{"id":16233,"date":"2022-05-28T18:54:19","date_gmt":"2022-05-28T16:54:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16233"},"modified":"2022-05-28T18:57:18","modified_gmt":"2022-05-28T16:57:18","slug":"may-peter-un-alibi-en-beton-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16233","title":{"rendered":"May, Peter \u00abUn alibi en b\u00e9ton\u00bb (2020)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: \u00a0N\u00e9 en 1951 \u00e0 Glasgow, Peter May a \u00e9t\u00e9 journaliste, puis brillant et prolifique sc\u00e9nariste de la t\u00e9l\u00e9vision \u00e9cossaise. Il vit depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es dans le Lot o\u00f9 il se consacre \u00e0 l\u2019\u00e9criture. Sa<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=693\"> trilogie \u00e9cossaise<\/a> <\/span>\u2013 <em>L\u2019\u00cele des chasseurs d\u2019oiseaux, L\u2019Homme de Lewis<\/em> et <em>Le Braconnier du lac perdu<\/em> \u2013, initialement publi\u00e9e en fran\u00e7ais par les \u00c9ditions du Rouergue, a conquis le monde entier. Salu\u00e9e par de nombreux prix litt\u00e9raires, toute son \u0153uvre est disponible aux \u00c9ditions du Rouergue.<\/p>\n<p><strong>Pour mes commentaires de ses livres<\/strong>\u00a0: voir dans la <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?page_id=4758\">liste des auteurs (M-Q)<\/a><\/span><\/p>\n<p><strong>La s\u00e9rie Assassins sans visages\u00a0: <\/strong>Lorsqu\u2019il s\u2019est mis au d\u00e9fi de r\u00e9soudre quelques-unes des affaires jamais \u00e9lucid\u00e9es par la police fran\u00e7aise, Enzo MacLeod, l\u2019enqu\u00eateur hors pair, \u00e9tait loin d\u2019imaginer les cons\u00e9quences sur sa vie. Les enqu\u00eates vont le mener aux\u00a0six coins de l\u2019hexagone ( <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=699\">Le Mort aux quatre tombeaux<\/a><\/span>, <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1339\">Terreur dans les vignes<\/a>, <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1932\">La Trace du sang<\/a>, <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5272\">L\u2019\u00cele au r\u00e9bus<\/a>, <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10167\">Trois \u00e9toiles et un meurtre<\/a> <\/span>, <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16233\">Un alibi en b\u00e9ton<\/a><\/span>, La gardienne de Mona Lisa)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Rouergue \u2013 14.10.2020 \u2013 361 pages \/ Rouergue poche 04.05.2022 \u2013 448 pages (traduit par Anne Bataille)<\/p>\n<p>(S\u00e9rie \u00ab\u00a0Assassins sans visages\u00a0\u00bb tome 6)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong><br \/>\nLucie Martin avait disparu depuis 1989 lorsqu\u2019un promeneur a d\u00e9couvert son corps dans un lac ass\u00e9ch\u00e9 par la canicule de 2003, \u00e0 proximit\u00e9 de la demeure de ses parents, dans le Lot-et-Garonne. \u00c9tudiante \u00e0 Bordeaux, elle travaillait pour une association d\u2019aide \u00e0 la r\u00e9insertion et y avait rencontr\u00e9 un ancien d\u00e9tenu charismatique, R\u00e9gis Blanc, lequel est aujourd\u2019hui incarc\u00e9r\u00e9 \u00e0 Lannemezan pour le meurtre de trois prostitu\u00e9es qui travaillaient pour lui.<br \/>\nAlors que le squelette de Lucie porte des stigmates rapprochant sa mort de celle de ces trois femmes, Enzo MacLeod reprend l\u2019enqu\u00eate qui n\u2019est jamais parvenue \u00e0 confondre avec certitude le serial- killer, prot\u00e9g\u00e9 par un alibi en b\u00e9ton. Mais, \u00e0 son insu, l\u2019obstin\u00e9 \u00c9cossais ouvre une bo\u00eete de Pandore qui non seulement ranime d\u2019anciens fant\u00f4mes depuis longtemps endormis mais place sa propre famille sous une incoercible menace.<\/p>\n<p>Avec ce sixi\u00e8me opus de la s\u00e9rie Assassins sans visages, Peter May confronte son h\u00e9ros enqu\u00eateur \u00e0 l\u2019insupportable vuln\u00e9rabilit\u00e9 des p\u00e8res.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Notre cher Enzo continue \u00e0 se pencher sur les crimes non r\u00e9solus du livre \u00e9crit par Raffin, qui est donc devenu le p\u00e8re de son petit-fils. Ce n\u2019est pas pour cela que les relations ente les deux hommes sont devenues plus cordiales\u2026 Dans cette enqu\u00eate, les deux filles d\u2019Enzo sont pr\u00e9sentes et surtout Sophie.