{"id":16544,"date":"2022-07-12T19:22:43","date_gmt":"2022-07-12T17:22:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16544"},"modified":"2022-07-12T19:29:12","modified_gmt":"2022-07-12T17:29:12","slug":"ghosh-amitav-un-ocean-de-pavots-2010-trilogie-de-libis-tome-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16544","title":{"rendered":"Ghosh, Amitav \u00ab Un oc\u00e9an de pavots \u00bb 2010  (Trilogie de l\u2019Ibis \u2013 tome 1)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong> : Amitav Ghosh, n\u00e9 le 11 juillet 1956 \u00e0 Calcutta, au Bengale, \u00a0est un romancier, essayiste et critique litt\u00e9raire indien d&rsquo;expression anglaise. Il \u00e9tudie \u00e0 La Doon School (o\u00f9 il est condisciple de son a\u00een\u00e9 Vikram Seth), au coll\u00e8ge St. Stephen&rsquo;s de Delhi, \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Delhi et \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Oxford, o\u00f9 il obtient un doctorat en anthropologie sociale.<\/p>\n<p><strong>Trilogie de l&rsquo;Ibis<\/strong>\u00a0:\u00a0 <em><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16544\">Un oc\u00e9an de pavots<\/a><\/span> &#8211; Un fleuve de fum\u00e9e &#8211; Un d\u00e9luge de feu<\/em><\/p>\n<p><strong>Autres romans<\/strong>\u00a0: Les Feux du Bengale &#8211; Lignes d\u2019ombre &#8211; Le Chromosome de Calcutta &#8211; Le Palais des miroirs &#8211; Le Pays des mar\u00e9es<\/p>\n<p>Robert Laffont \u2013 19.08.2010 &#8211; 586 pages \/ 10\/18 \u2013 21.03.2013 \u2013 665 pages (<em>Sea of Poppies 2008) <\/em>traduit par Christiane Besse<\/p>\n<p><strong>Trilogie de l\u2019Ibis\u00a0&#8211; Un oc\u00e9an de pavots &#8211; tome 1<\/strong><\/p>\n<p>Dans le premier volet de la Trilogie de l&rsquo;Ibis, \u00ab\u00a0Un oc\u00e9an de pavots\u00a0\u00bb (Sea of Poppies, 2008), l&rsquo;\u00e9crivain indien raconte l&rsquo;odyss\u00e9e des coolies ou engag\u00e9s, partis vers l&rsquo;\u00eele Maurice et les colonies, \u00e0 la suite de l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>L&rsquo;Ibis, ancien transporteur d&rsquo;esclaves reconverti en navire marchand, est au coeur de cette extraordinaire saga indienne. Parti de Baltimore, aux \u00c9tats-Unis, il rejoint Calcutta pour embarquer une cargaison de coolies attendue \u00e0 l&rsquo;\u00eele Maurice. Parmi eux Deeti, une paysanne ruin\u00e9e par le commerce de l&rsquo;opium tenu par les Anglais et qui accule les paysans indiens \u00e0 la mis\u00e8re ; Kuala, son amoureux, qui l&rsquo;a sauv\u00e9e du b\u00fbcher fun\u00e9raire sur lequel elle avait d\u00e9cid\u00e9 de mourir ; Paulette Lambert, une jeune Fran\u00e7aise qui se fait passer pour indienne afin d&rsquo;\u00e9chapper au mariage sordide auquel l&rsquo;a condamn\u00e9e son tuteur ; enfin Jodu, son fr\u00e8re de lait, un jeune Indien, qui s&rsquo;est engag\u00e9 comme mousse sur l&rsquo;Ibis, mais ignore la pr\u00e9sence de Paulette parmi les coolies, \u00e0 l&rsquo;instar de Zachary Reid, le commandant en second, un Noir qui a tout l&rsquo;air d&rsquo;un Blanc et qui risquerait sa carri\u00e8re si cela venait \u00e0 se savoir.<br \/>\nDans les flancs de l&rsquo;Ibis sont \u00e9galement enferm\u00e9s deux prisonniers condamn\u00e9s \u00e0 l&rsquo;exil : Neel Rattan, un raja trahi par son cr\u00e9diteur anglais, et Ah Fatt, un m\u00e9tis de Chinois et d&rsquo;Indien, opiomane. Sur le pont, Baboo Nob Kissin est charg\u00e9 de la surveillance g\u00e9n\u00e9rale. Convaincu que sa sainte tante, qu&rsquo;il a aim\u00e9e par-dessus tout, va se r\u00e9incarner en lui, il se laisse envahir par la piti\u00e9 et vient en aide aux prisonniers.<br \/>\nTous ces individus aux parcours et aux caract\u00e8res si dissemblables, seront unis par le p\u00e9riple, un voyage au cours duquel chacun tentera de faire basculer son destin. Il leur faudra pour cela survivre \u00e0 la rage de l&rsquo;oc\u00e9an Indien, aux privations, aux maladies, aux r\u00e9voltes et affronter la cruaut\u00e9 extr\u00eame du commandant en second et de son \u00e2me damn\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Mars 1838. D\u00e9paysement total avec ce roman. Dej\u00e0 au niveau de la langue mais ce n\u2019est pas un probl\u00e8me du tout et cela rel\u00e8ve l\u2019exotisme de la trilogie.