{"id":14957,"date":"2021-12-06T17:29:16","date_gmt":"2021-12-06T15:29:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14957"},"modified":"2022-02-01T16:39:38","modified_gmt":"2022-02-01T14:39:38","slug":"dupont-monod-clara-sadapter-rl2021","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14957","title":{"rendered":"Dupont-Monod, Clara \u00abS\u2019adapter\u00bb (RL2021)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong>\u00a0: Clara Dupont-Monod, n\u00e9e le 7 octobre 1973 \u00e0 Paris, est une femme de lettres et une journaliste fran\u00e7aise. Clara Dupont-Monod fait des \u00e9tudes litt\u00e9raires. Elle a une ma\u00eetrise d\u2019ancien fran\u00e7ais \u00e0 la Sorbonne.<br \/>\n<strong>Ses romans<\/strong>\u00a0: Eova Luciole, 1998 \u2013 La Folie du roi Marc, 2000 \u2013 Histoire d\u2019une prostitu\u00e9e, 2003 \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2165\">La Passion selon Juette<\/a><\/span>, 2007 \u2013 Bains de nuit, avec Catherine Guetta (auteur), 2008 \u2013 Nestor rend les armes, 2011-\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1151\">Le Roi disait que j\u2019\u00e9tais diable<\/a><\/span>, 2014, \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10052\">La R\u00e9volte<\/a><\/span>, 2018 \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14957\">S\u2019adapter<\/a><\/span>, 2021.<\/p>\n<p>Editions Feryane \u2013 03.09.2021 \u2013 240 pages (Prix Femina 2021, Prix Landerneau 2021 et Prix Goncourt des lyc\u00e9ens 2021.)<br \/>\n(Le livre raconte l\u2019accueil d\u2019un enfant handicap\u00e9 dans une fratrie. Il \u00ab laisse une trace lumineuse qui ouvre les portes de la tol\u00e9rance \u00bb, a dit la pr\u00e9sidente du jury du prix Goncourt des lyc\u00e9ens 2021)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un enfant aux yeux noirs qui flottent, un enfant toujours allong\u00e9. C&rsquo;est l&rsquo;histoire de sa place dans la maison c\u00e9venole o\u00f9 il na\u00eet, de sa place dans la fratrie et dans les enfances boulevers\u00e9es. Comme dans un conte, les pierres de la cour t\u00e9moignent. Comme dans les contes, la force vient des enfants, de l&rsquo;amour de l&rsquo;a\u00een\u00e9 qui prot\u00e8ge, de la cadette r\u00e9volt\u00e9e qui rejettera le chagrin pour sauver la famille.<br \/>\nDu dernier qui saura r\u00e9concilier les histoires.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> : La parole est au narrateur, les pierres rousses de la cour qui sont les t\u00e9moins de la vie de cette famille, de cette fratrie au c\u0153ur des C\u00e9vennes\u2026 Une famille de sans noms : la m\u00e8re, le p\u00e8re, la grand-m\u00e8re, l\u2019a\u00een\u00e9, la cadette, l\u2019enfant, le dernier. Au centre, l\u2019enfant : aveugle\u2026 qui ne dispose que de deux sens : l\u2019ou\u00efe et le toucher et de ce fait est extr\u00eamement sensible et va partager cette sensibilit\u00e9 avec l\u2019ain\u00e9. Et la place du corps est \u00e9galement centrale dans le r\u00e9cit.<\/p>\n<p>L\u2019a\u00een\u00e9, toujours sur le qui-vive, qui est l\u00e0 pour pr\u00e9venir les dangers, toujours en position de garde-fou, qui se sent inquiet et responsable des autres. L\u2019a\u00een\u00e9 qui vivra par et pour son fr\u00e8re \u00ab inadapt\u00e9 \u00bb, et qui, m\u00eame une fois l&rsquo;enfant d\u00e9c\u00e9d\u00e9 &#8211; \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 10 ans &#8211; n&rsquo;arriver pas \u00e0 all\u00e9ger le poids de la vie des autres qu&rsquo;il porte sur ses \u00e9paules, qui ne parviendra pas \u00e0 se lib\u00e9rer pour vivre pour lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>La cadette, maintenue debout par la col\u00e8re. Verticale \u2013 en opposition \u00e0 l\u2019horizontalit\u00e9 de l\u2019enfant \u2013 qui va prendre les choses en main pour que sa famille reste une vraie famille, qui va s\u2019employer \u00e0 la reconstruction de la sph\u00e8re familiale en les obligeant \u00e0 parler de tout et de rien, en les obligeant \u00e0 parler \u00e0 table\u2026 Elle est r\u00e9volt\u00e9e contre l\u2019enfant qui ne fait rien et d\u00e9stabilise tout et se transformera en organisatrice implacable de la survie de sa famille. Cette r\u00e9volte qui lui permettra de s&rsquo;en sortir et de vivre pour elle.<\/p>\n<p>Il y a la grand-m\u00e8re, le roc, la montagne\u00a0; une femme debout, vivante, qui s\u2019adapte et ne plie pas, \u00e0 l\u2019image de la nature rude des C\u00e9vennes, qui comme elle le dit sait \u00ab\u00a0Faire avec et non faire contre.