{"id":15873,"date":"2022-04-10T12:44:49","date_gmt":"2022-04-10T10:44:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15873"},"modified":"2022-04-10T12:44:49","modified_gmt":"2022-04-10T10:44:49","slug":"duchon-doris-jean-christophe-la-mort-shabille-en-crinoline-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15873","title":{"rendered":"Duchon-Doris, Jean-Christophe \u00abLa mort s&rsquo;habille en crinoline\u00bb (2014)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Ecrivain fran\u00e7ais n\u00e9 le 2 janvier 1960 Ancien \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;ENA, il est magistrat administratif, sp\u00e9cialis\u00e9 en droit fiscal. Pr\u00e9sident du tribunal administratif de Toulon (2014-2017), de Nice (2017-2019), puis de Paris (depuis 2019), il a effectu\u00e9 l&rsquo;essentiel de sa carri\u00e8re au tribunal administratif et \u00e0 la cour administrative d&rsquo;appel de Marseille o\u00f9 il r\u00e9side avec son \u00e9pouse et ses trois enfants.<br \/>\nOutre des activit\u00e9s juridiques, telles des publications juridiques et des charges d&rsquo;enseignement, il est \u00e9crivain de romans historiques et de romans policiers historiques. (Source Wikip\u00e9dia)<\/p>\n<p><strong>Romans<\/strong>\u00a0: <em>Les Nuits blanches du Chat bott\u00e9 &#8211; L&rsquo;Embouchure du Mississipy &#8211; Les Gal\u00e8res de l&rsquo;orf\u00e8vre\u00a0: Marseille, 1703 &#8211; L&rsquo;Autre Singe &#8211; L&rsquo;Ordure et le Soleil &#8211; Anges \u00e0 tuer, rue Paradis &#8211; Le Cuisinier de Talleyrand\u00a0: Meurtre au congr\u00e8s de Vienne &#8211; La Fille au pied de la croix &#8211; La Mort s&rsquo;habille en crinoline &#8211; Venez, vous dont l&rsquo;\u0153il \u00e9tincelle<\/em><\/p>\n<p>Julliard \u2013 06.03.2014 \u2013 318 pages \/ 10\/18 \u2013 16.04.2015 \u2013 351 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>En 1856, la comtesse de Castiglione, beaut\u00e9 fatale d&rsquo;origine italienne, s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 faire une entr\u00e9e spectaculaire au grand bal des Tuileries, devant le couple imp\u00e9rial. Depuis son arriv\u00e9e \u00e0 Paris, elle est r\u00e9put\u00e9e pour faire et d\u00e9faire la mode f\u00e9minine au gr\u00e9 des caprices vestimentaires les plus extravagants. Mais ce soir-l\u00e0 l&rsquo;enjeu est capital, car elle a pour mission de conqu\u00e9rir le c\u0153ur de Napol\u00e9on III.<br \/>\nEbloui par la plus audacieuse robe \u00e0 crinoline qu\u2019on ait jamais vue, l&#8217;empereur succombera en effet aux charmes de cette d\u00e9esse vivante. Sept ans plus tard, un jeune officier de police, Dragan Vladeski, d\u00e9couvre sur un chantier le corps d&rsquo;une femme \u00e9gorg\u00e9e, portant une robe identique \u00e0 celle de la comtesse le soir de son triomphe. Bient\u00f4t, d&rsquo;autres cadavres, v\u00eatus de fa\u00e7on similaire, surgissent aux quatre coins de la ville.<br \/>\nAid\u00e9 par la d\u00e9licieuse Eglantine, une des \u00a0\u00bb petites mains \u00a0\u00bb ayant particip\u00e9 \u00e0 la fabrication du mod\u00e8le original, Dragan tente de percer le myst\u00e8re de ces assassinats. Une robe, aussi mythique soit-elle, peut-elle \u00eatre \u00e0 l&rsquo;origine d&rsquo;une s\u00e9rie de meurtres effroyables ? Sur fond de r\u00e9novation urbaine, dans une capitale \u00e9ventr\u00e9e par le percement des grands avenues haussmanniennes, \u00ab\u00a0La Mort s&rsquo;habille en crinoline\u00a0\u00bb d\u00e9crit avec minutie ce moment charni\u00e8re qui fit basculer les Parisiens dans la modernit\u00e9.<br \/>\nUne \u00e9poque qui, en lib\u00e9rant peu \u00e0 peu le corps des femmes, rendit obsol\u00e8te toute une constellation de petits m\u00e9tiers, telles ces innombrables couturi\u00e8res et modistes qui, pour travailler dans des conditions \u00e9prouvantes, n&rsquo;en \u00e9taient pas moins de v\u00e9ritables artistes. L&rsquo;intrigue s&rsquo;inspire de personnages r\u00e9els, comme la comtesse de Castiglione et le photographe Pierson qui livra d&rsquo;elle des portraits consid\u00e9r\u00e9s comme les premi\u00e8res photographies de mode.