{"id":17722,"date":"2023-02-09T16:56:30","date_gmt":"2023-02-09T14:56:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17722"},"modified":"2023-02-09T17:03:51","modified_gmt":"2023-02-09T15:03:51","slug":"enriquez-mariana-les-dangers-de-fumer-au-lit-rlh2023-240-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17722","title":{"rendered":"Enriquez, Mariana \u00abLes dangers de fumer au lit\u00bb (RLH2023) 240 pages"},"content":{"rendered":"<p>A<b>utrice<\/b>\u00a0: N\u00e9e \u00e0 Buenos Aires en 1973, elle a fait des \u00e9tudes de journalisme \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de La Plata et dirige Radar, le suppl\u00e9ment culturel du journal P\u00e1gina\/12. Elle a pass\u00e9 son enfance \u00e0 Corrientes. Elle a publi\u00e9 deux recueils de nouvelles, dont le tr\u00e8s remarqu\u00e9 Ce que nous avons perdu dans le feu, publi\u00e9 aux Editions du sous-sol en 2017 (Points, 2021). Elle a re\u00e7u le prestigieux prix Heralde et le prix de la Critique pour son premier roman Notre part de nuit, succ\u00e8s de librairie en Espagne et en Am\u00e9rique latine et en cours de traduction dans plus d\u2019une vingtaine de langues. Succ\u00e8s de la rentr\u00e9e \u00e9trang\u00e8re de 2021, elle a re\u00e7u les prestigieux prix de l\u2019Imaginaire, prix Imaginales, prix des Libraires du Qu\u00e9bec, prix Payot du roman \u00e9tranger pour Notre part de nuit. <i>Les Dangers de fumer au lit<\/i> a \u00e9t\u00e9 finaliste de l\u2019\u00e9dition 2021 de l\u2019International Booker Prize.<\/p>\n<p><b>Romans<\/b> : \u00a0Bajar es lo peor (Espasa Calpe, 1995), C\u00f3mo desaparecer completamente (Emec\u00e9, 2004) et <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14471\">Notre part de nuit<\/a><\/span> (Anagrama, 2019 \/ Editions du Sous-Sol 2021 ).<br \/>\n<b>Nouvelles\u00a0<\/b>: \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Enriquez, Mariana \u00abLes dangers de fumer au lit\u00bb (RLH2023) 240 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17722\">Les dangers de fumer au lit<\/a><\/span>\u00bb (Los peligros de fumar en la cama (Emec\u00e9, 2009),\u00a0\u00ab\u00a0Ce que nous avons perdu dans le feu\u00a0\u00bb &#8211; 2019 (Las cosas que perdimos en el fuego &#8211; Editorial Anagrama, 2016) et le roman court Chicos que vuelven (Eduvim, 2010).<\/p>\n<p>Editions du Sous-Sol \u2013 13.01.2023 \u2013 240 pages \u2013 Traduit par Anne Plantagenet (Los peligros de fumar en la cama)<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Enriquez, Mariana \u00abLes dangers de fumer au lit\u00bb (RLH2023) 240 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17722\"><i>Les Dangers de fumer au lit<\/i><\/a><\/span> a \u00e9t\u00e9 finaliste de l\u2019\u00e9dition 2021 de l\u2019International Booker Prize.<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<\/p>\n<p>Peupl\u00e9es d\u2019adolescentes rebelles, d\u2019\u00e9tranges sorci\u00e8res, de fant\u00f4mes \u00e0 la d\u00e9rive et de femmes affam\u00e9es, les douze histoires qui composent ce recueil manient avec brio les codes de l\u2019horreur, tout en apportant au genre une voix radicalement moderne et po\u00e9tique. Si elle fait preuve d\u2019une grande tendresse envers ses personnages, souvent f\u00e9minins, des \u00eatres qui souffrent, qui ont peur, qui sont opprim\u00e9s, Mariana Enriquez scrute les ab\u00eemes les plus profonds de l\u2019\u00e2me humaine, explorant de son \u00e9criture \u00e0 l\u2019extraordinaire pouvoir \u00e9vocateur les voies les plus souterraines de la sexualit\u00e9, du fanatisme, des obsessions.<\/p>\n<p>\u201c<em>Le monde magnifique et horrible de Mariana Enriquez, tel qu\u2019on l\u2019entrevoit dans\u00a0Les Dangers de fumer au lit, avec ses adolescents d\u00e9traqu\u00e9s, ses fant\u00f4mes, les mis\u00e9reux tristes et furieux de l\u2019Argentine moderne, est la d\u00e9couverte la plus excitante que j\u2019ai faite en litt\u00e9rature depuis longtemps.