{"id":16269,"date":"2022-06-01T15:39:56","date_gmt":"2022-06-01T13:39:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16269"},"modified":"2022-06-01T15:39:56","modified_gmt":"2022-06-01T13:39:56","slug":"zafon-carlos-ruiz-la-ville-de-vapeur-la-ciudad-de-vapor-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16269","title":{"rendered":"Zaf\u00f3n, Carlos Ruiz \u00ab La Ville de vapeur \/ La Ciudad de Vapor \u00bb (2020)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0:<br \/>\nCarlos Ruiz Zaf\u00f3n, n\u00e9 le 25 septembre 1964 \u00e0 Barcelone et mort le 19 juin 2020 \u00e0 Los Angeles, est un auteur espagnol.<br \/>\nIl \u00e9crit principalement en espagnol. De 1993 jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort, il habite \u00e0 Los Angeles o\u00f9 il \u00e9crit des sc\u00e9narios de films.<br \/>\n<em>Voir ma page \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=772\">auteur coup de c\u0153ur<\/a><\/span>\u00a0\u00bb\u00a0<\/em><\/p>\n<p>La Ciudad de Vapor &#8211; Todos los cuentos &#8211;\u00a0 Editor Planeta \u2013 01.11.2020 \u2013 222 pages<br \/>\nActes Sud \u2013 Lettres hispaniques \u2013 03.11.2021 \u2013 189 pages Marie Vila Casas (Traducteur)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:<br \/>\nUn architecte qui fuit Constantinople avec les plans d&rsquo;une biblioth\u00e8que inexpugnable, un \u00e9trange cavalier qui arrive \u00e0 convaincre un tout jeune \u00e9crivain (accessoirement nomm\u00e9 Miguel de Cervantes) d&rsquo;\u00e9crire un roman in\u00e9galable&#8230; on retrouve dans ce recueil une atmosph\u00e8re et des th\u00e9matiques famili\u00e8res aux lecteurs de Zaf\u00f3n : des \u00e9crivains maudits, des b\u00e2tisseurs visionnaires, des identit\u00e9s usurp\u00e9es, une Barcelone gothique et certains des personnages phares de la t\u00e9tralogie du \u00ab\u00a0Cimeti\u00e8re des livres oubli\u00e9s\u00a0\u00bb, tels Semper\u00e9, Andreas Corelli ou David Martin.<br \/>\nIl se d\u00e9gage de l&rsquo;ensemble une unit\u00e9 parfaite et un charme profond et envo\u00fbtant, dans un halo de myst\u00e8re (et de vapeur).Autant de r\u00e9cits qui constituent d&rsquo;\u00e9mouvantes miniatures d&rsquo;un talent narratif incomparable et d\u00e9gagent un charme profond et envo\u00fbtant, dans un halo de myst\u00e8re et de vapeur. Le dernier hommage \u00e0 un monstre sacr\u00e9 de la litt\u00e9rature.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<br \/>\nC\u2019est le c\u0153ur lourd que je referme ce dernier livre, hommage posthume \u00e0 cet auteur, l\u2019un de mes \u00e9crivains pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s. Je dis adieu \u00e0 sa Barcelone, \u00e0 son univers fantastique, onirique, aux brumes et aux livres oubli\u00e9s dans leur cimeti\u00e8re, \u00e0 ses promenades \u2026<br \/>\nBien que les nouvelles et les r\u00e9cits courts ne m\u2019enthousiasment pas, l\u2019\u00e9criture et les th\u00e8mes abord\u00e9s par cet auteur ne ravissent toujours. Alors c\u2019est \u00e9videmment un moment de lecture magnifique et \u00e9mouvant. Et qui fait ressurgir toutes les \u00e9motions ressenties lors de la lecture de sa fabuleuse t\u00e9tralogie <em><strong>Le Cimeti\u00e8re des livres oubli\u00e9s<\/strong> <\/em>.<br \/>\nAvec \u00ab Blanca et l\u2019adieu \u00bb nous retrouvons David Mart\u00edn (Le jeu de l\u2019ange) . Puis au fil des contes, nous passons des moments avec Andreas Corelli, Sempere, Cervantes, le dragon, l\u2019ange exterminateur, la danse de l\u2019automate, la ville de Barcelone d\u00e9crite dans une atmosph\u00e8re gothique si particuli\u00e8re, les labyrinthes, \u201cGaud\u00ed\u201d, les livres.