{"id":14471,"date":"2021-09-28T16:51:22","date_gmt":"2021-09-28T14:51:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14471"},"modified":"2023-10-08T08:25:27","modified_gmt":"2023-10-08T06:25:27","slug":"enriquez-mariana-notre-part-de-nuit-rl2021","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14471","title":{"rendered":"Enriquez, Mariana \u00abNotre part de nuit\u00bb RL2021"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong>\u00a0: N\u00e9e \u00e0 Buenos Aires en 1973, elle a fait des \u00e9tudes de journalisme \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de La Plata et dirige Radar, le suppl\u00e9ment culturel du journal P\u00e1gina\/12. Elle a pass\u00e9 son enfance \u00e0 Corrientes. Elle a publi\u00e9 deux recueils de nouvelles, dont le tr\u00e8s remarqu\u00e9 Ce que nous avons perdu dans le feu, publi\u00e9 aux Editions du sous-sol en 2017 (Points, 2021). Elle a re\u00e7u le prestigieux prix Heralde et le prix de la Critique pour son premier roman Notre part de nuit, succ\u00e8s de librairie en Espagne et en Am\u00e9rique latine et en cours de traduction dans plus d&rsquo;une vingtaine de langues.<br \/>\n<strong>Romans<\/strong> : \u00a0Bajar es lo peor (Espasa Calpe, 1995), C\u00f3mo desaparecer completamente (Emec\u00e9, 2004) et <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14471\">Notre part de nuit<\/a> <\/span>((Anagrama, 2019 \/ Editions du Sous-Sol 2021 ).<\/p>\n<p><b>Nouvelles\u00a0<\/b>: \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Enriquez, Mariana \u00abLes dangers de fumer au lit\u00bb (RLH2023) 240 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17722\">Les dangers de fumer au lit<\/a><\/span>\u00bb (Los peligros de fumar en la cama (Emec\u00e9, 2009),\u00a0\u00ab\u00a0Ce que nous avons perdu dans le feu\u00a0\u00bb \u2013 2019 (Las cosas que perdimos en el fuego \u2013 Editorial Anagrama, 2016) et le roman court Chicos que vuelven (Eduvim, 2010).<\/p>\n<p>Editions du Sous-Sol \u2013 19.08.2021 \u2013 759 pages &#8211; Traduit par Anne Plantagenet (Nuestra parte de noche)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Un p\u00e8re et son fils traversent l&rsquo;Argentine par la route, comme en fuite. O\u00f9 vont-ils ? A qui cherchent-ils \u00e0 \u00e9chapper ? Le petit gar\u00e7on s&rsquo;appelle Gaspar. Sa m\u00e8re a disparu dans des circonstances \u00e9tranges. Comme son p\u00e8re, Gaspar a h\u00e9rit\u00e9 d&rsquo;un terrible don : il est destin\u00e9 \u00e0 devenir m\u00e9dium pour le compte d&rsquo;une myst\u00e9rieuse soci\u00e9t\u00e9 secr\u00e8te qui entre en contact avec les T\u00e9n\u00e8bres pour percer les myst\u00e8res de la vie \u00e9ternelle.<br \/>\nAlternant les points de vue, les lieux et les \u00e9poques, leur p\u00e9riple nous conduit de la dictature militaire argentine des ann\u00e9es 1980 au Londres psych\u00e9d\u00e9lique des ann\u00e9es 1970, d&rsquo;une \u00e9vocation du sida \u00e0 David Bowie, de monstres effrayants en sacrifices humains.<br \/>\n<strong>L&rsquo;\u00e9diteur en parle<\/strong>\u00a0: Authentique \u00e9pop\u00e9e \u00e0 travers le temps et le monde, o\u00f9 l&rsquo;Histoire et le fantastique se conjuguent dans une m\u00eame po\u00e9sie de l&rsquo;horreur et du gothique, Notre part de nuit est un grand livre, d&rsquo;une puissance, d&rsquo;un souffle et d&rsquo;une originalit\u00e9 renversants. Mariana Enriquez repousse les limites du roman et impose sa voix magistrale, quelque part entre Silvina Ocampo, Cormac McCarthy et Stephen King.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Roman foisonnant, envoutant et magique. Tr\u00e8s gros coup de c\u0153ur.