\u00a0\u00bb. La grand-m\u00e8re qui sauvera la cadette en lui pr\u00eatant attention et en l\u2019aidant \u00e0 ne pas aller mal, en la normalisant\u2026<\/p>\n<p>Et il y a le dernier, qui arrive apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de l\u2019enfant et le d\u00e9part de l\u2019ain\u00e9 et de la cadette: une place pas facile \u00e0 occuper. Lui vivra avec ses parents mais aussi avec en lui l&rsquo;enfant absent et le souci d&rsquo;occuper une place dans la fratrie.<\/p>\n<p>Les enfants sont \u00e0 la fois des enfants et les soutiens de famille. Une famille qui tient comme les murs de pierres s\u00e8ches : on en retire une et tout vacille, tout s\u2019\u00e9croule.<\/p>\n<p>Et aussi l\u2019analyse d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 inhumaine que l\u2019administration met \u00e0 l\u2019\u00e9cart ; une soci\u00e9t\u00e9 qui complique tout, demande de prouver ce qui ne saurait \u00eatre mis en doute, au lieu d\u2019aplanir les difficult\u00e9s.<\/p>\n<p>C\u2019est un livre magnifique, et servi par une \u00e9criture superbe. Un livre sensible, mais jamais \u00e9touffant, dur et doux \u00e0 la fois. Il y a des pointes d\u2019humour et beaucoup de po\u00e9sie et d\u2019amour dans ce concentr\u00e9 d\u2019\u00e9motions. Un livre en partie autobiographique, Clara Dupont-Monod \u00e9tant d\u2019origine c\u00e9venole et ayant eu un fr\u00e8re handicap\u00e9. D\u2019ailleurs la montagne c\u00e9venole est presque un personnage dans le r\u00e9cit, car elle d\u00e9peint le comportement des personnes de la famille, qui se fond avec les forces de la nature. Et elle aborde le sujet en parlant de la fratrie\u2026 certes les parents doivent vivre avec le poids du handicap, l\u2019enfant aussi, mais alors que l\u2019enfant inadapt\u00e9 est le centre de la famille, quel est le ressenti de ses fr\u00e8res et s\u0153urs ? et comment vivent-ils ? comment appr\u00e9hendent-ils la diff\u00e9rence?<\/p>\n<p>J\u2019appr\u00e9ciais dej\u00e0 beaucoup cette autrice pour ses romans historiques et l\u00e0 c\u2019est un \u00e9norme coup de c\u0153ur.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Inadapt\u00e9\u00a0\u00bb suppose pr\u00e9cis\u00e9ment que l\u2019enfant existait hors du cadre fonctionnel (une main sert \u00e0 saisir, des jambes \u00e0 avancer) et qu\u2019il se tenait, n\u00e9anmoins, au bord des autres vies, pas compl\u00e8tement int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 elles mais y prenant part malgr\u00e9 tout, telle l\u2019ombre au coin d\u2019un tableau, \u00e0 la fois intruse et pourtant volont\u00e9 du peintre<em>.<\/em><\/p>\n<p>Ils s\u2019enveloppaient des bruits de la nuit comme on s\u2019enroule dans une cape, pour avoir chaud ou dispara\u00eetre.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait un langage des sens, de l\u2019infime, une science du silence, quelque chose qu\u2019on n\u2019enseignait nulle part ailleurs. \u00c0 enfant hors norme, savoir hors norme, pensait l\u2019a\u00een\u00e9. Cet \u00eatre n\u2019apprendrait jamais rien et, de fait, c\u2019est lui qui apprenait aux autres.<\/p>\n<p>\u00c0 trop fr\u00e9mir au moindre bruit du monde, \u00e0 craindre le pire, on n\u2019\u00e9quilibre personne.<\/p>\n<p>L\u2019amour le\u00a0plus fin, myst\u00e9rieux, volatil, reposant sur l\u2019instinct aiguis\u00e9 d\u2019animal qui pressent, donne, qui reconna\u00eet le sourire de gratitude envers l\u2019instant pr\u00e9sent sans m\u00eame l\u2019id\u00e9e d\u2019un retour, un sourire de pierre paisible, indiff\u00e9rent aux demains.<\/p>\n<p>Il a rejoint ces \u00eatres qui portent au c\u0153ur un instant arr\u00eat\u00e9, suspendu pour toujours. En lui quelque chose est devenu pierre, ce qui ne signifie pas insensible mais plut\u00f4t endurant, immobile, implacablement identique au gr\u00e9 des jours.<\/p>\n<p>L\u2019enfant l\u2019isolait. Il tra\u00e7ait une fronti\u00e8re invisible entre sa famille et les autres. Sans cesse, elle se heurtait \u00e0 un myst\u00e8re\u00a0: par quel miracle un \u00eatre diminu\u00e9 pouvait-il faire tant de d\u00e9g\u00e2ts\u00a0? L\u2019enfant d\u00e9truisait sans bruit.<\/p>\n<p>La grand-m\u00e8re la hissait \u00e0 la hauteur des autres. Elle lui offrait une normalit\u00e9. Beaucoup plus tard, devenue adulte, la cadette s\u2019entendrait dire \u00e0 une amie\u00a0: \u00ab\u00a0Si un enfant va mal, il faut toujours avoir un \u0153il sur les autres.