{"id":15790,"date":"2022-03-29T17:27:32","date_gmt":"2022-03-29T15:27:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15790"},"modified":"2025-10-06T10:31:59","modified_gmt":"2025-10-06T08:31:59","slug":"fagan-jenni-la-fille-du-diable-2022","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15790","title":{"rendered":"Fagan, Jenni\u00ab La fille du diable \u00bb (2022)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice\u00a0<\/strong>: N\u00e9e en Ecosse, Jenni Fagan vit \u00e0 Edinbourg. Gr\u00e2ce \u00e0 ses excellents r\u00e9sultats en \u00ab creative writing \u00bb \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Greenwich, elle obtient une bourse d\u2019honneur \u00e0 la Royal Holloway de Londres. Elle a remport\u00e9 les prix du Dewar Arts et du Scottish Screen, entre autres pour ses \u00e9crits po\u00e9tiques. Elle a publi\u00e9 de la po\u00e9sie et gagn\u00e9 des prix d\u00e9cern\u00e9s par l\u2019Arts Council England, le Dewar Arts, et le Scottish Screen, entre autres. Elle a \u00e9t\u00e9 nomin\u00e9e \u00e0 deux reprises pour le Pushcart Prize. Elle puise son inspiration notamment dans sa profession, puisqu\u2019elle travaille comme \u00e9crivain dans les h\u00f4pitaux et les prisons.<\/p>\n<p>Romans \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1595\">La sauvage<\/a><\/span>\u00a0\u00bb(2013)\u00a0;\u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11259\">Les buveurs de lumi\u00e8re<\/a><\/span>\u00bb (2017);\u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15790\">La fille du diable<\/a><\/span>\u00a0\u00bb (2022); \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Fagan, Jenni \u00ab\u00a0Ootlin\u00a0\u00bb (2025) 368 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23021\">Ootlin<\/a><\/span>\u00a0\u00bb (2025)<\/p>\n<p>11.02.2022 \u2013 M\u00e9taili\u00e9 \u2013 Biblioth\u00e8que \u00e9cossaise \u2013 352 pages \u2013 C\u00e9line Schwaller (Traducteur) \u2013\u00a0 titre original \u00ab\u00a0Luckenbooth\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:<br \/>\n1910. Une jeune femme arrive au port d\u2019\u00c9dimbourg. Elle est \u00e0 bord d\u2019une petite embarcation, elle rame sur un cercueil. Elle porte un bonnet qui cache deux petites cornes \u00e9tincelantes. Elle doit se rendre au no10 de l\u2019all\u00e9e Luckenbooth o\u00f9 se dresse l\u2019un des plus hauts immeubles de la ville. Son p\u00e8re l\u2019a vendue au propri\u00e9taire, l\u2019un des hommes les plus riches de la ville, pour porter son enfant car sa femme est st\u00e9rile. Mais rien ne se passera comme pr\u00e9vu et l\u2019immeuble et ses habitants subiront les cons\u00e9quences d\u2019une mal\u00e9diction pendant cent ans.<br \/>\nAvec puissance et profondeur, Jenni Fagan nous raconte la vie d\u2019un immeuble, d\u2019une ville et du XXe si\u00e8cle du point de vue des outsiders qui y ont v\u00e9cu, \u00e9tage par \u00e9tage, d\u00e9cennie apr\u00e8s d\u00e9cennie. Un roman unique, noir et exub\u00e9rant o\u00f9 les oubli\u00e9s sont au c\u0153ur de l\u2019Histoire, \u00e0 la crois\u00e9e des exc\u00e8s du capitalisme et des revirements de l\u2019amour et du d\u00e9sir.<br \/>\nAlternant grands \u00e9v\u00e9nements et d\u00e9tails infimes, \u00e9tonnants et merveilleux, nous suivons un taxidermiste obs\u00e9d\u00e9 par la cr\u00e9ation d\u2019un squelette de sir\u00e8ne, une m\u00e9dium sexag\u00e9naire au sommet de son art, la chef d\u2019un gang en guerre contre les triades hong-kongaises, un mineur au ch\u00f4mage allergique \u00e0 la lumi\u00e8re, une espionne fascin\u00e9e par les aviatrices, des femmes bris\u00e9es ou battantes, une ourse polaire et la fille du Diable en personne.<br \/>\nCe roman est un hommage au pouvoir de l\u2019imagination, au courage des survivants et \u00e0 la force vitale de l\u2019art narratif. Une Vie mode d\u2019emploi en version punk et f\u00e9ministe, un Immeuble Yacoubian fantastique, repaire de fant\u00f4mes, po\u00e8tes et sorci\u00e8res. Un livre unique et \u00e9tincelant.