{"id":14726,"date":"2021-11-04T13:09:36","date_gmt":"2021-11-04T11:09:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14726"},"modified":"2021-11-04T13:11:00","modified_gmt":"2021-11-04T11:11:00","slug":"kerr-philip-une-enquete-philosophique-1994","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14726","title":{"rendered":"Kerr, Philip \u00abUne enqu\u00eate philosophique\u00bb (1994)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur\u00a0:<\/strong> Philip Ballantyne Kerr, n\u00e9 le 22 f\u00e9vrier 1956 \u00e0 \u00c9dimbourg (\u00c9cosse) et mort le 23 mars 2018 \u00e0 Londres, est un auteur britannique de roman policier et de litt\u00e9rature d&rsquo;enfance et de jeunesse. Il a fait ses \u00e9tudes de droit \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Birmingham. Il a ensuite travaill\u00e9 dans la publicit\u00e9 et comme journaliste free-lance, avant de remporter un succ\u00e8s mondial avec sa trilogie situ\u00e9e dans le Berlin de la fin des ann\u00e9es trente et de l\u2019imm\u00e9diat apr\u00e8s-guerre (Un \u00e9t\u00e9 de cristal, La P\u00e2le Figure, Un requiem allemand), avec le d\u00e9tective priv\u00e9 Bernie Gunther, \u00e9galement pr\u00e9sent dans The One From the Other (2006). Alors qu\u2019il avait annonc\u00e9 la fin de Gunther apr\u00e8s la publication de la trilogie, il lui consacre de nouvelles aventures depuis 2006. Lien vers la\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2059\">s\u00e9rie Bernhard Gunther (Bernie)<\/a><\/span><\/p>\n<p>Il a aussi \u00e9crit une s\u00e9rie \u00ab\u00a0Scott Manson\u00a0\u00bb (sur le football) et d\u2019autres romans\u00a0: <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14726\">Une enqu\u00eate philosophique<\/a><\/span> &#8211; Chambres froides &#8211; La Tour d&rsquo;Abraham &#8211; Cinq ans de r\u00e9flexion &#8211; Le Sang des hommes \u2013 Impact &#8211; Le Chiffre de l&rsquo;alchimiste \u2013 La Paix des dupes \u2013 P\u00e9nitence &#8211;<\/p>\n<p>Seuil \u2013 04.05. 1994 \u2013 372 pages\u00a0 \/ r\u00e9\u00e9dition \u00a0\u2013 Seuil &#8211; \u00a01.06.2011 \u2013 395 pages \/ Livre de poche \u2013 02.10.2013 \u2013 475 pages (Traduit de l\u2019anglais par Claude Demanuelli) &#8211;<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>:<br \/>\n2013 \u00e0 Londres, o\u00f9 il ne fait plus bon vivre du tout. Un meurtrier sadique s\u2019attaque \u00e0 des femmes et leur fait des choses tout \u00e0 fait affreuses avant de badigeonner leur corps de graffitis obsc\u00e8nes. Parall\u00e8lement, on assassine l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre les membres d\u2019une liste ultra secr\u00e8te figurant dans l\u2019ordinateur du minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur : il s\u2019agit de criminels sexuels potentiels, affubl\u00e9s de surnoms de philosophes.<br \/>\nL\u2019inspecteur \u00ab Jake \u00bb Jacowicz, une dure \u00e0 cuire dont la particularit\u00e9 est de d\u00e9tester les hommes, s\u2019engage dans un duel (d\u2019une intelligence rarement vue dans un polar) avec le serial killer, surnomm\u00e9 Wittgenstein, qui proclame : \u00ab Je tue, donc je suis \u00bb, et figure lui aussi sur la liste. La double enqu\u00eate, polici\u00e8re et philosophique, est men\u00e9e par Kerr avec un brio \u00e9poustouflant.<br \/>\nLe duel, hautement philosophique et pervers, que vont se livrer l&rsquo;inspecteur et le tueur en s\u00e9rie, oscille entre le cynisme et une extr\u00eame dr\u00f4lerie. L&rsquo;action d&rsquo;Une enqu\u00eate philosophique, \u00e9crit en 1992, est situ\u00e9e en 2013. Vingt ans plus tard, le texte n&rsquo;a pas pris une ride : l&rsquo;auteur avait anticip\u00e9 les d\u00e9rives polici\u00e8res et s\u00e9curitaires, le racisme banalis\u00e9, les risques informatiques, et m\u00eame la grande s\u00e9cheresse.