<\/em>\u201d\u00a0Kazuo Ishiguro, Prix Nobel de litt\u00e9rature<\/p>\n<p><b>Mon avis et extraits ( nouvelle par nouvelle)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><\/b>: J\u2019ai retrouv\u00e9 le monde si sp\u00e9ciale de l\u2019autrice argentine que j\u2019avais d\u00e9couverte avec son roman \u00ab\u00a0Notre part de Nuit\u00a0\u00bb. Bien que n\u2019\u00e9tant pas trop adepte des nouvelles, pas moyen de r\u00e9sister \u00e0 l\u2019envie de replonger\u2026 Horreur , humour, superstitions, revenants, fant\u00f4mes, morts-vivants, disparitions et r\u00e9apparitions, enfants perdus, mort d\u2019enfants, amour, jalousie, mal\u00e9dictions, n\u00e9crophilie, cannibalisme, sexe, folie, drogue, deuil, obsessions, fantastique sont au rendez-vous, dans une atmosph\u00e8re de vie quotidienne qui vire au surnaturel\u2026 le tout avec humour malgr\u00e9 la violence des r\u00e9cits.<br \/>\nPlace aux fant\u00f4mes et autres cr\u00e9atures et \u00e9v\u00e9nements horrifiques.<br \/>\nC\u2019est gothique et brillant, mais c\u2019est dur ! Pourtant, moi qui n\u2019aime pas l\u2019horreur, je me laisse une fois encore fasciner par l\u2019univers de cette autrice\u2026 Un recueil de nouvelles qui prend litt\u00e9ralement aux tripes, qui est \u00e0 la fois politique et fantastique, gothique et r\u00e9aliste\u2026<\/p>\n<p>Et maintenant plus qu\u2019\u00e0 lire son autre recueil \u00ab\u00a0Ce que nous avons perdu dans le feu\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><b>12 nouvelles<\/b> :<br \/>\n1. <b><i>L\u2019exhumation d\u2019Angelita<\/i><\/b>: un fant\u00f4me qui n\u2019apparait pas sous les traits d\u2019un fant\u00f4me.. ce qui ajoute au r\u00e9alisme de la nouvelle. Un b\u00e9b\u00e9 dont on retrouve les os et qui se reconstitue et suit sa soeur\u2026<br \/>\n<i>Ce n\u2019est pas tr\u00e8s coh\u00e9rent d\u2019essayer d\u2019\u00e9trangler un mort, mais on ne peut pas \u00eatre d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e et raisonnable en m\u00eame temps. <\/i><\/p>\n<p><i><br \/>\n2<\/i>. <b><i>La Vierge des Tufi\u00e8res<\/i><\/b> : c\u2019est dangereux la jalousie ! C\u2019est l\u2019\u00e9t\u00e9, il fait chaud\u2026 Pour se baigner, l\u2019id\u00e9al est de se rendre l\u00e0 ou il y a les tufi\u00e8res, des trous d\u2019eau naturels mais ces lieux sont dangereux. L\u2019id\u00e9e vient de Sofia la plus \u00e2g\u00e9e d\u2019un groupe de filles. Une fille que les autres filles du groupe jalousent mais dont elles ont besoin: elle est plus \u00e2g\u00e9e et plus libre. Quand en plus elle commence \u00e0 int\u00e9resser le jeune Diego, rien ne va plus! Or, \u00e0 l\u2019autre bout de la Tufi\u00e8re (interdite d\u2019acc\u00e8s par son propri\u00e9taire) il y a un autel d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la Vierge\u2026 Un jour le petit groupe et<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Diego va traverser le lac pour se rendre \u00e0 l\u2019emplacement o\u00f9 se trouve l\u2019autel \u2026<\/p>\n<p>3. <b><i>Le caddie<\/i><\/b> : un homme pauvre avec toute possession un caddie. Il arrive dans une rue, et il va salir la rue en d\u00e9f\u00e9quant. Toute la m\u00e9chancet\u00e9 et le racisme latent des habitants va se d\u00e9verser sur lui. Rien ne lui sera \u00e9pargn\u00e9: il sera humili\u00e9, chass\u00e9, d\u00e9pouill\u00e9\u2026 Pourquoi ? Parce que les gens du avarier ont peur de se retrouver un jour \u00e0 sa place, pauvre et sans abri\u2026Il est le reflet de leurs peurs et il faut le chasser \u00e0 tout prix\u2026<\/p>\n<p>4. <b><i>Le puits<\/i><\/b> : les mal\u00e9dictions ne s\u2019\u00e9teignent pas avec la mort\u2026 et Josefina en fait l\u2019exp\u00e9rience. Terroris\u00e9e, elle n\u2019ose pas s\u2019aventurer hors de chez elle. Parviendra-t-elle \u00e0 conjurer le sort? Et pourquoi a-t-elle si peur de sortir? Une seule solution : affronter le pass\u00e9..<br \/>\n&#8211; <i>Puisque tout ce qu\u2019elle voulait, c\u2019\u00e9tait voir si l\u2019eau refl\u00e9tait son visage, comme cela arrivait toujours dans les puits des contes de f\u00e9es, son visage comme une lune avec des cheveux blonds dans l\u2019eau noire.<br \/>\n&#8211; Il faisait nuit et la peinture blanche brillait comme les os de San La Muerte\u00a0; c\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois qu\u2019elle avait eu peur.