{"id":17968,"date":"2023-03-19T19:06:52","date_gmt":"2023-03-19T17:06:52","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17968"},"modified":"2023-03-19T19:10:40","modified_gmt":"2023-03-19T17:10:40","slug":"nohant-gaelle-le-bureau-de-leclaircissement-des-destins-rlh2023-410-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17968","title":{"rendered":"Nohant, Ga\u00eblle \u00ab\u00a0Le bureau de l&rsquo;\u00e9claircissement des destins\u00a0\u00bb (RLH2023) 410 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur<\/b>\u00a0: N\u00e9e \u00e0 Paris en 1973, Ga\u00eblle Nohant vit aujourd\u2019hui \u00e0 Lyon.\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6656\">L\u00e9gende d\u2019un dormeur \u00e9veill\u00e9<\/a><\/span>\u00a0(prix des Libraires 2018) est son troisi\u00e8me roman apr\u00e8s<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10569\">L\u2019Ancre des r\u00eaves<\/a> <\/span>(prix Encre Marine, 2007) et <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3197\">La\u00a0Part des flammes<\/a><\/span>\u00a0(prix France Bleu\/Page des libraires, 2015 et prix du Livre de Poche, 2016) Elle a \u00e9galement publi\u00e9 L\u2019Homme d\u00e9rout\u00e9 (nouvelles) en \u00a02010. En 2020 elle publie \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10179\">La femme r\u00e9v\u00e9l\u00e9e<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb et en 2023 \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Nohant, Ga\u00eblle \u00ab\u00a0Le bureau de l\u2019\u00e9claircissement des destins\u00a0\u00bb (RLH2023) 410 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17968\">\u00a0Le bureau de l&rsquo;\u00e9claircissement des destins<\/a><\/span>\u00a0\u00bb \u00a0.<\/p>\n<p>Grasset &#8211; 04.01.2023 &#8211; 410 pages<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<\/p>\n<p>Au c\u0153ur de l\u2019Allemagne, l\u2019International Tracing Service est le plus grand centre de documentation sur les pers\u00e9cutions nazies. La jeune Ir\u00e8ne y trouve un emploi en 1990 et se d\u00e9couvre une vocation pour le travail d\u2019investigation. M\u00e9ticuleuse, obsessionnelle, elle se laisse happer par ses dossiers, au regret de son fils qu\u2019elle \u00e9l\u00e8ve seule depuis son divorce d\u2019avec son mari allemand.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>A l&rsquo;automne 2016, Ir\u00e8ne se voit confier une mission in\u00e9dite : restituer les milliers d\u2019objets dont le centre a h\u00e9rit\u00e9 \u00e0 la lib\u00e9ration des camps. Un Pierrot de tissu terni, un m\u00e9daillon, un mouchoir brod\u00e9\u2026 Chaque objet, m\u00eame modeste, renferme ses secrets. Il faut retrouver la trace de son propri\u00e9taire d\u00e9port\u00e9, afin de remettre \u00e0 ses descendants le souvenir de leur parent. Au fil de ses enqu\u00eates, Ir\u00e8ne se heurte aux myst\u00e8res du Centre et \u00e0 son propre pass\u00e9. Cherchant les disparus, elle rencontre ses contemporains qui la bouleversent et la guident, de Varsovie \u00e0 Paris et Berlin, en passant par Thessalonique ou l\u2019Argentine. Au bout du chemin, comment les vivants recevront-ils ces objets hant\u00e9s ?<\/p>\n<p>Le bureau d\u2019\u00e9claircissement des destins, c\u2019est le fil qui unit ces trajectoires individuelles \u00e0 la m\u00e9moire collective de l\u2019Europe. Une fresque brillamment compos\u00e9e, d\u2019une grande intensit\u00e9 \u00e9motionnelle, o\u00f9 Ga\u00eblle Nohant donne toute la puissance de son talent.