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Et oui\u2026 nous sommes en 2021. Donc un roman \u00e9crit en 1992 et se d\u00e9roulant en 2013 est bel et bien un roman d\u2019anticipation\u2026 on y parle de r\u00e9alit\u00e9 virtuelle, de traque par ordinateur\u2026<br \/>\nJe ne connaissais que les aventures de Bernie de cet auteur et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 aussi emball\u00e9e par ce thriller contemporain.<\/p>\n<p>Deux enqu\u00eates\u00a0: celle de l\u2019homme au rouge \u00e0 l\u00e8vres et celle qui vise les d\u00e9linquants sexuels potentiels. Pour r\u00e9soudre la deuxi\u00e8me, il faut de sacr\u00e9ment bonnes connaissances en informatique, pour contourner le Cerb\u00e8re qui prot\u00e8ge le programme\u2026<\/p>\n<p>Le point de d\u00e9part\u00a0:\u00a0 une base de donn\u00e9es avec l\u2019identit\u00e9 de criminels potentiels sur la base de leur code g\u00e9n\u00e9tique. Du futur lointain quand l\u2019auteur a \u00e9crit le livre mais totalement d\u2019actualit\u00e9 de nos jours\u2026\u00a0 \u00ab\u00a0Un appareil, cr\u00e9\u00e9 \u00e0 partir de l\u2019ancien tomographe \u00e0 \u00e9mission protonique, et mis au point par le professeur Burgess Phelan de l\u2019Institut des sciences Nuffield \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Cambridge, est d\u00e9sormais capable de d\u00e9terminer quels sont les hommes dont le cerveau souffre de l\u2019absence d\u2019un Noyau ventriculo-m\u00e9dian (NVM), lequel inhibe le Noyau sexuellement dimorphique (NSD), zone pr\u00e9optique du cerveau humain m\u00e2le, si\u00e8ge des r\u00e9actions d\u2019agressivit\u00e9. Un recensement informatis\u00e9 de tous les Britanniques de sexe masculin a d\u00e9but\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale en 2010, visant \u00e0 proposer une th\u00e9rapie et\/ou une assistance sociopsychologique \u00e0 tous les NVM-n\u00e9gatifs.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Et c\u2019est parti pour la traque de deux tueurs en s\u00e9rie. L\u2019inspectrice Jacowicz \u00ab Jake \u00bb va mener les enqu\u00eates. J\u2019ai beaucoup appr\u00e9ci\u00e9 les r\u00e9f\u00e9rences tant historiques que litt\u00e9raires et philosophiques. Au c\u0153ur du d\u00e9bat aussi la place de la femme dans un monde d\u2019hommes\u2026 Alors partons \u00e0 la poursuite des philosophes et le suspense est garanti jusqu\u2019\u00e0 la fin du roman. Se posent aussi les questions de la d\u00e9tention carc\u00e9rale, de la peine de mort, de la d\u00e9tention \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 ou d\u2019autres formes d\u2019internement. Et qui sait, peut-\u00eatre l\u2019envie de se plonger dans la lecture de certains philosophes, comme Wittgenstein ( au hasard\u2026 )\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>On peut comparer le cerveau humain \u00e0 un \u00e9chiquier, avec les pions sur le devant et les cavaliers, les fous, les tours, le roi et la reine, les pi\u00e8ces, autrement dit, \u00e0 l\u2019arri\u00e8re sur la huiti\u00e8me rang\u00e9e. Pour ce qui me concerne, je laisse les pions plus ou moins de c\u00f4t\u00e9 et j\u2019essaie d\u2019\u00e9liminer un maximum de pi\u00e8ces. Cette strat\u00e9gie fonctionne \u00e0 merveille.<\/p>\n<p>Elle s\u2019appr\u00eatait \u00e0 dire un mot qu\u2019elle utilisait rarement et se surprit \u00e0 sourire. \u00ab \u2026 indice. \u00bb Le mot \u00e9voquait pour elle l\u2019image d\u2019une pelote de fil qu\u2019on enroule pour sortir d\u2019un labyrinthe. \u00ab Il nous faut travailler de l\u2019int\u00e9rieur pour repartir progressivement vers l\u2019ext\u00e9rieur, pr\u00e9cisa-t-elle. C\u2019est le programme lui-m\u00eame qui d\u00e9tient la cl\u00e9 du myst\u00e8re et c\u2019est lui qui devrait nous fournir le fil conducteur de tous ces meurtres. Si nous nous obstinons \u00e0 ne traiter que les ph\u00e9nom\u00e8nes ext\u00e9rieurs pour chaque cas individuel, nous n\u2019avancerons pas. \u00bb<\/p>\n<p>Un tableau est une transposition de la r\u00e9alit\u00e9. Le tableau est un fait. Par lui-m\u00eame, le tableau ne fait rien conna\u00eetre de ce qu\u2019il y a de vrai ou de faux. Entendu, je le comparerai donc \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Mais il n\u2019y a point de tableau qui soit vrai a priori. Quelles que puissent \u00eatre vos pens\u00e9es du moment.