{"id":18086,"date":"2023-04-15T11:49:48","date_gmt":"2023-04-15T09:49:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18086"},"modified":"2023-04-15T11:50:29","modified_gmt":"2023-04-15T09:50:29","slug":"seksik-laurent-franz-kafka-ne-veut-pas-mourir-rlh2023-352-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18086","title":{"rendered":"Seksik, Laurent  \u00ab\u00a0Franz Kafka ne veut pas mourir\u00a0\u00bb (RLH2023) 352 pages"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>:<br \/>\nn\u00e9 en 1962 \u00e0 Nice, est un m\u00e9decin et \u00e9crivain fran\u00e7ais, romancier, dramaturge, et sc\u00e9nariste de bande dessin\u00e9e.<br \/>\nLes Mauvaises Pens\u00e9es, 1999 &#8211; La Folle Histoire, 2004 &#8211; La Consultation, 2006 &#8211; Albert Einstein (biographie), 2008 &#8211; Les Derniers Jours de Stefan Zweig, 2010 &#8211; La L\u00e9gende des fils, 2011 &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Seksik, Laurent \u00ab\u00a0Le cas Eduard Einstein\u00a0\u00bb (2013)\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=729\">Le Cas Eduard Einstein<\/a><\/span>, 2013- L\u2019Exercice de la m\u00e9decine, 2015 &#8211; Romain Gary s&rsquo;en va-t-en guerre, 2017 &#8211; Un fils ob\u00e9issant, 2018 &#8211; La Folle \u00c9pop\u00e9e de Victor Samson, 2020 &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Seksik, Laurent  \u00ab\u00a0Franz Kafka ne veut pas mourir\u00a0\u00bb (RLH2023) 352 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18086\">Franz Kafka ne veut pas mourir<\/a><\/span>, 2023<br \/>\nBD:<br \/>\n&#8211; Les Derniers Jours de Stefan Zweig (BD, dessins de Guillaume Sorel, Casterman, 2012<br \/>\n&#8211; Modigliani\u00a0: prince de la boh\u00e8me (BD), sc\u00e9nario Laurent Seksik, dessin Fabrice Le H\u00e9nanff, 2014<br \/>\n&#8211; S\u00e9rie BD Chaplin, sc\u00e9nario et dialogues de Laurent Seksik\u00a0; mise en sc\u00e8ne, dessins et couleurs de David Fran\u00e7ois, Rue de S\u00e8vres \u2014 pr\u00e9vue en 3 tomes : Chaplin en Am\u00e9rique, 2019<\/p>\n<p>Gallimard -Collection Blanche &#8211; 12.01.2023 &#8211; 352 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>:<br \/>\n\u00ab\u00a0Tuez-moi, sinon vous \u00eates un assassin.\u00a0\u00bb Telles sont les derni\u00e8res paroles de Franz Kafka qui implore une autre dose de morphine \u00e0 Robert Klopstock, son ami \u00e9tudiant en m\u00e9decine. \u00c0 son chevet, sa compagne Dora Diamant veille sur lui. Tandis qu\u2019Ottla, la s\u0153ur ch\u00e9rie, attend \u00e0 Prague des nouvelles.<br \/>\nRobert, Dora, Ottla\u00a0: ce roman raconte l\u2019histoire de ces trois personnages cl\u00e9s de la vie de Kafka et entrecroise leurs destins, marqu\u00e9s au-del\u00e0 de l\u2019imaginable par sa pr\u00e9sence et son \u0153uvre. Robert deviendra, \u00e0 New York, un \u00e9minent chirurgien sp\u00e9cialiste de la tuberculose. Dora survivra \u00e0 la pers\u00e9cution nazie puis stalinienne, en portant jusqu\u2019\u00e0 nous la m\u00e9moire de Kafka. Ottla, elle, accompagnera dans les chambres \u00e0 gaz un groupe d\u2019enfants juifs apr\u00e8s avoir c\u00e9l\u00e9br\u00e9, au camp de Theresienstadt, le soixanti\u00e8me anniversaire de la naissance de son fr\u00e8re.<br \/>\n\u00c0 travers ce roman dans le si\u00e8cle, Laurent Seksik explore de mani\u00e8re in\u00e9dite l\u2019\u0153uvre et la vie de Franz Kafka. L\u2019auteur des <i>Derniers jours de Stefan Zweig<\/i> et du <i>Cas Eduard Einstein<\/i> m\u00eale \u00e0 nouveau, avec \u00e9motion et \u00e9rudition, la grande histoire et le tragique de vies fa\u00e7onn\u00e9es par l\u2019empreinte d\u2019un g\u00e9ant.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Enorme coup de coeur.