<br \/>\nEt en refermant ce petit recueil, une envie\u00a0: relire l\u2019\u0153uvre de cet auteur du merveilleux.<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>J\u2019ai toujours envi\u00e9 la capacit\u00e9 d\u2019oubli de certaines personnes qui ne voient dans le pass\u00e9 qu\u2019un changement de saison ou une paire de vieilles chaussures qu\u2019il suffit de remiser au fond d\u2019une armoire pour les rendre incapables de retracer les pas perdus.<\/p>\n<p>il mentait sans m\u00eame s\u2019en rendre compte, comme tous les grands menteurs qui se mentent d\u2019abord \u00e0 eux-m\u00eames et deviennent ensuite incapables d\u2019appr\u00e9cier la v\u00e9rit\u00e9, quand bien m\u00eame on les poignarderait en plein c\u0153ur.<\/p>\n<p>Le dragon cramoisi grossissait de jour en jour et engloutissait tout ce qu\u2019il rencontrait sur son passage. Les corps en lambeaux pleuvaient du ciel et les flammes de son souffle jaillissaient dans les rues comme un torrent de sang.<\/p>\n<p>un homme peut tout pardonner sauf qu\u2019on lui dise la v\u00e9rit\u00e9<\/p>\n<p>Tout l\u2019art qu\u2019il pensait poss\u00e9der se d\u00e9sagr\u00e9gea au bord de sa plume et nul mot n\u2019accrocha la page.<\/p>\n<p>Mais Cervantes qui voyait la lumi\u00e8re de la jeune fille s\u2019\u00e9teindre de jour en jour se jura de ne jamais lui dire adieu et, tant qu\u2019il resterait un souffle dans son corps, de lutter pour la maintenir en vie. Pour la garder sienne.<\/p>\n<p>Un portier en uniforme, dipl\u00f4m\u00e9 en lecture des regards, m\u2019ouvrit la porte avec d\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n<p>Tuer \u00e9tait une n\u00e9cessit\u00e9, mais assassiner \u00e9tait un art, soutenait-il. Comme outils, il pr\u00e9f\u00e9rait le revolver et le couteau, celui \u00e0 lame courte et bomb\u00e9e utilis\u00e9 par les matadors pour conclure une faena d\u2019un coup sec et rapide dans l\u2019ar\u00e8ne.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Il n\u2019y a rien de plus vrai au monde qu\u2019une bonne com\u00e9die ou qu\u2019une bonne professionnelle. Ne leur manque jamais de respect et ne te crois ja\u00ad\u00admais sup\u00e9rieur \u00e0 elles.<\/p>\n<p>Deux ans ont pass\u00e9, mais en prison on vit ou on meurt de ses souvenirs.<\/p>\n<p>\u201cGaud\u00ed\u201d. La seule mention de ce nom me donnait des frissons. J\u2019avais grandi en r\u00eavant de ses vo\u00fbtes impossibles, de ses \u00eelots n\u00e9ogothiques et de son primitivisme futuriste.<\/p>\n<p>Un gratte-ciel n\u2019est ni plus ni moins qu\u2019une cath\u00e9drale pour des gens qui, au lieu de croire en Dieu, croient en l\u2019argent.<\/p>\n<p>\u201cVoil\u00e0, \u00e7a c\u2019est de l\u2019architecture, faite de vapeur et de lumi\u00e8re. Si vous voulez apprendre, vous devez \u00e9tudier la nature.\u201d<\/p>\n<p>\u201cDieu n\u2019est pas press\u00e9, mais je ne vivrai pas \u00e9ternellement\u2026\u201d<\/p>\n<p>(<em>Je l\u2019ai lu en espagnol mais comme une amie l\u2019avait en fran\u00e7ais\u00a0 sur sa liseuse j&rsquo;en ai profit\u00e9 pour mettre les citations en fran\u00e7ais<\/em>)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Carlos Ruiz Zaf\u00f3n, n\u00e9 le 25 septembre 1964 \u00e0 Barcelone et mort le 19 juin 2020 \u00e0 Los Angeles, est un auteur espagnol. Il \u00e9crit principalement en espagnol. 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