{"id":1542,"date":"2015-02-06T15:02:38","date_gmt":"2015-02-06T14:02:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1542"},"modified":"2015-02-06T15:02:38","modified_gmt":"2015-02-06T14:02:38","slug":"penny-louise-le-mois-le-plus-cruel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1542","title":{"rendered":"Penny, Louise \u00ab\u00a0Le mois le plus cruel\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><strong>La s\u00e9rie des enqu\u00eates de l\u2019inspecteur Armand Gamache <\/strong><\/p>\n<p><strong>Tome 3 : Le Mois le plus cruel<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Un groupe d\u2019habitants du petit village de Three Pines d\u00e9cide d\u2019organiser une s\u00e9ance de spiritisme pour d\u00e9barrasser leur commune du Mal. Mais lors de la s\u00e9ance, l\u2019une des participantes meurt de peur. \u00c0 moins qu\u2019elle n\u2019ait \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9e\u2026 Le troisi\u00e8me volet des enqu\u00eates du d\u00e9licieux inspecteur Gamache.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Oppressant \u00e0 souhait.. Apr\u00e8s \u00e2tre venu en automne et en hiver, l&rsquo;inspecteur Gamache est de retour \u00e0 Three Pines pour P\u00e2ques. Le printemps arrive, mais\u00a0au lieu de se retrouver dans le pays du renouveau, il va plut\u00f4t se trouver\u00a0aux prises aux secrets, \u00e0 une maison hant\u00e9e..\u00a0Et pour ne rien arranger il est\u00a0victime d&rsquo;une cabale. Toujours flanqu\u00e9 de sa petite \u00e9quipe d&rsquo;enqu\u00eateurs, il va encore et toujours faire preuve d&rsquo;humanit\u00e9 et sa qualit\u00e9 d&rsquo;\u00e9coute va lui \u00eatre bien pr\u00e9cieuse.\u00a0C&rsquo;est un \u00eatre magnifique que cet inspecteur\u00a0et les habitants de Three Pines\u00a0deviennent de plus en plus pr\u00e9sents. On commence \u00e0 bien les conna\u00eetre et je me r\u00e9jouis de les retrouver. C&rsquo;est mon pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 des trois car l&rsquo;inspecteur Gamache devient de plus en plus attachant.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong> :<\/p>\n<p>Un artiste, mais qui semblait d\u00e9branch\u00e9 de son c\u0153ur. Il vivait dans un monde profond\u00e9ment rationnel, o\u00f9 l\u2019inexplicable \u00e9tait automatiquement \u00ab\u00a0idiot\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0ridicule\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0insens\u00e9\u00a0\u00bb. M\u00eame les \u00e9motions \u00e9taient insens\u00e9es<\/p>\n<p>Elle savait que, souvent, ce qui caract\u00e9rise les grands artistes n\u2019est pas le g\u00e9nie, mais la pers\u00e9v\u00e9rance<\/p>\n<p>La pluie ne vint pas et le dimanche de P\u00e2ques fila comme un lapin<\/p>\n<p>Apr\u00e8s tout, que d\u00e9sirait-on, sinon \u00eatre \u00e0 sa place\u00a0?<\/p>\n<p>Les apparences \u00e9taient trompeuses. Le monde connu changeait, se reformait. Tout ce qu\u2019il avait tenu pour acquis, pour un fait r\u00e9el et indiscutable, s\u2019\u00e9tait effondr\u00e9. Mais pas question que lui-m\u00eame s\u2019effondre. Ou qu\u2019il permette qu\u2019on fasse tomber ceux qu\u2019il aimait<\/p>\n<p>Il y a des choses auxquelles on n\u2019\u00e9chappe pas, et la mort en est une.<\/p>\n<p>Comment pouvaient-ils avoir \u00e9t\u00e9 si b\u00eates\u00a0? Leurs vies \u00e9taient-elles si tranquilles, si ennuyeuses, qu\u2019ils devaient chercher et cr\u00e9er le danger\u00a0?