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque victorienne, Cesare Lombroso, le criminologue italien, pensait pouvoir expliquer la criminalit\u00e9 par l\u2019anatomie : il pesait et mesurait les cr\u00e2nes \u00e0 coups d\u2019\u00e9sth\u00e9siom\u00e8tre et de craniom\u00e8tre. Pas assez de front, ou un tout petit peu trop de m\u00e2choire inf\u00e9rieure, et hop, vous vous retrouviez, ipso facto, dans la cat\u00e9gorie des affreux. Il fut le premier anthropologue criminel des temps modernes.<\/p>\n<p>Sa haine des hommes \u00e9tait aussi exacerb\u00e9e que peut l\u2019\u00eatre pour d\u2019autres leur aversion de l\u2019altitude, des grands espaces ou des araign\u00e9es ; et elle l\u2019avait acquise un peu comme un rat se trouve conditionn\u00e9 \u00e0 appuyer sur un levier pour \u00e9viter une d\u00e9charge \u00e9lectrique.<\/p>\n<p>Et puis, elle n\u2019aimait gu\u00e8re l\u2019id\u00e9e de devoir m\u00e9nager les gens qui pensaient que leur sexe ou leur race leur conf\u00e9rait des privil\u00e8ges particuliers. New Scotland Yard regorgeait de ce genre de foutaises.<\/p>\n<p>Elle en vint \u00e0 s\u2019interroger sur la mani\u00e8re d\u2019\u00e9laborer une description, sur le fait que, pour l\u2019observateur, il s\u2019agissait de quelque chose d\u2019int\u00e9rieur, bien plus que d\u2019ext\u00e9rieur. Toute description en disait autant sur celui qui la faisait que sur celui qui en \u00e9tait l\u2019objet.<\/p>\n<p>le nombre croissant de femmes victimes d\u2019actes criminels perp\u00e9tr\u00e9s par des hommes semblait indiquer qu\u2019il n\u2019\u00e9tait plus possible de s\u2019en remettre aux seuls hommes pour prot\u00e9ger les femmes. Celles-ci se devaient de prendre leur sort en main et d\u2019assurer leur propre protection.<\/p>\n<p>Seule la perspective de la mort \u2013 la sienne ou celle des autres, peu importe \u2013 donne une r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 la vie. La mort est notre seule certitude. \u00c0 la mort, le monde ne change pas, mais cesse. La mort n\u2019est pas un \u00e9v\u00e9nement de la vie.<\/p>\n<p>Au fond, nous sommes ce que nous choisissons de faire.<\/p>\n<p>Les noms ont un pouvoir, comme celui de J\u00e9hovah, trop sacr\u00e9 pour qu\u2019on ose m\u00eame le prononcer, ou celui de Macbeth, qui n\u2019est jamais mentionn\u00e9 par les gens de th\u00e9\u00e2tre superstitieux et sentimentaux. Au seul nom de J\u00e9sus, tout le monde s\u2019incline. L\u2019ab\u00eeme a nom D\u00e9sespoir. Quant au nom de Keats, il s\u2019inscrit dans l\u2019eau.<\/p>\n<p>Il va de soi que la RV n\u2019est pas sans danger. Comme chaque fois que l\u2019on cherche \u00e0 \u00e9chapper au r\u00e9el \u2013 le probl\u00e8me est le m\u00eame avec la drogue ou l\u2019alcool \u2013, il y a un risque d\u2019accoutumance pour les individus les moins arm\u00e9s. Mais pour ce qui me concerne, ce n\u2019est pas un probl\u00e8me.<\/p>\n<p>Les Yoruba, une tribu d\u2019Afrique occidentale, ont un bien meilleur mot pour ce que les psys chez nous appellent la schizophr\u00e9nie. Ils disent que quelqu\u2019un est \u00ab \u00e9tait \u00bb. Voil\u00e0 qui, \u00e0 mon sens, pourrait donner lieu \u00e0 une transposition int\u00e9ressante d\u2019une langue \u00e0 l\u2019autre. Dire de quelqu\u2019un qu\u2019\u00ab il est \u00e9tait \u00bb implique bien que ce quelqu\u2019un n\u2019\u00ab est \u00bb plus et ne fonctionne plus dans le moment pr\u00e9sent. Peut-on r\u00eaver mieux pour d\u00e9signer une double personnalit\u00e9 ?