{"id":1722,"date":"2015-04-26T07:44:25","date_gmt":"2015-04-26T06:44:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1722"},"modified":"2015-04-26T08:02:54","modified_gmt":"2015-04-26T07:02:54","slug":"gran-sara-la-ville-des-morts-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1722","title":{"rendered":"Gran, Sara \u00ab La ville des morts \u00bb (2015)"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&rsquo;auteur<\/strong> : Ex-libraire d\u2019origine new-yorkaise, Sara GRan vit \u00e0 Los Angeles. Elle \u00e9crit pour la t\u00e9l\u00e9vision et est en train d&rsquo;adapter la s\u00e9rie des Claire DeWitt pour le petit \u00e9cran. C&rsquo;est une grande amie de Megan Abbott avec qui elle partage sa passion pour le noir et un blog tr\u00e8s hype. Elle a d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 <i>Viens plus pr\u00e8s<\/i> et <i>Dope<\/i> parus en France aux \u00e9ditions Sonatine.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Il est des livres qui vous hantent et vous accompagnent et des h\u00e9ros si attachants que vous auriez envie de les rencontrer. C\u2019est le cas de Claire DeWitt, une priv\u00e9e comme on n\u2019en trouve pas. Elle a trente-cinq ans mais dit toujours qu\u2019elle en a quarante-deux parce que personne ne prend une femme de mois de quarante ans au s\u00e9rieux. Claire DeWitt s&rsquo;autoproclame avec d\u00e9rision la plus grande d\u00e9tective du monde, enqu\u00eatrice amateur \u00e0 Brooklyn d\u00e8s l\u2019adolescence et adepte du myst\u00e9rieux d\u00e9tective fran\u00e7ais Jacques Silette dont l\u2019\u00e9trange ouvrage, D\u00e9tection, l\u2019a conduite \u00e0 recourir au yi-king, aux augures, aux r\u00eaves proph\u00e9tiques et aux drogues hallucinog\u00e8nes.<\/p>\n<p>Claire entretient \u00e9galement une relation intime avec La Nouvelle-Orl\u00e9ans, o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 l\u2019\u00e9l\u00e8ve de la brillante Constance Darling jusqu\u2019\u00e0 l\u2019assassinat de cette derni\u00e8re. Lorsqu\u2019un honorable procureur n\u00e9o-orl\u00e9anais dispara\u00eet dans la d\u00e9b\u00e2cle de l\u2019ouragan Katrina, elle retrouve son ancienne ville, compl\u00e8tement sinistr\u00e9e, afin de r\u00e9soudre le myst\u00e8re. Les indices la m\u00e8nent \u00e0 Andray Fairview, un jeune homme qui n\u2019avait rien \u00e0 perdre avant l\u2019ouragan et encore moins depuis. Entre anciens amis et nouveaux ennemis, Claire \u00e9lucide l\u2019affaire, mais d\u2019autres disparus viennent la hanter : sa meilleure amie et co-d\u00e9tective d\u2019enfance, \u00e9vapor\u00e9e du m\u00e9tro de New York en 1987, et la propre fille de Silette, Belle, kidnapp\u00e9e dans une chambre d\u2019h\u00f4tel sans que personne ne l\u2019ait jamais revue.<\/p>\n<p>La ville des morts marque le d\u00e9but \u00e9poustouflant d\u2019une nouvelle s\u00e9rie aussi originale que vivifiante.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Dans une ville d\u00e9truite ou les histoires finissent toujours mal, une \u00ab\u00a0priv\u00e9e\u00a0\u00bb totalement \u00e0 la masse, hant\u00e9e par la disparition d\u2019une amie d\u2019enfance, \u00e9paul\u00e9e par le souvenir de la femme qui l\u2019a form\u00e9e, enqu\u00eate sur une disparition. Un retour aux sources dans une ville d\u00e9truite \u00e0 tous les niveaux, en compagnie de jeunes pas tr\u00e8s nets (et de vieux pas nets non plus\u2026) Si vous aimez les polars atypiques et d\u00e9jant\u00e9s, mais qui abordent des sujets graves en toile de fond, plongez dans les bas-fonds de la Nouvelle-Orl\u00e9ans.. vous ne le regretterez pas.. Glauque \u00e0 souhait, avec une bonne dose d\u2019humour. Voil\u00e0 qui donne envie de suivre de plus pr\u00e8s ce personnage atypique qu\u2019est la d\u00e9tective Claire DeWitt et de lire ses deux premiers polars, \u00ab\u00a0Dope\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Viens plus pr\u00e8s\u00a0\u00bb\u2026<\/p>\n<p>Et en rapport avec \u00ab\u00a0Katrina\u00a0\u00bb, je ne peux que vous recommander un autre livre, d&rsquo;un tout autre style : \u00ab\u00a0Ouragan\u00a0\u00bb de <strong>Laurent Gaud\u00e9<\/strong><\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Avant, les corbeaux \u00e9taient de mauvais augure, mais aujourd\u2019hui, il y en a tellement qu\u2019on ne sait plus trop. Les augures changent. Les signes se d\u00e9placent. Rien n\u2019est permanent.