{"id":17162,"date":"2022-11-07T16:28:25","date_gmt":"2022-11-07T14:28:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17162"},"modified":"2022-11-07T17:24:30","modified_gmt":"2022-11-07T15:24:30","slug":"bois-ariane-dakota-song-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17162","title":{"rendered":"Bois, Ariane \u00ab\u00a0Dakota Song\u00a0\u00bb (2017) 428 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>\u00a0: Ariane Bois Heilbronn est fran\u00e7aise, romanci\u00e8re et journaliste. Elle est titulaire d\u2019un DEA d\u2019histoire contemporaine de Sciences Po (1984) et d\u2019un M.A. en journalisme de l\u2019Universit\u00e9 de New York (1986). Elle a \u00e9t\u00e9 grand reporter au sein du groupe Marie-Claire et critique litt\u00e9raire pour le magazine \u00ab\u00a0Avantages\u00a0\u00bb de 1988 \u00e0 2015. Ariane Bois est critique litt\u00e9raire pour les romans et les essais au Groupe Psychologies depuis 2018.<br \/>\n<b>Elle a \u00e9crit<\/b>\u00a0: Et le jour pour eux sera comme la nuit (Ramsay, 2009), Le Monde d\u2019Hannah (Robert Laffont, 2011), Derni\u00e8res nouvelles du front sexuel (2012) , Sans oublier (Belfond, 2014), Un couple, une ville (2015), Le Gardien de nos fr\u00e8res (Belfond, 2016). <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17162\">Dakota Song<\/a><\/span> (Belfond, 2017), <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8877\">L\u2019\u00eele aux enfants<\/a><\/span> (2019), L\u2019Amour au temps des \u00e9l\u00e9phants (2021), Eteindre le soleil (2022)<\/p>\n<p>Belfond, 30.03.2017, 448 pages \/ Charleston poche, 12.01.2021, 428 pages<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>New York, 1970. Shawn Pepperdine, jeune de Harlem, assiste horrifi\u00e9 au meurtre de son meilleur ami. Pour \u00e9chapper aux assassins, il trouve refuge dans les sous-sols du Dakota, l&rsquo;immeuble le plus mythique de Manhattan. Dans une ville en pleine \u00e9bullition, le Dakota reste, lui, immuable : un club tr\u00e8s ferm\u00e9, un ch\u00e2teau m\u00e9di\u00e9val sur Central Park, un havre de paix des \u00a0\u00bb rich and famous \u00ab\u00a0. S&rsquo;y c\u00f4toient Lauren Bacall, Leonard Bernstein et Rudolph Noureev.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ici, Polanski tournera les images du film Rosemary&rsquo;s baby. Devenu le premier portier noir du Dakota, Shawn c\u00f4toie ses r\u00e9sidents : Nigel, Abigail, Nathan, Cherie, Becky, Andrew, Tyler, et les autres. Quand la plus grande star du monde, John Lennon, emm\u00e9nage \u00e0 son tour, l&rsquo;immeuble et sa communaut\u00e9 s&rsquo;enflamment&#8230; Dakota Song raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un jeune homme \u00e9cartel\u00e9 entre deux mondes et les destins entrem\u00eal\u00e9s de sept New-Yorkais amoureux fous de leur ville.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Un portrait survolt\u00e9 d&rsquo;une Am\u00e9rique en pleine r\u00e9volution artistique, intellectuelle et sexuelle, celle de la Beatlemania et du disco, du Studio 54 de Warhol et du Chelsea Hotel, du scandale du Watergate et d&rsquo;une d\u00e9cennie de violences.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>:<\/p>\n<p>Bienvenue dans le monde du DAKOTA, immeuble situ\u00e9 \u00e0 Manhattan, au coin de Central Park West et de la 72\u00e8me rue. Bienvenue aussi \u00e0 Harlem, mais c\u2019est une autre histoire\u2026<br \/>\nOu plut\u00f4t c\u2019est un Pau la rencontre entre un jeune de Harlem et le microcosme Dakotien\u2026<br \/>\nImmersion dans le Dakota ( un personnage \u00e0 part enti\u00e8re) mais aussi dans une galerie de personnages tr\u00e8s attachants &#8211; qu\u2019ils soient r\u00e9els ou de fiction:<br \/>\nShaun, Juan , Nigel, Abigail, Nathan, Cherie et Steve , Beckie et Christopher , Tyler et Telete, Andrew (Samuel) Binder, et les autres \u2026 ceux qui y r\u00e9sident et ceux qui y travaillent \u2026<br \/>\nEt cot\u00e9 c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s