<\/p>\n<p>Les pens\u00e9es douloureuses cr\u00e9aient peut-\u00eatre une d\u00e9pendance\u00a0: une fois qu\u2019on y avait go\u00fbt\u00e9, on en voulait encore.<\/p>\n<p>Gamache adorait se rendre chez les gens impliqu\u00e9s dans une affaire. Examiner comment ils avaient am\u00e9nag\u00e9 leur espace le plus intime. Voir les couleurs, la d\u00e9coration. Sentir les ar\u00f4mes. Y avait-il des livres\u00a0? De quel genre\u00a0? Quelle impression se d\u00e9gageait du lieu\u00a0?<\/p>\n<p>De sortir le matin, fier et fanfaron, mais en prenant soin de dire \u00e0 sa chatte qu\u2019il l\u2019aimait, au cas o\u00f9.<\/p>\n<p>Les murs \u00e9taient couverts d\u2019immenses photos de dipl\u00f4m\u00e9s souriants et, sur de petites tables pliantes rouill\u00e9es et bossel\u00e9es, de modestes vases \u00e9br\u00e9ch\u00e9s contenaient de jolies jonquilles, des branches de saule ou quelque minuscule fleur sauvage cueillie par des mains us\u00e9es pour des yeux qui l\u2019adoreraient.<\/p>\n<p>La plupart des gens s\u2019effondraient graduellement, comme la vieille maison<\/p>\n<p>Cette femme r\u00e9serv\u00e9e tenait courageusement \u00e0 distance l\u2019arm\u00e9e du chagrin en maraude, mais, bient\u00f4t, cette arm\u00e9e allait donner l\u2019assaut, d\u00e9valer la colline et fondre sur elle, et il ne lui resterait plus rien de familier.<\/p>\n<p>Un ancien rituel pa\u00efen, d\u2019une \u00e9poque o\u00f9 \u00ab\u00a0pa\u00efen\u00a0\u00bb voulait dire \u00ab\u00a0paysan\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0paysan\u00a0\u00bb voulait dire \u00ab\u00a0travailleur\u00a0\u00bb, et o\u00f9 \u00eatre un travailleur avait de l\u2019importance<\/p>\n<p>les losers sont les gens les plus dangereux, car, t\u00f4t ou tard, ils arrivent au stade o\u00f9 ils n\u2019ont plus rien \u00e0 perdre.<\/p>\n<p>Vous devez \u00e9couter. Lorsqu\u2019on parle, on n\u2019apprend rien, et ce travail consiste \u00e0 apprendre. Pas seulement les faits. Le plus important, au cours d\u2019une enqu\u00eate sur un meurtre, est invisible et intangible. Ce sont les sentiments des gens<\/p>\n<p>Vous devez apprendre \u00e0 dire\u00a0: Je ne sais pas. Excusez-moi. J\u2019ai besoin d\u2019aide. Je me suis tromp\u00e9<\/p>\n<p>Dans le silence, vous percevrez un murmure que toute votre vie vous avez pris pour le vent. Mais ce sera un arbre. La nature nous parle tout le temps\u00a0; le probl\u00e8me, c\u2019est de savoir \u00e9couter et comprendre. Par exemple, je n\u2019entends pas ce que disent l\u2019eau, les fleurs ou les pierres. En fait, oui, je les entends, mais seulement un peu. Mais les arbres\u00a0? J\u2019entends clairement leurs voix<\/p>\n<p>On a tous les deux un lien avec la mort, on en profite, si on peut dire. Sans arbres morts, je n\u2019aurais pas de meubles\u00a0; sans cadavres, vous n\u2019auriez pas de travail.<\/p>\n<p>Je n\u2019ai pas senti le mot d\u00e9coch\u00e9 frapper et s\u2019enfoncer comme une balle molle.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait comme si on l\u2019avait kidnapp\u00e9e et emmen\u00e9e dans un monde de chuchotements et de t\u00e9moignages de sympathie pour un \u00e9v\u00e9nement auquel elle n\u2019arrivait pas encore \u00e0 croire<\/p>\n<p>Tout avait chang\u00e9. M\u00eame sa grammaire. Soudain, elle vivait au pass\u00e9. Et au singulier.