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ir\u00e8ne va rechercher des personnes en retra\u00e7ant la vie des objets; son travail va devenir une vocation. Quel drame se cache derri\u00e8re un m\u00e9daillon, un Pierrot en tissu avec un num\u00e9ro de matricule inscrit sur son ventre? En se lan\u00e7ant sur les traces des disparus, elle va rencontrer les vivants..<br \/>\nL\u2019inter\u00eat de l\u2019ITS, ce centre dans lequel elle travaille est qu\u2019il s\u2019int\u00e9resse aux victimes et n\u2019a pas pour objectif de rechercher les coupables pour les faire juger.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Un objectif : retrouver les personnes disparues, ou au moins de retrouver leur trace. A disposition, les informations s\u2019entassent au fur et \u00e0 mesure des ans : documents des camps de concentration, documents du temps de guerre, documents de l\u2019apr\u00e8s-guerre, section de recherche des enfants, section des documents historiques, questionnaires des personnes d\u00e9plac\u00e9es, correspondance des officiels nazis, liste des malades mentaux euthanasi\u00e9s. Des informations regroup\u00e9es intelligemment, de mani\u00e8re alphab\u00e9tique, phon\u00e9tique, avec des variantes sonores. On y recense des noms, des surnoms, des diminutifs\u2026<br \/>\nLes objets retrouv\u00e9s sont r\u00e9pertori\u00e9s et l\u2019objectif de l\u2019ITS est de les faire parler, de leur arracher leurs secrets, de retracer leur vie.<br \/>\nEn se plongeant dans cette \u00e9poque, on reparle in\u00e9vitablement du scandale des foyers Lebensborn, de traffic d\u2019enfant, d\u00e9portation, travail forc\u00e9, des exp\u00e9riences m\u00e9dicales sur les prisonni\u00e8res\u2026 Elle relate le martyre des R\u00e9sistantes de Lublin.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ir\u00e8ne va lire les m\u00e9moires d\u2019une gardienne SS, elle va suivre la vie de d\u00e9tenues\/d\u00e9tenus dans des camps tels que Treblika, Ravensbr\u00fcck, elle va rencontrer des t\u00e9moins de cette p\u00e9riode : des survivants mais aussi des t\u00e9moins de papier : des lettres, des carnets, des photos, beaucoup de photos, des dessins\u2026<\/p>\n<p>Mais surtout elle va tisser des liens, elle va rapprocher des familles, elle va r\u00e9tablir des v\u00e9rit\u00e9s, combler des vides.<br \/>\nCe qui est magnifique dans ce livre, c\u2019est qu\u2019on est transport\u00e9s dans une p\u00e9riode dramatique et qu\u2019on va y rencontrer des personnes magnifiques. La solidarit\u00e9, l\u2019amour, l\u2019amiti\u00e9, le partage, l&rsquo;espoir, l&rsquo;humanit\u00e9 \u00a0sont les valeurs qui se d\u00e9gagent de ce roman. L\u2019autrice nous plonge dans des vies tellement prenantes que j\u2019ai fini par oublier qu\u2019il s\u2019agissait de personnages de romans.. J\u2019ai suivi pas \u00e0 pas les enqu\u00eates d\u2019Irene, j\u2019ai partag\u00e9 ses angoisses et ses peurs, ses craintes et ses sourires et je voulais que son enqu\u00eate aboutisse. J\u2019\u00e9tais inqui\u00e8te pour les personnages, totalement immerg\u00e9e dans leur vie et elle a r\u00e9ussi le tour de force de ne jamais c\u00e9der au mis\u00e9rabilisme ou \u00e0 la sensiblerie.<\/p>\n<p>Dans le roman la dictature argentine est \u00e9voqu\u00e9e. Des ann\u00e9es s\u00e9parent les camps en Europe des disparitions dues \u00e0 la dictature argentine mais le parall\u00e8le est bien l\u00e0: tortures, disparitions, massacres\u2026<br \/>\nA notre \u00e9poque, le drame des r\u00e9fugi\u00e9s qui quittent leur pays, parcourent au p\u00e9ril de leur vie des milliers de kilom\u00e8tres pour se retrouver refoul\u00e9s \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e fait r\u00e9sonance au statut des personnes dont le statut