{"id":1622,"date":"2015-03-22T12:24:57","date_gmt":"2015-03-22T11:24:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1622"},"modified":"2015-03-22T12:24:57","modified_gmt":"2015-03-22T11:24:57","slug":"penny-louise-illusion-de-lumiere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1622","title":{"rendered":"Penny Louise \u00ab Illusion de lumi\u00e8re\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><strong>La s\u00e9rie des enqu\u00eates de l\u2019inspecteur Armand Gamache<\/strong><\/p>\n<p><strong>Tome 7: \u00ab\u00a0Illusion de lumi\u00e8re\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : Quand il se r\u00e9alise, le r\u00eave d\u2019une vie peut virer au cauchemar. Lors du vernissage de sa premi\u00e8re exposition au Mus\u00e9e d\u2019art contemporain de Montr\u00e9al, un mauvais pressentiment hante Clara Morrow. De fait, le lendemain de la f\u00eate \u00e0 Three Pines, une femme est trouv\u00e9e la nuque bris\u00e9e au milieu des fleurs de son jardin. Qui \u00e9tait cette invit\u00e9e que personne ne reconna\u00eet ? Peu \u00e0 peu, le tableau du crime prend forme et l\u2019inspecteur-chef Armand Gamache apprend que dans le monde de l\u2019art chaque sourire dissimule une moquerie, chaque gentillesse cache un c\u0153ur bris\u00e9. Dans cette affaire, la v\u00e9rit\u00e9 est d\u00e9form\u00e9e par un jeu d\u2019ombre et de lumi\u00e8re qui cr\u00e9e l\u2019illusion.<\/p>\n<p>\u00ab Une intrigue faussement charmante? Sous chaque \u00e9clat de discorde conjugale ou de jalousie professionnelle se trouve une v\u00e9rit\u00e9 plus profonde sur la confiance trahie et la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019expier et de pardonner. \u00bb The New York Times<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Une plong\u00e9e passionnante et impitoyable dans les coulisses du march\u00e9 de l\u2019art\u2026 Les angoisses et le mal-\u00eatre des artistes, la jalousie et l\u2019envie, la mentalit\u00e9 des marchands d\u2019art (d\u2019artistes), le petit monde de la critique\u00a0; le tout accompagn\u00e9 du monde de la d\u00e9pendance, de l\u2019alcoolisme, des AA\u2026<\/p>\n<p>Et une analyse de l\u2019amour, de l\u2019amiti\u00e9, de la haine, des vernis et des impostures\u2026 de la peur de vivre\u2026. A se demander si l\u2019enqu\u00eate ne devient pas secondaire \u2026 L\u2019\u00e9tude psychologique des personnages est tellement prenante que pour ma part, les relations humaines prennent le pas sur le reste dans cette s\u00e9rie. Celui que j&rsquo;ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 pour le moment.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Refermer violemment la porte avant de la maison derri\u00e8re elle. S\u2019y appuyer. La verrouiller. Presser son corps contre elle, et emp\u00eacher le monde ext\u00e9rieur de p\u00e9n\u00e9trer. Maintenant, trop tard, elle savait qui lui avait menti. C\u2019\u00e9tait elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Je suis BIEN [\u2026] .<br \/>\n\u2014\u00a0B\u00eate, inqui\u00e8te, emmerdeuse et n\u00e9vros\u00e9e\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0Exactement.<\/p>\n<p>Il n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 d\u2019un naturel expansif, mais, ces derniers temps, il \u00e9tait plus r\u00e9serv\u00e9 que jamais, comme s\u2019il avait \u00e9rig\u00e9 des murs plus hauts et plus \u00e9pais autour de lui et lev\u00e9 son \u00e9troit pont-levis.<\/p>\n<p>l\u2019\u00e9rection de murs ne donnait jamais rien de bon. Le sentiment de s\u00e9curit\u00e9 que croyaient \u00e9prouver les gens \u00e9tait en fait une forme de captivit\u00e9. Et peu de choses s\u2019\u00e9panouissaient en captivit\u00e9.<\/p>\n<p>Les enseignants et les parents pensent que les salles de classe et les corridors sont remplis d\u2019\u00e9l\u00e8ves, mais c\u2019est faux. Ils sont remplis de sentiments. Qui se heurtent. Se blessent les uns les autres. C\u2019est affreux<\/p>\n<p>Certaines fissures laissent entrer la lumi\u00e8re, d\u2019autres laissent sortir la noirceur.