{"id":17647,"date":"2023-01-28T12:31:24","date_gmt":"2023-01-28T10:31:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17647"},"modified":"2023-01-28T12:40:18","modified_gmt":"2023-01-28T10:40:18","slug":"larrea-maria-les-gens-de-bilbao-naissent-ou-ils-veulent-rl2022-224-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17647","title":{"rendered":"Larrea, Maria \u00ab\u00a0Les gens de Bilbao naissent o\u00f9 ils veulent\u00a0\u00bb (RL2022) 224 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>: n\u00e9e en novembre 1979 \u00e0 Bilbao (Pays Basque &#8211; Espagne), sc\u00e9nariste, r\u00e9alisatrice et \u00e9crivaine fran\u00e7aise. Elle grandit \u00e0 Paris o\u00f9 elle suit des \u00e9tudes de cin\u00e9ma \u00e0 La F\u00e9mis. Son premier roman, \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Larrea, Maria \u00ab\u00a0Les gens de Bilbao naissent o\u00f9 ils veulent\u00a0\u00bb (RL2022) 224 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17647\">Les gens de Bilbao naissent o\u00f9 ils veulent<\/a><\/span>\u00ab\u00a0, obtient en 2022 le prix du premier roman ainsi que le prix Les Inrockuptibles cat\u00e9gorie premier roman.<\/p>\n<p>Grasset &#8211; 17.08.2022 . 224 pages<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<\/p>\n<p>Tout commence en Espagne. En juin 1943, une prostitu\u00e9e ob\u00e8se de Bilbao donne vie \u00e0 un gar\u00e7on qu&rsquo;elle confie aux j\u00e9suites. Plus tard, en Galice, une femme accouche d&rsquo;une fille qu&rsquo;elle abandonne aux soeurs d&rsquo;un couvent. Les deux orphelins connaissent la mis\u00e8re et Franco mais se rencontrent, se marient, partent \u00e0 Paris. La Galicienne devient femme de m\u00e9nage, le Basque gardien du th\u00e9\u00e2tre de la Michodi\u00e8re.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Ils auront un enfant, Maria. C&rsquo;est notre narratrice. A vingt-sept ans, celle-ci croyait s&rsquo;\u00eatre arrach\u00e9e \u00e0 ses origines : la loge de ses parents, la violence de Julian et les silences de Victoria. Mais un tirage de tarot va renverser son existence et l&rsquo;obliger \u00e0 replonger dans le pass\u00e9 des siens. Pour comprendre de qui elle est la fille, elle devra enqu\u00eater et revenir l\u00e0 o\u00f9 tout a d\u00e9but\u00e9, \u00e0 Bilbao, o\u00f9 naissent les secrets.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Etourdissant de style, d&rsquo;\u00e9nergie et de vie, ce premier roman men\u00e9 tambour battant nous embarque instantan\u00e9ment. Avec maestria, Maria Larrea y recompose pi\u00e8ce \u00e0 pi\u00e8ce le visage de sa famille et le puzzle de sa m\u00e9moire. On court et rit et pleure ensemble. Une \u00e9crivaine est n\u00e9e.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, je me m\u00e9fie toujours des premiers romans autobiographiques; en fait, des romans autobiographiques tout court. Mais l\u00e0! Un vrai coup de coeur ! Mais quelle vie! Quel parcours! Jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re page !<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0Et on ne s&rsquo;ennuie pas un seul instant.<\/span><\/p>\n<p>On<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>commence par des sc\u00e8nes fortes : une femme accouche d\u2019une fille, Victoria, alors qu\u2019elle veut un gar\u00e7on : elle va l\u2019abandonner\u2026<br \/>\nUne prostitu\u00e9e va accoucher d\u2019un gar\u00e7on, Julian,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>et va le confier \u00e0 une institution (le Julian est farouchement basque et fan de l\u2019ETA)<br \/>\nCes deux l\u00e0 vont se rencontrer et avoir une petite fille, Maria, qui est \u00e0 la fois le personnage du roman, l\u2019autrice et la narratrice. Ils vont s\u2019installer en France et bosser dur. Le trio va connaitre l\u2019alcool, la drogue, la mis\u00e8re, la douleur\u2026mais ce n&rsquo;est jamais triste ou mis\u00e9rabiliste.