<br \/>\nJ\u2019avais beaucoup aim\u00e9 \u00ab\u00a0Le Cas Eduard Einstein\u00a0\u00bb du m\u00eame auteur et c\u2019est avec inter\u00eat que j\u2019ai d\u00e9couvert la vie de l\u2019immense Kafka et des personnes qui l\u2019ont entour\u00e9, aim\u00e9 et encens\u00e9. Le livre se situe entre la biographie et le roman et d\u00e8s les premi\u00e8res pages, j\u2019ai avanc\u00e9 main dans la main avec Klopstock, qui deviendra son ami fid\u00e8le. Comme Klopstock, j\u2019ai eu envie de tourner les talons au moment m\u00eame o\u00f9 j\u2019ai fait la connaissance de la bande de demeur\u00e9s qui occupait le Sanatorium et je me suis raccroch\u00e9e \u00e0 l\u2019id\u00e9e de voir Kafka pour ne pas tourner les talons! Mais moi, contrairement \u00e0 Klopstock, j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 entendu parler et lu Kafka.<br \/>\nLa vie de Franz Kafka et la relation entre lui et son p\u00e8re est totalement destructrice. Kafka ne s\u2019en remettra jamais et son p\u00e8re non plus d\u2019ailleurs. Mais comment concilier brute \u00e9paisse et sensibilit\u00e9 ? D\u2019un cot\u00e9 la force brute et obtuse, de l\u2019autre la d\u00e9licatesse et la litt\u00e9rature.<br \/>\nMais la famille de Franz n\u2019est pas uniquement compos\u00e9e du p\u00e8re; il<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>a la m\u00e8re, absente et terroris\u00e9e par le p\u00e8re, et trois soeurs. Mais le p\u00e8re est-t-il aussi brut de coffrage qu\u2019il en a l\u2019air? Il faut comprendre qu\u2019il est parti de moins que rien et qu\u2019il est devenu quelque chose et que la trajectoire de son fils ne correspond pas \u00e0 ses attentes et qu\u2019il n\u2019admet pas que son fils brillant se contente de vivoter dans les assurances et d\u2019\u00e9crire?<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Dans la premi\u00e8re partie du livre on suit le d\u00e9veloppement de la maladie et les derniers jours de Kafka. On d\u00e9couvre aussi que les sommit\u00e9s m\u00e9dicales de l\u2019\u00e9poque n\u2019ont aucune empathie et vont le maltraiter plut\u00f4t que de l\u2019aider. Heureusement que les amis de Kafka sont l\u00e0 pour le transporter \u00e0 Kierling pour qu\u2019il puisse mourir dans un endroit agr\u00e9able et non abandonn\u00e9 dans un mouroir. La force de l\u2019amiti\u00e9 et celle de l\u2019amour. On y d\u00e9couvre aussi \u00e0 quel point sa soeur et son amour sont et resteront toujours marqu\u00e9es par sa pr\u00e9sence\/son absence dans leur vie et ce qu\u2019elles feront pour sauver ses \u00e9crits de la destruction et de la disparition. La premi\u00e8re chose fut de ne pas suivre les souhaits de Kafka\u2026 puis de les soustraire \u00e0 l\u2019autodaf\u00e9 nazi.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me partie du livre se d\u00e9roule<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>10 ans plus tard et relatent les \u00e9v\u00e9nements qui impactent la vie des trois personnages importants pour l\u2019auteur: Robert Klopstock, Dora son dernier amour et Ottla sa soeur. Que sont devenus les proches de Kafka? Car ces trois personnages ne sont pas que des \u00ab\u00a0accompagnateurs\u00a0\u00bb du Maitre! Ils ont une vie bien \u00e0 eux! Et une vie de roman et d\u2019aventure!<br \/>\nIl convient de pr\u00e9ciser que ce roman se fonde sur des faits av\u00e9r\u00e9s et parle de personnages qui ont r\u00e9ellement exist\u00e9. Comme son livre sur Einstein (et celui sur Stefan Zweig que je n\u2019ai pas encore lu) il nous plonge dans la p\u00e9riode du nazisme et la destruction des juifs et de la culture juive. Enfin dans le cas de Kafka il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 mort mais il a fallu sauver son oeuvre et la pauvre Dora, sa derni\u00e8re compagne sera poursuivie tout au long de sa vie par sa relation avec Kafka, qui n\u2019a pourtant dur\u00e9 qu\u2019une ann\u00e9e. Le destin de Robert Klopstock sera nettement plus souriant : il deviendra un chirurgien \u00e9minemment reconnu mais ils ont le malheur d\u2019\u00eatre juifs et\/ou de d\u00e9tenir des \u00e9crits de Kafka. Et c\u2019est pas bon en 1933 \u2026 Quand \u00e0 sa soeur, elle sera d\u00e9port\u00e9e et trouvera la mort dans les camps\u2026<br \/>\nCe qui est aussi tr\u00e8s int\u00e9ressant est l\u2019analyse de l\u2019oeuvre de Kafka et son rapport \u00e0 l\u2019inachev\u00e9. Et bien entendu le r\u00e9cit de l\u2019invasion de l\u2019Europe par les troupes d\u2019Hitler\u2026<br \/>\nEt aussi, il y a un autre personnage : Prague.