\u00a0 C\u2019est un roman foisonnant. J\u2019ai ador\u00e9 la fa\u00e7on de l\u2019auteur de nous plonger dans l\u2019Inde du XIX\u00e8me si\u00e8cle avec ses traditions, ses coutumes, ses saveurs et ses odeurs, ses fa\u00e7ons de vivre, ses castes, ses costumes, sa politique, sa justice, le monde de l\u2019opium, toute une ambiance et une atmosph\u00e8re qui d\u00e9coulent de ces descriptions historiques. Par moments j\u2019ai retrouv\u00e9 les descriptions de Salman Rushdie dans \u00ab\u00a0Le Dernier Soupir du Maure\u00a0\u00bb que j\u2019ai tellement aim\u00e9.<br \/>\nAlors en route pour l\u2019Ile Maurice, au XIX\u00e8me si\u00e8cle. Et plongeons dans le monde de l\u2019esclavage, de l\u2019opium, des \u00e9pices.<br \/>\nTout tourne autour de l\u2019Ibis, un navire n\u00e9grier qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9affect\u00e9 au transport de marchandises &#8211; plus particuli\u00e8rement de l\u2019opium &#8211; et de coolies\u00a0 &#8211; des travailleurs agricoles libres d\u2019origine asiatique et plus particuli\u00e8rement en provenance d\u2019Inde qui d\u00e9barquaient sur l\u2019Ile Maurice qui avait un gros besoin de main d\u2019\u0153uvre apres l\u2019abolition de l\u2019esclavage .<br \/>\nNous allons embarquer sur l\u2019Ibis et je puis vous assurer qu\u2019il y a un dr\u00f4le de m\u00e9lange de personnages \u00e0 bord\u00a0! Des marins qui viennent de plusieurs endroits, des coolies, des prisonniers.<br \/>\nMais avant d\u2019embarquer, ces personnes avaient une vie \u2026 Il y a Deeti qui vient de perdre son mari et qui se destine \u00e0 bruler vive sur un bucher plut\u00f4t que de subir le sort des veuves\u00a0; mais \u00e0 la derni\u00e8re minute\u2026 elle \u00e9chappe au bucher\u2026 et devient une femme traqu\u00e9e. Il y a aussi Neel \u2013 un de mes personnages pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s\u00a0: un propri\u00e9taire terrien qui a tout perdu et se retrouve prisonnier. Il y a Paulette et son fr\u00e8re Jodu \u2026<br \/>\nJe me suis laiss\u00e9e porter par le vent de l\u2019aventure\u2026 et je me r\u00e9jouis de retrouver tous les personnages pour la suite de cette \u00e9pop\u00e9e. J\u2019aurais d\u00fb prendre un papier et dresser une liste des protagonistes au fur et \u00e0 mesure de leur entr\u00e9e en sc\u00e8ne car ils sont nombreux\u2026 et c\u2019est une superbe galerie de portraits \u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Sa force et sa vigueur \u00e9taient aussi \u00e9videntes dans l\u2019\u00e9paisseur de son cou de taureau que dans les contours de sa bedaine, car il \u00e9tait de ces hommes sur qui un gros ventre n\u2019appara\u00eet pas comme un poids inutile mais plut\u00f4t comme une r\u00e9serve de puissance et de vitalit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans le bon vieux temps, les gens avaient coutume d\u2019affirmer qu\u2019il n\u2019y avait que deux choses \u00e0 exporter de Calcutta\u00a0: la drogue et les voyous \u2013 l\u2019opium et les coolies, comme d\u2019autres pr\u00e9f\u00e8rent dire.<\/p>\n<p>Alors vous feriez bien de garder \u00e0 l\u2019esprit qu\u2019il serait presque impossible de pratiquer la m\u00e9decine moderne ou la chirurgie sans l\u2019aide de produits chimiques tels que morphine, cod\u00e9ine et narcotine \u2013 et ce ne sont l\u00e0 que quelques-uns des bienfaits d\u00e9riv\u00e9s de l\u2019opium. Sans sirop contre les coliques, nos enfants ne dormiraient pas. Et que feraient nos dames \u2013\u00a0enfin, notre reine bien-aim\u00e9e elle-m\u00eame \u2013 sans le laudanum ? On peut m\u00eame dire que c\u2019est l\u2019opium qui a rendu possible cette \u00e8re de progr\u00e8s et d\u2019industrie ; sans lui, les rues de Londres pulluleraient de multitudes somnolentes, crachotantes et incontinentes. Si nous consid\u00e9rons tout cela, ne convient-il pas de se demander si le tyran mandchou a le moindre droit de priver un si grand nombre de gens de ce prodigieux cadeau ?