<\/p>\n<p>Si la vie vous donnait tout de suite les r\u00e9ponses, elles n\u2019auraient aucune valeur. Chaque d\u00e9tective doit saisir ses indices et r\u00e9soudre ses myst\u00e8res par elle-m\u00eame. Nul ne peut \u00e9lucider votre myst\u00e8re \u00e0 votre place ; un livre ne peut pas vous indiquer le chemin.<\/p>\n<p>Les h\u00f4pitaux ont publi\u00e9 des photos de petits vieux, en esp\u00e9rant que quelqu\u2019un viendrait les r\u00e9cup\u00e9rer. De jeunes aussi. Notamment ceux qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 handicap\u00e9s, malades ou d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9s avant la catastrophe. Un silence. \u2014 C\u2019\u00e9tait comme les objets trouv\u00e9s. Mais pour les gens.<\/p>\n<p>Certaines maisons glissaient vers la ruine, d\u2019autres remontaient la pente de la reconstruction<\/p>\n<p>Un peu plus loin encore, je suis tomb\u00e9e sur les premiers immeubles sans murs, appartements meubl\u00e9s expos\u00e9s \u00e0 la vue, fa\u00e7on maison de poup\u00e9e. Ici une chambre, l\u00e0 une cuisine, ailleurs un s\u00e9jour fig\u00e9 dans le temps<\/p>\n<p>J\u2019en ai vu davantage assis sur leur v\u00e9randa, \u00e0 faire ce qu\u2019on fait quand on est compl\u00e8tement d\u00e9pass\u00e9. Rien que de se demander par o\u00f9 commencer, \u00e7a suffisait \u00e0 se rasseoir pour ne plus se relever<\/p>\n<p>Les indices sont la partie la moins bien comprise de mon m\u00e9tier. Les novices croient qu\u2019il s\u2019agit de les d\u00e9couvrir. En r\u00e9alit\u00e9, tout l\u2019art du d\u00e9tective consiste \u00e0 les reconna\u00eetre. Les indices sont partout. Mais seules certaines personnes peuvent les voir.<\/p>\n<p>Un logement, c\u2019est comme une personne, en moins chiant. Pour l\u2019appr\u00e9hender, on part de l\u2019ensemble puis on progresse vers le d\u00e9tail<\/p>\n<p>Le bureau \u00e9tait la seule pi\u00e8ce qui ait un peu de personnalit\u00e9. Sa personnalit\u00e9 \u00e9tait \u00ab je bosse beaucoup<\/p>\n<p>Moins une personne a de bouquins, moins ils sont r\u00e9v\u00e9lateurs. L\u2019\u00e9chantillon n\u2019est pas assez fourni pour y rep\u00e9rer des sch\u00e9mas. Un livre de recettes sur un total de cinq est bien moins significatif que vingt sur une centaine<\/p>\n<p>Toutes les maisons sont hant\u00e9es. Quand elles ne le sont pas par le pass\u00e9 ou l\u2019avenir, elles le sont par le pr\u00e9sent<\/p>\n<p>\u00ab Pour eux, la vie est comme un livre rempli de pages blanches. Pour le d\u00e9tective, c\u2019est un manuscrit enlumin\u00e9 de myst\u00e8res. \u00bb<\/p>\n<p>Une fois qu\u2019on conna\u00eet la v\u00e9rit\u00e9, il n\u2019y a pas de seconde chance. Pas de possibilit\u00e9 de recommencer, de se raviser, de faire machine arri\u00e8re. La porte se referme derri\u00e8re vous et se verrouille \u00e0 double-tour.<\/p>\n<p>\u00ab On ne peut pas avancer vers la v\u00e9rit\u00e9 en marchant dans les pas d\u2019un autre. Une main peut pointer dans une direction, mais la main n\u2019est pas l\u2019enseignement. Le doigt qui montre le chemin n\u2019est pas le chemin.<\/p>\n<p>La v\u00e9rit\u00e9 n\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre qu\u2019\u00e0 quelques centim\u00e8tres, mais je n\u2019\u00e9tais encore pas assez pr\u00e8s pour la saisir.