{"id":1535,"date":"2015-02-01T19:25:13","date_gmt":"2015-02-01T18:25:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1535"},"modified":"2019-12-10T17:21:01","modified_gmt":"2019-12-10T16:21:01","slug":"puertolas-romain-la-petite-fille-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1535","title":{"rendered":"Puertolas, Romain \u00ab\u00a0la petite fille&#8230;\u00a0\u00bb (2015)"},"content":{"rendered":"<p><b><span style=\"font-family: 'Arial',sans-serif; color: #333333; background: white;\">Auteur\u00a0: <\/span><\/b><span style=\"font-family: 'Arial',sans-serif; color: #333333; background: white;\">n\u00e9 le 21 d\u00e9cembre 1975 \u00e0 Montpellier, est un \u00e9crivain fran\u00e7ais. <\/span><\/p>\n<p><b><span style=\"font-family: 'Arial',sans-serif; color: #333333; background: white;\">Ses romans<\/span><\/b><span style=\"font-family: 'Arial',sans-serif; color: #333333; background: white;\">\u00a0: L&rsquo;Extraordinaire Voyage du fakir qui \u00e9tait rest\u00e9 coinc\u00e9 dans une armoire Ikea,2013, 256 p. &#8211;<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1535\"> La Petite Fille qui avait aval\u00e9 un nuage grand comme la tour Eiffel<\/a>, 2015, 252 p. &#8211; Re-vive l&#8217;empereur, 2015, 352 p &#8211; Tout un \u00e9t\u00e9 sans Facebook, 2017, 384 p. &#8211; Un d\u00e9tective tr\u00e8s tr\u00e8s tr\u00e8s sp\u00e9cial, Gen\u00e8ve, La Joie de Lire, 2<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9936\">017, 137 p &#8211; Les nouvelles aventures du fakir au pays d&rsquo;Ikea, 2018, 283 p. &#8211; La police des fleurs, des arbres et des for\u00eats<\/a>, Albin Michel, 2019<\/span><\/p>\n<p><strong>\u00a001.2015 &#8211; 252 pages<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>R\u00e9sum\u00e9 <\/strong>Si tout a commenc\u00e9, pour Romain Pu\u00e9rtolas, par l\u2019ambulation \u00e0 succ\u00e8s, chahut\u00e9e et plan\u00e9taire, d\u2019une armoire bien compl\u00e8te de son <em>Fakir<\/em>, tout va continuer avec la geste a\u00e9rienne d\u2019une donzelle hors norme\u202f: Providence Dupois, debout d\u00e8s l\u2019aube, flair de reine, six orteils au pied droit, factrice de profession et m\u00e8re par instinct. Coinc\u00e9e en a\u00e9rogare par la nuageuse col\u00e8re d\u2019un volcan islandais, Providence ne peut aller qu\u00e9rir-gu\u00e9rir au Maroc l\u2019enfant malade qu\u2019elle a adopt\u00e9e\u202f: Zahera, fillette aux poumons embrum\u00e9s (toujours des nuages) par la mucoviscidose. Elle temp\u00eate, tr\u00e9pigne et songe \u00e0 l\u2019enfant qu\u2019elle a d\u00e9couverte, petite boule de charmants prodiges, lors d\u2019une hospitalisation au Maroc. Quand soudain les dieux suscitent un g\u00e9nie\u202f: le ma\u00eetre 90, dit aussi Hu\u00e9, pour qui vole qui veut, suffit d\u2019ouvrir les bras, l\u2019envol se prend comme un \u00e9lan\u202f: hop\u2009! Et Providence de voler, cap Maroc\u2009! Mais si, en d\u00e9finitive, tout cela n\u2019\u00e9tait que chim\u00e8re \u00e0 r\u00e9acteurs, un conte odorif\u00e9rant, une r\u00eaverie en altitude\u2026 Qui sait\u2009? \u00ab\u202fle monde est un enfant qui veut voler, avant de savoir marcher\u202f\u00bb nous glisse l\u2019artiste\u202f: dont acte, r\u00eavons, volons, r\u00eavons que nous volons. Lisons.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Si vous ne croyez pas aux contes de f\u00e9e, si vous ne devenez pas enfant en regardant les aventures de Peter Pan, si le merveilleux, le farfelu, l\u2019imaginaire ne sont pas des choses dans lesquelles vous croyez, passez votre chemin. Mais si vous avez envie de croire dans les bons sentiments, de vouloir esp\u00e9rer que tout est possible, que l\u2019amour donne des ailes, que l\u2019amour est plus fort que la maladie, que la mort, qu\u2019il peut unir les \u00ab black-blanc-beur \u00bb, alors laissez-vous prendre par la jolie histoire. Sur fond de fillette atteinte de mucoviscidose, un conte philosophique qui permet de croire que l\u2019amour est plus fort que tout et qu\u2019il faut y croire, y croire, y