<\/p>\n<p>La jeune Maria veut \u00eatre \u00ab\u00a0comme une petite fran\u00e7aise\u00a0\u00bb et non une fille de concierge immigr\u00e9e; elle veut \u00e9tudier et changer de classe sociale; comme elle se sent mal dans sa peau, elle va voir<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>une tarologue qui lui fait une r\u00e9v\u00e9lation qui va bouleverser sa vie : elle a 27 ans et toute sa vie est remise en question.<br \/>\nElle va enqu\u00eater pour retrouver ses origines : elle enqu\u00eate elle-m\u00eame, elle engage un d\u00e9tective priv\u00e9, la police va enqu\u00eater aussi\u2026 On part de l\u2019origine des trois protagonistes principaux et on d\u00e9tricote la vie de 3 destins. Les personnages sont de vrais personnes mais ce sont \u00e9galement de vrais personnages de romans. Les pr\u00e9noms sont importants : Dolores( douleur) , Victoria (victoire) <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0et Julian (\u00c9tymologiquement, le pr\u00e9nom Julien d\u00e9signe les descendants d&rsquo;En\u00e9e et de Lule, les fondateurs de la famille)\u00a0<\/span>et ce sont les vrais pr\u00e9noms des protagonistes \u2026 pas anodin\u2026 signe du destin???<\/p>\n<p>Ce livre raconte des vies, des trajectoires.<br \/>\nIl parle d\u2019abandon de b\u00e9b\u00e9s \u00e0 la naissance, mais pas que.<br \/>\nIl parle de l\u2019envie d\u2019avoir un b\u00e9b\u00e9;<br \/>\nil parle d\u2019amour.<br \/>\nIl parle de la basquitude (de la fiert\u00e9 d\u2019\u00eatre n\u00e9 basque et non espagnol\u2026)<br \/>\nIl parle de l\u2019Histoire ( celle de l\u2019Espagne, de Franco, du Pays Basque, de L\u2019ETA, de la dictature)<br \/>\nil parle d\u2019exil, de classes sociales, de la volont\u00e9 de sortir de la classe sociale dans laquelle on vit; il parle de l\u2019envie de s\u2019en sortir, de l\u2019importance de faire des \u00e9tudes, de se r\u00e9aliser.<br \/>\nIl parle de cin\u00e9ma, de litt\u00e9rature, de musique..<br \/>\nIl parle de l\u2019importance des origines, des racines.<br \/>\nIl parle de l\u2019acceptation de soi, du statut de parents, de l\u2019importance de l\u2019amour, du statut de m\u00e8re et de celui de g\u00e9nitrice.<\/p>\n<p>Il parle d\u2019abandon d\u2019enfants, d\u2019adoption, d\u2019immigration, d\u2019int\u00e9gration, de classes sociales.<br \/>\nIl y a de l\u2019amour, de l\u2019\u00e9motion, les personnages sont attachants, il y a de l\u2019action, de la r\u00e9flexion, et de la grandeur. Et un vrai hommage \u00e0 l\u2019amour vrai.<\/p>\n<p>L\u2019autrice est sc\u00e9nariste et r\u00e9alisatrice et cela se sent dans son roman. Il y a un souffle puissant, on voit et on vit son r\u00e9cit, la vie est comme une enqu\u00eate et c\u2019est formidable, passionnant, rythm\u00e9, interessant, vivant.<\/p>\n<p>Je recommande vivement ce livre qui est juste magnifique \u00e0 mes yeux.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Le titre vient d\u2019une expression : \u00ab\u00a0<i>Los de Bilbao nacen donde quieren.<\/i>\u00a0\u00bb<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>:<\/p>\n<p>Josefa craignait le ciel, les anges, les cur\u00e9s et le\u00a0<i>demonio<\/i>. Elle savait qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait qu\u2019un p\u00e9ch\u00e9 sur pattes, que faire dix fois le signe de croix ou m\u00eame boire de l\u2019eau b\u00e9nite ne la nettoierait pas de son vil travail ou de ses inf\u00e2mes pens\u00e9es. Mais elle priait.<\/p>\n<p>Jusque-l\u00e0, au couvent, Victoria n\u2019avait parl\u00e9 que le castillan avec les s\u0153urs. Le galicien \u00e9tait interdit. Elle s\u2019\u00e9tait sentie doublement \u00e9trang\u00e8re en retournant dans la horde familiale, au milieu d\u2019inconnus qui aboyaient cet idiome inconnu et antiespagnol.