<\/p>\n<p>Elle \u00e9tait la parfaite petite usine \u00e0 affronts, blessures et irritations, affair\u00e9e jour et nuit \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer de la col\u00e8re. Elle transformait les bonnes intentions en attaques, les cadeaux en insultes, le bonheur des autres en injure personnelle. Le sourire et m\u00eame le rire semblaient la blesser physiquement. Elle s\u2019accrochait \u00e0 chaque ranc\u0153ur<\/p>\n<p>La guerre contre le chagrin. L\u2019effort h\u00e9ro\u00efque et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 en vue d\u2019arr\u00eater l\u2019ennemi aux portes. Mais c\u2019\u00e9tait un combat vain<\/p>\n<p>Son c\u0153ur allait finalement la trahir et laisser le chagrin la submerger. La peine, la perte, le d\u00e9sespoir ren\u00e2claient et s\u2019impatientaient, se cabraient et se regroupaient pour l\u2019assaut final.<\/p>\n<p>Cette douleur physique, elle la comprenait. L\u2019autre \u00e9tait terrifiante. Elle \u00e9tait noire, vide, creuse et infinie.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tout a ses merveilles, l\u2019obscurit\u00e9 et le silence aussi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Puis, du silence de l\u2019obscurit\u00e9, lui parvint la r\u00e9ponse. \u2014\u00a0Ce sont nos secrets qui nous rendent malades<\/p>\n<p>Tant qu\u2019on ressent de la piti\u00e9, il n\u2019y a pas de place pour la compassion. Elle d\u00e9truit, \u00e9limine l\u2019\u00e9motion noble.<\/p>\n<p>En repensant \u00e0 T.S.\u00a0Eliot, il se disait que, si le po\u00e8te avait appel\u00e9 avril \u00ab\u00a0le mois le plus cruel\u00a0\u00bb, ce n\u2019\u00e9tait pas parce qu\u2019il tuait les fleurs et les bourgeons, mais parce que, parfois, il ne le faisait pas. Comme c\u2019est difficile pour ceux qui ne s\u2019\u00e9panouissent pas lorsque tout, autour, est vie nouvelle et espoir<\/p>\n<p>Toute sa vie, elle avait su que la fa\u00e7on la plus s\u00fbre de blesser quelqu\u2019un, de le mutiler, de le paralyser, c\u2019\u00e9tait la gentillesse. Si les gens s\u2019ouvrent, ils meurent. Mieux valait leur enseigner \u00e0 se blinder, m\u00eame si cela signifiait pour elle une vie de solitude, priv\u00e9e de chaleur humaine<\/p>\n<p>Nos secrets nous rendent malades en nous s\u00e9parant des autres. Ils nous isolent. Ils nous rendent craintifs, frustr\u00e9s, amers. Ils nous retournent contre les autres, puis contre nous-m\u00eames<\/p>\n<p>Un meurtre commen\u00e7ait presque toujours par un secret. Le meurtre est un secret \u00e9tal\u00e9 dans le temps.<\/p>\n<p>La piti\u00e9 qui se fait passer pour de la compassion. Tout le monde vous voyait comme une sainte, mais votre d\u00e9vouement avait sa raison d\u2019\u00eatre. Il vous donnait l\u2019impression d\u2019\u00eatre indispensable, et meilleure que tous les gens que vous aidiez<\/p>\n<p>Il lui r\u00e9pondait, montrait de l\u2019int\u00e9r\u00eat, mais les couleurs vives et \u00e9tincelantes de sa vie avaient p\u00e2li<\/p>\n<p><strong>Article g\u00e9n\u00e9ral sur la s\u00e9rie<\/strong> : <a title=\"Penny, Louise : La s\u00e9rie des enqu\u00eates de l\u2019inspecteur Armand Gamache\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1513\"><span style=\"color: #8a6119;\">Enqu\u00eates de l\u2019inspecteur Armand Gamache<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La s\u00e9rie des enqu\u00eates de l\u2019inspecteur Armand Gamache Tome 3 : Le Mois le plus cruel R\u00e9sum\u00e9\u00a0: Un groupe d\u2019habitants du petit village de Three Pines d\u00e9cide d\u2019organiser une s\u00e9ance de spiritisme pour d\u00e9barrasser leur commune du Mal. 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