14335"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=14335"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=14335"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}