<br \/>\nOn y \u00e9voque l\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9, les liens du sang, l\u2019enfance, l\u2019amiti\u00e9, le r\u00f4le du p\u00e8re, l\u2019importance de survivre, les mondes int\u00e9rieurs, les croyances, les mythes, l\u2019imaginaire, le fantastique, l\u2019amour, l\u2019amiti\u00e9, la maladie, les ravages du sida, la jeunesse, les conflits sociaux, l\u2019Histoire de l\u2019Argentine, la politique, la puissance de l\u2019argent et de certaines familles ultra puissantes \u2026\u2026 Un roman onirique, intime, dans lequel l\u2019univers de la nuit r\u00e8gne en ma\u00eetre ( l\u2019obscurit\u00e9, le myst\u00e8re, les cr\u00e9atures nocturnes, la solitude, les transgressions, intime) les secrets, les exc\u00e8s du corps (addictions)\u2026 c\u2019est l\u2019ambiance qui permet d\u2019explorer les choses cach\u00e9es, de fr\u00e9quenter les secrets\u2026<\/p>\n<p>L\u2019obscurit\u00e9 est un personnage La nuit est la part obscure des personnages, qui rec\u00e8le le myst\u00e8re, la part secr\u00e8te que tout un chacun tente d\u2019occulter\u2026 on passe de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00eatre, du paysage\u2026<br \/>\nOn entre dans le monde des Dieux de la nuit, on d\u00e9couvre une secte qui recherche l\u2019immortalit\u00e9, as une r\u00e9incarnation ailleurs, mais dans son propre corps.<\/p>\n<p>Si les hommes sont les personnages principaux, la place des femmes est bien l\u00e0. Il y a des divinit\u00e9s-sorci\u00e8res comme Rosario, bien qu\u2019elle soit morte, elle est l\u00e0, en sa qualit\u00e9 de fant\u00f4me. Il y a aussi sa demi-s\u0153ur, sorci\u00e8re elle aussi, Tali, qui entretient le culte de San La Muerte \u2026 Il y a Florence Mathers, d\u2019origine britannique et cheffe spirituelle de l\u2019Ordre \u2026 les femmes occupent les positions de leaders dans cet \u00ab\u00a0Ordre\u00a0\u00bb, une secte, sorte de franc-Ma\u00e7onnerie qui porte un autre nom\u2026<\/p>\n<p>C\u2019est aussi le rapport entre un p\u00e8re et son fils, un fils qui aime son p\u00e8re, mais qui en a peur mais qui recherche sa protection. Qui \u00e0 la fois souhaite qu\u2019il ne soit plus l\u00e0 mais sait qu\u2019il regrettera sa pr\u00e9sence.<\/p>\n<p>Les terreurs de la dictature argentine sont pr\u00e9sentes dans le roman\u00a0; elle ouevrait de nuit dans le secret, les disparitions survenaient de nuit et les corps disparaissaient \u00e0 jamais, et cela cr\u00e9a la pr\u00e9sence du fant\u00f4me dans l\u2019esprit argentin. Les morts anonymes extr\u00eamement nombreux en Argentine, un pays connu pour les disparitions pendant la dictature.<\/p>\n<p>Le culte de la Santa Muerte (Mexique) ou de San la Muerte (Paraguay, Nord de l\u2019Argentine, Sud du Br\u00e9sil) est tr\u00e8s fort en Am\u00e9rique latine, au Mexique (Santa Muerte) , mais c\u2019est une cr\u00e9ature du folklore local .La diff\u00e9rence essentielle est que Santa Muerte est repr\u00e9sent\u00e9e par un squelette et San La Muerte est un squelette masculin.<br \/>\nSan La Muerte est tr\u00e8s pr\u00e9sent aussi dans une partie de l\u2019Argentine (Corrientes) ou l\u2019autrice a pass\u00e9 son enfance, o\u00f9 la Chapelle du Diable f\u00fbt \u00e9rig\u00e9e par un italien, Lorenzo Tomasella, \u00e0 la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle mais tr\u00e8s rattach\u00e9 au monde du crime. Son culte est rendu en langue guaranie. Il est fait mention dans le roman du culte rendu \u00e0 un enfant assassin\u00e9 (Sua Huesito)<\/p>\n<p>Et clairement, en toile de fond de ce roman l\u2019occultisme britannique (Aleister Crowley) le gothique anglais du 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle \u2026<\/p>\n<p>Le titre est inspir\u00e9 d\u2019un po\u00e8me d\u2019Emily Dickinson\u00a0 ( Our share of night to bear) et dont je vous mets la traduction ci-dessous\u00a0:<br \/>\n<strong><em>Emily Dickinson \u2013 \u00ab\u00a0Porter notre part de la nuit\u2026\u00a0\u00bb (1859)<\/em><\/strong><br \/>\n<em>Porter notre part de la nuit<br \/>\n<\/em><em>Notre part du matin<br \/>\n<\/em><em>Emplir notre blanc de bonheur<br \/>\n<\/em><em>Notre blanc de d\u00e9dain\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Etoile par-ci, \u00e9toile par-l\u00e0,<br \/>\n<\/em><em>Certains s\u2019\u00e9garent !