<br \/>\n&#8211; \u201cQuand vient la peur\u201d, lui avait-il dit, \u201cpr\u00eatez attention \u00e0 autre chose. N\u2019importe quoi. Observez ce que lit la personne qui est \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de vous. Regardez les panneaux publicitaires ou comptez les voitures rouges qui passent dans la rue\u201d<\/i><\/p>\n<p>5. <b><i>Rambla triste<\/i><\/b> : Barcelone. Une description du quartier du Raval qui plonge dans une atmosph\u00e8re de terreur. Sofia retourne \u00e0 Barcelone et la ville a terriblement chang\u00e9\u2026 Il y a une odeur infecte, ce qui lui paraissait romantique la terrorise maintenant. La peur r\u00e8gne sur la ville, peupl\u00e9e de fous et de d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s; la police est pr\u00e9sente partout et exerce une sorte de dictature. Et par dessus tout, la ville est hant\u00e9e par des spectres d\u2019enfants triste qui emp\u00eachent les habitants de quitter le quartier\u2026<\/p>\n<p>6. <b><i>Le<\/i><\/b> <b><i>Mirador<\/i><\/b> : Un vieil h\u00f4tel \u00e0 Ostende\u2026 un fant\u00f4me\u2026 une jeune femme triste, le poids de la solitude.. la peur\u2026<\/p>\n<p>7. <b><i>O\u00f9 est tu mon coeur<\/i> <\/b>: Une jeune fille fascin\u00e9e par les malades et les maladies, surtout les maladies pulmonaires et cardiaques, celles qui repr\u00e9sentent un danger de mort imminente mais ne se voient pas. Les battements du coeur et les rythmes cardiaques la font fantasmer\u2026<br \/>\n<i>&#8211; Je suppose que les femmes et les hommes normaux \u00e9prouvent du plaisir en \u00e9coutant jouir des personnes du sexe qui leur pla\u00eet\u00a0; moi, c\u2019\u00e9tait en entendant le pouls de ces c\u0153urs d\u00e9truits. Il y avait tellement de vari\u00e9t\u00e9s\u00a0! Tellement de battements diff\u00e9rents, tous avec des significations distinctes, tous beaux\u00a0! Les autres maladies ne s\u2019\u00e9coutaient pas.<\/i><\/p>\n<p>8. <b>Viande<\/b> : C\u2019est le titre du dernier album de la star du Rock, Santiago Espina dont le corps est retrouv\u00e9 taillad\u00e9, charcut\u00e9 &#8211; sauf le visage &#8211; dans une chambre d\u2019h\u00f4tel suite \u00e0 son suicide. Jusqu\u2019o\u00f9 le d\u00e9sespoir et la folie des fans va-t-il aller.. Je vous laisse en compagnie de Julieta et martela, deux filles totalement givr\u00e9es<br \/>\n&#8211; <i>Julieta et Mariela vivaient \u00e0 dix blocs de distance \u00e0 peine, et le suicide d\u2019Espina les rapprocha tellement qu\u2019elles commenc\u00e8rent \u00e0 se ressembler physiquement, comme les couples qui vivent ensemble pendant des d\u00e9cennies ou les solitaires qui adoptent l\u2019expression de leur animal de compagnie.<\/i><\/p>\n<p>9. <b><i>Ni anniversaires ni bapt\u00eames<\/i><\/b>: Une petite fille victimes djahhucinations se fait filmer par un vid\u00e9aste ; petite elle avait des amis imaginaires. Maintenant elle est poss\u00e9d\u00e9e et cela se traduit par des mutilations\u2026<\/p>\n<p>10. <b><i>les Petits Revenants <\/i><\/b>( la plus longue et aussi ma pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e &#8211; comme par hasard)<br \/>\nMechi classe les informations sur les enfants perdus et disparus de Buenos Aires; des ados pour la plupart et elle a un ami journaliste : Pedro.. Elle compile tout ce qu\u2019elle trouve sur toutes sortes de disparitions : fugues, enl\u00e8vements, s\u00e9questrations, assassinats, r\u00e9seaux de prostitution\u2026<br \/>\nDans la multitude des dossiers, elle s\u2019\u00e9tonne de voir que les portraits des disparus sont toujours tr\u00e8s moches.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Une seule exception : la photo d\u2019une jeune fille, Vanadis, d\u00e9riv\u00e9 du nom de la d\u00e9esse nordique Freyja, d\u00e9esse de la beaut\u00e9, jeunesse, amour et accessoirement la reine des morts.<br \/>\nSoudain cette jeune femme va r\u00e9apparaitre.. et elle n\u2019est pas la seule.