<\/p>\n<p>Parmi eux se trouvaient le consumah, responsable de la pr\u00e9paration du curry, le caleefa, affect\u00e9 \u00e0 la grillade des k\u00e9babs, et les bobachees, sp\u00e9cialistes des rago\u00fbts et des r\u00f4tis de b\u0153uf.<\/p>\n<p>\u2014 Mareech-d\u00edp ? \u2013 Paulette fron\u00e7a les sourcils, se demandant \u00e0 quel endroit il pouvait bien songer\u00a0: l\u2019expression signifiait \u00ab \u00eele au poivre \u00bb mais elle ne l\u2019avait jamais encore entendue utilis\u00e9e. \u2013 O\u00f9 est-ce ?<br \/>\n\u2014 Les Anglais l\u2019appellent les Mauritius Islands.<\/p>\n<p>Les mots ne co\u00fbtent rien, r\u00e9pliqua-t-il. Penses-tu qu\u2019il soit facile pour une femme de peu comme toi de mourir en sati ? As-tu oubli\u00e9 que ton corps a cess\u00e9 d\u2019\u00eatre pur le jour de tes noces ?<br \/>\nRaison de plus pour le jeter au feu, s\u2019\u00e9cria-t-elle. Et ce sera plus facile que de vivre selon tes d\u00e9sirs.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait la confirmation dont il avait besoin, il en \u00e9tait certain \u2013 juste comme il \u00e9tait certain aussi que le messager ne savait rien de sa mission. Une enveloppe sait-elle ce que contient la lettre pli\u00e9e \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur ? Une feuille de papier sait-elle ce qui est \u00e9crit dessus ? Non, les signes \u00e9taient contenus dans la transformation op\u00e9r\u00e9e durant le voyage\u00a0: c\u2019\u00e9tait le fait m\u00eame de la mutabilit\u00e9 du monde qui prouvait la pr\u00e9sence de la divine illusion, de l\u2019apparence de Sri Krishna.<\/p>\n<p>Rien de tr\u00e8s surprenant \u00e0 cela, car c\u2019\u00e9tait exactement ainsi qu\u2019elle s\u2019attendait \u00e0 \u00eatre r\u00e9veill\u00e9e des flammes \u2013 voguant dans l\u2019au-del\u00e0, sur le fleuve Baitarini, sous la garde de Charak, le batelier des morts. Elle avait si peur de ce qu\u2019elle allait voir qu\u2019elle se refusa \u00e0 ouvrir les yeux\u00a0: chaque vague, imaginait-elle, la rapprochait de la rive oppos\u00e9e o\u00f9 r\u00e9gnait Jamaraj, le dieu de la mort.<\/p>\n<p>Les possibilit\u00e9s de propos suggestifs \u00e9taient ici tr\u00e8s riches car, \u00e0 la diff\u00e9rence des marins venus d\u2019ailleurs, les lascars parlaient souvent de leurs bateaux au masculin, faisant allusion aux m\u00e2ts comme \u00e0 leur virilit\u00e9 \u2013 et utilisant le mot \u00ab lund \u00bb qui ressemblait beaucoup au terme g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9 pour \u00ab jeune mousse \u00bb, \u00ab launda \u00bb.<\/p>\n<p>Aussi dure qu\u2019avait pu \u00eatre la vie alors, dans les cendres de chaque pass\u00e9 restaient encore quelques braises de souvenirs pour luire avec ferveur \u2013 maintenant ces braises prenaient une vie nouvelle, \u00e0 la lumi\u00e8re de laquelle leur pr\u00e9sence \u00e0 tous ici, dans le ventre d\u2019un navire sur le point d\u2019\u00eatre pr\u00e9cipit\u00e9 dans un ab\u00eeme, semblait incompr\u00e9hensible, quelque chose qui ne pouvait s\u2019expliquer que par une folie soudaine.<\/p>\n<p>Neel, en fils toujours ob\u00e9issant, avait laiss\u00e9 s\u2019effacer dans sa t\u00eate ce langage qui pourtant, sans qu\u2019il le sache, \u00e9tait rest\u00e9 vivant \u2013 et \u00e0 pr\u00e9sent, en entendant Deeti chanter, il reconnut que sa musique l\u2019avait secr\u00e8tement nourri\u00a0: il avait toujours ador\u00e9 les dadras, chaitis, barahmasas, horis, kajris \u2013 des chansons pareilles \u00e0 celles que Deeti chantait. En l\u2019\u00e9coutant, il comprenait pourquoi le bhojpuri \u00e9tait la langue de cette musique\u00a0: de tous les parlers entre le Gange et l\u2019Indus, aucun ne l\u2019\u00e9galait dans sa capacit\u00e9 \u00e0 exprimer les nuances de l\u2019amour, du d\u00e9sir et de la s\u00e9paration, la souffrance de ceux qui partent et de ceux qui restent.