<\/p>\n<p>C\u2019est cette aptitude rarissime \u00e0 pouvoir entrer dans le tableau ou en sortir qui fait la sp\u00e9cificit\u00e9 de la lecture. C\u2019est peut-\u00eatre ce que voulait dire Keats quand, dans une lettre \u00e0 sa s\u0153ur, il d\u00e9crivait le plaisir qu\u2019il y aurait \u00e0 s\u2019asseoir \u00e0 une fen\u00eatre donnant sur le lac L\u00e9man et \u00e0 passer toute la journ\u00e9e \u00e0 lire, offrant ainsi le tableau de quelqu\u2019un qui lit. Offrant le tableau de quelqu\u2019un qui lit\u2026 voil\u00e0 une bien jolie phrase, qui en dit long. Tout \u00e0 fait typique de ces romantiques, qui passaient leur temps \u00e0 essayer d\u2019\u00e9chapper \u00e0 eux-m\u00eames. Elle \u00e9voque l\u2019image tellement puissante de quelqu\u2019un qui non seulement vit dans les pages d\u2019un livre mais s\u2019y perd, oublieux du monde ext\u00e9rieur, de la main qui tourne les pages, et m\u00eame de l\u2019\u0153il et du champ visuel cens\u00e9s transmettre l\u2019information imprim\u00e9e au cerveau. Sans livre, je suis encha\u00een\u00e9 \u00e0 la terre, la lecture fait de moi un Prom\u00e9th\u00e9e d\u00e9-livr\u00e9.<\/p>\n<p>Eh bien, commen\u00e7a-t-il, l\u2019enqu\u00eate polici\u00e8re et la philosophie ont ceci de commun qu\u2019elles partent du principe qu\u2019il y a une v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 d\u00e9couvrir. Notre activit\u00e9 est faite d\u2019indices qu\u2019il nous faut l\u2019un comme l\u2019autre rassembler pour reconstruire une image vraie de la r\u00e9alit\u00e9. Au c\u0153ur de nos entreprises respectives, il y a la recherche d\u2019un sens, d\u2019une v\u00e9rit\u00e9 qui, pour une raison ou pour une autre, est demeur\u00e9e cach\u00e9e. Une v\u00e9rit\u00e9 qui existe derri\u00e8re les apparences. Notre qu\u00eate consiste \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer ces apparences, et nous appelons cela la sagacit\u00e9, le savoir.<\/p>\n<p>\u00catre enqu\u00eateur, c\u2019\u00e9tait ne jamais se contenter des \u00e9l\u00e9ments que l\u2019on avait en main ; une enqu\u00eate \u00e9tait, par d\u00e9finition, une recherche syst\u00e9matique de tous les instants. Il s\u2019agissait tout simplement de se convaincre de r\u00e9examiner les choses m\u00eame s\u2019il n\u2019y avait aucune raison logique de le faire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Philip Ballantyne Kerr, n\u00e9 le 22 f\u00e9vrier 1956 \u00e0 \u00c9dimbourg (\u00c9cosse) et mort le 23 mars 2018 \u00e0 Londres, est un auteur britannique de roman policier et de litt\u00e9rature d&rsquo;enfance et de jeunesse. Il a fait ses \u00e9tudes de droit \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Birmingham. Il a ensuite travaill\u00e9 dans la publicit\u00e9 et comme journaliste &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14726\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14727,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[140,91,5,33,63,78],"tags":[1302,404,863,1162,1484,607,364,621,334,1483,1029,611,393,1145,370,912,530],"class_list":["post-14726","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-angleterre","category-polar-psychologique","category-lecture-polar","category-ecosse","category-londres","category-xxeme","tag-abus-sexuels","tag-anticipation","tag-condition-feminine","tag-criminalite","tag-detention","tag-etude-de-societe","tag-genetique","tag-informatique","tag-meurtres","tag-ordinateur","tag-peine-de-mort","tag-philosophie","tag-prison","tag-roman-psychologique","tag-suspense","tag-technologie","tag-tueur-en-serie"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14726","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=14726"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14726\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14729,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14726\/revisions\/14729"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14727"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=14726"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=14726"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=14726"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}