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 pourquoi mon travail ressemble \u00e0 No\u00ebl tous les jours. Alors que chaque artiste se r\u00e9veille persuad\u00e9 que c\u2019est ce jour-l\u00e0 qu\u2019on reconna\u00eetra son g\u00e9nie, chaque marchand de tableaux se r\u00e9veille persuad\u00e9 que c\u2019est ce jour-l\u00e0 qu\u2019il d\u00e9couvrira un artiste de g\u00e9nie. \u2014\u00a0Mais comment savoir\u00a0? \u2014\u00a0Voil\u00e0 justement ce qui rend tout \u00e7a si excitant<\/p>\n<p>Mais telle \u00e9tait la nature des r\u00eaves. Ils n\u2019\u00e9taient pas toujours reconnaissables, au d\u00e9but.<\/p>\n<p>J\u2019aime le produit, pas la personne. Les artistes sont des \u00eatres capricieux, exigeants, des cingl\u00e9s qui prennent beaucoup de place et accaparent \u00e9norm\u00e9ment de votre temps. S\u2019occuper d\u2019eux est \u00e9puisant. C\u2019est comme prendre soin de b\u00e9b\u00e9s.<\/p>\n<p>Tout est nouveau, si on regarde au-del\u00e0 des apparences<\/p>\n<p>On dirait un vampire psychoaffectif, dit-elle enfin. \u2014\u00a0Un quoi\u00a0? \u2014\u00a0Un vampire suceur d\u2019\u00e9motions, si tu pr\u00e9f\u00e8res. J\u2019ai rencontr\u00e9 pas mal de personnes comme elle quand j\u2019exer\u00e7ais ma profession. Des gens qui sucent les autres jusqu\u2019\u00e0 la moelle. On en conna\u00eet tous. Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 du temps en leur compagnie, on se sent, sans raison, compl\u00e8tement vid\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il a un talent naturel, produisant de l\u2019art comme si c\u2019\u00e9tait une fonction physiologique.\u00a0\u00bb La formulation \u00e9tait astucieuse, c\u2019\u00e9tait presque un compliment. Puis, les mots prenaient un autre sens, charg\u00e9 de m\u00e9pris<\/p>\n<p>\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de chaque \u00eatre vivant, aussi beau soit-il, on d\u00e9couvrait de la noirceur s\u2019il s\u2019ouvrait compl\u00e8tement.<\/p>\n<p>il se peut que vous sous-estimiez le milieu artistique. Ne vous laissez pas berner par le vernis de civilit\u00e9 et de cr\u00e9ativit\u00e9. C\u2019est un monde brutal, rempli de personnes angoiss\u00e9es et cupides. La peur et la cupidit\u00e9\u00a0: voil\u00e0 ce qu\u2019on remarque \u00e0 l\u2019occasion de vernissages. De grosses sommes d\u2019argent sont en jeu. Des fortunes. Et les acteurs impliqu\u00e9s ont de gros ego. C\u2019est une combinaison explosive.<\/p>\n<p>Son cerveau semble bien fonctionner, c\u2019est seulement son c\u0153ur qui a arr\u00eat\u00e9 de battre.<\/p>\n<p>L\u2019inspecteur-chef Gamache \u00e9tait, de nature, un explorateur. Il n\u2019\u00e9tait jamais plus heureux que lorsqu\u2019il repoussait les limites, explorait les territoires int\u00e9rieurs, des endroits que les personnes elles-m\u00eames n\u2019avaient jamais explor\u00e9s, jamais examin\u00e9s. Probablement parce qu\u2019ils \u00e9taient trop effrayants. Mais Gamache n\u2019h\u00e9sitait pas. Il se rendait aux confins du monde connu, et au-del\u00e0. P\u00e9n\u00e9trait dans des lieux secrets, sombres. Regardait dans les crevasses, o\u00f9 se cachaient les pires choses.<\/p>\n<p>Ils \u00e9taient rendus sur le continent o\u00f9 vivent les parents en deuil. Cet endroit ressemble au reste du monde, mais ne l\u2019est pas. Les couleurs sont fades, d\u00e9lav\u00e9es. La musique est seulement des notes. Les livres n\u2019\u00e9meuvent pas, ne r\u00e9confortent pas, du moins pas compl\u00e8tement. La nourriture ne sert qu\u2019\u00e0 s\u2019alimenter, gu\u00e8re plus. Chaque respiration est un soupir. Et les gens qui s\u2019y trouvent savent quelque chose que les autres ignorent. Ils savent \u00e0 quel point le reste du monde a de la chance<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019alcoolique est comme un ouragan qui ravage la vie des autres sur son passage, lut Gamache. Il brise des c\u0153urs, d\u00e9truit de tendres relations, d\u00e9racine des affections.