{"id":15331,"date":"2022-01-21T17:46:20","date_gmt":"2022-01-21T15:46:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15331"},"modified":"2023-01-11T13:20:13","modified_gmt":"2023-01-11T11:20:13","slug":"tuti-ilaria-a-la-lumiere-de-la-nuit-2021","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15331","title":{"rendered":"Tuti, Ilaria \u00abA la lumi\u00e8re de la nuit\u00bb (2021)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteure<\/strong>\u00a0: N\u00e9e le 26 avril 1976, Ilaria Tuti vit \u00e0 Gemona del Friuli, au nord-est de l\u2019Italie. Passionn\u00e9e de photographie et de peinture, elle a \u00e9tudi\u00e9 l\u2019\u00e9conomie et a travaill\u00e9 comme illustratrice.<br \/>\n<strong><em>S\u00e9rie Teresa Battaglia<\/em><\/strong>\u00a0: V\u00e9ritable ph\u00e9nom\u00e8ne dans son pays,\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7671\">\u00ab\u00a0Sur le toit de l\u2019enfer\u00a0\u00bb<\/a><\/span>\u00a0(\u00ab\u00a0<em>Fiori sopra l\u2019inferno<\/em>\u00a0\u00bb)\u00a0 premier volet de sa s\u00e9rie autour de Teresa Battaglia, lui a valu d\u2019\u00eatre surnomm\u00e9e par la presse italienne la \u00ab\u00a0Donato Carrisi au f\u00e9minin\u00a0\u00bb. Le tome deux \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12137\">La nymphe endormie<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb (\u00ab\u00a0<em>Ninfa dormiente\u00a0\u00bb)<\/em>\u00a0parait en 2018 (2019 pour la traduction fran\u00e7aise), le tome trois \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15331\">A la lumi\u00e8re de la nuit<\/a><\/span>\u00a0\u00bb (Luce della notte) en 2021 , suivi du tome quatre \u00ab\u00a0Fille de cendre\u00a0\u00bb \u00a0(<em>Figlia della cenere) en 2022<\/em><br \/>\n<strong><em>Autres romans<\/em><\/strong>\u00a0: En 2020 parait en Italien \u00ab\u00a0<em>Fiore di roccia<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Robert Laffont ( La B\u00eate noire) \u2013 14.10.2021 \u2013 227 pages (Traducteur Johan Frederik Hel-Guedj)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>:<br \/>\nL&rsquo;obscurit\u00e9 m\u00e8ne au n\u00e9ant, la clart\u00e9, \u00e0 la justice. Le nouveau roman d&rsquo;Ilaria Tuti, la r\u00e9v\u00e9lation du polar italien. Atteinte d&rsquo;une maladie rare et condamn\u00e9e \u00e0 l&rsquo;obscurit\u00e9, Chiara, huit ans, fait des r\u00eaves aussi \u00e9tranges qu&rsquo;effrayants : dans la for\u00eat qui jouxte sa maison, elle voit un arbre couvert de myst\u00e9rieuses inscriptions au pied duquel repose un coeur d&rsquo;enfant. Chiara est convaincue que son r\u00eave fait \u00e9cho \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements r\u00e9els.<br \/>\nTerrifi\u00e9s, ses parents contactent la police, lan\u00e7ant la commissaire Battiglia sur les traces d&rsquo;un pass\u00e9 tourment\u00e9. Dans cette r\u00e9gion d&rsquo;Italie o\u00f9 la terre est br\u00fblante, seuls peuvent enqu\u00eater ceux qui survivent \u00e0 la lumi\u00e8re de la nuit&#8230;<br \/>\n\u00a0\u00bb Une \u00e9criture d&rsquo;une grande force visuelle et sensorielle. \u00a0\u00bb La Stampa<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<br \/>\nTout est parti d\u2019un r\u00eave. Un r\u00eave fait par une petite fille et qui l\u2019a terrifi\u00e9e. Un r\u00eave ou quelque chose quelle aurait vu dans le bois, la nuit, derri\u00e8re chez elle\u00a0? \u00a0Une petite