<\/p>\n<p>Il sentait la beuh, la poussi\u00e8re de pl\u00e2tre, la fum\u00e9e et le moisi. Comme la tristesse. Comme La Nouvelle-Orl\u00e9ans<\/p>\n<p>C\u2019est elle qui m\u2019a appris \u00e0 persuader un projectile que lui et moi, on \u00e9tait du m\u00eame c\u00f4t\u00e9. C\u2019est elle qui m\u2019a expliqu\u00e9 qu\u2019une balle veut toucher sa cible. Qu\u2019il suffit de l\u2019encourager<\/p>\n<p>Mon oncle, y disait qu\u2019il y avait deux Bibles. Ou une seule, mais s\u00e9par\u00e9e en deux. Y disait qu\u2019y en a la moiti\u00e9 dans le bouquin, sur le papier. Et que l\u2019autre moiti\u00e9 elle est \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des gens. On na\u00eet avec, mais c\u2019est \u00e0 nous de la trouver. Faut apprendre \u00e0 la voir par soi-m\u00eame. C\u2019est le seul moyen<\/p>\n<p>Y disait : \u00ab Laisse les morts s\u2019occuper des leurs. Ils ont leurs propres histoires \u00e0 r\u00e9gler. Les Indiens se battent pas avec des couteaux et des flingues. Y se battent avec des costumes et des chansons. \u00bb<\/p>\n<p>Je ne savais pas qu\u2019il existait des gens comme \u00e7a : des gens qui ne tiennent pas la liste de ce qu\u2019ils donnent, des gens qui ne demandent pas \u00e0 \u00eatre rembours\u00e9s.<\/p>\n<p>Comment je vous reconna\u00eetrai ? avais-je demand\u00e9. \u2014 C\u2019est moi qui vous reconna\u00eetrai. Je m\u2019\u00e9tais dit qu\u2019elle d\u00e9bloquait. C\u2019est la premi\u00e8re chose que j\u2019ai aim\u00e9e chez elle<\/p>\n<p>Le fait que M\u00e8re et P\u00e8re abominent ouvertement les gens de couleur n\u2019arrangeait rien<\/p>\n<p>L\u2019eau chaude restait intermittente, et m\u00eame l\u2019eau froide n\u2019\u00e9tait pas toujours au rendez-vous<\/p>\n<p>Les grandes demeures sont pleines de myst\u00e8res, de vies v\u00e9cues superpos\u00e9es au fil des ans pour ne laisser derri\u00e8re elles que leurs indices<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait la plus vaste, la plus vieille conspiration du monde : celle qui produisait des gamins comme ceux qui l\u2019avaient tu\u00e9e pour trois fifrelins. Celle qui avait commenc\u00e9 le jour o\u00f9 le premier homme avait regard\u00e9 son voisin en disant : \u00ab H\u00e9, je te piquerais bien ta grotte. \u00bb<\/p>\n<p>Le vrai d\u00e9fi, pour la d\u00e9tective qui doit se d\u00e9guiser, n\u2019est pas d\u2019endosser un nouveau personnage. C\u2019est de se d\u00e9tacher de son ancien moi. Se d\u00e9partir de soi-m\u00eame est la vocation ultime de l\u2019\u00eatre, un \u00e9tat auquel bien peu de gens parviennent. Et un \u00e9tat auquel chacune, qu\u2019elle le sache ou non, aspire.<\/p>\n<p>Le plus difficile pour se procurer une arme en Louisiane, c\u2019est qu\u2019il y a tellement de possibilit\u00e9s que je ne savais pas par o\u00f9 commencer<\/p>\n<p>Et apr\u00e8s, y a eu un moment\u2026 comme si tout ralentissait pendant une minute. Comme si le temps s\u2019\u00e9tait arr\u00eat\u00e9. J\u2019ai senti un\u2026 une esp\u00e8ce de\u2026 putain, j\u2019arrive pas \u00e0 l\u2019expliquer. Y a eu un truc. Un genre de coup de vent, comme si y faisait chaud et froid en m\u00eame temps<\/p>\n<p>Pour certains gosses, le graff \u00e9tait une question de vie ou de mort. Nous, on voulait juste laisser des preuves qu\u2019on avait \u00e9t\u00e9 en vie<\/p>\n<p>New York \u00e9tait notre myst\u00e8re \u00e0 nous. Tels des petits poucets, on suivait notre chemin de miettes o\u00f9 qu\u2019il nous m\u00e8ne<\/p>\n<p>Chacun doit trouver sa propre issue. Chacun doit d\u00e9fricher son propre chemin \u00e0 travers la jungle.<\/p>\n<p>Dans ce bouquin, ai-je repris comme si ni lui ni moi n\u2019\u00e9tions en train de pleurer, ce mec, il dit : \u00ab Soyez reconnaissant de chaque blessure que la vie vous inflige. \u00bb Il dit : \u00ab C\u2019est l\u00e0 o\u00f9 on n\u2019est pas bless\u00e9 qu\u2019on est faux. Seules les plaies cicatris\u00e9es laissent appara\u00eetre notre \u00eatre profond. \u00bb C\u2019est l\u00e0 que tu peux montrer qui tu es.