et les comp\u00e9tences ant\u00e9rieures ont \u00e9t\u00e9 balay\u00e9es par un changement de r\u00e9gime, une guerre, une dictature\u2026 La haine des juifs, le nazisme, la haine des homosexuels, de l\u2019\u00e9tranger est toujours l\u00e0, et pire, elle croit d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e\u2026<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\nLe pass\u00e9 n&rsquo;est jamais bien loin&#8230;<\/span><\/p>\n<p>C\u2019est le cinqui\u00e8me roman de cette autrice que je lis, le cinqui\u00e8me coup de coeur. Et ce qui est remarquable, c\u2019est qu&rsquo;il s&rsquo;agit du cinqui\u00e8me univers dans lequel elle m\u2019entra\u00eene. Et toujours aussi instructif, aussi document\u00e9\u2026<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>Cet endroit \u00e9tait n\u00e9 de l\u2019anticipation des puissances alli\u00e9es. Avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, elles avaient compris que la paix ne se gagnerait pas seulement au prix de dizaines de millions de morts, mais aussi de millions de d\u00e9plac\u00e9s et de disparus. Le dernier coup de feu tir\u00e9, il faudrait retrouver tous ces gens, les aider \u00e0 rentrer chez eux. Et d\u00e9terminer le sort de ceux qu\u2019on ne retrouverait pas.<br \/>\n\u2014\u00a0Pour celui qui a perdu un \u00eatre cher, ces r\u00e9ponses-l\u00e0, c\u2019est vital. Sinon, la tombe reste ouverte au fond du c\u0153ur.<\/p>\n<p>D\u2019un objet qui attend de retrouver son propri\u00e9taire, on dit qu\u2019il est en souffrance.<\/p>\n<p>Peut-on rester humain, dans un cadre o\u00f9 l\u2019inhumanit\u00e9 est la r\u00e8gle\u00a0?<\/p>\n<p>Les meurtriers ne sont pas son affaire, mais les traces des victimes \u00e9clairent des trou\u00e9es d\u2019obscurit\u00e9, et le sang\u00a0s\u00e9ch\u00e9 \u00e9clabousse les descendants.<\/p>\n<p>D\u00e9couvrant le lieu \u00e0 l\u2019automne 1944 avec l\u2019Arm\u00e9e rouge, Vassili Grossman \u00e9voque cette terre grasse et noire, \u00ab\u00a0houleuse comme une mer\u00a0\u00bb, qui recrache des objets, des traces.<\/p>\n<p>Elle raccommode des fils tranch\u00e9s par la guerre, \u00e9claire \u00e0 la torche des fragments d\u2019obscurit\u00e9. Sa mission termin\u00e9e, elle s\u2019efface. Elle ne veut pas entrer dans leur vie, ni qu\u2019ils entrent dans la sienne. Il n\u2019y a que les morts qu\u2019elle n\u2019arrive pas \u00e0 tenir \u00e0 distance.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Un fonds d\u2019archives, observe Antoine, c\u2019est un peu comme une collection de grenades d\u00e9goupill\u00e9es. Les num\u00e9riser en acc\u00e8s libre, c\u2019est une belle victoire d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>Chez moi, \u00e7a veut dire quoi\u00a0? Chez moi, c\u2019\u00e9tait l\u2019enfance. Je ne serai plus chez moi nulle part.<\/p>\n<p>Mais vous croyez, vous, qu\u2019on pousse droit sur un sol empoisonn\u00e9\u00a0? Que l\u2019amour suffit \u00e0 racheter le crime et le mensonge\u00a0? Moi, je pense que t\u00f4t ou tard \u00e7a se d\u00e9glingue.<\/p>\n<p>elle avance avec son pass\u00e9 sur l\u2019\u00e9paule, et ses erreurs p\u00e8sent le m\u00eame poids que ses bonnes fortunes. Elle n\u2019y voit qu\u2019un sillon de choix infimes, peut-\u00eatre juste des oscillations dans le courant.<\/p>\n<p>Combien de nuits blanches, apr\u00e8s la lecture de certains documents\u00a0? La s\u00e9cheresse des rapports administratifs, la transformation des corps en\u00a0<i>unit\u00e9s<\/i>, du meurtre en\u00a0<i>liquidation<\/i>, en\u00a0<i>solution<\/i>.