fille tr\u00e8s sp\u00e9ciale qui s\u2019appelle Chiara (Claire) et ne supporte pas la lumi\u00e8re du jour. Une petite fille qui vit cloitr\u00e9e dans la maison de ces parents, qui a peur des gens. Qui d\u2019autre que Teresa Battaglia, la commissaire dou\u00e9e d\u2019une rare empathie, pourrait la comprendre, essayer de mener une enqu\u00eate pour la rassurer, m\u00eame si cette enqu\u00eate n\u2019est pas tr\u00e8s autoris\u00e9e\u2026 Enqu\u00eater \u00e0 partir du r\u00eave d\u2019une petite fille\u00a0? Teresa va le faire, quitte \u00e0 se mettre en danger, avec son fid\u00e8le inspecteur, Marini et le reste de sa brigade qui la suit une fois de plus, lui faisant aveugl\u00e9ment confiance.<br \/>\nJ\u2019aime beaucoup le personnage de Teresa Battaglia, la Commissaire qui avoisine la soixantaine, profond\u00e9ment humaine, forte et fragile \u00e0 la fois, qui se sait rattrap\u00e9e par la vieillesse et la maladie Alzheimer, qui ressent les gens\u2026<br \/>\nCe r\u00e9cit va d\u00e9boucher sur une v\u00e9ritable enqu\u00eate sur des faits qui se sont d\u00e9roul\u00e9s il y a une vingtaine d\u2019ann\u00e9e, pendant la guerre entre la Serbie et la Bosnie. Un livre qui m\u00e9lange la r\u00e9alit\u00e9 et le r\u00eave, le fantastique, la fantaisie, l\u2019obscurit\u00e9 et la lumi\u00e8re\u2026<br \/>\nEt je m\u2019arr\u00eate l\u00e0 pour ne pas risquer de vous en dire trop \u2026<\/p>\n<p><em>Khalil Gibran<\/em> dit en exergue \u00ab Nul ne peut atteindre l\u2019aube sans passer par le chemin de la nuit. \u00bb C\u2019est tout \u00e0 fait la citation qu\u2019il convient pour ce livre.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait incroyable comme les souvenirs r\u00e9cents s\u2019effritaient facilement et d\u2019autres plus anciens se calcifiaient en elle comme un nouveau squelette.<\/p>\n<p>\u2014 Chiara est atteinte d\u2019une maladie g\u00e9n\u00e9tique rare. Son corps d\u00e9clenche des r\u00e9actions violentes d\u00e8s qu\u2019il est expos\u00e9 \u00e0\u00a0la lumi\u00e8re du soleil\u00a0: \u00e9ryth\u00e8mes, conjonctivites, prurit, elle finit par \u00eatre couverte de plaies. Chiara est condamn\u00e9e \u00e0 l\u2019obscurit\u00e9.<\/p>\n<p>\u2014 La v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est que Chiara appartient \u00e0 la nuit. Quand je songe au pr\u00e9nom que nous lui avons donn\u00e9, je le trouve bizarre.<\/p>\n<p>Les psychotiques dansent sur une musique qui n\u2019appartient qu\u2019\u00e0 eux.<\/p>\n<p>\u2014 J\u2019ai vieilli.<br \/>\nElle se l\u2019\u00e9tait murmur\u00e9 \u00e0 elle-m\u00eame, \u00e9prouvant de la honte pour une chose qui ne d\u00e9pendait m\u00eame pas d\u2019elle, qui ne pourrait jamais constituer une faute.<\/p>\n<p>les enfants sont des \u00e9ponges. Ils \u00e9coutent tout, tout le temps, m\u00eame quand ils semblent absorb\u00e9s par autre chose, et ils laissent plus tard ressurgir ce qu\u2019ils ont appris, souvent sur un mode transform\u00e9 et fantasm\u00e9, sans bien savoir pourquoi ils le font et o\u00f9 ils ont puis\u00e9 cette information.<\/p>\n<p>\u2014 L\u2019inconscient ne sait pas raconter [\u2026]. Voil\u00e0 pourquoi dans les r\u00eaves nous ne sommes pas capables de composer un num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone que nous connaissons pourtant par c\u0153ur, ou d\u2019en \u00e9crire un, m\u00eame tout simple.