<\/p>\n<p>\u2014 Les ladrones sont les pirates de la Chine du Sud, Reid. Nomm\u00e9s d\u2019apr\u00e8s un groupe d\u2019\u00eeles au large de Bocca Tigris. En reste plus beaucoup maintenant, mais il fut un temps o\u00f9 ils formaient la plus redoutable bande de coupe-jarrets sur les mers. Dans ma jeunesse, ils \u00e9taient men\u00e9s par un homme appel\u00e9 Cheng-I, une brute sanguinaire celui-l\u00e0 aussi. Il \u00e9cumait la c\u00f4te du nord au sud, aussi loin que la Cochin-Chine, pillant les villages, faisant des prisonniers, passant les gens au fil de l\u2019\u00e9p\u00e9e.<\/p>\n<p>il lui suffisait de regarder les embruns \u00e9manant de l\u2019\u00e9trave de la go\u00e9lette pour savoir que l\u2019Ibis n\u2019\u00e9tait pas un navire comme un autre ; dans sa r\u00e9alit\u00e9 profonde, c\u2019\u00e9tait un v\u00e9hicule de transformation, voyageant \u00e0 travers les brumes de l\u2019illusion pour gagner l\u2019accostage insaisissable, toujours plus \u00e9loign\u00e9, de la V\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>En tout cas, il comprenait maintenant que c\u2019\u00e9tait une chose rare, difficile et improbable pour deux individus venus de deux univers diff\u00e9rents de se trouver li\u00e9s par un lien d\u2019amiti\u00e9 pure, un sentiment qui ne devait rien aux r\u00e8gles et attentes des autres. Et quand un tel lien se nouait, ses v\u00e9rit\u00e9s et ses mensonges, ses obligations et ses privil\u00e8ges existaient seulement pour ceux qu\u2019il unissait, d\u2019une fa\u00e7on telle qu\u2019eux seuls pouvaient juger de l\u2019honneur ou du d\u00e9shonneur de leur conduite l\u2019un envers l\u2019autre.<\/p>\n<p>Comment se faisait-il que personne ne lui ait jamais dit que ce n\u2019\u00e9tait pas l\u2019amour lui-m\u00eame mais ses m\u00e9chants gardiens qui exigeaient le plus de votre courage\u00a0: la panique de le reconna\u00eetre, la terreur de l\u2019avouer, la peur d\u2019\u00eatre repouss\u00e9e ? Pourquoi ne lui avait-on jamais dit que la s\u0153ur jumelle de l\u2019amour n\u2019\u00e9tait pas la haine mais la l\u00e2chet\u00e9 ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur : Amitav Ghosh, n\u00e9 le 11 juillet 1956 \u00e0 Calcutta, au Bengale, \u00a0est un romancier, essayiste et critique litt\u00e9raire indien d&rsquo;expression anglaise. Il \u00e9tudie \u00e0 La Doon School (o\u00f9 il est condisciple de son a\u00een\u00e9 Vikram Seth), au coll\u00e8ge St. Stephen&rsquo;s de Delhi, \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Delhi et \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Oxford, o\u00f9 il obtient &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16544\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":16545,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[446,583,193,392,14,1,105,1224,45],"tags":[715,80,606,1602,159,586,1603,139,385,1477,109,941,314,927,653,106],"class_list":["post-16544","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-serie","category-coup-de-coeur","category-etude-de-societe","category-inde","category-litterature-indienne","category-non-classe","category-roman","category-traditions","category-xixeme","tag-asie","tag-aventure","tag-colonisation","tag-coutumes","tag-drogue","tag-esclavage","tag-marine","tag-mer","tag-misere","tag-navigation","tag-opium","tag-pirates","tag-rapports-familiaux","tag-rapports-sociaux","tag-traditions","tag-voyage"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16544","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=16544"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16544\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16548,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16544\/revisions\/16548"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/16545"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=16544"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=16544"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=16544"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}