{"id":1656,"date":"2015-03-25T13:18:46","date_gmt":"2015-03-25T12:18:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1656"},"modified":"2015-03-25T13:18:46","modified_gmt":"2015-03-25T12:18:46","slug":"deserable-francois-henri-evariste-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1656","title":{"rendered":"D\u00e9s\u00e9rable, Fran\u00e7ois-Henri  \u00ab\u00c9variste\u00bb (2015)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong> : N\u00e9(e) \u00e0 : Amiens , le 06\/02\/1987\u00a0\u00a0. Il a fait des \u00e9tudes de langues et de droit (jusqu&rsquo;en th\u00e8se de doctorat) et a \u00e9t\u00e9 joueur de hockey sur glace professionnel. Prix du jeune \u00e9crivain de langue fran\u00e7aise en 2012 pour Clic ! Clac ! Boum !, une nouvelle sur la mort de Danton.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: \u00c0 quinze ans, \u00c9variste Galois d\u00e9couvre les math\u00e9matiques ; \u00e0 dix-huit, il les r\u00e9volutionne ; \u00e0 vingt, il meurt en duel. Il a connu Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy, les Trois Glorieuses et la prison, le miracle de la derni\u00e8re nuit, l&rsquo;amour et la mort \u00e0 l&rsquo;aube, sur le pr\u00e9.<\/p>\n<p>C&rsquo;est cette vie fulgurante, cette vie qui fut un crescendo tourment\u00e9, au rythme marqu\u00e9 par le tambour de passions fr\u00e9n\u00e9tiques, qui nous est ici racont\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: alors \u00c9variste c&rsquo;est un prix !&#8230; je ne sais pas lequel mais c&rsquo;est un petit livre exceptionnel&#8230; Tout y est &#8230; et la beaut\u00e9 de la langue, l&rsquo;humour, le c\u00f4t\u00e9 historique, le rythme &#8230; tout tout tout&#8230; Et comme il est court, aucune excuse pour ne pas le lire\u2026<\/p>\n<p>Non\u00a0! ce n\u2019est pas un livre sur les math\u00e9matiques (croyez-moi , je suis nulle en maths\u00a0\ud83d\ude09 et l\u2019id\u00e9e de lire un livre sur les th\u00e9or\u00e8mes ne m\u2019aurait pas emball\u00e9e\u2026) &#8211; C\u2019est un livre sur celui qui est d\u00e9crit comme le \u00abRimbaud des Math\u00e9matiques, le Mozart des th\u00e9or\u00e8mes\u00a0\u00bb\u00a0, l\u2019inventeur de la th\u00e9orie des groupes de l\u2019Alg\u00e8bre. C\u2019est un livre sur l\u2019envie, sur la motivation, sur la joie de faire et de d\u00e9couvrir, sur la volont\u00e9 de vivre et sur la jubilation. C\u2019est un livre sur les ann\u00e9es 1830, sur les barricades, sur l\u2019ambiance dans Paris. C\u2019est un livre sur le r\u00eave d\u2019un jeune qui r\u00eave d\u2019entrer dans une grande Ecole et qui, \u00e0 cause de son caract\u00e8re enflamm\u00e9 va rater l\u2019examen\u00a0: il s\u2019\u00e9nerve car le sujet est trop simple et il envoie le chiffon \u00e0 la t\u00eate de l\u2019examinateur. Dans la foul\u00e9e il rate aussi les \u00ab\u00a0trois glorieuses\u00a0\u00bb car le directeur de son \u00e9cole l\u2019a enferm\u00e9 dans l\u2019\u00e9tablissement. De fait, il veut vivre \u00e0 toute vitesse et il est sans cesse confront\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec, au refus, au manque de chance\u2026 Il passe les derniers mois de sa courte vie en prison. Il passe sa derni\u00e8re nuit \u00e0 \u00e9crire et corriger son m\u00e9moire, qui va r\u00e9volutionner l\u2019alg\u00e8bre, puis se fait tuer \u00e0 l\u2019aube en duel \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 20 ans pour l\u2019amour d\u2019une jeune fille. La th\u00e9orie du complot est avanc\u00e9e mais non prouv\u00e9e. C\u2019est de fait l\u2019histoire d\u2019un jeune r\u00e9volutionnaire exalt\u00e9, plein de fureur, qui va comme la vie du jeune Evariste se d\u00e9rouler \u00e0 un train d\u2019enfer. J\u2019ai aussi bien aim\u00e9 l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un personnage bleu\u2026 le chol\u00e9ra\u2026 Dans le livre, l\u2019auteur parle \u00e0 une demoiselle, le public en fait\u2026 il la prend par la main et alpague le lecteur.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong><\/p>\n<p>William Shakespeare, po\u00e8te, dramaturge, \u00e9crivain (et \u00e9crivain de la trempe des Goethe, des Cervant\u00e8s, des Moli\u00e8re, la coterie de happy few dont la langue a \u00e9pous\u00e9 le nom)<\/p>\n<p>un jour de juillet 89 que l\u2019on c\u00e9l\u00e8bre aujourd\u2019hui en ne foutant rien, avachi devant la t\u00e9l\u00e9 \u00e0 regarder la Patrouille de France mettre le feu au ciel, les bourgeois mettent des piques entre les mains des paysans, les paysans des t\u00eates au bout des piques, et entre les paumes de leurs mains, sur le cal des besognes imm\u00e9moriales, coule le sang de la noblesse et du clerg\u00e9<\/p>\n<p>On raconte qu\u2019elle \u00e9tait belle, mais les t\u00e9moignages sont sujets \u00e0 caution, la beaut\u00e9 subjective \u2014 pour le porc, rien n\u2019est plus beau que la truie \u2014, et ses canons \u00e9voluent \u2014 qu\u2019est-elle, en effet, sinon une forme de laideur \u00e0 la mode<\/p>\n<p>On le pr\u00e9nommera \u00c9variste, du grec \u00e1ristos \u2014 \u00ab\u00a0le meilleur\u00a0\u00bb. Tout est d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit.<\/p>\n<p>qu\u2019il \u00e9tait donc aux math\u00e9matiques ce que le petit Salzbourgeois \u00e9tait \u00e0 la musique, rien de moins\u00a0: un prodige qui se jouait des th\u00e9or\u00e8mes les plus complexes comme l\u2019Oreille Absolue se jouait des chants sacr\u00e9s, qui de m\u00e9moire les retenait, les reproduisait apr\u00e8s une seule lecture comme l\u2019autre avait retranscrit apr\u00e8s une seule \u00e9coute le Miserere tout entier<\/p>\n<p>Que dire, de Cauchy, qui n\u2019ait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 dit\u00a0? Il est n\u00e9, on le sait, en ao\u00fbt\u00a01789 \u00e0 Paris. Autant dire au-dessus du crat\u00e8re pendant l\u2019\u00e9ruption du volcan<\/p>\n<p>c\u2019est l\u00e0, sur la montagne Sainte-Genevi\u00e8ve, la seule qu\u2019il f\u00fbt \u00e0 m\u00eame de gravir, que Richard vit un jeune \u00e9l\u00e8ve pr\u00e9nomm\u00e9 \u00c9variste devenir Galois, de m\u00eame qu\u2019Izambard en classe de rh\u00e9torique \u00e0 Charleville en vit un autre se pr\u00e9nommant Arthur devenir Rimbaud<\/p>\n<p>Il le flattait comme on flatte l\u2019encolure d\u2019un cheval\u00a0; le donnait en exemple, en mod\u00e8le\u00a0; chantait ses louanges\u00a0; comme Rapha\u00ebl sur Dante tressait sur sa t\u00eate une couronne de lauriers<\/p>\n<p>Ainsi furent les cinq premi\u00e8res ann\u00e9es de la vie de Cauchy. Ces ann\u00e9es, on ne les choisit pas, on les subit. La suite, on la choisit plus ou moins, et les choix de Cauchy furent radicaux, newtoniens\u00a0: action, r\u00e9action<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce qui vous pousse \u00e0 choisir la mort quand ce n\u2019est pas elle qui vous choisit\u00a0?