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Les jeunes disparus vont refaire surface, ressurgir de partout, qu\u2019ils soient enfant ou plus \u00e2g\u00e9s, touts en m\u00eame temps\u2026 mais malgr\u00e9 les ann\u00e9es pass\u00e9es, ils n\u2019auront pas grandi\u2026<br \/>\nEt au final une question \u2026 le retour des morts-vivants?<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Une intense angoisse\u2026 Que vont-il devenir? Vont-ils s\u2019\u00e9vaporer \u00e0 nouveau? Les revenants sont-ils bien les enfants qui avaient disparu?<br \/>\n&#8211; J<i>e ne m\u2019en souviens pas tr\u00e8s bien, mais plus ou moins les Japonais croient qu\u2019apr\u00e8s la mort les \u00e2mes migrent dans un lieu o\u00f9 le nombre de places est limit\u00e9, disons. Et quand cette limite est atteinte, quand il n\u2019y a plus de place pour les \u00e2mes, elles reviennent dans ce monde. Ce retour annonce la fin du monde, en r\u00e9alit\u00e9.<\/i><\/p>\n<p>11.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><b><i>Les dangers de<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>fumer au lit <\/i><\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Traite de la fascination de la mort\u2026 Ue vielle femme meurt brul\u00e9e vive dans son lit. Cela parle de ce qui s\u2019enflamme et est r\u00e9duit en cendre\u2026 les papillons de nuit\u2026<br \/>\n&#8211; <i>les papillons de nuit se d\u00e9sagr\u00e9geaient entre les doigts, comme s\u2019ils n\u2019avaient pas d\u2019organes ni de sang, un peu comme la cendre froide d\u2019une cigarette dans un cendrier d\u00e8s qu\u2019on la touche.<\/i><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>12.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><b>Quand on parlait avec les morts<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span>Refl\u00e8te nettement les disparitions lors de la dictature argentine et le scandale des disparitions massives. Des jeunes filles tentent de parler aux esprits en utilisant une planche \u00ab\u00a0ouija\u00a0\u00bb<br \/>\n<i>&#8211; elle s\u2019\u00e9tait procur\u00e9 une planche ouija d\u00e9mente, offerte avec des num\u00e9ros sp\u00e9ciaux sur la magie, la sorcellerie et les faits inexplicables intitul\u00e9s Le monde de l\u2019occulte,<\/i><\/p>\n<p><b>La couverture<\/b> : Cr\u00e2ne de squelette fumant une cigarette est une peinture \u00e0 l&rsquo;huile de l&rsquo;artiste peintre n\u00e9erlandais Vincent van Gogh r\u00e9alis\u00e9e en 1885-1886. Elle repr\u00e9sente, comme son titre l&rsquo;indique, un cr\u00e2ne qui fume une cigarette.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: N\u00e9e \u00e0 Buenos Aires en 1973, elle a fait des \u00e9tudes de journalisme \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de La Plata et dirige Radar, le suppl\u00e9ment culturel du journal P\u00e1gina\/12. Elle a pass\u00e9 son enfance \u00e0 Corrientes. Elle a publi\u00e9 deux recueils de nouvelles, dont le tr\u00e8s remarqu\u00e9 Ce que nous avons perdu dans le feu, publi\u00e9 &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17722\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":17723,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[135,93,401,1,1720,192],"tags":[861,617,697,1304,597,1732,1733,318,72,618,598],"class_list":["post-17722","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-amerique-latine","category-argentine","category-sf","category-non-classe","category-rlh2023","category-xxieme-siecle","tag-esprits","tag-fantastique","tag-fantome","tag-gothique","tag-horreur","tag-litterature-argentine","tag-litterature-sud-americaine","tag-mort","tag-nouvelles","tag-surnaturel","tag-terreur"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17722","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=17722"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17722\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17727,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17722\/revisions\/17727"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/17723"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=17722"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=17722"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=17722"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}