\u00a0\u00bb Avant d\u2019ajouter, pour elle-m\u00eame\u00a0: \u00ab\u00a0Car les bien portants ne font pas de bruit, s\u2019adaptent aux contours cisaillants de la vie qui s\u2019offre, \u00e9pousent la forme des peines sans rien r\u00e9clamer. Ils seront les gardiens du phare d\u00e9testant les vagues mais tant pis, refuser serait d\u00e9plac\u00e9. Un sentiment de devoir les guide. Ils se tiendront l\u00e0, vigies dans la nuit noire, se d\u00e9brouilleront pour n\u2019avoir ni froid ni peur. Or, n\u2019avoir ni froid ni peur n\u2019est pas normal. Il faut venir vers eux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La col\u00e8re la maintenait droite, elle \u00e9tait une raideur pr\u00e9cieuse. Elle \u00e9tait la force des gens debout. Les allong\u00e9s n\u2019y avaient pas droit.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait n\u00e9 avec l\u2019ombre d\u2019un d\u00e9funt. Cette ombre ourlait sa vie. Il devrait faire avec. Il ne s\u2019insurgea pas contre cette dualit\u00e9 forc\u00e9e, au contraire. Il l\u2019int\u00e9gra \u00e0 sa vie.<\/p>\n<p>Les absents \u00e9taient aussi des membres de la famille.<\/p>\n<p>Autour d\u2019eux veillait la montagne. Elle se manifestait par mille bruits, elle couinait, grin\u00e7ait, \u00e9clatait de rage ou de rire, murmurait, tonnait, ronronnait, susurrait et sans doute l\u2019enfant absent, qui avait l\u2019ou\u00efe, avait pu percevoir cela. Sans doute avait-il admis que la montagne est sorci\u00e8re ou princesse m\u00e9di\u00e9vale, ogre doux, dieu antique ou b\u00eate m\u00e9chante.<\/p>\n<p>Des sons d\u2019animaux et aussi des odeurs (celle du gen\u00eat, de la terre humide, de la paille) car lui, le dernier, ne pouvait s\u2019emp\u00eacher de faire correspondre ses \u00e9motions et ses sens. Il aimait penser qu\u2019il y a des si\u00e8cles, c\u2019\u00e9taient les m\u00eames sons, la m\u00eame lumi\u00e8re, les m\u00eames odeurs.<\/p>\n<p>il ne faut pas vivre les poings serr\u00e9s, dans l\u2019attente du danger, disait-elle<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il n\u2019y a qu\u2019une lettre qui s\u00e9pare \u201clivre\u201d et \u201clibre\u201d. Si tu\u00a0ne lis plus, c\u2019est que tu es compl\u00e8tement enferm\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il fabriquait des mots. Le berger devenait un moutonnier, lui-m\u00eame se disait r\u00eaviste, il existait une couleur blose (rose aux reflets bleut\u00e9s), la conjugaison comptait un futur int\u00e9rieur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: Clara Dupont-Monod, n\u00e9e le 7 octobre 1973 \u00e0 Paris, est une femme de lettres et une journaliste fran\u00e7aise. Clara Dupont-Monod fait des \u00e9tudes litt\u00e9raires. Elle a une ma\u00eetrise d\u2019ancien fran\u00e7ais \u00e0 la Sorbonne. Ses romans\u00a0: Eova Luciole, 1998 \u2013 La Folie du roi Marc, 2000 \u2013 Histoire d\u2019une prostitu\u00e9e, 2003 \u2013\u00a0La Passion selon Juette, &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14957\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14958,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[35,193,98,12,1,1448,105,192],"tags":[197,728,218,345,846,372,1106,665,314,927,934,814,412],"class_list":["post-14957","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-coup-de-coeur-lectures","category-etude-de-societe","category-france","category-litterature-france","category-non-classe","category-rl2021","category-roman","category-xxieme-siecle","tag-amour","tag-difference","tag-drame","tag-enfance","tag-fratrie","tag-handicap","tag-humanite","tag-poesie","tag-rapports-familiaux","tag-rapports-sociaux","tag-roman-autobiographique","tag-roman-familial","tag-temoignage"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14957","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=14957"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14957\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15419,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14957\/revisions\/15419"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14958"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=14957"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=14957"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=14957"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}