<\/p>\n<p>On l\u2019oublie trop souvent, mais c\u2019est aussi l\u2019enfant qui meurt quand meurt le p\u00e8re. La mort emporte le p\u00e8re dans la tombe, et la tombe se referme sur l\u2019enfant<\/p>\n<p>La m\u00e9moire, pour Dinet, primait sur la r\u00e9flexion\u00a0: il fallait \u00eatre scolaire, m\u00e9diocre, flamboyant dans la m\u00e9diocrit\u00e9. Vous aviez du g\u00e9nie\u00a0? Recal\u00e9. \u00c9variste en regorgeait<\/p>\n<p>\u00c0 moins qu\u2019il ne se f\u00fbt embourgeois\u00e9, ce fils de bourgeois, \u00e9pousant une fille de bourgeois et devenant \u00e0 son tour p\u00e8re de bourgeois qui h\u00e9ritent plus qu\u2019ils ne m\u00e9ritent, se laissent porter par la vie du berceau \u00e0 la tombe. Il vaut mieux mourir \u00e0 vingt ans.<\/p>\n<p>Mais avant il faut tout recommencer. Depuis le d\u00e9but, mon petit gars. C\u2019est qu\u2019en ce temps-l\u00e0 il n\u2019y avait pas de cl\u00e9s USB, pas plus qu\u2019il n\u2019y avait de disques durs, de bo\u00eetes mails ou de ctrl\u00a0+\u00a0C, ctrl\u00a0+\u00a0V\u00a0: on perdait un an de travail aussi facilement que sa virginit\u00e9 dans les bordels de la rue Saint-Honor\u00e9. Donc, refondre le m\u00e9moire. Cent fois sur le m\u00e9tier<\/p>\n<p>Le math\u00e9maticien, dira Darwin qui \u00e0 cette \u00e9poque collectionne les col\u00e9opt\u00e8res et pressent peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 que l\u2019homme descend du singe et le singe de l\u2019arbre, le math\u00e9maticien est un aveugle dans une pi\u00e8ce noire cherchant \u00e0 voir un chat noir qui souvent n\u2019est pas l\u00e0.<\/p>\n<p>de m\u00eame que l\u2019\u00e9crivain pour qui une phrase n\u2019est pas une phrase tant qu\u2019elle n\u2019est pas la phrase, pour qui le texte est corps et souffle, rythme et puissance, gr\u00e2ce et po\u00e9sie, p\u00e8se chaque mot avant de le placer dans l\u2019\u00e9crin de ses pages, s\u2019incarne dans le verbe, est le Verbe en personne<\/p>\n<p>une maison en bord de lac, en bois et en couleurs, qui le jour s\u2019\u00e9vanouissait dans la brume et la nuit dans la nuit<\/p>\n<p>quand la jeunesse est dans la rue, la rue exhale comme un parfum de r\u00e9volution, de Grand Soir, de lendemains qui fredonnent. Puis les vacances arrivent\u00a0; chacun rentre chez soi (c\u2019est qu\u2019en fin d\u2019ann\u00e9e il y a le bac, l\u2019ann\u00e9e prochaine les \u00e9tudes de droit, et dans vingt ans le vote \u00e0 droite).<\/p>\n<p>L\u2019Histoire b\u00e9gaie, se r\u00e9p\u00e8te, c\u2019est une vieille rombi\u00e8re qui radote sans cesse,<\/p>\n<p>Quai de l\u2019\u00c9cole, on aper\u00e7oit le drapeau bleu-blanc-rouge, trois couleurs pour lesquelles un gamin est mort en les plantant sur un pont\u00a0: le gamin s\u2019appelait Arcole\u00a0; ainsi s\u2019appellera le pont<\/p>\n<p>Puis vint le moment que tout le monde attendait, l\u2019apog\u00e9e de la pi\u00e8ce (car le pr\u00e9toire est un th\u00e9\u00e2tre, mademoiselle, un th\u00e9\u00e2tre o\u00f9 l\u2019on ne fait pas semblant), quand juste avant l\u2019\u00e9pilogue et la tomb\u00e9e du rideau rien n\u2019est encore jou\u00e9\u00a0: la plaidoirie.