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>C\u2019est le troisi\u00e8me livre de Jenni Fagan que je lis et les deux premiers ayant \u00e9t\u00e9 des coups de c\u0153urs, je me suis ru\u00e9e sur celui-ci. Je suis ressortie de cette lecture perplexe, un peu d\u00e9boussol\u00e9e, tellement on plonge dans l\u2019\u00e9trange. On plonge dans le surnaturel, dans un joyeux foutoir, c\u2019est totalement d\u00e9jant\u00e9 et pas facile \u00e0 suivre\u2026<\/p>\n<p>Le \u00a0titre du livre en fran\u00e7ais est \u00ab La fille du diable \u00bb, mais je trouve que le titre original \u00e9tait mieux adapt\u00e9 (le nom de l\u2019immeuble). Car c\u2019est bien l\u2019histoire de l\u2019immeuble qui est au c\u0153ur du roman et cela va couvrir un si\u00e8cle. Alors, Bienvenue au N<sup>o<\/sup>10 Luckenbooth Close\u2026<br \/>\nMis \u00e0 part l\u2019immeuble, il y a plusieurs personnages : si la structure de l\u2019immeuble \u00e9volue (de magnifique il devient ruine \u2013 tout comme la ville au XX\u00e8me si\u00e8cle), les rapports entre les personnages ne sont pas au rendez-vous\u2026 C\u2019est un roman que je qualifie \u00ab\u00a0gothique\u00a0\u00bb .<br \/>\nLa fille du diable arrive \u00e0 Edimbourg en cercueil apr\u00e8s avoir tu\u00e9 son p\u00e8re en 1910. Elle a \u00e9t\u00e9 vendue par son p\u00e8re \u00e0 Mr. Udnam, propri\u00e9taire de l\u2019immeuble et engag\u00e9e en qualit\u00e9 de m\u00e8re porteuse car sa fianc\u00e9e Elise ne peut pas avoir d\u2019enfant\u2026elle est suppos\u00e9e accoucher et dispara\u00eetre \u2026 mais la relation entre Elise et la fille du diable va changer la donne.<br \/>\nAu fil des d\u00e9cennies, on va faire la connaissance des \u00a0personnages qui se succ\u00e8dent dans les diff\u00e9rents appartements. En 1920 \u00a0on y rencontre Flora une trans, et Levi \u2013 un \u00e9tudiant am\u00e9ricain &#8211; \u00a0qui se focalise sur la bibliotheque des ossements, et d\u2019autres individus plus \u00e9tranges les uns que les autres\u2026 Dans les ann\u00e9es 1940, on y retrouve des anti-nazis.<br \/>\nPlus les ann\u00e9es passent et plus tout se d\u00e9glingue\u2026 l\u2019immeuble et ses habitants\u2026Malheureusement, il a manqu\u00e9 la coh\u00e9sion entre la vie des diff\u00e9rents personnages et si leurs histoires se laissent lire, au final j\u2019en suis ressortie avec une impression de r\u00e9cit non abouti mais avec la certitude que les livres de cette autrice ne ressemblent \u00e0 aucun autre auteur. Mais curieusement je ne peux pas dire que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7ue, juste d\u00e9stabilis\u00e9e\u2026 Alors j\u2019attends avec impatience le quatri\u00e8me roman de Jenni Fagan, qui m\u2019entrainera dans un autre univers\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Un mur entier de livres se courbe pour nous inspecter. Tous ces personnages, ces intrigues et ces lieux se regardent avant de se tourner vers moi.<\/p>\n<p>On dirait une maladie. Amour : titre \u00e0 80\u00b0. Danger de mort en cas d\u2019ingestion. Peut vous rendre fou, m\u00e9chant, aveugle et d\u00e9lirant. Cela n\u2019a rien \u00e0 voir avec la camaraderie sans risque qui consiste \u00e0 aimer un ami proche. \u00c0 se d\u00e9composer sans passion ensemble pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9 \u2013 la voie traditionnelle.<\/p>\n<p>Maman ne voulait peut-\u00eatre pas que je sois moins qu\u2019avocat, mais tout ce que j\u2019ai envie de faire, c\u2019est penser. C\u2019est un acte transgressif. Il nous en faudrait beaucoup plus par les temps qui courent.