{"id":16743,"date":"2022-08-22T20:03:23","date_gmt":"2022-08-22T18:03:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16743"},"modified":"2022-08-22T20:04:07","modified_gmt":"2022-08-22T18:04:07","slug":"grames-juliet-les-sept-ou-huit-morts-de-stella-fortuna-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16743","title":{"rendered":"Grames, Juliet \u00ab Les sept ou huit morts de Stella Fortuna \u00bb (2020)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice<\/strong> : Juliet Grames est une autrice am\u00e9ricaine, n\u00e9e \u00e0 Hartford dans le Connecticut au sein d\u2019une famille italo-am\u00e9ricaine tr\u00e8s unie. Elle travaille \u00e0 New York en tant qu\u2019\u00e9ditrice depuis de nombreuses ann\u00e9es. \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16743\">Les Sept ou Huit Morts de Stella Fortuna<\/a><\/span>\u00a0\u00bb est son premier roman. Elle a grandi dans une famille italo-am\u00e9ricaine tr\u00e8s soud\u00e9e. \u00c9ditrice de livres, elle a pass\u00e9 la derni\u00e8re d\u00e9cennie chez Soho Press, o\u00f9 elle est \u00e9ditrice associ\u00e9e et commissaire de l&#8217;empreinte Soho Crime.<\/p>\n<p>Presses de la cit\u00e9 \u2013 01.10.2020 \u2013 576 pages Pocket \u2013 07.10.2021 \u2013 672 pages \u00a0\u00a0The seven or eight deaths of stella fortuna 2019 \u2013 traduit par Caroline Bouet)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Une saga familiale \u00e9bouriffante qui nous fait vivre, sur pr\u00e8s d&rsquo;un si\u00e8cle, l&rsquo;histoire de l&rsquo;immigration italienne en Am\u00e9rique. Si Stella Fortuna veut dire \u00ab\u00a0bonne \u00e9toile\u00a0\u00bb, alors la vie a un dr\u00f4le de sens de l&rsquo;humour. Car dans la famille Fortuna, tout le monde conna\u00eet l&rsquo;histoire de la belle et insolente Stella, qui a refus\u00e9 d&rsquo;apprendre \u00e0 cuisiner, a jur\u00e9 de ne jamais se marier, et a surtout \u00e9chapp\u00e9 plus d&rsquo;une fois \u00e0 une mort certaine.<br \/>\nDepuis son enfance en Calabre, dans les ann\u00e9es 1920, jusqu&rsquo;\u00e0 sa vie de femme en Am\u00e9rique, son existence a \u00e9t\u00e9 ponctu\u00e9e de situations banales qui, myst\u00e9rieusement, ont tourn\u00e9 au cauchemar. Stella a quand m\u00eame \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9e par une aubergine et \u00e9visc\u00e9r\u00e9e par des cochons, elle a failli p\u00e9rir noy\u00e9e dans l&rsquo;Atlantique et s&rsquo;est pratiquement vid\u00e9e de son sang. Pures co\u00efncidences, \u0153uvre d&rsquo;un fant\u00f4me ivre de vengeance ou manifestations du mauvais \u0153il ?<br \/>\nUne saga familiale \u00e9bouriffante, couvrant pr\u00e8s d&rsquo;un si\u00e8cle et deux continents, o\u00f9 il est question de secrets, d&rsquo;envo\u00fbtements et des liens du sang &#8211; et qui accomplit ce qu&rsquo;aucune le\u00e7on sur l&rsquo;immigration en Am\u00e9rique ne pourrait faire en donnant chair \u00e0 une femme que le temps et l&rsquo;Histoire auraient ignor\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Une saga familiale comme je les aime. En cheffe de famille au d\u00e9but du roman, il y a la m\u00e8re Assunta (m\u00eame si le chef en titre est son mari Antonio mais d\u00e8s le d\u00e9but du roman il est peu pr\u00e9sent et c\u2019est une b\u00e9n\u00e9diction pour tout le monde ; malheureusement il va refaire surface\u2026 et reprendre sa place)\u00a0 Et il y a les enfants d\u2019Assunta.<br \/>\nPuis les enfants et les conjoints des enfants\u2026 Une saga familiale qui s\u2019\u00e9tend sur plus d\u2019un si\u00e8cle et que nous entraine de Calabre aux Am\u00e9riques\u2026 car Assunta et ses enfants embarqueront sur le dernier bateau d\u2019\u00e9migrants qui quitta l\u2019Italie. C\u2019est vivant, cela sent le v\u00e9cu, c\u2019est parfois dr\u00f4le, parfois tragique, parfois aga\u00e7ant\u2026 et cela retrace le parcours des italiens qui ont \u00e9migr\u00e9 aux Etats-Unis. Ils cherchaient \u00e0 fuir la mis\u00e8re pour l\u2019Eldorado, mais la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9tait bien diff\u00e9rente de leurs attentes.