<br \/>\n<\/em><em>Brume par-ci, brume par-l\u00e0,<br \/>\n<\/em><em>Apr\u00e8s \u2013 le Jour !<\/em><\/p>\n<p>(<em> je pr\u00e9cise que j&rsquo;ai \u00e9cout\u00e9 une interview de l&rsquo;autrice avant de r\u00e9diger ma chronique<\/em>)<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Un jour, quand elle \u00e9tait encore vivante, \u00e0 moiti\u00e9 en plaisantant, imitant un personnage de roman, il lui avait demand\u00e9 ne me laisse pas seul, <em>haunt me<\/em>. Il n\u2019existait pas de mot en espagnol pour traduire ce verbe, <em>haunt<\/em>, ce n\u2019\u00e9tait pas ensorceler, ni hanter, juste <em>haunt<\/em>.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Nyx est la d\u00e9esse grecque de la nuit.<br \/>\n\u2014\u00a0C\u2019est dans mon livre\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0Je ne crois pas, c\u2019est une d\u00e9esse oubli\u00e9e. Je t\u2019ai parl\u00e9 des dieux oubli\u00e9s. Peu de gens les adoraient, et avec le temps ils ont \u00e9t\u00e9 de moins en moins nombreux, alors on a arr\u00eat\u00e9 de mentionner leur nom.<br \/>\n\u2014\u00a0C\u2019est super triste.<br \/>\n\u2014\u00a0C\u2019est triste, oui. Mais on sait quand m\u00eame deux ou trois choses sur Nyx.<br \/>\nElle \u00e9tait mari\u00e9e \u00e0 \u00c9r\u00e8be, l\u2019obscurit\u00e9, ce qui n\u2019est pas pareil que la nuit car on peut rencontrer l\u2019obscurit\u00e9 le jour, par exemple. Et elle a eu deux enfants, des jumeaux, Hypnos et Thanatos. Hypnos est le sommeil et Thanatos la mort. Ils se ressemblent, mais ils sont assur\u00e9ment diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>Juan avait remarqu\u00e9 combien les enfants et les personnes \u00e2g\u00e9es se ressemblaient, aux deux extr\u00e9mit\u00e9s il y avait cette folie de l\u2019oubli, ils n\u2019arrivaient pas \u00e0 se souvenir des gens ni des lieux ni des situations.<\/p>\n<p>L\u2019Obscurit\u00e9 nous apprend \u00e0 vaincre la mort. \u00c0 entrer en contact avec d\u2019autres dieux anciens.<\/p>\n<p>Les crimes de la dictature \u00e9taient tr\u00e8s utiles pour l\u2019Ordre, fournissant des corps, des alibis, des flux de douleur et de peur, des \u00e9motions pratiques \u00e0 manipuler.<\/p>\n<p>Les femmes m\u00e9dium sont beaucoup plus puissantes que les hommes. Elles ont le pouvoir d\u2019invoquer l\u2019Obscurit\u00e9 n\u2019importe o\u00f9. Elles ont juste besoin d\u2019\u00eatre dans le bon \u00e9tat de concentration, ou bien c\u2019est le Rituel qui leur permet de l\u2019atteindre. Alors que nous, les hommes, d\u00e9pendons des Lieux de Pouvoir. Ils sont nombreux. Certains m\u00e9diums tombent simplement dessus par hasard, d\u2019autres apprennent \u00e0 les trouver.<\/p>\n<p>l\u2019Obscurit\u00e9 n\u2019entend pas, ne parle pas, c\u2019est un dieu sauvage ou trop lointain.<\/p>\n<p>Les fant\u00f4mes sont r\u00e9els. Et ce ne sont pas toujours ceux qu\u2019on appelle qui viennent.<\/p>\n<p>Les parents ne devraient pas exister. Nous devrions tous \u00eatre orphelins, grandir seuls, il suffirait que quelqu\u2019un nous apprenne \u00e0 cuisiner et \u00e0 nous laver quand on est petits et basta.<\/p>\n<p>Poussi\u00e8re, cendres. \u00catre orphelin signifiait porter des cendres.<\/p>\n<p>Ils d\u00e9couvrirent l\u2019Obscurit\u00e9 et le premier m\u00e9dium en \u00c9cosse. Ce ne fut pas par hasard\u00a0; ils n\u2019erraient pas \u00e0 l\u2019aveuglette. Ils avaient entendu des histoires \u00e0 propos d\u2019un esprit qui se manifestait sous la forme d\u2019une lumi\u00e8re noire et avait un pouvoir de divination et de proph\u00e9tie<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 cause de ces mots que nous appelons m\u00e9diums ceux qui convoquent l\u2019Obscurit\u00e9, m\u00eame si, techniquement, nous devrions leur donner un autre nom, peut-\u00eatre pr\u00eatres ou chamanes.