<\/p>\n<p>J\u2019ai aussi d\u00e9couvert que le N<sup>o<\/sup>10 Luckenbooth Close devait son nom \u00e0 un vieux mot, <em>lucken-buith<\/em>, c\u2019est comme \u00e7a qu\u2019ils appelaient les premi\u00e8res \u00e9choppes ferm\u00e9es destin\u00e9es au commerce. Avant ils tiraient des carrioles pour vendre de l\u2019argenterie et autres marchandises mais ils devaient les trimbaler dans toute la ville et je te le dis, mon fr\u00e8re, les collines de cette ville, c\u2019est pas de la rigolade, si je ne croyais pas en Dieu je dirais qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es par un psychopathe. Quoi qu\u2019il en soit, ces marchands locaux ont fini par demander \u00e0 la municipalit\u00e9 s\u2019ils pouvaient verrouiller leurs \u00e9choppes la nuit et c\u2019est comme \u00e7a que le mot est n\u00e9. Un <em>luckenbooth<\/em> est \u00e9galement un bijou, port\u00e9 soit en broche soit en bague, que l\u2019on offre \u00e0 une fianc\u00e9e \u2013 c\u2019est joli : deux c\u0153urs en argent entrecrois\u00e9s.<\/p>\n<p>Je me pr\u00e9cipite \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du N<sup>o<\/sup>10\u00a0Luckenbooth Close. Monte l\u2019escalier en courant. Je penche la t\u00eate en arri\u00e8re \u00e0 chaque fois, regarde la coupole tout l\u00e0-haut. Imagine tous les gens qui ont foul\u00e9 ces marches de pierre. Depuis des centaines d\u2019ann\u00e9es, des gens tournent en rond dans la cage d\u2019escalier comme les rouages d\u2019une horloge. Le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et l\u2019avenir se croisent. Les morts, les vivants, ceux qui le sont \u00e0 peine, les l\u00e2ches, les gens ordinaires et les braves, tous tournent les uns autour des autres \u00e0 travers le temps.<\/p>\n<p>Les adolescentes ont autant de courage que n\u2019importe quel homme. Ils sont rarement d\u2019accord avec \u00e7a (les hommes). M\u00eame s\u2019ils nous voient accomplir des actes relevant du courage et de l\u2019h\u00e9ro\u00efsme absolus\u2026 ils l\u2019effacent aussit\u00f4t de leur m\u00e9moire. Ensuite, ils se montrent avec nous d\u2019une condescendance sans bornes jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils se sentent \u00e0 nouveau bien dans leur peau.<\/p>\n<p>La vie est une succession de lassos de plus en plus petits lanc\u00e9s par la police de la pens\u00e9e.<br \/>\nIls se resserrent autour de nos id\u00e9es.<\/p>\n<p>Puis il s\u2019est install\u00e9 dans un coin et a pass\u00e9 en revue le plus de phobies possibles. Tout d\u2019abord, il a cherch\u00e9 celles qui pourraient avoir un effet dissuasif \u00e9vident sur une vocation de cambrioleur. Celles-ci comprenaient l\u2019achluophobie (la peur du noir), la domatophobie (la peur des maisons), l\u2019anthropophobie (la peur des gens), la leukophobie (la peur de la couleur blanche), la galeophobie (la peur des chats) et la koinoniphobie (la peur des chambres). Il est rare que la medorthophobie (la peur d\u2019un p\u00e9nis en \u00e9rection), l\u2019hadephobie (la peur de l\u2019enfer) ou la lutraphobie (la peur des loutres) retiennent un voleur \u2013 \u00e0 moins qu\u2019il n\u2019exerce dans le domaine rural.<\/p>\n<p>\u2013 Vous \u00eates phengophobe, Ivor.<br \/>\n\u2013 Je suis quoi ?<br \/>\n\u2013 C\u2019est une peur aigu\u00eb de la lumi\u00e8re, de la lumi\u00e8re du jour en particulier : c\u2019est votre phobie.<\/p>\n<p>Le kintsugi japonais repose sur l\u2019id\u00e9e qu\u2019un objet n\u2019est v\u00e9ritablement unique que lorsqu\u2019il a \u00e9t\u00e9 cass\u00e9 et r\u00e9par\u00e9. Il est alors beaucoup plus beau gr\u00e2ce \u00e0 ses fissures, pas malgr\u00e9 elles \u2013 c\u2019est pourquoi ils comblent ces fissures avec de l\u2019or ! La philosophie orientale de l\u2019esth\u00e9tique pourrait faire du bien \u00e0 l\u2019Occident.<\/p>\n<p>Le N<sup>o<\/sup>10 Luckenbooth Close se dressait autrefois de toute sa hauteur sur cette colline. Un gigantesque observateur de la ville qui s\u2019\u00e9tend tout en bas. Il a vu tout ce qui s\u2019est pass\u00e9 \u00e0 \u00c9dimbourg.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: N\u00e9e en Ecosse, Jenni Fagan vit \u00e0 Edinbourg. Gr\u00e2ce \u00e0 ses excellents r\u00e9sultats en \u00ab creative writing \u00bb \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Greenwich, elle obtient une bourse d\u2019honneur \u00e0 la Royal Holloway de Londres. Elle a remport\u00e9 les prix du Dewar Arts et du Scottish Screen, entre autres pour ses \u00e9crits po\u00e9tiques. 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