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Pas \u00e9tonnant que les gens boivent. Cette r\u00e9union est aussi amusante qu\u2019une noyade<\/p>\n<p>Personne ne peut nous blesser si nous sommes pr\u00eats \u00e0 reconna\u00eetre nos d\u00e9fauts, \u00e0 avouer nos secrets. Parler a un effet tr\u00e8s puissant<\/p>\n<p>Elle regarda par la fen\u00eatre les hommes et les femmes qui passaient. Perdus dans leurs propres pens\u00e9es, dans leur propre monde. Son univers \u00e0 elle, cependant, venait tout juste de changer<\/p>\n<p>Elle avait pris tant de mauvaises d\u00e9cisions et ne savait plus comment faire les bons choix<\/p>\n<p>M\u00eame au cours des nuits les plus chaudes et humides de juillet, allong\u00e9s tout nus dans le lit apr\u00e8s avoir repouss\u00e9 les draps d\u2019un coup de pied, le corps tremp\u00e9 et luisant de sueur, ils se touchaient. Juste un peu. Lui, par exemple, posait sa main sur le dos de Clara, et elle appuyait un orteil sur sa jambe. C\u2019\u00e9tait un contact. Cette nuit-l\u00e0, cependant, il se cramponnait \u00e0 son c\u00f4t\u00e9 du lit et elle au sien, comme s\u2019ils se retenaient aux parois oppos\u00e9es d\u2019une falaise<\/p>\n<p>Elle \u00e9tait l\u00e0 pour toujours. Oubli\u00e9e, peut-\u00eatre, mais encore l\u00e0, attendant d\u2019\u00eatre red\u00e9couverte, de refaire surface. Comme un secret jamais compl\u00e8tement cach\u00e9, jamais compl\u00e8tement oubli\u00e9.<\/p>\n<p>J\u2019ai relu le texte et m\u00e9moris\u00e9 ces phrases. Pas parce que je crois que c\u2019est la v\u00e9rit\u00e9, mais pour avoir un choix quant \u00e0 quoi croire, ce qui n\u2019est pas toujours oblig\u00e9 d\u2019\u00eatre le pire.<\/p>\n<p>On pourrait penser que c\u2019est facile d\u2019avouer ces choses \u00e0 soi-m\u00eame. Apr\u00e8s tout, nous \u00e9tions l\u00e0 quand elles se sont produites. Mais, \u00e9videmment, on ne veut pas admettre que nos actions \u00e9taient si terribles, apr\u00e8s des ann\u00e9es pass\u00e9es \u00e0 justifier notre comportement ou \u00e0 refuser de reconna\u00eetre qu\u2019on a mal agi<\/p>\n<p>personne, m\u00eame avec les meilleures intentions du monde, ne peut comprendre une exp\u00e9rience quelconque \u00e0 part une personne qui a v\u00e9cu la m\u00eame chose<\/p>\n<p>il pensa \u00e0 l\u2019effet corrosif des secrets<\/p>\n<p>Elle faisait ce qu\u2019il y avait de plus difficile au monde. Elle attendait, et esp\u00e9rait<\/p>\n<p>Ils avaient parl\u00e9 toute la nuit, puis s\u2019\u00e9taient endormis. Sans se toucher. Ils n\u2019\u00e9taient pas pr\u00eats pour \u00e7a. Tous les deux \u00e9taient trop meurtris. Elle avait l\u2019impression qu\u2019ils avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9corch\u00e9s vifs et diss\u00e9qu\u00e9s. D\u00e9soss\u00e9s. Que leurs entrailles avaient \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9es, examin\u00e9es et s\u2019\u00e9taient r\u00e9v\u00e9l\u00e9es pourries<\/p>\n<p>Il avan\u00e7a le bras et, tr\u00e8s lentement, pour ne pas la faire sursauter ni l\u2019effrayer, mit sa large main sur la sienne et recouvrit son poing. Le mettant \u00e0 l\u2019abri dans le petit havre ainsi cr\u00e9\u00e9.<\/p>\n<p>les gens se souviennent seulement des mauvaises critiques<\/p>\n<p>Et si l\u2019espoir ne mourait jamais, combien de temps la haine durait-elle\u00a0?<\/p>\n<p>les gens stupides n\u2019\u00e9taient jamais inoffensifs. C\u2019\u00e9taient les pires. Autant de crimes s\u2019expliquaient par la b\u00eatise que par la col\u00e8re et la cupidit\u00e9<\/p>\n<p>La plupart d\u2019entre nous tombent \u00e0 cause de petites transgressions. De fautes mineures qui s\u2019accumulent et finissent par nous \u00e9craser. C\u2019est relativement facile d\u2019\u00e9viter de faire des choses graves, mais ce sont les centaines de petits actes m\u00e9chants qui finalement vous rattrapent. Si on prend le temps d\u2019\u00e9couter les gens, on se rend compte que ce n\u2019est ni la gifle ni le coup de poing