<\/p>\n<p>En s\u2019accrochant \u00e0 son bras il lui dit qu\u2019il l\u2019aimait, qu\u2019il lui manquait quelque chose, ou plut\u00f4t quelqu\u2019un qu\u2019il puisse aimer comme il avait aim\u00e9 son p\u00e8re aux yeux tristes comme la pluie en \u00e9t\u00e9<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait \u00e0 s\u2019imbiber les doigts et \u00e0 les foutre dans une prise \u00e9lectrique\u00a0; il ne le fit pas\u00a0: on s\u2019\u00e9clairait encore \u00e0 la bougie.<\/p>\n<p>la mort semblait venir de nulle part, c\u2019est-\u00e0-dire de partout. Les riches avaient peur des pauvres, les pauvres avaient peur des riches, et tous avaient peur du vent \u2014 or c\u2019est de l\u2019eau, on le sait aujourd\u2019hui, qu\u2019il fallait se m\u00e9fier<\/p>\n<p>Comme le paon fait la roue vous lui faites votre cour<\/p>\n<p>Vous ne lisez pas de romans, pas plus que vous ne lisez de po\u00e9sie, ou sinon dans des tables de logarithmes, mais vous avez peur de para\u00eetre idiot, alors vous ajoutez que les po\u00e8tes ont les sentiments courts, que c\u2019est pour \u00e7a, sans doute, qu\u2019ils vont si souvent \u00e0 la ligne<\/p>\n<p>Vous devez lui faire \u00e9prouver l\u2019\u00e9moi que son corps vous inspire, prendre un chemin de traverse, partir du haut, de la prunelle de ses yeux aux longs cils recourb\u00e9s, pour arriver l\u00e0 o\u00f9 depuis le d\u00e9but vous br\u00fblez d\u2019arriver \u2014 le tout, bien s\u00fbr, sans h\u00e2ter le pas, mais en prenant garde de ne pas tra\u00eener. Alors, peut-\u00eatre, vous l\u2019aurez\u00a0: il n\u2019y a pas de fort imprenable, seulement des assauts mal men\u00e9s.<\/p>\n<p>Il est triste \u00e0 mourir, comme peut l\u2019\u00eatre aujourd\u2019hui la liste des meilleures ventes de livres au d\u00e9but de l\u2019\u00e9t\u00e9<\/p>\n<p>Il est cinq ou six heures du matin, ce bref intervalle o\u00f9 l\u2019on ne saurait dire si c\u2019est le jour qui arrive ou la nuit qui s\u2019en va<\/p>\n<p>ce sont les indices universels de l\u2019amour d\u00e9chu\u00a0; celui auquel on s\u2019accroche et qui s\u2019en va et ne reviendra plus\u00a0; qui s\u2019\u00e9loigne et que l\u2019on voit s\u2019\u00e9loigner, impuissant, avec tristesse et r\u00e9signation, de m\u00eame que les deux licornes, sans doute, ont vu l\u2019arche de No\u00e9 s\u2019\u00e9loigner sur les flots qui devaient les engloutir comme nous engloutissent les flots du temps<\/p>\n<p>Cet esprit, vous avez pu le saisir, en p\u00e9n\u00e9trer les profondeurs opaques dans ces lignes jet\u00e9es \u00e0 la h\u00e2te, \u00e0 la lueur d\u2019une bougie. Et en les lisant vous avez vibr\u00e9 comme en les \u00e9crivant il a vibr\u00e9 dans la nuit, vous avez pleur\u00e9 comme peut-\u00eatre il a pleur\u00e9 au petit matin en les relisant \u2014 du moins s\u2019il eut le temps de les relire<\/p>\n<p>Or il n\u2019est pas mort. Il est tout entier dans les pages qu\u2019il nous a laiss\u00e9es.<\/p>\n<p>Je pr\u00e9f\u00e9rerai toujours le myst\u00e8re aux certitudes bien forg\u00e9es, le champ des possibles \u00e0 l\u2019ind\u00e9niable v\u00e9rit\u00e9<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur : N\u00e9(e) \u00e0 : Amiens , le 06\/02\/1987\u00a0\u00a0. Il a fait des \u00e9tudes de langues et de droit (jusqu&rsquo;en th\u00e8se de doctorat) et a \u00e9t\u00e9 joueur de hockey sur glace professionnel. Prix du jeune \u00e9crivain de langue fran\u00e7aise en 2012 pour Clic ! Clac ! 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