<br \/>\nStella est belle et ind\u00e9pendante\u00a0; elle a des id\u00e9es bien arr\u00eat\u00e9es et s\u2019il y a une chose qu\u2019elle ne veut pas c\u2019est se marier et avoir des enfants\u2026\u00a0 Mais Stella vit dans l\u2019ombre d\u2019un fant\u00f4me\u00a0: \u00a0elle est n\u00e9e apr\u00e8s la mort de sa s\u0153ur, qui \u00e9tait la premi\u00e8re fille du couple Assunta-Antonio et porte le m\u00eame pr\u00e9nom qu\u2019elle\u2026 pas facile de prendre la place d\u2019une morte\u2026<br \/>\nUn monde de jalousie, de conflits larv\u00e9s et jamais exprim\u00e9s\u00a0: entre les deux Stella \u2013 la vivante et la morte -, entre Tina et Stella, entre Stella et son p\u00e8re, entre les enfants et les parents\u2026<br \/>\nUn roman qui baigne aussi dans la tradition calabraise. La mentalit\u00e9 calabraise est arriv\u00e9e en Am\u00e9rique avec la famille \u2026 Les traditions, les superstitions, le <em>mal\u2019oicch\u2019 (mauvais \u0153il<\/em>), les l\u00e9gendes, les proverbes, la place des hommes et du p\u00e8re\u2026<\/p>\n<p>Mais je ne vous en dis pas plus et vous encourage \u00e0 suivre la famille Fortuna dans ses aventures. Les personnages sont attachants et cela se lit facilement.<br \/>\nEt je me rends compte que plus a va et plus j\u2019aime les grandes sagas familiales, les italiennes comme les autres\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>La preuve du passage de ces conqu\u00e9rants se voit sur le visage des Calabrais, qui affiche tant de couleurs diff\u00e9rentes, se per\u00e7oit dans leur langue et leur cuisine. Le paysage est parsem\u00e9 de ch\u00e2teaux normands ainsi que de ruines de temples grecs construits trois si\u00e8cles avant la naissance du Christ. Les Calabrais poursuivent leur chemin, imperturbables, parmi les vestiges laiss\u00e9s par les conqu\u00e9rants pass\u00e9s, car ils n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 ma\u00eetres de leur terre natale.<\/p>\n<p>Stella Fortuna est comme la plupart des femmes, en cela qu\u2019on ne peut comprendre l\u2019histoire de sa vie sans comprendre celle de sa m\u00e8re.<\/p>\n<p><em>I guai da pignata i sapa sulu a cucchjiara cchi c\u2019\u00e8 vota<\/em> \u2013 \u00ab\u00a0seule la cuill\u00e8re qui touille conna\u00eet les probl\u00e8mes de la marmite\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 le probl\u00e8me avec l\u2019\u00e9migration \u2013\u00a0elle d\u00e9mantela le patriarcat. Parce que vraiment, pourquoi Assunta, ou n\u2019importe quelle autre femme, aurait-elle eu besoin d\u2019un mari alors qu\u2019elle faisait tout, absolument tout, elle-m\u00eame\u00a0?<\/p>\n<p>La gourmandise\u00a0? La faim\u00a0? La curiosit\u00e9\u00a0? En tant qu\u2019adulte, elle savait que c\u2019\u00e9taient ces trois choses qui motivaient le plus souvent ses actes.<\/p>\n<p>Le <em>mal\u2019oicch\u2019<\/em>, l\u2019expression calabraise pour d\u00e9signer le Mauvais \u0152il, d\u00e9signe l\u2019atmosph\u00e8re mauvaise g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par les ranc\u0153urs refoul\u00e9es, une jalousie qui a le pouvoir de blesser, de rendre fou et m\u00eame de tuer. Le <em>mal\u2019oicch\u2019<\/em> est particuli\u00e8rement dangereux pour les gens heureux, beaux ou riches, qui semblent souvent avoir une chance et une malchance incroyables \u00e0 cause de toute cette jalousie, de cette <em>invidia<\/em>, accumul\u00e9e autour d\u2019eux.<\/p>\n<p>La M\u00e9diterran\u00e9e est le berceau de bien des religions anciennes et de cultures ethniques vari\u00e9es, mais les Berb\u00e8res du Maghreb, les S\u00e9pharades d\u2019Andalousie, les orthodoxes de Gr\u00e8ce, les musulmans de Turquie, les Arabes de Palestine et les catholiques du Mezzogiorno s\u2019accordent tous sur le Mauvais \u0152il. \u00c0 Ievoli, le <em>mal\u2019oicch\u2019<\/em> \u00e9tait simple, sinistre, et on pouvait parfois l\u2019\u00e9radiquer \u00e0 coups de sorcellerie quasi chr\u00e9tienne.<\/p>\n<p>Une vie sans enfants \u00e9tait-elle une vie, pour une femme\u00a0? Assunta ne le saurait jamais puisqu\u2019elle avait eu des enfants alors qu\u2019elle-m\u00eame n\u2019\u00e9tait qu\u2019une enfant.