qui rendent honteuses les personnes avec une conscience, mais le ragot chuchot\u00e9, le regard m\u00e9prisant. Le dos tourn\u00e9. Voil\u00e0 ce que ces personnes cherchent \u00e0 oublier en buvant<\/p>\n<p>L\u2019abstinence n\u2019est pas pour les l\u00e2ches, inspecteur-chef. Pensez ce que vous voulez d\u2019un alcoolique, mais devenir abstinent exige beaucoup d\u2019honn\u00eatet\u00e9, et \u00e7a, \u00e7a exige beaucoup de courage. Arr\u00eater de boire est l\u2019\u00e9tape la plus facile. Nous devons ensuite nous regarder en face. Affronter nos d\u00e9mons. Combien de personnes sont pr\u00eates \u00e0 faire \u00e7a\u00a0?<\/p>\n<p>Pour lui, une seule chose \u00e9tait pire que la compagnie\u00a0: \u00eatre seul<\/p>\n<p>\u2014\u00a0\u00ab\u00a0L\u2019alcoolique est comme un ouragan qui ravage la vie des autres sur son passage\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>il faut d\u2019abord se trouver soi-m\u00eame. Car, \u00e0 un moment donn\u00e9, on s\u2019est perdus. Et on a fini par tourner en rond, sans but, dans un \u00e9tat de confusion \u00e0 cause des drogues et de l\u2019alcool. En nous \u00e9loignant de plus en plus de la personne que nous sommes vraiment.<\/p>\n<p>Les choses sont plus solides \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 elles ont \u00e9t\u00e9 cass\u00e9es, dit-elle<\/p>\n<p>Quand les gens touchent le fond, ils peuvent rester l\u00e0 et mourir, ce que font la majorit\u00e9 d\u2019entre eux. Ou ils peuvent essayer de reprendre leur vie en main. \u2014\u00a0De recoller les morceaux<\/p>\n<p>La personne qui n\u2019a pas chang\u00e9 refait la m\u00eame chose stupide encore et encore. Si vous remettez tous les morceaux \u00e0 leur place, comment pouvez-vous vous attendre \u00e0 ce que votre vie soit diff\u00e9rente\u00a0?<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait elle qui avait ouvert la porte. Elle commen\u00e7ait \u00e0 d\u00e9tester les portes. Ferm\u00e9es ou ouvertes.<\/p>\n<p>qu\u2019une sc\u00e8ne de crime n\u2019\u00e9tait pas seulement sur le sol, mais aussi dans la t\u00eate des gens. Dans leurs souvenirs, leurs perceptions, leurs sentiments, qu\u2019il ne fallait pas risquer de contaminer avec des questions pouvant orienter la pens\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans son propre studio immacul\u00e9 et bien rang\u00e9 de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du couloir, il avait fait de la place pour l\u2019inspiration. Mais celle-ci s\u2019\u00e9tait tromp\u00e9e d\u2019adresse et avait abouti ici.<\/p>\n<p>Quelque chose qu\u2019on avait extirp\u00e9 des entrailles du journal o\u00f9 il \u00e9tait profond\u00e9ment enterr\u00e9, mais loin d\u2019\u00eatre mort.<\/p>\n<p>Que se passait-il quand ce n\u2019\u00e9tait pas seulement l\u2019espoir, mais aussi les r\u00eaves et une carri\u00e8re qu\u2019on brisait\u00a0? Une vie enti\u00e8re\u00a0?<\/p>\n<p>Une technologie d\u00e9pass\u00e9e qui avait enregistr\u00e9 un meurtre. Ou, du moins, la naissance d\u2019une mort. Le d\u00e9but d\u2019une fin. Un vieil \u00e9v\u00e9nement encore frais dans la m\u00e9moire de quelqu\u2019un. Non, pas frais. Il \u00e9tait pourri.<\/p>\n<p>c\u2019\u00e9tait le but de la critique\u00a0: assassiner une carri\u00e8re, tuer l\u2019artiste \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la personne.<\/p>\n<p>Vous le savez, moi aussi je le sais. M\u00eame lui le sait. Mais ce qu\u2019on sait et ce qu\u2019on ressent peuvent \u00eatre deux choses compl\u00e8tement diff\u00e9rentes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La s\u00e9rie des enqu\u00eates de l\u2019inspecteur Armand Gamache Tome 7: \u00ab\u00a0Illusion de lumi\u00e8re\u00bb R\u00e9sum\u00e9 : Quand il se r\u00e9alise, le r\u00eave d\u2019une vie peut virer au cauchemar. Lors du vernissage de sa premi\u00e8re exposition au Mus\u00e9e d\u2019art contemporain de Montr\u00e9al, un mauvais pressentiment hante Clara Morrow. 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