croire toujours et encore. Moi j\u2019ai fondu\u2026 mais j\u2019ai un c\u00f4t\u00e9 midinette et j\u2019ai gard\u00e9 mon \u00e2me d\u2019enfant\u2026 je pleure en regardant Walt Disney et je veux croire au P\u00e8re Noel et la gentillesse\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Cette histoire est enti\u00e8rement vraie puisque je l\u2019ai invent\u00e9e d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre. Boris Vian<\/p>\n<p>Ses bras avaient beau \u00eatre encore fr\u00eales, comme les jeunes pousses d\u2019un arbre, son esprit \u00e9tait compos\u00e9 d\u2019un alliage de m\u00e9taux indestructibles. Car l\u2019esprit \u00e9tait bien plus fort que le corps. Toujours. La bonne humeur aussi. Un sourire, un rire cassaient tout sur leur passage comme un gros bulldozer, ils cassaient la maladie, ils pulv\u00e9risaient la tristesse<\/p>\n<p>Le rire, c\u2019est le pire qui puisse arriver \u00e0 la maladie. Lui rire au visage. Ne jamais perdre espoir.<\/p>\n<p>Parce que la vie, c\u2019\u00e9tait un peu comme la mayonnaise. Faite de choses simples, comme des jaunes d\u2019\u0153uf et de l\u2019huile, et qu\u2019il ne fallait surtout pas brusquer mais qu\u2019un effort r\u00e9gulier transformait en le plus savoureux des m\u00e9langes<\/p>\n<p>C\u2019est triste \u00e0 dire, mais on ne conna\u00eet jamais bien un pays si l\u2019on n\u2019y a pas s\u00e9journ\u00e9 dans un h\u00f4pital. L\u00e0, impossible de masquer la r\u00e9alit\u00e9 des choses. La peinture rose dont l\u2019on peint les murs du tourisme s\u2019\u00e9caille et tombe, r\u00e9v\u00e9lant le ciment gris et les briques<\/p>\n<p>\u2013 Tu es un peu comme une maman t\u00e9l\u00e9guid\u00e9e. \u2013 Une maman t\u00e9l\u00e9guid\u00e9e ? \u2013 Oui, parce que si j\u2019avais une t\u00e9l\u00e9commande \u00e0 mamans, je te ferais revenir tout le temps, chaque fois que je suis un peu triste. D\u2019ailleurs, je ne te laisserais m\u00eame plus repartir.<\/p>\n<p>la majorit\u00e9 des malades, les plus visibles, d\u00e9tourn\u00e8rent la t\u00eate et se replong\u00e8rent dans leur occupation principale : mourir.<\/p>\n<p>Ils combattaient avec des \u00e9puisettes, des filets \u00e0 papillons, pendant qu\u2019au Nord, on luttait avec des aspirateurs antinuages de derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration<\/p>\n<p>Prends deux mots sans rapport apparent l\u2019un avec l\u2019autre et entre-les dans Google. Tu seras surprise par le nombre de sites ou d\u2019articles dans lesquels tes deux mots apparaissent ensemble<\/p>\n<p>Que les tisseurs de tapis perses et arabes int\u00e9graient volontairement une erreur \u00e0 leur ouvrage pour rompre l\u2019\u00e9quilibre parfait car seul Dieu cr\u00e9ait des choses parfaites<\/p>\n<p>Elle d\u00e9testait annoncer des mauvaises nouvelles. C\u2019\u00e9tait pour cela qu\u2019elle \u00e9tait devenue factrice, d\u2019ailleurs. Parce qu\u2019elle voulait apporter les bonnes nouvelles aux gens. Parce qu\u2019elle voulait \u00eatre cette cigogne qui apportait du bonheur dans sa gibeci\u00e8re<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait trop facile de baisser les bras comme \u00e7a. Elle avait peut-\u00eatre tout essay\u00e9. Mais pas l\u2019impossible<\/p>\n<p>La formule tourna dans l\u2019esprit de la factrice plusieurs fois, comme une chaussette sur le point de subir le programme pr\u00e9-essorage<\/p>\n<p>elle avait gard\u00e9 un coin d\u2019enfance en elle, un truc que les adultes appellent \u00ab cr\u00e9dulit\u00e9 \u00bb, et ce malgr\u00e9 les grosses claques que la vie lui avait donn\u00e9es<\/p>\n<p>Une vie ne p\u00e8se rien. M\u00eame sur notre Terre soumise \u00e0 la gravit\u00e9. Nous vivons quelque temps jusqu\u2019\u00e0 ce que la maladie vienne nous chercher et nous fasse monter avec elle vers ce plafond d\u2019\u00e9toiles.