<\/p>\n<p>Il y a des tourbillons dans le Paran\u00e1\u00a0: on dit que ce sont les morts qui vivent sous l\u2019eau et cherchent de la compagnie. Alors ils produisent ces trous d\u2019eau mortels dans lesquels se noient les nageurs.<\/p>\n<p>Seul le silence des oiseaux de nuit me r\u00e9pondit, et les chiens de la maison accoururent autour de moi. Le silence \u00e9tait impressionnant, ce qui m\u2019\u00e9tonna car la for\u00eat est assourdissante de bruits. Quand elle se tait, c\u2019est parce qu\u2019il y a un danger.<\/p>\n<p>Dans les f\u00eates, on parlait de police de la pens\u00e9e, de William Blake et de H\u00f6lderlin, on lisait Castaneda et Blavatsky, on regardait des tableaux d\u2019Escher pour \u00eatre encore plus d\u00e9fonc\u00e9s, on avait des conversations sur les ovnis et les f\u00e9es \u00e0 la campagne.<\/p>\n<p>Je lui ai racont\u00e9 le r\u00e9cit de Borges sur le miroir qui, selon lui, finira par se rebeller et arr\u00eater de nous refl\u00e9ter, d\u00e9sob\u00e9ir et cesser de reproduire nos mouvements pendant que nous le regarderons, stup\u00e9faits et terrifi\u00e9s. Et la premi\u00e8re chose qui appara\u00eetra, au fond du miroir, sera une couleur inconnue, puis la rumeur des armes et de la guerre.<\/p>\n<p>La voix fonctionne comme un coup de fouet dans la m\u00e9moire.<\/p>\n<p>Quand on se rappelle le pass\u00e9, les souvenirs autobiographiques sont verbalement accessibles, autrement dit on peut les raconter. Dans le traumatisme, ils sont isol\u00e9s et il est impossible d\u2019acc\u00e9der \u00e0 eux volontairement.<\/p>\n<p>Il n\u2019est pas triste. C\u2019est son caract\u00e8re. Et m\u00eame s\u2019il \u00e9tait triste, quel est le probl\u00e8me\u00a0? Il est comme il est. Se bourrer la gueule et crier, \u00e7a n\u2019amuse pas tout le monde. On fait du bruit pour combler le vide qu\u2019on a en nous.<\/p>\n<p>Quand on appelle le diable avec les rituels ad\u00e9quats, le diable vient et appara\u00eet. Pour ne pas mourir d\u2019effroi en sa pr\u00e9sence, pour ne pas devenir fou, il faut \u00eatre fou.<\/p>\n<p>Le tarot est un vieux langage, pensa-t-il. Il avait lu dans un livre de son p\u00e8re, distraitement mais c\u2019\u00e9tait rest\u00e9 grav\u00e9 dans sa m\u00e9moire, que les cartes gardent le secret de quelque chose qui a peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9. Les cartes sont ce secret.<\/p>\n<p>il n\u2019aimait pas les propri\u00e9taires fant\u00f4mes, ni les maisons dont personne ne voulait et qui attiraient le visiteur avec leurs fen\u00eatres telles des yeux entrouverts<\/p>\n<p>Le lieu faisait peur \u00e0 tout le monde. Il faisait penser \u00e0 ces endroits o\u00f9 un \u00e9v\u00e9nement horrible est advenu, o\u00f9 quelque chose flotte dans l\u2019air. Les lieux mal\u00e9fiques attendent que le malheur se reproduise. Ou l\u2019attirent.<\/p>\n<p>c\u2019\u00e9tait rassurant d\u2019avoir la maladie comme r\u00e9ponse et l\u2019affection neurologique comme explication<\/p>\n<p><strong>Informations\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p><em><strong>Le chamam\u00e9 <\/strong><\/em>est une forme d\u2019expression culturelle principalement pratiqu\u00e9e dans la province de Corrientes. Ses principaux composants int\u00e8grent un type de danse en \u00ab\u00a0abrazo ferm\u00e9\u00a0\u00bb o\u00f9 les danseurs \u00e9voluent poitrine contre poitrine et suivent la musique sans chor\u00e9graphie pr\u00e9\u00e9tablie. D\u2019autres \u00e9l\u00e9ments concernent la musiqueada, moment festif qui inclut la f\u00eate, l\u2019invitation, la pri\u00e8re et le sapukay, cri caract\u00e9ristique accompagn\u00e9 d\u2019un mouvement du corps destin\u00e9 \u00e0 exprimer des \u00e9motions et des sensations profondes comme la joie, la tristesse, la douleur et le courage. Les instruments