<\/p>\n<p>Il n\u2019avait qu\u2019une religion, l\u2019ETA. C\u2019est en cela qu\u2019il croyait, l\u2019ind\u00e9pendance de son pays de naissance, d\u2019une victoire prise par les armes, les bombes et les prises d\u2019otages. Tous les \u00e9t\u00e9s, il achetait un t-shirt de propagande \u00e0 chaque membre de notre gang de pacotille. L, M et XS, drapeau vert blanc et rouge. Euskadi Ta Askatasuna. La libert\u00e9 pour le Pays basque. Handicap\u00e9 du verbe originel, enfant bafou\u00e9 du franquisme, il ne parlait pas l\u2019euskara mais il aimait la violence et la r\u00e9bellion. Il me r\u00e9p\u00e9tait ses noms de famille dont il \u00e9tait si fier, la seule preuve de son origine. [\u2026] Le Pays basque pour les Basques \u00e9tait son mantra, lui l\u2019immigr\u00e9 qui habitait Paris et buvait du bordeaux dans un restaurant grec tenu par des \u00c9gyptiens. Il voulait incruster dans ma cervelle cette fiert\u00e9 de l\u2019appartenance, tu es basque, tu n\u2019es pas espagnole.<\/p>\n<p>En me liant \u00e0 elle, je tournais le dos aux autres comme moi, les filles du rez-de-chauss\u00e9e, espagnoles, portugaises et yougos. Je devenais un peu fran\u00e7aise. [\u2026]Je jouais au singe savant. Oh, qu\u2019elle est cultiv\u00e9e pour une fille de femme de m\u00e9nage\u00a0! Mus\u00e9es, expositions, cin\u00e9ma, th\u00e9\u00e2tre. J\u2019\u00e9tais l\u2019\u00e9ternelle invit\u00e9e. Je faisais mon effet sur les parents des autres, un m\u00e9lange de piti\u00e9 et d\u2019\u00e9pate quant \u00e0 mes origines.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Julian travaille comme menuisier, Victoria fait ce qu\u2019elle sait faire, elle nettoie, ils ne se plaignent pas. Pourtant, malgr\u00e9 leurs beaux sourires, le vin rouge gangr\u00e8ne le c\u0153ur de Julian et une tristesse originelle mac\u00e8re au fond de lui avec les tannins.<\/p>\n<p>Pour l\u2019Espagnol modeste en temps de dictature, l\u2019enfantement est la seule valeur, le produit int\u00e9rieur brut. Mais Victoria et Julian restent pauvres.<\/p>\n<p>Pour mes d\u00e9buts de metteur en sc\u00e8ne, je d\u00e9cidai de travailler sur mes souvenirs d\u2019enfance, r\u00e9alisatrice en herbe filmant platement son nombril. Je cherchais une explication \u00e0 ma premi\u00e8re partie de vie chaotique et violente et me servait de ma cam\u00e9ra pour tenter de fixer le cannage de ma chaise g\u00e9n\u00e9alogique. Comprendre la migration de mes parents espagnols, d\u00e9cortiquer la violence de l\u2019existence de notre trio. Chercheuse d\u2019or en 35\u00a0millim\u00e8tres, je tamisais ma m\u00e9moire, je ne trouvais rien d\u2019autre que ce que je savais mais je r\u00e9alisai mon premier court-m\u00e9trage.<\/p>\n<p>J\u2019esp\u00e9rais tout de m\u00eame que ce type \u00e9tait basque, je m\u2019\u00e9tais attach\u00e9e \u00e0 cette appellation d\u2019origine contr\u00f4l\u00e9e. Le Basque est craint, c\u00e9l\u00e9br\u00e9, myst\u00e9rieux, folklorique. Le Basque est aim\u00e9 d\u2019Ernest Hemingway et d\u2019Orson Welles.<\/p>\n<p>Avoir un enfant ce n\u2019est pas seulement le porter neuf mois dans son ventre. Ce n\u2019est pas \u00e7a \u00eatre parent\u00a0!Avoir un enfant c\u2019est l\u2019\u00e9lever, lui donner tout ce dont il a besoin.<\/p>\n<p>Quelque chose n\u2019allait pas. On le savait, elle \u00e9tait fragile, la vie lui avait roul\u00e9 dessus, marche avant puis arri\u00e8re.<\/p>\n<p>J\u2019avais des excuses et des choses \u00e0 faire \u00e0 Bilbao, ville aust\u00e8re, ce Sud qui est un Nord.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 la perspective que m\u2019offre ce retour \u00e0 l\u2019origine, je viens d\u2019apprendre la profondeur de champ. Je vois ma famille se dessiner. Une famille d\u00e9r\u00e9gl\u00e9e, d\u2019abandonn\u00e9s et de b\u00e2tards, mais la mienne, notre minuscule clan avec mes parents, Victoria et Julian.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: n\u00e9e en novembre 1979 \u00e0 Bilbao (Pays Basque &#8211; Espagne), sc\u00e9nariste, r\u00e9alisatrice et \u00e9crivaine fran\u00e7aise. 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