on va en c\u00f4toyer : Lauren Bacall, John Lennon , Yoko Ono, Sean Lennon,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Rudolf Noureev, Leonard Bernstein, Roberta Flack\u2026<\/p>\n<p>Gros coup de coeur pour ce roman qui est en plus instructif et social. Une sorte de chronique journalistique ( l\u2019autrice a fait ses \u00e9tudes de journalisme \u00e0 New-York) et aussi un roman qui nous permettra de vivre dans le New-York des ann\u00e9es 70\/90 qui verra l\u2019inauguration du mythique Studio 54, le moment o\u00f9 la parole gay commence \u00e0 se faire entendre\u2026 Et le racisme \u2026 pas seulement contre les noirs, mais aussi contre les asiatiques, l&rsquo;antis\u00e9mitisme\u2026<br \/>\nTout commence par l\u2019exfiltration de Harlem d\u2019un jeune, pour fuir un gang qui a tu\u00e9 son meilleur ami. Et il va trouver refuge au Dakota ! Et devenir d\u2019abord pr\u00e9pos\u00e9 au courrier, puis portier; le premier portier noir du Dakota. Et je ne vous en dis pas plus mais je vous encourage vivement \u00e0 lire ce roman \u00e0 la fois social, historique, qui parle de l\u2019Am\u00e9rique des ann\u00e9es 70, et m\u00e9lang\u00e9 la grande et la petite histoire, dont bien s\u00fbr le meurtre de John Lennon\u2026 Des bas-fonds au luxe, je vous invite \u00e0 marcher dans les pas de Shaun \u2026<\/p>\n<p>J\u2019ai retrouv\u00e9 avec infiniment de plaisir le Dakota, immeuble que j\u2019avais d\u00e9couvert avec le merveilleux roman de <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12005\">Tom Barbash \u00ab Beautiful Boy \u00bb<\/a><\/span> (RL2020)<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>:<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 moi, il avait quitt\u00e9 le lyc\u00e9e pour obtenir son dipl\u00f4me de ca\u00efd.<\/p>\n<p>La \u00ab\u00a0Mecque noire\u00a0\u00bb des \u00c9tats-Unis, comme on appelle Harlem depuis quelques ann\u00e9es, ressemblait \u00e0 ce que j\u2019avais toujours connu\u00a0: la drogue et le crime prosp\u00e9raient.<\/p>\n<p>Mogadiscio sur Hudson\u00a0\u00bb, voil\u00e0 comment on surnommait mon quartier de bruit et de fureur dans les all\u00e9es chic de Manhattan. Et on nous laissait nous entre-tuer. La moiti\u00e9 d\u2019entre nous estimait ne jamais atteindre l\u2019\u00e2ge de trente-cinq ans\u00a0: eh oui, au XXe\u00a0si\u00e8cle\u00a0! Cela me rendait fou car je l\u2019aime, mon ghetto, malgr\u00e9 ses vitres crev\u00e9es, ses squatters, ses collines de d\u00e9chets o\u00f9 des arbres s\u2019obstinent \u00e0 pousser.<\/p>\n<p>L\u2019humour est une arme, mais parfois, face \u00e0 un regard haineux ou \u00e0 une moue de d\u00e9go\u00fbt, la fureur inonde mes veines comme une maladie.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Et voil\u00e0 le Dakota\u00a0! s\u2019exclame Eddy. Neuf \u00e9tages de splendeur absolue. Un monde cach\u00e9 en plein Manhattan\u00a0!<\/p>\n<p>Le Dakota, forteresse palatiale en plein Manhattan, faisait figure de petit royaume, un \u00e9crin d\u2019irr\u00e9ductibles privil\u00e9gi\u00e9s au c\u0153ur de la cit\u00e9. La Grosse Pomme pourrissait lentement mais le Dakota ne changeait pas.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Elle a lu quelque part qu\u2019on parle huit cents langues \u00e0 New York. Cette Babel donne le tournis.<\/p>\n<p>Avec tout leur argent, avaient-ils encore des d\u00e9sirs, des envies, des r\u00eaves ou des soucis comme nous tous\u00a0?<\/p>\n<p>Le Dakota, \u00ab\u00a0ce ch\u00e2teau dans le ciel\u00a0\u00bb, l\u2019avait impressionn\u00e9e. H\u00e9riss\u00e9 de fl\u00e8ches, de gargouilles, de tourelles, entour\u00e9 de douves, l\u2019immeuble lui \u00e9voquait le manoir de la famille Addams, et elle s\u2019\u00e9garait dans ce d\u00e9dale de halls, d\u2019ascenseurs, de portes compliqu\u00e9es.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Le Dakota est un paquebot. Notre r\u00f4le\u00a0: lui permettre de naviguer par tous les temps. Le v\u00f4tre ne se limite pas \u00e0 appuyer sur un bouton mais \u00e0 veiller au confort et au bien-\u00eatre de tous les Dakotiens.