<br \/>\nGr\u00e2ce \u00e0 cet admirable travail de reconstitution, Jean-Christophe Duchon-Doris nous offre un roman policier captivant, \u00e9crit dans une langue somptueuse et raffin\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;image de ces tenues flamboyantes, souvenirs lointains d&rsquo;une gloire r\u00e9volue.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<br \/>\nJ\u2019ai ador\u00e9 ce livre. Il faut dire que j\u2019aime ce qui est historique et qui traite de photographie, de mode.<br \/>\nAlors cap sur le Second Empire et partons \u00e0 la rencontre de la Comtesse de Castiglione (n\u00e9e Virginia Oldo\u00efni \u2013 1837-1899) qui fut pendant deux ans la maitresse de l\u2019empereur Napol\u00e9on III, du photographe portraitiste Pierre-Louis Pierson (1822-1913). Un livre qui nous plonge dans le Paris de la seconde moiti\u00e9 du XIX\u00e8me si\u00e8cle et nous ait d\u00e9couvrir \u00e0 la fois le cot\u00e9 festif (les bals de la cour) et le cot\u00e9 petites mains (la fabrication des robes, les ouvri\u00e8res de la couture et les plumassi\u00e8res, le changement de la mode avec l\u2019arriv\u00e9e du couturier Worth qui est \u00e0 l\u2019origine de la Haute couture Fran\u00e7aise. Worth qui r\u00e9volutionne la fa\u00e7on de concevoir la mode, ouvre des magasins, cr\u00e9e le mannequinat, qui a recourt \u00e0 une modiste, qui invente \u00ab\u00a0les modes\u00a0\u00bb au gr\u00e9 des saisons\u2026 C\u2019est aussi l\u2019\u00e9poque \u00e0 laquelle Paris change de physionomie avec ce que l\u2019on appelle les travaux haussmanniens, la cr\u00e9ation des grands boulevards, des grandes places, la disparition des petites ruelles.<br \/>\nVoil\u00e0, je vous ai bross\u00e9 le d\u00e9cor\u2026 et maintenant l\u2019intrigue\u00a0: Des jeunes femmes meurent, \u00e9gorg\u00e9es. Elles se ressemblent et fait plus surprenant, elles ressemblent aussi et avant tout \u00e0 la Comtesse\u00a0; \u00e0 tel point qu\u2019un homme ayant enqu\u00eat\u00e9 sur les premiers meurtres pense qu\u2019il vient de sauter dans la Seine pour tenter de secourir la Comtesse de Castiglione en personne. Seule la pr\u00e9sence de cette derni\u00e8re face au cadavre l\u2019en dissuadera. Charg\u00e9 de l\u2019enqu\u00eate sur ces meurtres, le jeune Dragan Vladeski va mener l\u2019enqu\u00eate. Quel est l\u2019auteur de ces meurtres des sosies de la Comtesse, cadavres habill\u00e9s en crinoline \u2013 qui plus est celle cousue en un seul exemplaire et port\u00e9e une seule fois par la Comtesse \u2026 et question subsidiaire pourquoi la Comtesse est-elle vis\u00e9e\u00a0?<br \/>\nAu final, j\u2019ai aim\u00e9 le contexte historique, l\u2019intrigue, les personnages et la mani\u00e8re d\u2019\u00e9crire, de d\u00e9crire \u2026 Je me suis retrouv\u00e9e entrain\u00e9e dans le Paris de l\u2019\u00e9poque, et j\u2019ai totalement plong\u00e9 dans l\u2019atmosph\u00e8re du roman.<br \/>\nDepuis le temps que ma s\u0153urette me disait \u00ab mais lis du Duchon-Doris \u00bb \u2026 voil\u00e0\u2026 tu avais raison N@n&#8230; M\u2019en vais partir sur les traces du \u00ab\u00a0<em>Cuisinier de Talleyrand\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0 tout bient\u00f4t\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>La neige est si pr\u00e9sente qu\u2019elle efface le d\u00e9cor, le gomme comme une esquisse maladroite au crayon.<\/p>\n<p>Mais elle est rest\u00e9e d\u2019une coquetterie prodigieuse\u00a0: un visage magnifique, app\u00e9tissant comme un g\u00e2teau, plein de craquelures et de feuillet\u00e9s o\u00f9 la poudre se pars\u00e8me en une gicl\u00e9e de sucre glace.