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Le camp lui a appris que la libert\u00e9 commence au fond de soi. Il faut se d\u00e9faire d\u2019un sentiment d\u2019impuissance, repousser la peur. La libert\u00e9 se fraie un chemin \u00e0 travers les murs les plus \u00e9pais, mais elle oblige \u00e0 se\u00a0hisser \u00e0 sa hauteur. Une fois engag\u00e9e sur cette voie, il n\u2019y a pas de retour en arri\u00e8re.<\/p>\n<p>Leurs visages, leurs regards nus, leurs sourires bris\u00e9s, ces mots qu\u2019ils prononcent en sachant le mal qu\u2019ils vont se faire. Elle sent qu\u2019ils parlent depuis un lieu qui n\u2019est pas la mort, mais plus la vie. Ils sont des revenants. Derniers t\u00e9moins de ceux qu\u2019on a r\u00e9duits en cendres, archives vivantes de leurs derniers souffles, de leurs gestes de r\u00e9sistance au bord du gouffre, de leur nuit.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>M\u00eame si on ne r\u00e9pare personne, songe Ir\u00e8ne en s\u2019essuyant les yeux, si l\u2019on peut rendre \u00e0 quelqu\u2019un un peu de ce qui lui a \u00e9t\u00e9 vol\u00e9, sans bien savoir ce qu\u2019on lui rend, rien n\u2019est tout \u00e0 fait perdu.<\/p>\n<p><b>Information<\/b>:<br \/>\nInternational Tracing Service (ITS) connues \u00e9galement comme \u00ab\u00a0Les Archives Arolsen\u00a0\u00bb nomm\u00e9es jusqu\u2019en 2019 \u00ab\u00a0Service International de Recherches\u00a0\u00bb, un centre de documentation, d\u2019information et de recherche sur la pers\u00e9cution national-socialiste, le travail forc\u00e9 et la Shoah, si\u00e9geant dans la ville hessoise de Bad Arolsen en Allemagne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: N\u00e9e \u00e0 Paris en 1973, Ga\u00eblle Nohant vit aujourd\u2019hui \u00e0 Lyon.\u00a0L\u00e9gende d\u2019un dormeur \u00e9veill\u00e9\u00a0(prix des Libraires 2018) est son troisi\u00e8me roman apr\u00e8s L\u2019Ancre des r\u00eaves (prix Encre Marine, 2007) et La\u00a0Part des flammes\u00a0(prix France Bleu\/Page des libraires, 2015 et prix du Livre de Poche, 2016) Elle a \u00e9galement publi\u00e9 L\u2019Homme d\u00e9rout\u00e9 (nouvelles) en \u00a02010. &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17968\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":17969,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[651,203,311,35,543,583,77,98,171,43,12,89,1720,105,78,192],"tags":[197,911,220,417,345,186,199,258,768,406,614,169],"class_list":["post-17968","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-allemagne","category-allemagne-nazie","category-camps-concentration","category-coup-de-coeur-lectures","category-coup-de-coeur-auteurs","category-coup-de-coeur","category-deuxieme-guerre-mondiale","category-france","category-grece","category-histoire","category-litterature-france","category-pologne","category-rlh2023","category-roman","category-xxeme","category-xxieme-siecle","tag-amour","tag-deportation","tag-dictature","tag-disparition","tag-enfance","tag-enquete","tag-famille","tag-memoire","tag-roman-historique","tag-survie","tag-torture","tag-violence"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17968","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=17968"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17968\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17971,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17968\/revisions\/17971"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/17969"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=17968"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=17968"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=17968"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}