<\/p>\n<p>Ou bien \u00e9tait-ce la jalousie d\u2019un fant\u00f4me, qui chaque ann\u00e9e \u00e9tait un peu plus oubli\u00e9 par les personnes aim\u00e9es, alors que sa rempla\u00e7ante brillait comme une \u00e9toile dans leurs c\u0153urs\u00a0?<\/p>\n<p>D\u2019un point de vue taxonomique, nos arbres g\u00e9n\u00e9alogiques sont vraiment stup\u00e9fiants, des cauchemars linn\u00e9ens avec leurs racines pas assez nombreuses pour soutenir leurs troncs, et dans lesquels une lign\u00e9e malsaine peut \u00eatre mise en pagaille \u00e0 cause de noms qui se recoupent.<\/p>\n<p>Nous faisons comme si la virginit\u00e9 \u00e9tait tout, \u00e9tait l\u2019unique atout d\u2019une femme, alors qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 le seul crit\u00e8re vraiment important, c\u2019est sa capacit\u00e9 de travail.<\/p>\n<p>On dit que la guerre est un creuset o\u00f9 se forgent les hommes. Je m\u2019aventurerai \u00e0 dire qu\u2019un creuset peut tout aussi bien forger un monstre qu\u2019un homme. Certains hommes partent \u00e0 la guerre et trouvent Dieu\u00a0; d\u2019autres perdent Dieu \u00e0 tout jamais.<\/p>\n<p>Parfois, le pire aspect d\u2019une mauvaise nouvelle n\u2019est pas tant la mauvaise nouvelle en elle-m\u00eame, mais le fait de devoir l\u2019expliquer encore et encore, de devoir supporter les r\u00e9actions de gens qui sont parfois bien intentionn\u00e9s, qui font parfois juste semblant de l\u2019\u00eatre, ou qui parfois ne s\u2019en donnent m\u00eame pas la peine.<\/p>\n<p>Mais comprendre le sens de ce \u00ab\u00a0pour toujours\u00a0\u00bb \u2013\u00a0voil\u00e0 quelque chose dont votre c\u0153ur essaie de vous prot\u00e9ger.<\/p>\n<p>Tu sais ce qu\u2019on dit des hommes aux yeux bleus, dit Stella. Rien ne peut emp\u00eacher le diable de regarder ce qui se passe dehors.<br \/>\n\u2014\u00a0Ce sont des \u00e2neries superstitieuses. Tu sais bien que \u00e7a ne marche pas comme \u00e7a.<\/p>\n<p>Stella n\u2019\u00e9tait pas r\u00e9ellement suicidaire, jamais elle ne voulut mourir. Elle s\u2019\u00e9tait trop battue contre la mort pour cela. Mais, nuance, elle regrettait souvent de devoir \u00eatre en vie. Son existence actuelle \u00e9tait une r\u00e9alisation perverse de sa plus grande peur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ce fut \u00e0 cette p\u00e9riode qu\u2019une question s\u2019immis\u00e7a dans son esprit\u00a0: \u00c0 quoi \u00e7a sert, tout \u00e7a\u00a0? Bien s\u00fbr que cela ne servait jamais \u00e0 rien mais, jusqu\u2019\u00e0 ce que vous vous posiez pour la premi\u00e8re fois cette question, l\u2019absence de sens n\u2019est pas un probl\u00e8me.<\/p>\n<p>Il n\u2019y avait aucune possibilit\u00e9 de r\u00e9demption. Il n\u2019y avait que le \u00ab\u00a0plus jamais\u00a0\u00bb qui ouvrait \u00e0 pr\u00e9sent bien des phrases.<\/p>\n<p>Imaginez comme le petit c\u0153ur actinique du fant\u00f4me a d\u00fb se briser en regardant sa m\u00e8re la remplacer par un autre b\u00e9b\u00e9 qui portait exactement le m\u00eame nom, en la regardant ancrer ses espoirs maternels dans cette nouvelle fille belle et parfaite.<\/p>\n<p>Je ne vous demande pas de croire aux esprits ou \u00e0 une \u00e2me peut \u00eatre exclue du paradis par son chagrin ou sa jalousie\u00a0; je ne vous demanderais pas de croire en quelque chose auquel moi-m\u00eame je ne crois pas, et je ne crois en rien. Mais si nous disions que le pouvoir de la foi humaine est de rendre r\u00e9elles des choses qui ne le sont pas \u2013\u00a0qu\u2019en accordant du cr\u00e9dit \u00e0 des entit\u00e9s imaginaires nous les autorisons \u00e0 exercer un pouvoir sur nous, \u00e0 prendre vie\u00a0? Parce que qu\u2019est-ce que la foi, hormis une volont\u00e9 de croire\u00a0?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice : Juliet Grames est une autrice am\u00e9ricaine, n\u00e9e \u00e0 Hartford dans le Connecticut au sein d\u2019une famille italo-am\u00e9ricaine tr\u00e8s unie. Elle travaille \u00e0 New York en tant qu\u2019\u00e9ditrice depuis de nombreuses ann\u00e9es. \u00ab\u00a0Les Sept ou Huit Morts de Stella Fortuna\u00a0\u00bb est son premier roman. 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