{"id":16448,"date":"2022-06-27T17:24:01","date_gmt":"2022-06-27T15:24:01","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16448"},"modified":"2022-06-27T17:24:01","modified_gmt":"2022-06-27T15:24:01","slug":"gerhardsen-carin-la-maison-en-pain-depices-2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16448","title":{"rendered":"Gerhardsen, Carin \u00ab La maison en pain d\u2019\u00e9pices \u00bb (2011)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong>\u00a0: Carin Gerhardsen, n\u00e9e le 6 d\u00e9cembre 1962 \u00e0 Katrineholm, est un auteur su\u00e9dois de roman policier. Elle est dipl\u00f4m\u00e9e de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Uppsala. Math\u00e9maticienne de formation, elle a \u00e9t\u00e9 consultante en informatique avant de se consacrer \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture. Elle r\u00e9side \u00e0 Stockholm.<\/p>\n<p><strong><em>S\u00e9rie polici\u00e8re Conny Sj\u00f6berg<\/em><\/strong><br \/>\n<em>La Maison en pain d&rsquo;\u00e9pices &#8211; Hanna \u00e9tait seule \u00e0 la maison &#8211; La Comptine des coupables &#8211;<\/em>\u00a0<em>La Derni\u00e8re Carte &#8211;\u00a0 Dissonances<\/em><\/p>\n<p>Fleuve noir, 10.02. 2011, 298 pages \/ 10\/18 &#8211; 16.02.2012- 334 pages &#8211; traduit par C\u00e9line Bellini et Charlotte Drake<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>La Su\u00e8de est frapp\u00e9e par une s\u00e9rie de meurtres barbares. Seul point commun entre les victimes, leur \u00e2ge : 44 ans. A premi\u00e8re vue ces personnes ne se connaissaient pas, mais \u00e0 mieux y regarder, leurs chemins se sont bel et bien crois\u00e9s, il y a longtemps, dans la petite ville de Katrineholm. A l&rsquo;\u00e9poque, tous fr\u00e9quentaient la m\u00eame \u00e9cole. Et le souffre-douleur de la classe s&rsquo;appelait Thomas Karlsson. Aujourd&rsquo;hui, Thomas est un homme effac\u00e9, asocial, aigri et&#8230; toujours en vie. Autant dire le coupable id\u00e9al. Surtout qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 aper\u00e7u r\u00f4dant pr\u00e8s du domicile des victimes. Thomas l&rsquo;avoue, il nourrit encore de la rancune, beaucoup de rancune m\u00eame, \u00e0 l&rsquo;encontre de ses anciens tortionnaires. Seulement ce n&rsquo;est pas lui qui les a tu\u00e9s, il le jure ! Ils l&rsquo;ont pourtant rou\u00e9 de coups, humili\u00e9, insult\u00e9, tyrannis\u00e9. Ils ont bris\u00e9 sa vie. Alors si ce n&rsquo;est pas lui, qui ? Qui avait un meilleur mobile pour les assassiner ? Un roman tortueux, malicieux, d&rsquo;une grande intensit\u00e9, sur les d\u00e9rives de l&rsquo;enfance et de ses \u00a0\u00bb espi\u00e8gleries \u00ab\u00a0. Le tout servi par une plume noire, aff\u00fbt\u00e9e comme une lame&#8230;<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<br \/>\nAlors direction le grand Nord \u2026 la Su\u00e8de.<br \/>\nAu programme deux enqu\u00eates\u00a0: la principale, men\u00e9e par l\u2019\u00e9quipe du Commissaire Sj\u00f6berg d\u00e9clench\u00e9e par la d\u00e9couverte d\u2019un corps dans une maison temporairement inoccup\u00e9e et celle men\u00e9e par l\u2019inspectrice Petra Westman, nettement plus personnelle mais sur un autre sujet grave trait\u00e9 dans ce livre, une autre forme de violence\u00a0: le viol.