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas de co\u00efncidences. Seulement des occasions qu\u2019on est trop b\u00eate pour voir, des portes qu\u2019on est trop aveugle pour franchir.<\/p>\n<p>Et \u00e0 chaque occasion manqu\u00e9e, il y a une pauvre \u00e2me qui reste en plan derri\u00e8re, \u00e0 attendre que quelqu\u2019un vienne lui montrer la sortie.<\/p>\n<p>On ne peut pas changer la vie de quelqu\u2019un, m\u2019a-t-elle dit. On ne peut pas effacer le karma d\u2019autrui. \u2014 Mais\u2026 Elle m\u2019a interrompue en secouant la t\u00eate. \u2014 Tout ce qu\u2019on peut faire, c\u2019est lui laisser des indices. En esp\u00e9rant qu\u2019il comprenne et d\u00e9cide de les suivre<\/p>\n<p>l\u2019int\u00e9r\u00eat qu\u2019elle lui portait \u00e9tait comme un gilet de sauvetage pour un enfant en train de se noyer<\/p>\n<p>La plupart des gens qui ont subi des s\u00e9vices dans leur enfance ne font pas de mal \u00e0 une mouche. Mais parmi ceux qui font du mal aux mouches, presque tous ont eu eux-m\u00eames les ailes bris\u00e9es<\/p>\n<p>Les semaines s\u2019\u00e9coulaient et on n\u2019avait toujours aucun signe de vie. Les flics sont entr\u00e9s dans la danse mais ils n\u2019ont pas tard\u00e9 \u00e0 se d\u00e9sint\u00e9resser de son cas. La presse et les journalistes locaux ont eu une bouff\u00e9e de curiosit\u00e9 au d\u00e9but, mais d\u00e8s qu\u2019ils en ont su davantage sur sa famille et son pass\u00e9, si court qu\u2019il soit, ils ont laiss\u00e9 tomber. Malgr\u00e9 sa blondeur et ses yeux bleus, Tracy n\u2019\u00e9tait pas une victime vendable.<\/p>\n<p>Nos vies tournaient autour du vide qu\u2019elle avait occup\u00e9<\/p>\n<p>Le myst\u00e8re vit dans l\u2019air ; il s\u2019insinue dans notre monde tel un parapluie apport\u00e9 par le vent pour atterrir l\u00e0 o\u00f9 la gravit\u00e9 l\u2019attire. Alors tout ce qui l\u2019entoure se m\u00e9tamorphose en \u00e9l\u00e9ments de myst\u00e8re<\/p>\n<p>On ne s\u2019enfuyait pas vers. On s\u2019enfuyait de.<\/p>\n<p>Une fissure s\u2019\u00e9tait cr\u00e9\u00e9e entre nous ; bient\u00f4t elle deviendrait un canyon.<\/p>\n<p>Rien de ce qui aurait pu \u00eatre n\u2019avait \u00e9t\u00e9 et rien de ce qui aurait d\u00fb \u00eatre n\u2019\u00e9tait<\/p>\n<p>Elle savait que la v\u00e9rit\u00e9 n\u2019est pas toujours dans un livre. Qu\u2019elle n\u2019est pas toujours dans un dossier ni \u00e9crite sur un bout de papier. Elle peut \u00eatre enfouie comme un tr\u00e9sor. Planer dans le ciel. Flotter dans l\u2019eau. Se loger l\u00e0-dedans.<\/p>\n<p>Mon c\u0153ur d\u00e9borde, l\u00e0. Il explose ! Au moment o\u00f9 je te parle. Je\u2026 Je me suis arr\u00eat\u00e9e net. \u2014 T\u2019entends \u00e7a ? C\u2019est les bouts de mon c\u0153ur qui tombent par terre.<\/p>\n<p>Chacun doit avancer par lui-m\u00eame, au moment qui lui convient et pour ses propres raisons, pas pour quelque stupide id\u00e9al d\u2019un monde meilleur ou autre vision pu\u00e9rile du bien et du mal. La seule solution, c\u2019est de s\u2019immerger totalement en soi-m\u00eame \u2013 ce qui, en g\u00e9n\u00e9ral, est bien la derni\u00e8re chose qu\u2019on ait envie de faire. Il faut descendre jusqu\u2019au fond, jusqu\u2019au tr\u00e9fonds de son \u00eatre. \u00c0 partir de l\u00e0, la vie peut r\u00e9ellement recommencer<\/p>\n<p>Il y a une diff\u00e9rence entre ne pas savoir et ne pas vouloir savoir<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;auteur : Ex-libraire d\u2019origine new-yorkaise, Sara GRan vit \u00e0 Los Angeles. Elle \u00e9crit pour la t\u00e9l\u00e9vision et est en train d&rsquo;adapter la s\u00e9rie des Claire DeWitt pour le petit \u00e9cran. 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