<\/p>\n<p>Elle s\u2019habille de robes \u00e9vanescentes, d\u2019\u00e9toffes couleur de fum\u00e9e, de glaise, de brouillard et de feuille d\u2019automne. Elle met volontiers \u00e0 son cou, \u00e0 ses poignets, toutes sortes de bijoux curieux, colliers aux lourdes pierres, bracelets troubles aux m\u00e9taux paresseux, bagues viol\u00e2tres et laiteuses. Toute une d\u00e9coration encombrante et h\u00e9t\u00e9roclite qui, ajout\u00e9e \u00e0 son go\u00fbt pour les ch\u00e2les en vieille dentelle, lui donne une allure \u00e9trange d\u2019araign\u00e9e se promenant avec sa toile, accumulant sur elle des fragments d\u2019ailes de gu\u00eape, de poussi\u00e8res, de feuilles en d\u00e9composition, de thorax \u00e9vid\u00e9s d\u2019abeilles mortes.<\/p>\n<p>Les toilettes m\u00eal\u00e9es montent en cascade les escaliers, dans un flot de dentelles et d\u2019\u00e9claboussures. Seules les tailles \u00e9mergent, flottent, dansent, pareilles \u00e0 des bouchons de li\u00e8ge port\u00e9s par le courant.<\/p>\n<p>[\u2026] la fa\u00e7on qu\u2019elle a de se d\u00e9v\u00eatir en s\u2019habillant [\u2026]<\/p>\n<p>Le matin s\u2019\u00e9veille sur Paris, parsem\u00e9 d\u2019amas gr\u00e9gaires, bl\u00eames, d\u2019une p\u00e2leur de malade saign\u00e9. La nuit partout se retire emportant avec elle des cr\u00e9atures monstrueuses, vieillards, mendiants, vagabonds \u00e0 la bouche \u00e9dent\u00e9e, \u00e0 la jambe tra\u00eenante, ferrailleurs fouillant une derni\u00e8re fois les ordures, troupeau dispers\u00e9 et errant des prostitu\u00e9es \u2013 jupons sales, visages peints de couleurs fracassantes, grands yeux \u00e9carquill\u00e9s sous le cerne. Avec l\u2019aube, tout un monde range bagages et fuit, refoul\u00e9 par les replis de l\u2019ombre.<\/p>\n<p>Sommes-nous bien s\u00fbrs, quand nous posons, qu\u2019entre nous et l\u2019appareil du photographe ne vient pas s\u2019interposer une cr\u00e9ature immat\u00e9rielle, un d\u00e9mon, un fant\u00f4me, qui prend notre place\u00a0?\u2026<\/p>\n<p>Le parfum des petits g\u00e2teaux laisse tra\u00eener des \u00e9charpes de cannelle. Elles s\u2019emm\u00ealent aux lani\u00e8res de la fum\u00e9e du th\u00e9 qui dansent au-dessus de la porcelaine.<\/p>\n<p>Pierson d\u00e9clame d\u2019ailleurs qu\u2019un photographe est avant tout un sculpteur de soleil. C\u2019est lui qui donne les ordres pour que se disposent les appareils. C\u2019est lui qui d\u00e9cide, au vu du mod\u00e8le, ce que sera son \u00e9clairage\u00a0: lumi\u00e8re intense pour donner du relief, pour insuffler de la force au sujet ou lumi\u00e8re tamis\u00e9e, nuanc\u00e9e, frisante, adoucie, corrigeant les d\u00e9fauts du model\u00e9 du visage et des mains.<\/p>\n<p>Worth, fort de son succ\u00e8s \u00e0 la Cour, inverse le processus. Il se pose non en artisan, mais en artiste qu\u2019il faut solliciter. Il devance les go\u00fbts. Il cr\u00e9e des collections dont la th\u00e9matique varie selon la saison. Il abandonne la pratique de ses confr\u00e8res de pr\u00e9senter leur travail \u00e0 partir de poup\u00e9es qu\u2019ils habillent et invente, en se servant de son \u00e9pouse comme cobaye, le mannequin vivant qu\u2019il appelle le sosie.<\/p>\n<p>Le secret du succ\u00e8s de Worth, du succ\u00e8s commercial s\u2019entend, r\u00e9side dans sa volont\u00e9 de tout contr\u00f4ler, du tissu brut \u00e0 l\u2019accessoire. S\u2019il fait travailler, en sous-traitance, les meilleurs ouvriers de la capitale, il a aussi install\u00e9, \u00e0 port\u00e9e de main, ses propres ateliers qui, sans cesse, au gr\u00e9 de ses instructions, retouchent et r\u00e9ajustent le moindre d\u00e9tail de ses toilettes.<\/p>\n<p><strong>Information<\/strong>\u00a0: Charles Frederick Worth, n\u00e9 le 13 octobre 1825 \u00e0 Bourne (Lincolnshire, Royaume-Uni) et mort le 10 mars 1895 (\u00e0 69 ans) \u00e0 Paris (France), couturier fran\u00e7ais d&rsquo;origine britannique est \u00ab un des fondateurs de la haute couture Parisienne \u00bb et de la maison Worth. C&rsquo;est lui qui cr\u00e9e le principe de la maison de couture. ( Wikip\u00e9dia)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Ecrivain fran\u00e7ais n\u00e9 le 2 janvier 1960 Ancien \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;ENA, il est magistrat administratif, sp\u00e9cialis\u00e9 en droit fiscal. 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