<\/p>\n<p>Et puis, je suis le premier portier noir du Dakota\u00a0: sacr\u00e9e fiert\u00e9 d\u2019avoir fait plier une institution aussi conservatrice\u00a0! Je n\u2019attends pas de m\u00e9daille, mais je me couche avec le sentiment d\u2019avoir travaill\u00e9 pour que chaque jeune n\u00e9 comme moi du mauvais c\u00f4t\u00e9 de la ville puisse un jour saisir l\u2019aide qu\u2019on lui offre.<\/p>\n<p>L\u2019avantage avec les b\u00eates, c\u2019est qu\u2019elles vous aiment sans distinction de couleur de peau ou de compte en banque, et on n\u2019est pas tenu de leur faire la conversation.<\/p>\n<p>Chacun son monde, apr\u00e8s tout. Le Dakota n\u2019est ni ma maison, ni seulement un lieu de travail. Plut\u00f4t un sas entre deux univers, pour reprendre mon souffle, r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ma vie. Je m\u2019y sens prot\u00e9g\u00e9, presque dans une bulle. Pour certains, je suis invisible\u00a0; pour d\u2019autres, on me voit trop. J\u2019observe les riches comme \u00e0 travers une glace sans tain et j\u2019en apprends davantage qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9cole.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nombreux sont ceux qui vivent en nous\u00a0\u00bb, comme disait l\u2019immense Pessoa.<\/p>\n<p>Je me demande bien ce qu\u2019ils font ensemble, ces deux-l\u00e0, tant ils sont dissemblables. Ma grand-m\u00e8re r\u00e9p\u00e9tait toujours qu\u2019on ne doit pas m\u00e9langer les l\u00e9gumes avec les fruits\u2026<\/p>\n<p>Cet endroit s\u2019incruste dans votre t\u00eate, respire par vos pores, prend vie dans vos muscles. Est-ce un immeuble ou une sorte de d\u00e9it\u00e9 qui soumet ceux qui l\u2019approchent\u00a0?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans les beaux quartiers, on parle du \u00ab\u00a0pouvoir noir\u00a0\u00bb avec un frisson dans la voix. Laissez-moi rigoler\u00a0! Il est o\u00f9, notre pouvoir\u00a0? Les types des Panth\u00e8res Noires que j\u2019apercevais dans mon quartier, avec leur col roul\u00e9 sombre, leur veste en cuir et leur poing tendu vers le ciel, ont tous disparu. Beaucoup ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s, le reste croupit en taule.<\/p>\n<p>Tel un organisme vivant, le Dakota acceptait certains r\u00e9sidents et en rejetait d\u2019autres, parfois violemment.<\/p>\n<p>Son enfance est une terre lointaine, qu\u2019il ne visite plus m\u00eame dans le sommeil, qui lui \u00e9chappe de toute fa\u00e7on, malgr\u00e9 les cachets.<\/p>\n<p>C\u2019est plut\u00f4t une qualit\u00e9, un atout dans la vie, de ne pas se montrer servile, surtout avec les puissants.<\/p>\n<p>Le grand \u00e9cart entre deux mondes est devenu ma gymnastique mentale, la base de ce nouvel \u00e9quilibre qui m\u2019\u00e9tonne.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Bienvenue au Studio 54, le paradis sur terre, mon pote. Sex and drugs and rock\u2019n\u2019roll.<\/p>\n<p>c\u2019est \u00e7a la boxe\u00a0! De la po\u00e9sie en acte, une danse dans la lumi\u00e8re, entre hommes qui se respectent. Pas seulement une affaire de muscles, de fric, de combines.<\/p>\n<p>Les livres, les amis, les voyages\u2026 Tout cela peut vous aider. Pensez \u00e0 vous\u2026<\/p>\n<p>\u2014\u00a0C\u2019est une partie du probl\u00e8me. Je me suis pli\u00e9e aux d\u00e9sirs des autres pendant si longtemps que j\u2019ai oubli\u00e9 les miens.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: Ariane Bois Heilbronn est fran\u00e7aise, romanci\u00e8re et journaliste. Elle est titulaire d\u2019un DEA d\u2019histoire contemporaine de Sciences Po (1984) et d\u2019un M.A. en journalisme de l\u2019Universit\u00e9 de New York (1986). Elle a \u00e9t\u00e9 grand reporter au sein du groupe Marie-Claire et critique litt\u00e9raire pour le magazine \u00ab\u00a0Avantages\u00a0\u00bb de 1988 \u00e0 2015. 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