<br \/>\nMais je n\u2019ai qu\u2019un conseil \u00e0 vous donner : lisez ce livre magnifique. Et ensuite, je pense que, comme moi, vous aurez envie de vous replonger dans les \u00e9crits de Kafka\u2026<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>: (Difficile de choisir !!!)<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre cet homme serait-il sa planche de salut ici\u00a0? Sinon, il partirait et regagnerait Budapest. Plut\u00f4t mourir du bacille que de crever d\u2019ennui\u00a0!<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Vous n\u2019avez pas besoin de grand-chose parce que la litt\u00e9rature vous donne une raison de vivre&#8230;<br \/>\n\u2014\u00a0La litt\u00e9rature me fait vivre, c\u2019est exact. Mais il serait plus juste de dire qu\u2019elle me fait vivre une vie obscure au-dessus du n\u00e9ant. Trop occup\u00e9 \u00e0 \u00e9crire, il me semble ne pas encore avoir v\u00e9cu. C\u2019est comme si toute ma vie, j\u2019avais fait le mort en \u00e9crivant. Et maintenant je vais peut-\u00eatre vraiment mourir&#8230; \u00c9crire est ma seule possibilit\u00e9 d\u2019existence. J\u2019ai besoin pour cela d\u2019isolement, non pas comme un ermite mais comme un mort. \u00c9crire en ce sens est une mort, et de m\u00eame qu\u2019on ne tirera pas un mort de sa tombe, on ne pourrait la nuit me retirer de ma table de travail&#8230;<\/p>\n<p>Ou bien, il n\u2019y a nulle \u00e2me qui tienne, rien avant, rien apr\u00e8s, la vie est une gare immense et d\u00e9sol\u00e9e o\u00f9 se croisent des hommes mus par\u00a0des espoirs insens\u00e9s, qui ne font qu\u2019attendre des trains qui ne viendront jamais. Rien n\u2019accompagne, rien ne pr\u00e9c\u00e8de, rien ne suit le murmure de nos \u00e2mes tourment\u00e9es, nos amours et nos peines, nul n\u2019\u00e9clairera jamais les myst\u00e8res de nos vies, notre insolent d\u00e9sir et nos m\u00e9moires hant\u00e9es, nul n\u2019exauce jamais nos pri\u00e8res, nul ne peut racheter nos fautes. Tu es poussi\u00e8re, tu retourneras \u00e0 la poussi\u00e8re.<\/p>\n<p>L\u2019encre qui a servi \u00e0 \u00e9crire ces mots a baign\u00e9 dans l\u2019\u00e2me de son fr\u00e8re et infus\u00e9 dans sa souffrance et tremp\u00e9 dans sa peine. Aucune douleur au monde ne la bouleverse plus que cette douleur-l\u00e0, rien ne la rapproche plus de son fr\u00e8re que ce monceau de feuilles.<\/p>\n<p>Elle se demande si les innombrables lettres de son fr\u00e8re comptaient un autre destinataire que lui-m\u00eame. N\u2019\u00e9taient-elles pas de simples monologues qu\u2019il aurait pu tout aussi bien ne jamais envoyer\u00a0? Elle aimait les lettres qu\u2019il lui adressait autant que les histoires qu\u2019il \u00e9crivait et dont il lui faisait souvent la lecture. Les r\u00e9cits inventaient des personnages imaginaires, les lettres inventaient des personnages r\u00e9els.<\/p>\n<p>Dans les lettres, la femme devenait un \u00eatre de papier. C\u2019\u00e9tait l\u2019inverse du processus romanesque \u2013\u00a0quand un \u00eatre imaginaire prend vie sous la plume et la fiction des airs de r\u00e9alit\u00e9. Franz y transformait le r\u00e9el en fiction.<\/p>\n<p>Mais on ne remonte pas le temps. On ne rattrape pas les erreurs du pass\u00e9. C\u2019est le vide autour d\u2019elle dans le silence du jour.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>D\u2019aucuns souffrent d\u2019une hypertrophie de la glande thyro\u00efdienne, d\u2019autres d\u2019une hypertrophie du moi, nous, Franz et lui, c\u2019\u00e9tait l\u2019imaginaire, un imaginaire trop d\u00e9velopp\u00e9 avait envahi une partie de leur lobe, le lobe temporal, celui des \u00e9motions, c\u2019est cela, une vraie tumeur de l\u2019imaginaire, cette saloperie d\u2019imaginaire qui nous porte au d\u00e9sespoir via l\u2019infini. Il fallait combattre cette hypertrophie, en appeler aux fronti\u00e8res int\u00e9rieures, mettre son cerveau au repos, se soumettre \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 du r\u00e9el, cesser tout bonnement d\u2019imaginer, cela ne devait pas \u00eatre si compliqu\u00e9, le jeu en valait la chandelle, mettre un frein \u00e0 son d\u00e9sespoir, ne plus plonger dans les ab\u00eemes, devenir un homme libre, contraindre son imaginaire pour restreindre le domaine des possibles, clamer\u00a0: \u00c0 Dieu seul tout est possible\u00a0!