<\/p>\n<p>Le d\u00e9sespoir et l\u2019espoir, la peur et le soulagement se m\u00ealaient \u00e0 l\u2019air qu\u2019elle respirait, comme un fruit sucr\u00e9 d\u00e9j\u00e0 un peu entam\u00e9 par la putr\u00e9faction. Une pulpe juteuse, mais avec des vers.<\/p>\n<p>\u2014 Nulle part, c\u2019est fr\u00e9quemment l\u00e0 qu\u2019on aboutit, inspecteur, et c\u2019est seulement maintenant que tu t\u2019en aper\u00e7ois\u00a0? Mais notre travail n\u2019est pas de trouver\u00a0: c\u2019est principalement de chercher.<\/p>\n<p>Elle s\u2019accroupit, les coudes sur les genoux, les mains contre le front, comme pour soutenir des pens\u00e9es trop lourdes.<\/p>\n<p>\u2014 Les fronti\u00e8res sont des fractures, dit-elle.<br \/>\nElles couraient sur la terre, fragmentaient le territoire.<br \/>\n[\u2026]<br \/>\n\u2014 Oui, ce sont des coupures dans le tissu \u00e9conomique et\u00a0social, sans parler de la dimension politique. Et on ne construit pas toujours des ponts qui enjambent de telles coupures.<br \/>\nCertainement pas. On \u00e9rigeait des murs. Cette terre en avait support\u00e9 le poids.<\/p>\n<p>\u2014 Une brigade est un milieu vivant, qui r\u00e9agit.<br \/>\n\u2014 Qui r\u00e9agit, en effet, en \u00e9liminant quiconque est pris en tort, ou qui serre les rangs pour le prot\u00e9ger, tout d\u00e9pend de qui la dirige, et des valeurs auxquelles son chef est attach\u00e9.<\/p>\n<p>Elle se leva, plus endolorie que lorsqu\u2019elle s\u2019\u00e9tait assise pour se reposer. Elle \u00e9tait comme ces anciens diesels, il lui fallait du temps pour se mettre en marche, et voil\u00e0 pourquoi elle ne s\u2019arr\u00eatait qu\u2019\u00e0 contrec\u0153ur. Pour elle, red\u00e9marrer, c\u2019\u00e9tait encore pire que de passer sous un train.<\/p>\n<p>\u2014 Beaucoup de gens s\u2019imaginent que le deuil est r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 ceux que nous aimons, \u00e0 quelqu\u2019un d\u2019ext\u00e9rieur \u00e0 nous, j\u2019entends. Mais nous nous aimons aussi nous-m\u00eames, ou du moins nous devrions. Construire sa vieillesse suppose de traverser le deuil, cela impose de se confronter \u00e0 une quantit\u00e9 de disparitions, et en fin de compte avec la perte de la vie. Et l\u2019une des premi\u00e8res \u00e9tapes du deuil, c\u2019est la col\u00e8re. Beaucoup de gens, pleins de cette col\u00e8re, d\u00e9sirent faire souffrir ceux qui survivent, et d\u00e9truire des vies. Pense aux parents qui refusent de se r\u00e9concilier avec leurs enfants au seuil de la mort, ou r\u00e9ciproquement.<\/p>\n<p><strong>Information\u00a0<\/strong>:<br \/>\nDans la mythologie grecque, <strong><em>Prot\u00e9e<\/em><\/strong> (en grec ancien \u03a0\u03c1\u03c9\u03c4\u03b5\u03cd\u03c2 \/ Pr\u00f4te\u00fas, de l\u2019\u00e9gyptien Prouti) est une divinit\u00e9 marine, mentionn\u00e9e en particulier par Hom\u00e8re dans l\u2019Odyss\u00e9e comme \u00ab Vieillard de la Mer \u00bb et gardien des troupeaux de phoques de Pos\u00e9idon. Il est dot\u00e9 du don de proph\u00e9tie et du pouvoir de se m\u00e9tamorphoser.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteure\u00a0: N\u00e9e le 26 avril 1976, Ilaria Tuti vit \u00e0 Gemona del Friuli, au nord-est de l\u2019Italie. Passionn\u00e9e de photographie et de peinture, elle a \u00e9tudi\u00e9 l\u2019\u00e9conomie et a travaill\u00e9 comme illustratrice. 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