utilis\u00e9s \u00e0 l\u2019origine \u00e9taient le violon et la vihuela, auxquels sont venus s\u2019ajouter la guitare, l\u2019harmonica, l\u2019accord\u00e9on diatonique \u00e0 deux rang\u00e9es, le bandon\u00e9on et la contrebasse Les chants tirent leurs origines des pri\u00e8res chant\u00e9es. Traditionnellement, les paroles et les textes po\u00e9tiques \u00e9taient en guaran\u00ed, la langue autochtone r\u00e9gionale, mais aujourd\u2019hui, les traditions orales se transmettent dans le dialecte yopar\u00e1, un dialecte qui m\u00eale l\u2019espagnol et le guaran\u00ed. La musique et la danse du chamam\u00e9 repr\u00e9sentent une part importante de l\u2019identit\u00e9 r\u00e9gionale et jouent des r\u00f4les sociaux majeurs car ce sont des \u00e9l\u00e9ments communs que l\u2019on retrouve lors des rassemblements pour les communaut\u00e9s et les familles, des c\u00e9l\u00e9brations religieuses et autres \u00e9v\u00e9nements festifs. Le chamam\u00e9 met en avant des valeurs telles que l\u2019amour de sa terre, l\u2019attachement \u00e0 la faune et la flore locales, la d\u00e9votion religieuse et une \u00ab\u00a0mani\u00e8re d\u2019\u00eatre,\u00a0\u00bb une expression guaran\u00ed qui renvoie \u00e0 une parfaite harmonie entre les \u00eatres humains, la nature et la spiritualit\u00e9.\u00a0 (Source\u00a0: Site de l\u2019Unesco \u2013 Patrimoine immat\u00e9riel)<\/p>\n<p><strong><em>les Guaranis<\/em> : <\/strong>\u00a0traditionnellement, ils enterraient leurs morts dans des pots en argile, qu\u2019ils conservaient pr\u00e8s d\u2019eux, parfois dans leur maison, car ils croyaient qu\u2019ils pouvaient les ramener \u00e0 la vie.<\/p>\n<p><em><strong>hyp\u00e9rie\u00a0<\/strong><\/em>: nf\u00a0\u00a0\u00a0 (zoologie)\u00a0 crustac\u00e9 amphipode de la famille des hyp\u00e9rid\u00e9s, souvent parasite de m\u00e9duses<\/p>\n<p><strong>Photo\u00a0<\/strong>: Chutes Iguaz\u00fa (photo perso)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: N\u00e9e \u00e0 Buenos Aires en 1973, elle a fait des \u00e9tudes de journalisme \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de La Plata et dirige Radar, le suppl\u00e9ment culturel du journal P\u00e1gina\/12. Elle a pass\u00e9 son enfance \u00e0 Corrientes. Elle a publi\u00e9 deux recueils de nouvelles, dont le tr\u00e8s remarqu\u00e9 Ce que nous avons perdu dans le feu, publi\u00e9 &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14471\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14472,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[93,401,35,583,30,104,1448,105,1224,78],"tags":[254,197,1467,183,220,697,116,597,1192,442,334,690,138,977,422,314,707,1273,817,1407,618],"class_list":["post-14471","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-argentine","category-sf","category-coup-de-coeur-lectures","category-coup-de-coeur","category-latino","category-mythe-legende","category-rl2021","category-roman","category-traditions","category-xxeme","tag-amitie","tag-amour","tag-demon","tag-diable","tag-dictature","tag-fantome","tag-folie","tag-horreur","tag-imaginaire","tag-legendes","tag-meurtres","tag-mystere","tag-mythes","tag-occultisme","tag-peur","tag-rapports-familiaux","tag-relation-pere-fils","tag-saga-familiale","tag-secrets-de-famille","tag-secte","tag-surnaturel"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14471","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=14471"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14471\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19086,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14471\/revisions\/19086"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14472"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=14471"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=14471"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=14471"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}