<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre d\u2019ailleurs pourrait-on dire qu\u2019aucun texte n\u2019est jamais achev\u00e9, que l\u2019ach\u00e8vement d\u2019un roman n\u2019a aucun sens. Un roman poss\u00e8de une infinit\u00e9 de fins possibles, pourquoi celle-l\u00e0 plut\u00f4t qu\u2019une autre\u00a0? Toute fin est imparfaite, et toute fin est illusoire. Achever un roman c\u2019est en finir avec l\u2019espoir vital du roman abouti et parfait qui vous a fait l\u2019entreprendre. En finir avec l\u2019espoir d\u2019une vie parfaite. Alors peut-\u00eatre que si, pour chaque \u00e9crivain, la fin d\u2019un roman sonne simplement la fin des illusions, la fin du r\u00eave du roman parfait, peut-\u00eatre que pour Kafka, l\u2019\u00e9crivain absolu, achever un roman c\u2019\u00e9tait en finir avec soi-m\u00eame. Finir un roman, c\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre se donner la mort.<\/p>\n<p><b>Kafka<\/b>: Franz Kafka est un \u00e9crivain austro-hongrois de langue allemande et de religion juive, n\u00e9 le 3 juillet 1883 \u00e0 Prague et mort le 3 juin 1924 \u00e0 Kierling. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;un des \u00e9crivains majeurs du XX\u00e8me \u00a0si\u00e8cle.<br \/>\nFranz Kafka a deux fr\u00e8res, Georg et Heinrich, morts en bas \u00e2ge, en 1885 et 1887, et trois s\u0153urs plus jeunes, Gabriele (Elli)\u00a0(de) (1889-1942), Valerie (Valli)\u00a0(de) (1890-1942) et Ottilie (Ottla) (1892-1943), qui, lors de la Seconde Guerre mondiale, sont d\u00e9port\u00e9es au ghetto de \u0141\u00f3d\u017a.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur: n\u00e9 en 1962 \u00e0 Nice, est un m\u00e9decin et \u00e9crivain fran\u00e7ais, romancier, dramaturge, et sc\u00e9nariste de bande dessin\u00e9e. Les Mauvaises Pens\u00e9es, 1999 &#8211; La Folle Histoire, 2004 &#8211; La Consultation, 2006 &#8211; Albert Einstein (biographie), 2008 &#8211; Les Derniers Jours de Stefan Zweig, 2010 &#8211; La L\u00e9gende des fils, 2011 &#8211;\u00a0Le Cas Eduard Einstein, &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18086\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":18087,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[651,203,591,7,537,35,77,202,386,12,1720,78],"tags":[254,197,664,503,427,1764,687,317,318,1766,1463,1765,1763],"class_list":["post-18086","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-allemagne","category-allemagne-nazie","category-au-fil-de-lart-romans-thrillers-essais-biographies","category-romans-histoire","category-berlin","category-coup-de-coeur-lectures","category-deuxieme-guerre-mondiale","category-etats-unis","category-hitler","category-litterature-france","category-rlh2023","category-xxeme","tag-amitie","tag-amour","tag-biographie","tag-destin","tag-juif","tag-kafka","tag-litterature","tag-maladie","tag-mort","tag-persecution","tag-prague","tag-sanatorium","tag-tchecoslovaquie"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18086","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18086"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18086\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18089,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18086\/revisions\/18089"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/18087"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18086"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18086"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18086"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}