\u00a0 Sophie qui au d\u00e9but du livre organise une petite f\u00eate pour l\u2019anniversaire de son p\u00e8re \u00e0 laquelle elle souhaite convier tous ceux qui ont eu de l\u2019importance dans la vie de son p\u00e8re. De fait dans le roman on croisera beaucoup de personnes de la vie de ce dernier\u2026<br \/>\nMais surtout il y a l\u2019enqu\u00eate\u00a0: Un dossier qui en devient six\u2026<br \/>\nEt une fois de plus je n\u2019ai pas l\u00e2ch\u00e9 le roman. L\u2019\u00e9criture est fluide, les personnages attachants, j\u2019aime les univers de Peter May, que les crimes se d\u00e9roulent en Ecosse, en Chine, en France ou ailleurs\u2026<br \/>\nAlors je ne vais pas tarder \u00e0 attaquer le petit dernier\u2026 C\u2019est toujours un excellent moment de lecture, avec du suspense, de l\u2019humanit\u00e9, un petit sourire aux l\u00e8vres\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>J\u2019enseigne \u00e0 l\u2019universit\u00e9, et j\u2019ai une fille aussi fran\u00e7aise qu\u2019une cuisse de grenouille.<\/p>\n<p>Depuis le jour de sa disparition, je ne me sens plus le droit de rire ni d\u2019\u00e9prouver du plaisir.<\/p>\n<p>il ne s\u2019agissait pas seulement d\u2019un myst\u00e8re \u00e0 percer, d\u2019une \u00e9nigme \u00e0 r\u00e9soudre. Il s\u2019agissait de personnes r\u00e9elles, de vies r\u00e9elles, de chagrins r\u00e9els.<\/p>\n<p>Nous ne l\u2019avions jamais vue dans cet \u00e9tat. Nous n\u2019\u00e9tions pas en mesure de supposer quoi que ce soit. Mais cela nous a troubl\u00e9s. Nous ne savions pas quoi dire, m\u00eame entre nous. J\u2019imagine que, d\u2019un commun accord, nous avons trouv\u00e9 pr\u00e9f\u00e9rable de ne pas en parler. Comme si le fait de ne pas \u00e9voquer le probl\u00e8me suffirait simplement \u00e0 le faire dispara\u00eetre.<\/p>\n<p>Pleurer n\u2019apportait ni r\u00e9confort ni solution\u00a0; avec les larmes, le corps c\u00e9dait \u00e0 la peur et \u00e0 la douleur. C\u2019\u00e9tait trop \u00e9puisant.<\/p>\n<p>\u2013 Les Chinois diraient que le pourquoi importe peu si les preuves accumul\u00e9es accusent clairement l\u2019assassin.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois qu\u2019il voyait un cerf blanc, mais il connaissait bien la l\u00e9gende \u00e9cossaise\u00a0\u2013\u00a0une vieille croyance selon laquelle la rencontre avec un cerf blanc annonce qu\u2019un proche va mourir.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 la diff\u00e9rence du froid d\u00e9sagr\u00e9able d\u2019un Paris gris et humide, celui-ci \u00e9tait vif comme un vin frapp\u00e9 savour\u00e9 par une belle journ\u00e9e d\u2019\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Tout en enfilant des sous-v\u00eatements propres et un pantalon, il se demanda pourquoi l\u2019\u00e2ge semblait toujours devoir s\u2019accompagner de douleurs\u00a0\u2013\u00a0dans les muscles, les articulations, les os qui bougeaient autrefois avec la plus grande aisance, sans la moindre g\u00eane. Comme si ce n\u2019\u00e9tait pas d\u00e9j\u00e0 assez p\u00e9nible comme \u00e7a de vieillir.<\/p>\n<p>Tu ne peux pas regarder devant toi et calculer combien de temps il te reste en te disant que le jeu n\u2019en vaut plus la chandelle. Tu dois vivre au pr\u00e9sent parce que demain tu seras peut-\u00eatre mort. Alors profites-en, merde\u00a0!<\/p>\n<p>Il voulait lui dire qu\u2019il l\u2019aimait. Mais il avait peur des mots. Ces trois mots simples, trop faciles \u00e0 prononcer, charg\u00e9s d\u2019un poids bien plus grand que n\u2019importe quels trois autres mots de l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9. Il savait qu\u2019elle voulait les entendre, mais ils ne sortirent pas.<\/p>\n<p>C\u2019est la vie, vous savez. Des gens meurent, des gens se font assassiner, des gens fuguent. Qui sait qui, pourquoi ou quand\u00a0? Ils entrent dans votre vie et ils en sortent. C\u2019est pas pour \u00e7a que vous \u00eates responsable d\u2019eux.<\/p>\n<p>\u2013 Le r\u00eave est parfois la seule chose qui nous reste.<\/p>\n<p><strong>Information<\/strong>\u00a0:<br \/>\n\u2013 <strong>Syndrome de Waardenburg<\/strong>\u00a0: du nom de Petrus Johannes Waardenburg (en) (1886-1979), est une maladie g\u00e9n\u00e9tique de transmission autosomique dominante associant une surdit\u00e9 avec des anomalies de la pigmentation de la peau ou des cheveux ou de l\u2019iris. Ce syndrome appartient au grand groupe des neurocristopathies. (Source Wikip\u00e9dia)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: \u00a0N\u00e9 en 1951 \u00e0 Glasgow, Peter May a \u00e9t\u00e9 journaliste, puis brillant et prolifique sc\u00e9nariste de la t\u00e9l\u00e9vision \u00e9cossaise. Il vit depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es dans le Lot o\u00f9 il se consacre \u00e0 l\u2019\u00e9criture. 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