<br \/>\nComment se fait il que le cadavre d\u2019un homme de 44 ans, mari\u00e9, p\u00e8re de trois enfants, respect\u00e9 et sans aucun ant\u00e9c\u00e9dent, soit retrouv\u00e9 dans la maison d\u2019une vieille dame qui le retrouve sur le sol de sa cuisine \u00e0 son retour de l\u2019h\u00f4pital\u00a0? Alors que l\u2019enqu\u00eate s\u2019enlise, plusieurs autres meurtres sont perp\u00e9tr\u00e9s\u2026 Une seule constante\u00a0: l\u2019\u00e2ge des victimes\u2026<br \/>\nJe ne vais pas vous en dire plus\u2026 si ce n\u2019est que les traumatismes de l\u2019enfance peuvent avoir de lourdes cons\u00e9quences, mais nous en sommes tous conscients. Les enfants sont m\u00e9chants et s\u2019ils agissent impun\u00e9ment, sous les yeux d\u2019adultes indiff\u00e9rents, cela peut g\u00e9n\u00e9rer des troubles qui accompagneront les victimes tout au long de leur vie.<br \/>\nLes enfants victimes de traumatismes peuvent devenir violents, se transformer en tueurs en s\u00e9rie\u2026 Ils peuvent se renfermer sur eux-m\u00eames, devenir violents, ou alors invisibles, renferm\u00e9s sur eux-m\u00eames, envelopp\u00e9s dans une cape d\u2019invisibilit\u00e9 et de solitude\u2026 Ils ont besoin d\u2019aide, de se sentir consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00eatres humains\u2026<br \/>\nJ\u2019ai d\u00e9couvert cette autrice qui nous entraine dans un thriller psycho-psychiatrique qui met mal \u00e0 l\u2019aise et qui va nous tenir en haleine jusqu\u2019au bout\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>[\u2026] elle a beau ne pas \u00eatre un cadeau, elle est d\u00e9cor\u00e9e comme un sapin de No\u00ebl.<\/p>\n<p>Une enfance vol\u00e9e ne se rattrape pas. On ne peut ni l\u2019oublier, ni la changer, ni en gu\u00e9rir. C\u2019est un \u00e9tat de douleur chronique.<\/p>\n<p>Il r\u00e9fl\u00e9chit encore \u00e0 l\u2019indiff\u00e9rence. En effet, ce n\u2019est pas un crime, personne ne peut supporter le fardeau de tous les probl\u00e8mes de la terre. On choisit certaines personnes, certaines guerres ou catastrophes naturelles qui nous touchent plus que d\u2019autres. Et puis, il y a ceux qui ne choisissent rien. C\u2019est ind\u00e9niablement la solution la plus simple. Il prend conscience que l\u2019indiff\u00e9rence est un p\u00e9ch\u00e9 capital pour un philosophe.<\/p>\n<p>Je fais partie du peuple invisible. Ce peuple invisible qui traverse la vie la t\u00eate basse, quel que soit le temps ou la conjoncture. Pour nous, la conjoncture est toujours mauvaise et le temps toujours maussade. Nous nous inclinons en permanence par peur de recevoir un coup de poing dans la figure ou un coup de pied dans la poitrine. D\u00e9marche pourtant inutile, puisque personne ne nous voit.<\/p>\n<p>Des enfants qui, livr\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames, ont fait ce qui leur semblait n\u00e9cessaire pour conserver leur territoire et leur statut social.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Photo<\/strong> : ville de Katrineholm (Su\u00e8de)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: Carin Gerhardsen, n\u00e9e le 6 d\u00e9cembre 1962 \u00e0 Katrineholm, est un auteur su\u00e9dois de roman policier. Elle est dipl\u00f4m\u00e9e de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Uppsala. Math\u00e9maticienne de formation, elle a \u00e9t\u00e9 consultante en informatique avant de se consacrer \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture. Elle r\u00e9side \u00e0 Stockholm. 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