<\/p>\n<p>Il ne faut pas se vanter de son pouvoir, mais plut\u00f4t l\u2019utiliser pour une cause noble. C\u2019est un moyen, pas une fin<\/p>\n<p>Bien, pendant que vous vous restaurerez, je vous \u00e9noncerai les pr\u00e9ceptes de base. Il faudra les suivre \u00e0 la lettre. \u2013 Rien de plus facile pour une factrice<\/p>\n<p>Vous ne voulez pas un service de catering (il pronon\u00e7ait catering comme Catherine), tant que vous y \u00eates ?<\/p>\n<p>Mais l\u2019erreur est humaine. C\u2019est pour cela qu\u2019il y a des gommes au bout des crayons \u00e0 papier<\/p>\n<p>Sentez l\u2019odeur des nuages, de la pluie, du ciel. L\u2019odeur du Paradis. Prenez le temps de sentir tout cela<\/p>\n<p>Un arr\u00eat du c\u0153ur, une mort originale pour quelqu\u2019un qui \u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment connu pour ne pas en avoir.<\/p>\n<p>Nous vivons dans un monde mobile, dans lequel rien n\u2019est permanent, rien n\u2019est \u00e9ternel. Tout change autour de nous, tout change \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de nous, tout va si vite. Si tu peux trouver, au milieu de ce chaos, ton point fixe, le point fixe de ton univers, ne le l\u00e2che jamais. Il t\u2019aidera dans les moments de changements et de doute, lorsque l\u2019on d\u00e9truira tout autour de toi, tous tes rep\u00e8res, toutes tes maisons et tes habitudes<\/p>\n<p>Mais il \u00e9tait guid\u00e9 par une force o\u00f9 la raison n\u2019\u00e9tait plus de mise. Une force qu\u2019il tirait des r\u00e9gions les plus recul\u00e9es de son c\u0153ur. Une force que l\u2019on appelait \u00ab amour \u00bb, lorsqu\u2019on ne voulait pas lui donner le nom de \u00ab folie \u00bb.<\/p>\n<p>Les nuages nagent comme des enveloppes g\u00e9antes, comme des lettres que s\u2019enverraient les saisons, avait un jour dit le po\u00e8te albanais Isma\u00efl Kadar\u00e9<\/p>\n<p>Parce que les pires cauchemars, ce sont ceux que l\u2019on a les yeux ouverts, en plein jour, ceux qui nous guettent \u00e0 chaque coin de rue, qui s\u2019immiscent dans notre esprit quand on mange, quand on lit, quand on discute avec des amis, quand on travaille. Ceux qui ne vous l\u00e2chent jamais<\/p>\n<p>J\u2019ai r\u00eav\u00e9 avec vous. C\u2019est cela qui nous distingue des animaux, monsieur Bidule. C\u2019est que nous, les humains, on r\u00eave !<\/p>\n<p>Le c\u0153ur est une grande armoire dans laquelle on enferme tous ceux que l\u2019on aime pour les avoir toujours en soi et les trimballer partout avec soi dans la vie<\/p>\n<p>Le plus important est ce en quoi vous croyez. Que ce soit la v\u00e9rit\u00e9 ou pas. La croyance est parfois plus forte que la r\u00e9alit\u00e9. Et puis il faut prendre la vie telle qu\u2019elle est. Avec ses beaut\u00e9s et son plus grand d\u00e9faut. \u2013 Son plus grand d\u00e9faut ? \u2013 La mort. Car la mort fait partie de la vie. On a tendance \u00e0 l\u2019oublier<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: n\u00e9 le 21 d\u00e9cembre 1975 \u00e0 Montpellier, est un \u00e9crivain fran\u00e7ais. Ses romans\u00a0: L&rsquo;Extraordinaire Voyage du fakir qui \u00e9tait rest\u00e9 coinc\u00e9 dans une armoire Ikea,2013, 256 p. &#8211; La Petite Fille qui avait aval\u00e9 un nuage grand comme la tour Eiffel, 2015, 252 p. &#8211; Re-vive l&#8217;empereur, 2015, 352 p &#8211; Tout un \u00e9t\u00e9 &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1535\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1536,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,12],"tags":[],"class_list":["post-1535","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-litterature-france"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1535","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1535"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1535\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9940,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1535\/revisions\/9940"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1536"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1535"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1535"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1535"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}